Suspended sentence cannot be refused solely because the accused denies the facts

BGE 75 IV 154Recueil officiel du Tribunal fédéral (ATF) / Volume IV3 juil. 1948Partially Granted

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Résumé

S. was convicted in Vevey of indecent assault on a child and sentenced to six months' imprisonment without probation. He challenged both the evidentiary basis of the conviction and the refusal of a suspended sentence. The Federal Court held that Art. 1 CP does not govern proof assessment and that the conviction rested on evidence the lower court could assess freely. It nevertheless found the refusal of probation insufficiently reasoned: denial of the facts does not automatically exclude a suspended sentence, and the alleged sly character of the accused was not supported by specific facts. The cantonal judgment was annulled and the case remanded so that probation be granted.

Regest

Art. 1 CP; Art. 41 CP; Art. 277bis PPF; Art. 273 al. 1 lit. b PPF; assessment of evidence and refusal of probation: Art. 1 CP relates only to the legal characterization of the act and not to the evaluation of proof, which is reserved to the trial court and is not reviewed by the Federal Court save for formal limits. Denial by the accused does not, by itself, justify refusal of a suspended sentence. A negative character assessment must be based on concrete facts expressly stated by the court; a bare label such as slyness, unsupported by factual findings, is insufficient. Where the reasons for denying probation are inadequate, the judgment must be annulled and the matter remanded for grant of the suspended sentence.

Texte intégral

154 Strafgesetzbuch. No 35. Anwendung dieser Bestimmung nach Art. 191 Ziff. 1 Abs. 1 und Ziffer 2, Art. 63 und Art. 68 Ziff. 1 StGB auszufällen, womit auch Art. 41 StGB unanwendbar wird. Demnach erkennt der Kassatianshof : Die Nichtigkeitsbeschwerde wird gutgeheissen, das Urteil des Obergerichts des Kantons Basel-Land vom 19. August 1949 aufgehoben und die Sache zur Neubeurteilung im Sinne der Erwägungen an die Vorinstanz zurückgewiesen. 35. Arr6t de la Cour de eassation penale du 14 oetobre 1949 dans la cause S. contre Minlstere public du eanton de Vaud. Art.1er OP et 277bia PPF. Approoiation des preuves. Art. 41eh.1 OP.

  1. Les denegations de l'accuse ne justifi.ent pas dans tous les cas le refus du sursis.
  2. Le tribuna.l qui emet une appreciation sur le prevenu doit indiquer les faits a l'appui. Art. 1 StGB, Art. 277bis BStP. Beweiswürdigung. Art. 41 Ziff. 1 StGB.
  3. Das Leugnen des Angeklagten rechtfertigt die Nichtgewährung des bedingten Strafvollzugs nicht in allen Fällen.
  4. Das G:richt, das den Charakter des Angeklagten bewertet, muss die Tatsachen angeben, auf die es sich stützt. Art.1 OP e 277bis PPF. Valuta.zione delle prove. Art. 41, cifra 1, OP.
  5. I dinieghi dell'accusa.to non giustifi.cano in tutti i casi il rifiuto della. sospensione condizione della pena.
  6. I1 tribunale ehe esprime un apprezzamento sul ca.rattere del- l'accusato deve indicare i fatti su cui si basa. Par jugement du 11 fävrier 1949, le Tribunal de police oorrectionnelle du district de Vevey a infüge a, S. six mois d'emprisonnement sans sursis pour avoir, a cinq reprises, touche les organes genitaux d'une fillette de 5 ans et demi, en passant la main sous ses culottes (art. 191 eh. 2 CP). Le prevenu niant les faits, il s'est fonde, en l'absence de temoins, sur les dires de l'enfant, qui n'ont pas varie, et sur un rapport de !'Office medico-pedagogique vaudois, qui est arrive a la conclusion que Ia fillette n'etait pas

Strafgesetzbuch. No 35.

suggestionnable et que ses affirm.ations etaient vraisem- blables. La Cour de cassation vaudoise ayant maintenu ce juge- ment, S. s'est pourvu en nullite au Tribunal federaI. Oonsiderant en droit:

  1. -Pretendant avoir ete condamne sans preuve, le recourant se plaint d'une violation de l'art. ler CP. Cette disposition interdit de punir un acte q-iμ ne presente pas les caracteres juridiques d'une infraction reprimee par la loi. Or les faits imputes a s. constituent manifestement le crime d'attentat a la pudeur des enfants au sens de l'art. 191 eh. 2 al. 1 CP. Quant 8. leur constatation, elle est etrangere a, l'art. 1 er. Elle depend de l'appreciation des preuves, 8. laquelle les premiers juges procedent souverainement, sans que la Cour de ceans ait a verifier ou ils ont puise les ele- ments de leur conviction (ai't. 277bi8 et 273 al. 1 litt. b PPF). C'est des lors en vain que le recourant inv°'J ue le principe in dubio 'fWO reo. Outre que ce principe ne ressortit pas au droit fäderal (RO 74 IV 145), le jugement du 11 fävrier 1949 ne trahit aucun doute.
  2. -Les conditions objectives du sursis etant remplie , il s'agit de savoir si les ant6c6dents et le caractere de S. font prnvoir que cette mesure le detournera de commettre de nouvea crimes ou delits. Adoptant le pronostic emis par le Tribunal de police, la Cour vaudoise a estim.e que les denegations du recourant et son caractere sournois dictaient une reponse negative. La conscience de sa fäute etant la premiere condition de l'amendement, le Tribunal föderal a toujours approuve le refus du sursis a un accuse qui s'obstine a nier ses torts (RO 73 IV 87 consid. 3 ; arrets Borgeaud et Moser du 4 juin 1948, Trachsel du 30 mai 1949, Finger du 27 juin 1949). Mais cette jurisprudence vise uniquement le cas d'un accuse qui, reconnaissant son acte, n'en com;oit aucun repentir et laisse entendre qu'il serait pret 8. recommencer. En l'espece, la situation est differente, car S. a oonteste

156 Strafgesetzbuch. No 36. les faits. On ne peut donc en deduire sans autre qu'il ne regrette pas l'acte dont il s'est en realite rendu coupable et qu 'une peine conditionnelle ne constituerait pas un avertissement suffisant. n n'en irait di:fferemment que s'il avait nie contre toute evidence, manifestant ainsi l'absence de remords (arrets Fleury du 14 septembre 1945, Mercante du 10 juillet 1946, Boden du 25 fävrier 1949, Hirschi du 27 mai 1949). Tel n'est pas le cas, puisque les premiers juges ont fonde leur conviction sur les declarations d'une filiette de moins de six ans. Quant au caractere sournois du prevenu, la Cour canto- nale ne precise pas sur quoi repose ce jugement de valeur. Le Tribunal de Vevey l'a tire d'un rapport de police du 3 juillet 1948 qui, lui non plus, n'indique aucun fait a l'appui. Aussi n'est-il pas possible d'en tenir compte (RO 73 IV 154). On ne voit du reste pas en quoi la sour- noiserie de S., füt-elle etablie, permettrait de conjecturer qu'il serait refractaire a une mesure de clemence. Par ces motifs, le Tribunal federal admet partiellement le pourvoi, annule l'arret attaque et renvoie la cause a la juridiction cantonale pour qu'elle accorde le sursis au recourant. 36. Auszug ans dem Urteil des Kassationshofes vom 23. De- zember 1949 i. S, Blaser gegen Polizeidepartement des Kantons Solothnrn. Art. 41 Zifj. 3 StGB. Vollzug einer bedingt aufgeschobenen Strafe, weil der Verurteilte cJ.: is in ihn gesntzte Vertrauen enttäuscht. Voraussetzung ist em so verwerfliches Verhalten des Verurteilten, dass er auch ohne Ermnung sich bewusst sein muss, pflichtwidrig zu handeln. Emer vorausgegangenen förmlichen Mahnung zum Wohlverhalten bedarf es nicht. Art. 41 eh. 3 CP. Execution d'une peine conditionnelle, parce que le condamne trompe Ia: confiance mise en lui. Cela suppose une conduite si reprehens1ble que, meme sans avertissement, il doit se rendre Strafgeset.:buoh. No 36. 157 compte qu'il manque a aes devoirs. Un avertissement formel prealable n'est alors pas nooessaire. Art. 41, cijra 3, CP. Esecuzione d'una pena condizionale pe1 fatto ehe il condannato delude Ia fiducia in lui riposta. Ne e presupposto una condotta cosi riprensibile ch'egli deve rendersi conto, anche senz'ayverti- mento, di mancare ai suoi doveri. Un formale avvertimento non e necessario. Erwägungen : Gemäss Art. 41 Ziff. 3 StGB ordnet der Richter den bedingt aufgeschobenen Vollzug der Strafe an, wenn der Verurteilte während der Probezeit vorsätzlich ein Verbre- chen oder ein Vergehen begeht oder trotz förmlicher Mah- nung des Richters einer ihm erteilten Weisung zuwider- handelt oder sich beharrlich der Schutzaufsicht entzieht oder in anderer Weise das auf ihn gesetzte Vertrauen täuscht. Der Beschwer.deführer ist der ihm vom Richter erteilten Weisung, jährlich dem Dysli Fr. 1000.-und dem Gilgen Fr. 600.-an den ihnen durch Veruntreuung zugefügten Schaden von Fr. 5000.-bezw. Fr. 3000.-zurückzuer- statten, nicht nachgekommen. Das allein rechtfertigt indessen den Widerruf des bedingten Strafvollzugs nich , weil keine förmliche Mahnung des Richters vorausge- gangen ist. Das Obergericht hat denn auch nicht diesen Widerrufsgrund angerufen ; vielmehr hat es angenommen, der Beschwerdeführer habe das auf ihn gesetzte Vertrauen in anderer Weise getäuscht. Die Auffassung des Obergerichts, dass in diesem Falle eine vorgängige Mahnung nicht nötig sei, hat, wie bereits im Falle Pulver (BGE 72 IV 148) gesagt worden ist, den Wortlaut von Art. 41 Ziff. 3 StGB für sich. Es bestehen keine Anhaltspunkte dafür, dass diese Ordnung dem Sinne des Gesetzes nicht entspräche und vom Gesetzgeber nicht gewollt wäre. Indem das Gesetz nicht nur die Missachtung von Weisnngen, sondern allgemein ein das Vertrauen des Richters enttäuschendes Verhalten als Grund zum Vollzug der Snrafe erklärt, verlangt es, dass der unter Bewährungs-

Mots-clés

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