1112 TRIBUNAL CANTONAL JL16.026910-161876 596 C O U R D ’ A P P E L C I V I L E
Arrêt du 4 novembre 2016
Composition : M. A B R E C H T , président MmesMerkli et Bendani, juges Greffière :Mme Juillerat Riedi
Art. 314 al. 1 CPC Statuant sur l’appel interjeté par B., à [...], défendeur, contre l’ordonnance rendue le 9 novembre 2016 par la Juge de paix du district de Morges dans la cause divisant l’appelant d’avec A.S. et B.S.________, à Nyon, demandeurs, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :
Par ordonnance du 8 septembre 2016, la Juge de paix du district de Morges a ordonné à B.________ de quitter et rendre libres pour le vendredi 7 octobre 2016 à midi les locaux occupés dans l’immeuble sis à la Rue [...], à [...] (appartement triplex de 5,5 pièces et garage double) (I), dit qu’à défaut pour la partie locataire de quitter volontairement ces locaux, l’huissier de paix est chargé sous la responsabilité du juge de paix de procéder à l’exécution forcée de la décision sur requête de la partie bailleresse, avec au besoin l’ouverture forcée des locaux (II), ordonné aux agents de la force publique de concourir à l’exécution forcée de la décision, s’ils en sont requis par l’huissier de paix (III), arrêté à 250 fr. les frais judiciaires, qui sont compensés avec l’avance de frais de la partie bailleresse (IV), mis les frais à la charge de la partie locataire (V), dit qu’en conséquence B.________ remboursera à A.S.________ et B.S.________ leur avance de frais à concurrence de 250 fr. et leur versera la somme de 1’500 fr. à titre de défraiement de leur représentant professionnel (VI) et dit que toutes autres ou plus amples conclusions sont rejetées (VII). Cette ordonnance a été notifiée à B.________ le 16 septembre
Par acte du 1 er novembre 2016, B.________ a interjeté appel ou recours contre l’ordonnance précitée. 3.Le litige porte sur le bien-fondé d’une ordonnance prononçant une expulsion pour défaut de paiement de loyer. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, lorsque le litige porte sur la question de savoir si les conditions d'une expulsion selon la procédure en cas clair sont réalisées, la valeur litigieuse correspond au dommage prévisible causé par le retard dans la restitution de l'objet loué
En l’espèce, le loyer, acompte de charges compris, s’élevant à 3’400 fr. par mois, la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr., de sorte que la voie de l’appel est ouverte (art. 308 al. 2 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272]).
4.Lorsque la décision entreprise a été rendue en procédure sommaire, comme c'est le cas dans la procédure en cas clair (art. 248 let. b CPC), le délai d'appel est de dix jours (art. 314 al. 1 CPC). L'indication de cette voie de droit figure d’ailleurs au pied de la décision entreprise.
En l’espèce, le délai pour exercer un appel arrivait à échéance le lundi 26 septembre 2016. L’appel du 1 er novembre 2016, manifestement tardif, doit ainsi être déclaré irrecevable. Il ne sera pas perçu de frais de justice en application de l’art. 11 TFJC (Tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5).
Par ces motifs, la Cour d’appel civile p r o n o n c e : I. L’appel est irrecevable. II. L’arrêt, rendu sans frais judiciaire, est exécutoire. Le président : La greffière : Du Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -M. B.________, -Mme [...] (pour A.S.et B.S.), et communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -Mme la Juge de paix du district de Morges. La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 15’000 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur