Verfahren. N° 13.
domaine serait limite aux questions touchant les effets du
contrat. D'une part, le statut normal de l'obligation peut
aussi contenir a ce sujet des regles imperatives auxquelles
il est au pouvoir des parties de se soustraire en optant
pour une autre loi. D'autre part, cette option, en ce qui
concerne tant la conclusion du contrat que ses effets, ne
signifie pas que les parties echappent a toutes dispositions
de droit absolu ; elles se soumettent a celles de la loi qu'elles
e1isent. D'ailleurs, l'election
par les parties de la loi com-
petente n'est pas entierement abandonnee a leur discre-
tion; il faut pour 1e moins, selon l'opinion commune en
doctrine (cf. GUTZWILLER, Das Kaufsrecht, dans GUTZWIL-
LER ET NIEDERER, Beiträge zum Haager Internationalen
Privatrecht, 1951, p. 26, 44-45), que leur contrat ait des
attaches naturelles et de quelque importance avec le pays
dont elles choisissent la loi pour regir leurs rapports, sans
compter que 1e juge du for n'appliquera cette loi que dans
les limites de son ordre public. Sous ces reserves, la loi elue
l'emporte, comme droit unique, sur la loi que designe
le
critere du lien territorialle plus etroit. Si cette derniere
loi
devait s'appliquer necessairement aux questions rele-
vant de la formation de l'obligation, on risquerait de
reintroduire, chaque fois que les parties seraient conve-
nues du droit applicable, 1a coup ure entre la conclusion
et les effets du contrat.
L'abandon de ce systeme n'aura a vrai dire pas pour
consequence qu'une meme loi s'appliquera sans exception
a toutes les questions en rapport avec un contrat. C'est
ainsi qu'en particulier la capacite de contracter et la
forme des actes juridiques demeureront soumises comme
par le passe aleurs regles de conflit propres. On conc;oit
d'autres exceptions encore -sur 1esquelles il n'y a pas
lieu de se prononcer aujourd'hui -en ce qui concerne
par exemple le point de savoir si, d'une fac;on toute gene-
rale, un accord que1conque s'est forme entre les parties
ou si l'auteur d'une offre est lie par celle-ci. En revanche
les questions concernant la validite intrinseque du contrat
Verfahren. N° 14. 87
(liceite, possibilite, existence d'une cause) et les questions
. relatives aux vices de la volonte et aleurs consequences
seront desormais, sous reserve de l'ordre public suisse,
jugees en principe d'apres la lex obligationis unique.
6. -En l'espece, faute par les parties d'avoir designe
un autre droit par une convention expresse ou resultant
d'actes concluants, le contrat dont se prevaut la deman-
deresse est soumis, quant a sa conc1usion et a ses effets,
au droit beIge (consid. 3 et 4 ci-dessus).
Par ces motifs, le Tribunal fMAral prononce :
L'arret attaque est annule et 1a cause renvoyee a la
juridiction cantonale pour qu'elle statue a nouveau en
appliquant le droit beIge.
14. Urteil der 11. Zivil abteilung vom 11. März 1952 i. S. Wasser-
versorgungsgenossenschaft Bertiswil-Rothenburg gegen Vasser-
versorgungsgenossenschaft Heilbühl.
Die Berufung an das Bundesgericht ist nicht zulässig gegen einen
Entscheid über eine Besitze8schutzklage, der dem Entscheid in
einem allfälligen Prozess über das Recht auf den Besitz nicht
vorgreift (Art. 44 ff. OG).
Le recours en reforme au Tribunal federal est irrecevable contra un
jugement qui porte sur une action en ' YI"otection de la posse8sion
et ne prejuge pas la decision qui pourrait intervenir clans un
proces portant sur le droit a la possession (an. 44 et suiv. OJ).
Il rworso per rijorma al Tribunale federale e irricevibile contra uns
sentenza che concerne un'azione di ' YI"otezione deZ POSSe8S0 e non
pregiudica la decisione che potrebbe essere pronunciata in uns
causa riguardante il diritto al possesso (art. 44 e seg. OG).
In einem Besitzesschutzverfahren entschied der Amts-
gerichtspräsident von Hochdorf am 16. November 1951
in Anwendung von Art. 928 ZGB, die Beklagte sei gehal-
ten, die (von ihr mittels eines Schiebers gesperrte) Wasser-
leitung von Rothenburg-Station nach Wahligen für das
Wasser de Klägerin (die sie bis zur Anbringung des
Schiebers
benutzt hatte) sofort freizugeben und in Zu-
kunft jede Abtrennung dieser Leitung vom Wasserleitungs-
Verfahren. N0 14.
netz der Klägerin zu unterlassen. Die Justizkommission
des luzernischen Obergerichts hat diesen Entscheid am
20. Dezember 1951 bestätigt. Das Bundesgericht tritt auf
die Berufung der Beklagten gegen diesen Entscheid nicht
ein.
Begrllndung :
Die vorliegende,
im summarischen Verfahren beurteilte
Besitzesschutzklage bezweckt nur die Wiederherstellung
und Bewahrung eines frühern tatsächlichen Zustandes.
Der Entscheid über diese Klage greift dem Entscheid in
einem allfälligen Prozess über die Rechtmässigkeit des in
Frage stehenden Zustandes nicht vor. Der Amtsgerichts-
präsident hat dtmn auch in seinen Erwägungen der Beklag-
ten ausdrücklich das Recht vorbehalten, ihre behaupteten
Besitzes-und Eigentumsverhältnisse auf dem ordentlichen
Prozessweg abklären und feststellen zu lassen. Dass der
Beklagten diese Möglichkeit gewahrt bleibt, ist zweifellos
auch die Meinung der Vorinstanz, die es abgelehnt hat,
im gegenwärtigen Verfahren die Frage zu erörtern, ob die
Klägerin noch zur Benutzung der Leitung nach Wahligen
berechtigt sei oder nicht. Es handelt sich also heute nicht
um die endgültige, dauernde Regelung streitiger zivil-
rechtlicher Verhältnisse, sondern nur um die einstweilige
Wahrung der Interessen der Klägerin. Ein Entscheid über
Massnahmen provisorisoher, vorsorglioher Natur ist naoh
ständiger Rechtspreohung nicht ein in einer Zivilrechts-
streitigkeit ergangener Endentscheid und unterliegt daher
nach Art. 44 ff. OG nicht der Berufung an das Bundes-
gericht (vgl. BGE 76 II 210 Erw. 7, 335,77 II 281 Erw. 3
und dort zit. Entscheide). Die vorliegende Berufung ist
daher unzulässig. Soweit im Urteil vom 9. November 1943
i. S.
Keller gegen Gebr. Keller A. G. betr. Exmission
über die Frage der Berufungsfähigkeit II von Besitzes-
schutzentsoheiden beiläufig eine Auffassung
geäussert wor-
den ist, die zu einem andern Schlusse führen könnte,
kann daran nicht festgehalten werden.
Verfahren. N° 15.
- Arrnt de Ia lle Cour eivile du 28 fevrier 1952 dans la cause
Dame Vauthey contre Marins Vauthey.
Une ordonnance de mesures provisoires peut faire l'objet d'un
recours en nulliM pour les causes prevues par l'art. 68 OJ
lorsqu'elle a eM rendue en derniere instance cantonale a 1'0coo-
sion d'une contestation portant sur un rapport de droit prive.
L'art.71 OJ n'exige pas que le recourant indique les modifiootions
qu'il entend voir apporter a la decision attaquoo.
Toute mesure destinee a. garantir le recouvrement d'une creance
rentre dans la procooure d'execution et releve exclusivement
du droit federal. L'art. 188 du code de procooure civile fribour-
geois est par consequent inapplicable aux requetes tendant a
l'octroi de mesures destinoos a. assurer le recouvrement d'une
creance.
Die Anordnung einer vorläufigen Massnahme kann Gegenstand
einer Nichtigkeitsbeschwerde aus den in Art. 68 OG vorgese-
henen Gründen bilden, falls sie in letzter kantonaler Instanz
anlässlich eines Streites über ein Privatrechtaverhältnis getroffen
worden ist.
Art. 71 OG verlangt nicht, dass der Beschwerdeführer angebe,
welche Änderungen der angefochtenen Entscheidung er an-
strebt.
.Tede auf Sicherung des Einzugs eines Forderungsbetrages abzie-
lende Maasnahme betrifft das Vollstreckungsverfahren und
untersteht ausachlieaslich dem Bundesrecht. Art. 188 der frei-
burgischen Zivilprozessordnung ist somit nicht anwendbar auf
Gesuche um Ergreifung von Massnahmen zur Sicherung des
Forderungseinzuges.
Un decreto di misure provvisionali puo essere impugnato mediante
un ricorso per nullita. in base ai motivi previsti dall'art. 68 OG,
quando e stato prolato dall'ultima ist antonle in occasione
d'nna lite vertent.c sn un rapporto d! dirltto prlvato.
L'art. 71 OG non richiede che il ricorrente indichi le modificazioni
deI decreto da lui volute.
Ogni misura destinata a garantire l'incasso d'un credito fa parte
della procedura esecutiva ed e aS8ongetnta esclusiv nte
diritto federale. L'art. 188 deI codice di procedura mvile frl-
burghese e quindi inapplicabile alle istanze di isure provvi-
sionali destillate a garantire l'incasso d'un credito.
Resume des faits:
Au COUTS d'une procedure de divoroe, Vauthey a demande
au juge d'interdire provisoirement a sa femme de disposer
d'un immeuble dont elle etait proprietaire, jusqu'a droit
connu sur les pretentions qu'il pourrait avoir a faire valoir