Costs after moot artisan lien request and factual acquiescence

CCC.2003.27Autre juridiction17 avr. 2003Modified

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

Z. SA sought a provisional artisan and entrepreneur lien. During the proceedings, the respondents paid part of the disputed amount and deposited security for the balance, which made the request moot. The president of the district civil court held that provisional inscription could no longer be requested and split the CHF 360 court costs equally, compensating party expenses. On appeal, Z. SA challenged only the cost allocation. The Cantonal Court held that the matter on security is autonomous from the underlying debt claim and that partial payment plus security can amount to factual acquiescence, justifying costs against the respondents. It annulled the first-instance cost ruling and awarded depens to Z. SA.

Regeste Omnilex

Art. 152 al. 1 CPCN, Art. 175 al. 1 CPCN; provisional inscription of an artisan’s and contractor’s lien becomes moot where sufficient security is furnished: the security dispute is autonomous from the merits of the receivable. Partial payment of the disputed amount followed by security for the balance may, in principle, be assimilated to factual acquiescence and justify, by analogy to Art. 175 al. 1 CPCN, a costs order against the party whose conduct rendered the proceedings moot. A lower court that, without reason, departs from this solution abuses its discretion and its cost allocation must be annulled (consid. 2).

Texte intégral

Jurisprudence du Tribunal Cantonal Contact

N° dossier: CCC.2003.27

Autorité:

Date décision: 17.04.2003

Publié le: 14.04.2008

Revue juridique: RJN 2003, P.202

Titre: Requête en inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs. Répartition des frais et dépens.

Résumé:

Le paiement d'une partie du montant litigieux puis la fourniture d'une garantie pour le solde, qui a pour effet de rendre sans objet, de par la loi, la requête en inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs, peut être assimilé à un acquiescement de fait justifiant en principe une application analogique de l'article 175 alinéa 1 CPC.

Articles de loi:

Art. 152 al. 1 CPCN Art. 175 al. 1 CPCN

Z. SA a sollicité l'inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs, à laquelle les intimés se sont opposés. Ceux-ci ont dans un premier temps payé une partie du montant litigieux, puis ont consigné le solde, de sorte à éviter l'inscription provisoire de l'hypothèque légale.

Par ordonnance du 17 janvier 2003, le président du Tribunal civil du district de Neuchâtel a constaté que l'inscription provisoire de l'hypothèque légale ne pouvait plus être requise dès lors que les intimés avaient fourni des sûretés suffisantes, et il a dit que les frais de justice, arrêtés à 360.- francs et avancés par la requérante, étaient répartis par moitiés entre parties et les dépens compensés.

Z. SA reproche au premier juge une fausse application du droit matériel, ainsi que l'arbitraire dans la constatation des faits et l'abus du pouvoir d'appréciation. Elle allègue que vu le sort de la cause les frais ne pouvaient pas être répartis par moitiés ni les dépens compensés et elle conclut à l'annulation de l'ordonnance attaquée et à la condamnation des intimés aux frais et dépens de la première instance.

Extrait des considérants :

2. Le contentieux relatif aux garanties que les artisans et entrepreneurs peuvent obtenir pour la valeur des travaux fournis n'est pas indissolublement lié à celui qui a trait à l'existence et au paiement de la créance à laquelle ces travaux et fournitures peuvent donner lieu (ATF 126 III 467; RJN 2000, p.72). Il faut donc considérer que la décision attaquée met un terme à une contestation autonome, sur laquelle pourra se greffer – mais pas nécessairement – un nouveau litige relatif à l'existence et au montant de la créance dont le recourant prétend être titulaire. De ce fait, les articles 138 ss, en particulier 152 CPC, s'appliquent en principe. Selon la jurisprudence, "l'acquiescement de fait, par exemple par paiement du montant litigieux, justifie la condamnation de l'acquiesçant aux frais et dépens correspondants, en application analogique de l'article 88 CPC", correspondant à l'actuel article 175 CPC (RJN 1987, p.84). En l'espèce, les intimés n'ont certes pas acquiescé, formellement ou de facto, aux conclusions qui avaient été prises par la recourante, mais ils ont payé une partie du montant litigieux en cours d'instance, après quoi ils ont fourni une garantie qui avait pour effet de rendre sans objet, de par la loi, la requête du recourant. Le paiement d'une partie du montant litigieux, puis la fourniture d'une garantie pour le solde, peut donc être assimilé à un acquiescement de fait justifiant en principe une application analogique de l'article 175 al.1 CPC. En s'écartant sans motif de la solution consacrée par la loi et la jurisprudence, le tribunal de première instance a effectivement abusé de son pouvoir d'appréciation, ce qui justifie l'annulation de la décision entreprise et une nouvelle répartition des frais ainsi qu'une allocation de dépens en faveur de la recourante.

Mots-clés

artisan lienprovisional inscriptionmootnessfactual acquiescencecost allocationsecuritydepens

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether the first-instance court correctly allocated costs and set off party expenses after the provisional lien request became moot.

Solution extraite

The appeal court held that the respondents' partial payment followed by provision of security amounted, in principle, to factual acquiescence by analogy, so the first-instance cost allocation was wrong.

Motifs extraits

The dispute over security for artisans' claims is autonomous from the merits claim. When the respondents made the request moot by paying part of the disputed sum and securing the remainder, they effectively accepted the practical result. The lower court therefore abused its discretion by departing without reason from the statutory and case-law solution on costs and expenses.

Poursuivez vos recherches dans ChatGPT ou Claude

Connectez Omnilex pour rechercher dans le corpus juridique depuis votre assistant IA.