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BGE 83 III 46 ΓÇó Seizure custody cannot be ordered against third-party possessor
BGE 83 III 46Recueil officiel du Tribunal fédéral (ATF) / Volume III28 mars 1957Granted
Piola challenged a supervisory decision ordering the debt-enforcement office to take into custody a Simca-Aronde seized in his possession. The Federal Tribunal held that Art. 98 LP applies in sequestration proceedings via Art. 275 LP, but custody may be ordered only for objects in the debtor's possession. Because the car was seized in Piola's hands and he asserted ownership, the office could not be compelled to take it into custody. The instruction to remove the vehicle from the place where it was found did not alter that result. The appeal was therefore admitted and the challenged decision annulled.
Art. 275 LP, 98 LP; custody of seized property in third-party possession. In sequestration proceedings, the rules governing attachment apply, including Art. 98 LP. However, the enforcement office may order an object placed under its custody only when it is in the debtor's possession. Where the seized asset is held by a third party who claims ownership, the office lacks power to impose custody, even if a revendication action is pending. An instruction by the seizure authority to remove the object does not bind the office, since the custody question arises only at the execution stage and remains within the office's exclusive competence (consid. 1-2).
83 III 46
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A.- Fondé sur un acte de défaut de biens, Loppacher a requis un séquestre contre Brodsky. L'ordonnance du 11 novembre 1956 prescrit que le séquestre doit porter notamment sur une voiture Simca-Aronde et qu'il y a lieu de "procéder à son enlèvement".
L'Office des poursuites a séquestré l'automobile en mains de Piola. Celui-ci a présenté à l'huissier le permis de circulation établi à son nom qui se trouvait dans la voiture, a revendiqué la propriété du véhicule et s'est opposé à ce que l'office le prît sous sa garde. Brodsky a confirmé que la voiture appartenait à Piola. Cela étant, l'office a décidé de la laisser en mains de Piola. Conformément à l'art. 109 LP, Loppacher a ouvert action en contestation de la revendication.
B.- Sur plainte du créancier, l'Autorité de surveillance a ordonné à l'office de prendre sous sa garde la voiture séquestrée. L'office a alors invité Piola à la lui remettre jusqu'au 21 mars 1957.
C.- Piola a recouru au Tribunal fédéral et conclu à l'annulation de la décision attaquée. L'effet suspensif a été accordé à son recours.
Considérant en droit:
En l'espèce, la voiture n'était pas en possession de Brodsky, mais a été séquestrée en mains de Piola, qui est titulaire du permis de circulation. Il s'ensuit que la mise sous la garde de l'office ne peut être ordonnée.
Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faillites
Admet le recours et annule la décision attaquée.