Late appeal against asset seizure declared inadmissible

1B_165/2013Tribunal fédéral / Ire division de droit public29 avr. 2013Inadmissible

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

The Federal Supreme Court held that the complaint against the Federal Criminal Court's seizure decision was filed too late. The 30-day deadline under the LTF was not suspended for Easter because the case concerned a provisional coercive measure. The appellate court's legal instructions were not misleading, as they correctly stated the ordinary deadline. The appeal was therefore declared inadmissible, with CHF 1,000 in court costs imposed jointly and severally on the appellants and no costs awarded to the respondent.

Regeste Omnilex

Art. 79, 93 al. 1 let. a, 100 al. 1 and 46 al. 2 LTF; seizure of bank assets in criminal proceedings and exclusion of deadline suspension; the complaint against a coercive measure is subject to the ordinary 30-day appeal period, without judicial holidays, where the challenged decision concerns a provisional measure within the meaning of Art. 46 al. 2 LTF. The seizure causes irreparable harm by temporary deprivation of disposal, but this does not affect the computation of the filing period. Correct appeal instructions that merely reproduce the statutory rule do not justify late filing (consid. 2). If the appeal is late, non-entry follows in simplified procedure under Art. 108 al. 1 let. a LTF, with costs borne jointly and severally by the unsuccessful appellants (Art. 65 and 66 LTF).

Texte intégral

{T 0/2}
1B_165/2013

Arrêt du 29 avril 2013
Ire Cour de droit public

Composition
M. le Juge fédéral Fonjallaz, Président.
Greffier: M. Parmelin.

Participants à la procédure
A.________ et consorts,
toutes représentées par Me Robert Fiechter, avocat,
recourantes,

contre

Ministère public de la Confédération, avenue des Bergières 42, 1004 Lausanne.

Objet
Séquestre,

recours contre la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral du 13 mars 2013.

Considérant en fait et en droit:

1.
Le 25 septembre 2012, le Ministère public de la Confédération a ouvert une instruction pénale du chef de blanchiment d'argent contre B.________.
Le 16 octobre 2012 et le 8 novembre 2012, le Ministère public de la Confédération a ordonné le séquestre des avoirs déposés sur diverses relations bancaires ouvertes auprès de la banque X.________, à Zurich, au nom de A._______ et consorts.
La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté les recours formés contre ces ordonnances par les titulaires des comptes au terme d'une décision rendue le 13 mars 2013.
Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ et consorts demandent au Tribunal fédéral d'annuler cette décision et d'ordonner la levée des séquestres sur leurs avoirs en Suisse auprès de la banque X.________.
Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.

2.
Selon l'art. 79 LTF, le recours en matière pénale est recevable contre les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral qui portent sur des mesures de contrainte. Les décisions relatives au séquestre d'avoirs bancaires constituent de telles mesures (ATF 136 IV 92 consid. 2.2 p. 94).
La décision ordonnant ou maintenant un séquestre pénal constitue une décision incidente susceptible de causer un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, car le détenteur se trouve privé temporairement de la libre disposition des valeurs saisies (ATF 126 I 97 consid. 1b p. 101). Les sociétés recourantes, titulaires des relations bancaires séquestrées, ont qualité pour agir au sens de l'art. 81 al. 1 LTF.
Conformément à l'art. 100 al. 1 LTF, le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. Dans certaines causes, ce délai est suspendu du septième jour avant Pâques au septième jour après Pâques inclus (art. 46 al. 1 let. a LTF). Cette suspension ne s'applique cependant pas, en vertu de l'art. 46 al. 2 LTF, dans les procédures concernant l'octroi de l'effet suspensif ou d'autres mesures provisionnelles, telles que les séquestres d'avoirs bancaires ordonnés dans le cadre d'une procédure pénale (ATF 138 IV 186 consid. 1.2 p. 189; 135 I 257 consid. 1.5 p. 260).
Les recourantes devaient dès lors contester la décision de la Cour des plaintes du 13 mars 2013 dans les trente jours suivant sa notification, conformément à l'art. 100 al. 1 LTF, sans tenir compte des féries. Cette décision a été reçue par le conseil des recourantes le 14 mars 2013. Le délai de recours a ainsi commencé à courir le lendemain pour expirer le 15 avril 2013 (cf. art. 44 al. 1 et 45 al. 1 LTF). Déposé le 25 avril 2013, le recours est donc tardif. Dans l'indication des voies de recours précisées au pied de sa décision, la Cour des plaintes a précisé que les décisions relatives aux mesures de contrainte étaient sujettes à recours devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent leur notification. Elle a donc reproduit la règle légale (art. 79 et 100 al. 1 LTF) sans se prononcer sur la question de la suspension du délai. Il n'y avait donc pas, dans cette indication des voies de droit, d'information susceptible d'inciter les recourantes à agir après l'expiration du délai légal de recours en tenant compte, par erreur, d'une suspension au sens de l'art. 46 al. 1 let. a LTF.

3.
Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a LTF, aux frais des recourantes qui succombent, solidairement entre elles (art. 65 al. 1 et 66 al. 1 et 5 LTF).

Par ces motifs, le Président prononce:

1.
Le recours est irrecevable.

2.
Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge des recourantes, solidairement entre elles.

3.
Il n'est pas alloué de dépens.

4.
Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourantes, au Ministère public de la Confédération et à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral.

Lausanne, le 29 avril 2013
Au nom de la Ire Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse

Le Président: Fonjallaz

Le Greffier: Parmelin

Mots-clés

asset seizurelate filingappeal deadlinecoercive measurebank assetsinadmissibilitycourt costs

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether the complaint against the appellate criminal court's seizure decision was filed within the statutory time limit.

Solution extraite

No. The 30-day appeal period applied without suspension for Easter recess, so the filing on 25 April 2013 was late.

Motifs extraits

Asset seizure is a coercive measure, but under Art. 46 para. 2 LTF the suspension of deadlines does not apply to provisional measures such as bank asset seizures ordered in criminal proceedings. The challenged decision was received on 14 March 2013 and the deadline expired on 15 April 2013.

Question juridique clé

Whether the incorrect appeal instructions justified filing after the legal deadline.

Solution extraite

No. The instructions correctly stated the 30-day deadline and did not suggest that the deadline was suspended.

Motifs extraits

The lower court merely reproduced the legal rule on appealability and did not provide misleading information that could have induced a late filing.

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