56 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze.
jettigen :tnatoeftänben genört, ttlelne nac9 2trt. 5 beß munbe "
gefene bur bie JrantonaIgefcßgeoung nIß ntmünbigungsgrünbe
ttllärt roerbell fÖltllen. agegen fann bon einer 5Serfeßurtg beß
58unbeßgefe ,)e bann feine 1Jtebe fein, ttlenn bie 58euogtung auf
eitten ounbeßrentH 3uläfiigen runb fi ftünt unb Oloß J.ie"
ftritten iit, bas biefer runb im fne3tellen lJalle 3utreffe. enn
bei 58eurtnenung biefer lYrage anbeft eß fi ja, roie ge3eTgt,
gar nid)t um bfe 2tnttlenbung eineß 1Rentßfaneß beß eibgenöf::
fifnen, fonbern beß fantona en 1Renteß. Wur bann tönnte itt
einem berartigen lJalle l on einer 5St'rrenung beß munbeßgefeteß,
ttlie ü6rigenß au ber uerfaffungßmiisigen 1Rentßg1einl)eit, ge::
fnrocgen roerben, tt1enn ehua ein ounbeßrentH 3u1äfliger 58e
lJogtigung grunb oloß borgef 06en ll.lürbe, um eilte 6unbeßred)t:::
U offenoar un3u1iif3ige 58el)ogtuttg 3u begrürtben lie3iel)ungs
ttleiie auftent3uetl)a ten, benn in einem fornen 5Sorgel)en liige
Ctllerbingß eine unftclttnafte Umgel)ung beß munbeßgefeneß.
3. m borHegenben lYalle nun fft bie 58eMgtllng bel' 1Res
tUttentiu feinenfallß auß einem 6unbeßrentU unauliifligrn
runb l ernängt 6caiel)ungsttleife aufred)terl)aften roorben Unb
ttlar
gift hieß ott1ol)1 battn, tt1enn bie 1Refurrentht, tt1ie fte
bel)auntet fid) fre1tt1illig unter 5Sormunbfd)aft geftellt l)a1, a
nu bann, ttlenn bie 58el)ogtung, tt1ie Ne fantollnlert mel)örben
bel)aunten, ttlegen merfd)ttlenbung ober fnIenter 5Serlltögenel tr:::
tt1aUung erfolgt ift. .sm Ienterlt lYaUe tft bieß tlon f dbft frar,
aUein au im erftern lJalle l)erftöf3t bie 2tnfrentl)a!tung ber
58etlogtung teinenfnll gegen baß munbeßgefe ; benlt na bie
fcm fteljt ja ber fantonafen efei geJ.iung 3u, au über bie me"
l)ogtung fold)er q5erfonelt, bie fid) freiwillig unter 5Sormunbfd)aft
J.iegeben, eftimmungen 3u treffen. emna fann bcr fantonale
efengeber gett1iS au bie meenbigurtgsgrünbe einer fornen
freitt1iUigen 5Sormunbfd)aft normiren unb 6eftimmen, 00 btefeIOe
burd) eine Ulofle ?IDilleneerWirung beß mel ogteten wieberutrt
J.iefeitigt tt1erben fönne ober erft banrt aufauljelien fei, tt1enn bie
t'Ünbe ber mel)ogtung tt1eggefallen ftnb.
4. )erftöflt fomit bie meMgtung bel' 1Refurrentin, ba nnd)
her 2tften(age au tlon einer Umgel)ung be munbeegefnee ge;:,
tt11j3 nid)t gcfpronen tt1erben fann, nid)t gegen eine Worm ld
H. Zollgesetz. N° 13.
unbeßgefe ,)ee unb mua fomit ber 3tefurß ars unbegrünbet ab
geu iefen werben. ieran fann feIOftl.lerftänbn ber Umfhtnb,
bltfl ber 1Regierungßrntl) bCß Jrnntonß (5 ttl )3 ii in 58egrün
bung feiner angefontenen ntfneibung irrtl)ümHd)erroeife nid)t
nuf bie entfnrenenben fantonalen efeneßbeitimtrtungen fonbertt
auf 2trt. 5 beß 58unbesgefene berufen ljat, ntntß änbern, benn
bnbutd) tt1trb ja bie ttlirf ine red1tHne age ntd)t geänbert uni)
bie Jromneten3 beß QJunbeßgertd)tes nint erttleitert.
emnad) l)at baß 58unbengetint
ertannt:
:1)er 1Refur ttlirb nIß unJ.iegt'Ünbet nogettliefen.
II. Zollgesetz. -Loi sur BUr les peages.
13. Amnt de la Cour de cassati01 du 10 Jfars 1883,
dans la cause Departement
fidiral des piages contre
Pierre
Descombes.
Le 20 Septembre
1882, a midi, les gardes-frontieres
Hitoz
et Badoud ont dresse un proces-verbal portant ce qui
suit :
Etant de service aux alentours du bureau, ils ont vu
venir le sieur Descombes, marchand de tabac, domicilie
a
CroL'i: de Rozon (a l'extreme frontiere), conduisant une char-
rette a bras, et se dirigeant a la course sur le chemin de
Landecy, non permis pour les peages. Les gardes se sont
mis a sa poursuite et l'ont atteint pres de Landecy, Oll ils
ont reconnu que sa charrette
etait chargee de quatre caisses
de sardin es. Le dit, se voyant arrHe, a abandonne sa char-
rette,
et les gardes l'ont conduite au bureau de Croix de
Rozon,
Oll ils ont reconnu que les quatre caisses contenaient
des sardin es
a l'huile (en boltes) pesaut ensemble 115 kg. et
representant un droit d'entree de 18 fr. 40 c. que le delin-
quant cherchait a eluder.
58 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze.
Ces caisses portent les marques S. B. V., Nos 906, 911,
et 913; elles ont He transite es par M. Vigny, negociant
a Carouge, le 11 Septembre courant, par acquit ä caution de
1a gare de Geneve N° 4432, expedie sur le bureau de la
Croix de Rozon.
Eu consequence, les gardes-frontieres ont diklare au de-
Iinquant qu'il etait en contravention a 1a loi sur les peages,
du 27
Aout 1851, article 50, lettre B, et qu'ils saisissaient
provisoirement jusqu'a decision superieure la marchandise
en question.
Le dit proces-verbaI, signe par les gardes-frontieres et par
le receveur Dunand, coutieut, sous la rubrique observa-
tions
la meution que Descombes a refuse de se l'endre au
bureau pour signer le proces-verbal, lequel fut
presente au
maire de Landecy le lendemain
21 Septembre 1882 a 8 heu-
res du matin.
Le Departement federal des Peages infligea a Descombes
une amende de vingt
fois le droit detourne, soit 368 fr. -Des-
combes n'ayant pas voulu payer, la marchandise fut vendue
aux
encMres publiques, conformement a l'art. 27 2 de la
loi federale du 30 Juin 1849, et a produit net 148 fr. 15 c.
Descombes fut en outre
cite a comparaitre devant la Justice
de paix
penale du canton de Geneve, pour, en application
des art.
7, 12, 16 et 17 de la loi fiscale precitee, s'ouIr con-
damner a payer au Departement federa1 des peages, avec
inten3ts et depens :
1 ° la somme de 18 fr. 40 c., montant du droit detourne i
2° celle de 368 fr. montant de l'amende qui 1ui a ete infligee.
Descombes invoqua le temoignage de divers temoins
a
decharge, dont l'audition eut li eu les 8 et 15 Janvier 11;83.
Par jugement du 22 dit, la Justice de paix penale du can-
ton de Genrowe a liMre Descombes des fins de 1a plainte
dirigee contre lui,
et ce par les motifs principaux ci-apres:
Les gardes-frontieres signataires du proces-verba1 n'ont
point
vu le sieur Descombes introduire de France en Suisse
la marchandise saisie, Iaquelle circulait seulement sur un
chemin non permis pour introduire de 1a marchandise.
11. Zollgesetz . N° 13.
Ce semit porter une grave atteinte a la liberte de com-
merce et d'industrie garantie par 1a Constitution que de sus-
pecter, arreter, dresser contravention contre chaque per-
sonne circu1ant ou conduisant de la marchandise sur n'importe
quelle
route du canton de Geneve.
Des temoins ont
affirme avoir vu, bien avant la contraven-
tion dressee contre
1e sieur Deseombes, les caisses saisies
se trouver dans le loeal du dit sieur Descombes, ee qui
exclut de
l' esprit du Tribunal l' entree en fraude des mar-
chandises. -Enfin les faits reproches a Descombes ne sont
pas suffisamment etablis.
C'est contre ce jugement que le Departement des peages
recourt aupres du Tribunal federal de Cassation. concluant ä.
ce qu'il lui plaise le casser, comme rendu en violation des
preseriptions positives des articles 7 de
la loi federale sur le
mode de proceder a la poursuite des contraventions aux lois
fiscales
et de police de la Confederation, du 30 Juin 11;49,
et 50, lettre B de 1a loi federale sur les peages du 27 Aout 1851.
Il
nlsulte de l'acquit a caution N° 4432, produit au dossier
que le
11 Septembre 1882 le sieur A. Vigny a re ;u le dit
jour
10 caisses de sardines a l'huile marquees S. B. V.
Nos 906 a 915, et adepose au bureau des peages de Geneve
gare
P. V. 46 fr. 08 c., montant du droit d'entree du par ces
marchandises, -dans l'intention de les reexporter en
transit
le meme jour en franchise de droits par le bureau de Croix
de Rozon, auquel cas la somme deposee sera restituee a
l' expediteur.
Aux termes d'une declaration inscrite au dos de la me me
piece, le depot en question a ete restitue le dit jour au sieur
A. Vigny.
Par ecriture deposee le 8 Mars 1883, 1e sieur Pierre Des-
combes conclut
a ce qu'il p1aise au Tribunal federal debouter
les peages
federaux de leurs conclusions et rejeter, en con-
sequence, leur pourvoi comme mal
fonde; subsidiairement,
et pour le cas Oll le dit pourvoi serait admis, renvoyer la
cause devant un autre des Juges de paix du canton de
Geneve, pour
etre instruite a nouveau.
60 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.
Descombes fait observer qu'ayant relju les marchandises
dont il s'agit franco
chez lui, il avait le droit de les voiturar
sur le chemiu en question, puisqu'elles etaient entrees en
Suisse et qu'il ne violait aucune loi ou arrete: il affirme
n'avoir point fait entrer ces caisses, et les gardes disent eux-
memes ne l'avoir point vu frauder. Un temoin, le sieur
Jean
Jacql1es, a declare avoir V"U sortir les marchandises
du clos Descombes. Le proces-verbal constate que Descombes
a ete vu sur un chemin interdit a l'entree, mais non que
Descombes
entrat a ce moment, ce qui eut ete necessaire
pour constater l'infraction
reprocbee. Les temoins, enftn,
ont declare que Descombes n'aurait pu, dans le laps de temps
acoule entre le moment on on l'a vu charger' chez lui et
eelui on on 'a arrete, aller sur le territoire franljais cherchet
la marehandise,
vu la distance on se trouve la maison la plus
rapproebee,
qu'il aurait pu d'autant moins le faire ce jour-la,
en raison
du mauvais temps. (Neige et pinie).
Statuant sur ces faits et considerant en droit :
Sur le moyen unique dn recours tire de la violation des
prescriptions formelles des art.
7 de la loi federale sur le
mode de proceder
a la poursuite des contraventions aux lois
fiscales du 30 Juiu 1849, et 50 lettre B de la loi federale sur
les peages
du 27 Aout 1851.
() Aux termes de l'article 7 precite, statuant que Ies
proees-verbaux et rapports dresses comme il est dit aux
art. 2, 3, 4 et 5 de la meme loi font pleinement foi de leur
contenu, aussi longtemps que le contraire n'a pas ete
prouve, le rapport dresse par les gardes-frontieres le
20 Septembre 1882 prouve pleinement que les quatre caisses
de sardiues saisies le dit jour avaient
ete sorties du canton
de Geneve par le bureau de
Croix de Rozon, au moyen d'un
acquit
a caution, et que, le 20 dit, ces marchandises ont eM
saisies sur territoire genevois, a quelques metres de la fron-
tiere, entre celle-ci et le domicile du sieur Descombes, an
moment on ce derniel' les dirigeait en toute hate sur Lan-
decy, par une ruute non permise en matiere de peages.
Ce fait implique incontestablement une violation de rart.
H. Zollgesetz. N° t3. 61
50 lettre B de la loi sur les peages, dont le prevenu ne pour-
rait repudier les consequences qu'en prouvant qu'il n'a pas
introduit
lui-,meme les quatre eaisses en question dans Ie
canton de Geneve, mais qu'il les a reljues de bonne foi d'un
tiers,
et que les droits de peage ont ete acquittes en ce qui
les concerne. (Art. 7 et 16 de la loi federale du 30 Juin
1849.)
20 Or le prevenu nfa point apporte cette preuve et ne l'a
pas
meme offerte. TI n'a, en effet, pas designe la personne
qui lui aurait remis les dites caisses,
mais s'est borne a vou-
loir prouver qu'il se trouvait, avant le 20 septembre, en
possession
de eaisses de sardines dont les marques ne sont
pas indiquees,
et que rien ainsi ne prouve etre les memes
que celles mentionnees dans le proces-verbal des agents
douaniers.
30 En liMrant neanmoins le sieur Descombes, le Juge de
paix
de Geneve a viole les articles 7 et 50 susvises, et son
jugement doit
etre casse, conformement a l'art. 18 de la loi
federale du 30 Juin 1849.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
() Le jugement rendu par le Tribunal de la Justice de
paix penale de
Geneve le 22 Janvier 1883 dans Ia cause qui
divise le Departement federal des peages d'avec Pierre Des-
combes, marchand de tabacs a la Croix de Rozon (Geneve),
est
declare nul et de nul effet.
La cause est renvoyee au Tribunal de Police de Lau-
sanne pour etre jugee a nouveau.