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TRIBUNAL CANTONAL
PC 18/13 - 7/2014
ZH13.047259
C O U R D E S A S S U R A N C E S S O C I A L E S
Présidence de MmeT H A L M A N N
Juges:MmesRöthenbacher et Dessaux
Greffière:MmeBarman Ionta
Cause pendante entre :
A.K., à [...], recourante, représentée par son curateur B.K.,
à [...],
et
CAISSE CANTONALE VAUDOISE DE COMPENSATION AVS, à Clarens,
intimée.
Art. 11 al. 1 let. b LPC
Ainsi, la donation immobilière de Mme A.K.________ étant intervenue
le 12 janvier 2011, ce n’est qu’à partir du 1
er
janvier 2013 que
l’amortissement annuel de 10'000 francs peut intervenir.
Usufruit
Conformément à l’article 11, 1
er
alinéa, lettre b, de la Loi sur les
prestations complémentaires (LPC), les revenus déterminants
comprennent le produit de la fortune mobilière et immobilière.
Le chiffre 3433.01 DPC précise que le revenu de la fortune
immobilière comprend les loyers et fermages, l’usufruit, le droit
d’habitation, ainsi que la valeur locative du logement de l’assuré
dans son propre immeuble.
Par ailleurs, pour les cas dans lesquels le propriétaire ou l’usufruitier
d’un immeuble qu’il n’habite pas lui-même renonce en totalité ou en
partie à l’obtention d’un loyer ou d’un fermage, les Directives
fédérales sur les PC renvoient au chiffre 3433.03 DPC, qui précise
que les loyers et fermages doivent, en principe, être pris en compte
pour leur montant contractuel. Toutefois, lorsque ce montant est
inférieur à celui qui est usuellement pratiqué dans la région, c’est ce
dernier qui doit être pris en compte. Il en va de même dans les cas
où aucun loyer n’a été convenu, ou dans les cas où l’immeuble est
vide lors même qu’une location serait possible.
Cela étant, l’immeuble dont Madame A.K.________ est usufruitière
étant actuellement inoccupé, nous confirmons la prise en
considération de sa valeur locative, alors même que devrait être pris
en considération – aux termes des dispositions légales précitées – le
montant des loyers qui pourraient potentiellement en être retirés (et
qui seraient vraisemblablement supérieurs à la valeur locative).
Diminution de la fortune
Le chiffre 3641.02 DPC précise qu’un nouveau calcul de la PC
annuelle suite à une diminution effective de la fortune est
admissible sur demande, mais une fois par an seulement.
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Cela étant, nous aurons effectivement la possibilité de rectifier les
avoirs bancaires et postaux à fr. 85'500.- à compter du 1
er
juin
2013 (soit 101'115.- sous déduction des paiements à effectuer en
juin de fr. 15'530.-).
Estimation de la valeur vénale de l’immeuble donnée
Nous vous remettons en annexe le rapport d’expertise effectué par
le Service des assurances sociales et de l’hébergement à Lausanne
(SASH).
La rectification de la fortune dessaisie, due au nouveau calcul se
basant sur la valeur vénale de fr. 390'000.- (en lieu et place de la
valeur fiscale de fr. 318'000.-), doit faire l’objet d’une nouvelle
décision PC, laquelle sera également soumise à la procédure
d’opposition si vous désirez contester la valeur vénale précitée. »
Le 19 août 2013, la Caisse a rendu trois « décision de
prestations complémentaires », accordant à l’assurée une prestation de
203 fr. pour le mois de mars 2013, de 443 fr. pour la période du 1
er
avril
au 31 mai 2013, et de 840 fr. dès le 1
er
juin 2013. Elle a calculé le droit
aux prestations complémentaires en prenant en considération,
notamment, à titre d’« autres revenus », le montant de 10'108 fr.,
correspondant à la valeur locative de l’immeuble (soit 10'065 fr.)
augmentée des intérêts fictifs de la fortune dessaisie (0.3% de 14'300 fr.
[318'000 fr. – 250'000 fr. – 43'623 fr. – 10'000 fr.]).
Le 26 août 2013, la Caisse a rendu une « décision de
prestations complémentaires », refusant à l’assurée le droit aux
prestations dès le 1
er
septembre 2013. Elle a calculé le droit aux
prestations complémentaires en prenant en considération, notamment, à
titre d’« autres revenus », le montant de 10'279 fr., correspondant à la
valeur locative de l’immeuble (soit 10'065 fr.) augmentée des intérêts
fictifs de la fortune dessaisie (0.3% de 71'535 fr. [390'000 fr. – 250'000 fr.
– 58'465 fr. – 10'000 fr.]). Il était précisé que la présente décision était
établie à la suite de la correction de la fortune dessaisie, le nouveau calcul
étant basé sur la valeur vénale de l’immeuble donné.
L’assurée, par son curateur B.K.________, a formé opposition à
l’encontre des décisions des 19 et 26 août 2013, faisant valoir ce qui suit :
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« Je conteste le fait que vous ayez retenu la valeur locative de
l’immeuble comme revenu.
En effet, jusqu’à réception début juillet 2013 du certificat du Dr
D.________ du 28 juin 2013 (certificat qui vous a été remis en annexe
à ma lettre du 17 juillet 2013), Mme A.K.________ envisageait de
retourner vivre dans son immeuble.
Ce certificat a été transmis au Juge de Paix, lequel vient de me
désigner curateur pour pouvoir notamment entreprendre toutes les
démarches afin de pouvoir louer l’immeuble.
Il s’agira de vider l’immeuble, de le rafraîchir puis de le mettre en
location.
Aussi, je suis d’avis que jusqu’à ce que cet immeuble puisse être mis
en location, il n’y a pas à retenir une quelconque valeur locative.
On doit en effet raisonner de la même manière que pour un locataire
qui entre dans un EMS, en admettant un délai maximum d’une
année.
Je vous prie donc de bien vouloir corriger vos décisions sans tenir
compte de la valeur locative. »
L’opposition a été rejetée le 1
er
octobre 2013. Dans sa décision
sur opposition, la Caisse a confirmé la prise en compte de la valeur
locative de l’immeuble dont l’assurée était usufruitière, immeuble pour
l’heure inoccupé, précisant que devrait être pris en compte le montant des
loyers qui pourraient potentiellement en être retirés et qui seraient
vraisemblablement supérieurs à la valeur locative.
B.Par acte du 31 octobre 2013, A.K.________ a recouru contre la
décision sur opposition précitée auprès de la Cour des assurances sociales
du Tribunal cantonal, en concluant, avec dépens, principalement à son
annulation et au renvoi de la cause à l’intimée pour nouvelle décision,
subsidiairement à sa réforme en ce sens qu’il ne soit pas tenu compte de
la valeur locative dans le calcul du droit aux prestations complémentaires.
En substance, elle fait valoir une mauvaise interprétation par l’intimée des
Directives sur les prestations complémentaires AVS/AI (DPC) et une
violation du principe de l’égalité de traitement entre locataires et
propriétaires, évoquant par ailleurs une lacune dans ces directives
s’agissant d’un éventuel retour du propriétaire ou usufruitier dans son
appartement. Elle expose avoir toujours eu l’espoir de retourner vivre chez
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elle et que ce n’est qu’au début du mois de juillet 2013 que son médecin a
attesté l’impossibilité de regagner son domicile. Elle précise en outre que
la désignation d’un curateur n’a été effective que par décision du Juge de
Paix du 4 septembre 2013 et qu’en tenant compte du délai d’entrée en
force de cette décision et des démarches à entreprendre pour louer
l’immeuble (déménagement des meubles, rafraîchissement, recherche
d’un locataire), il s’écoulera plusieurs semaines avant d’en obtenir un
loyer.
Dans sa réponse du 4 décembre 2013, la Caisse a conclu au
rejet du recours. Elle précise que le formulaire fiscal du 13 septembre
2011 fixe la valeur locative de l’immeuble à 10'065 fr., montant qui doit
être retenu dans le calcul des prestations complémentaires, que la
recourante occupe ou non l’immeuble.
Dans sa réplique du 12 décembre 2013, la recourante, se
référant au chiffre 3433.02 DPC, argue qu’il n’y a pas lieu d’ajouter la
valeur locative lorsque le propriétaire, l’usufruitier ou le bénéficiaire d’un
droit d’habitation n’habite pas dans l’immeuble en cause.
L’intimée a dupliqué le 20 janvier 2014, relevant que selon le
chiffre 3433.03 DPC, lorsque l’immeuble n’est plus habité par l’usufruitier,
il convient de retenir le loyer qui pourrait éventuellement être obtenu si le
logement était loué. Elle précise toutefois que, par simplification, dans la
pratique, il est tenu compte de la valeur locative en lieu et place du loyer
qui pourrait être obtenu si le logement était loué, ce qui est plus favorable,
en l’occurrence, à la recourante ; cependant, si cette dernière démontrait
que la valeur locative est supérieure au loyer qui peut être encaissé,
l’intimée réexaminerait sa décision.
E n d r o i t :
1.a) Les dispositions de la LPGA (loi fédérale du 6 octobre 2000
sur la partie générale du droit des assurances sociales ; RS 830.1)
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s’appliquent aux prestations versées en vertu de la LPC (loi fédérale du 6
octobre 2006 sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI ; RS
831.30). Les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de
l’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours (art. 56 al. 1 LPGA)
auprès du tribunal des assurances compétent selon l’art. 58 LPGA. Le
recours doit être déposé dans les trente jours suivant la notification de la
décision sujette à recours (art. 60 al. 1 LPGA).
En l’espèce, déposé dans le délai légal auprès du tribunal des
assurances compétent, le recours est recevable.
b) La LPA-VD (loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la
procédure administrative ; RSV 173.36) s’applique aux recours et
contestations par voie d’action dans le domaine des assurances sociales
(art. 2 al. 1 let. c LPA-VD). La Cour des assurances sociales du Tribunal
cantonal est compétente pour statuer (art. 93 let. a LPA-VD). La valeur
litigieuse étant susceptible de dépasser 30'000 fr., la présente cause
relève de la compétence de la Cour des assurances sociales dans une
composition ordinaire de trois juges (art. 94 al. 1 let. a et al. 4 LPA-VD).
2.a) Saisi d’un recours contre une décision rendue par une
autorité compétente en matière d’assurances sociales, le juge ne peut, en
principe, entrer en matière – et le recourant présenter ses griefs – que sur
les points tranchés par cette décision ; de surcroît, dans le cadre de l’objet
du litige, le juge ne vérifie pas la validité de la décision attaquée dans son
ensemble, mais se borne à examiner les aspects de cette décision que le
recourant a critiqués, exception faite lorsque les points non critiqués ont
des liens étroits avec la question litigieuse (ATF 134 V 162, 125 V 413
consid. 2c, 110 V 48 consid. 4a ; RCC 1985 p. 53).
b) Dans le cas d’espèce, le litige a pour objet la prise en
compte, dans le calcul du droit aux prestations complémentaires, de la
valeur locative de l’immeuble dont la recourante est usufruitière.
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3.a) En vertu de l’art. 4 al. 1 LPC, les personnes qui ont leur
domicile et leur résidence habituelle (art. 13 LPGA) en Suisse et qui
remplissent une des conditions prévues aux art. 4 et ss LPC ont droit à des
prestations complémentaires si les dépenses reconnues (art. 10 LPC) sont
supérieures aux revenus déterminants (art. 11 LPC). Le montant de la
prestation complémentaire annuelle correspond à la part des dépenses
reconnues qui excède les revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC).
Les revenus déterminants comprennent, entre autres
éléments, le produit de la fortune immobilière (art. 11 al. 1 let. b LPC).
Selon les Directives concernant les prestations complémentaires à l’AVS et
à l’AI (DPC) valables dès le 1
er
avril 2011, le revenu de la fortune
immobilière comprend les loyers et fermage, l’usufruit, le droit
d’habitation, ainsi que la valeur locative du logement de l’assuré dans son
propre immeuble, pour autant que cette valeur ne soit pas déjà comprise
dans son revenu d’une activité lucrative (chiffre 3433.01 DPC).
Un droit d’usufruit en faveur de celui qui demande des
prestations complémentaires représente pour son titulaire une valeur
économique, dans la mesure où l’usufruitier obtient ainsi une prestation
dont il ne pourrait, à défaut, bénéficier sans engager d’autres moyens
financiers. Dès lors, il importe de tenir compte du produit de l’usufruit
dans le calcul de la prestation complémentaire au chapitre des revenus de
la fortune selon l’art. 11 al. 1 let. b LPC (TF 8C_68/2008 du 27 janvier 2009
consid. 4.2.1 ; VSI 1997, p. 148-149 consid. 5a et les références citées).
b) La valeur locative du logement occupé par le propriétaire
ou l’usufruitier ainsi que le revenu provenant de la sous-location sont
estimés selon les critères de la législation sur l’impôt cantonal direct du
canton de domicile, à défaut ceux de l’impôt fédéral direct (art. 12 OPC-
AVS/AI [ordonnance sur les prestations ompléentaies à l’assurance-
vieillesse, survivants et invalidité du 15 janvier 1971 ; RS 831.301]).
Pour les immeubles habités par le propriétaire, l’usufruitier ou
le bénéficiaire d’un droit d’habitation, la valeur locative de l’immeuble doit
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être prise en compte dans les revenus. Il en va de même lorsque
l’immeuble a précédemment appartenu à l’usufruitier ou au bénéficiaire
du droit d’habitation et qu’un revenu hypothétique de la fortune dessaisie
a été pris en compte à cet effet au sens du chiffre 3482.11 ; dans cette
hypothèse, la valeur locative vient s’ajouter au revenu hypothétique
(chiffre 3433.02 DPC). Pour les cas dans lesquels le propriétaire ou
l’usufruitier d’un immeuble qu’il n’habite pas lui-même renonce en totalité
ou en partie à l’obtention d’un loyer ou d’un fermage, le chiffre 3482.14
DPC renvoient au chiffre 3433.03 DPC, lequel précise que les loyers et
fermages doivent, en principe, être pris en compte pour leur montant
contractuel. Toutefois, lorsque ce montant est inférieur à celui qui est
usuellement pratiqué dans la région, c’est ce dernier qui doit être pris en
compte. Il en va de même dans les cas où aucun loyer n’a été convenu, ou
dans les cas où l’immeuble est vide lors même qu’une location serait
possible.
4.En l’espèce, la recourante conteste la prise en compte de la
valeur locative de l’immeuble dont elle est usufruitière, dès lors qu’elle ne
peut plus y résider.
a) Il est constant qu’un droit d’usufruit a été constitué en
faveur de la recourante sur l’immeuble dans lequel elle résidait. Cela
étant, si elle réside désormais dans un EMS et ne peut dès lors plus
profiter de son droit d’usufruit, il n’en demeure pas moins que l’usufruit
doit être pris en compte dans l’établissement du revenu déterminant,
conformément à la loi et aux directives précitées. En effet, il est
expressément prévu la prise en compte de la fortune immobilière dans les
revenus déterminants, sous forme de valeur locative si la personne vit
dans l’immeuble ou sous forme de loyer si elle n’y vit pas.
Les DPC ne prévoient pas que la contre-valeur d’un usufruit ne
soit pas prise en compte comme revenu lorsque son titulaire ne peut plus
l’exercer pour des raison de santé, alors qu’elles le prévoient s’agissant du
droit d’habitation (chiffre 3433.05 DPC : « la contre-valeur d’un droit
d’habitation ne peut en principe pas être prise en compte comme revenu
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lorsque son titulaire ne peut plus l’exercer pour des raisons de santé. »).
Cela peut s’expliquer par le fait que dans son exercice et en raison de sa
nature, le droit d’habitation ne peut être cédé ; il n’appartient qu’à la seule
personne de son titulaire (RCC 1974 p. 195). A contrario, si l’usufruit
comme tel est incessible, son exercice est transférable à un tiers, sauf
disposition contraire – inexistante en l’espèce – de l’acte constitutif
d’usufruit, car il ne s’agit pas d’un droit éminemment personnel.
L’usufruitier peut donc remettre la chose à bail, tout ou partie de
l’immeuble, et percevoir le loyer (ATF 113 II 125).
Au demeurant, il est tenu compte de l’usufruit tant au titre des
revenus que des déductions. Dans les décisions des 19 et 26 août 2013, la
Caisse a en effet déduit le forfait pour les frais d’entretien d’immeuble,
soit un montant de 2013 fr. (1/5 de la valeur locative).
b) L’intimée a pris en compte la valeur locative de l’immeuble
en lieu et place du loyer qui pourrait être obtenu si le logement était loué
(cf. chiffre 3433.03 DPC). Dès lors, elle s’est fondée sur la valeur locative
du logement découlant de l’estimation opérée par l’autorité fiscale le 13
septembre 2011, soit 10'065 fr. (cf. art. 12 OPC-AVS/AI). La recourante ne
conteste pas, en tant que tel, le montant de 10'065 francs. Elle ne produit
par ailleurs aucun document de nature à étayer que la prise en compte
d’un loyer au titre d’« autres revenus » serait plus favorable dans le calcul
de la prestation complémentaire. A cet égard, l’intimée s’est dite disposée
à réexaminer sa décision si la recourante démontrait que la prise en
compte d’un loyer au profit de la valeur locative lui était plus favorable.
Or, selon toute vraisemblance, tel n’est pas le cas.
Il convient dès lors d’admettre le montant de 10'065 fr.
comme produit de la fortune immobilière au sens de l’art. 11 al. 1 let. b
LPC.
Les autres éléments du calcul effectué par l’intimée ne sont,
pour le surplus, pas contestés par la recourante, et ne prêtent pas flanc à
la critique au regard du dossier de la cause.
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c) Il résulte de ce qui précède que la valeur locative de
l’immeuble dont la recourante est usufruitière, estimée à 10'065 fr., doit
être retenue comme revenu déterminant, particulièrement produit de la
fortune immobilière, dans le calcul du droit aux prestations
complémentaires. Partant, la position de la Caisse n’est, dans le cas
d’espèce, pas critiquable.
5.En définitive, le recours se révèle mal fondé et doit être rejeté,
ce qui entraîne la confirmation de la décision attaquée.
La demande de remboursement des frais d’établissement de
l’autorisation de plaider est rejetée.
Il n’y a pas lieu de percevoir de frais judiciaires, la procédure
étant gratuite (art. 61 let. a LPGA), ni d’allouer de dépens, la recourante
n’obtenant pas gain de cause (art. 61 let. g LPGA).
Par ces motifs,
la Cour des assurances sociales
p r o n o n c e :
I. Le recours est rejeté.
II. La décision sur opposition rendue le 1
er
octobre 2013 par la
Caisse cantonal vaudoise de compensation AVS est confirmée.
III. Il n’est pas perçu de frais judiciaires ni alloué de dépens.
La présidente : La greffière :
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Du
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :
-B.K.________ (pour A.K.________)
-Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS
-Office fédéral des assurances sociales
par l'envoi de photocopies.
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière de
droit public devant le Tribunal fédéral au sens des art. 82 ss LTF (loi du 17
juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110), cas échéant d'un recours
constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent
être déposés devant le Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004
Lucerne) dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).
La greffière :