BGE 74 III 16
BGE 74 III 16Bge24 oct. 1939Ouvrir la source →
16
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N0 Ii.
nance prevoit sans aucune reserve que «le creancier doit
intenter l'action en reconnaissance de Ja dette devant 1e
juge natl du defendeur en France dans 1es 30 jours
de Ja reception du proces-verba1 de sequestre ». TI n'est
question d'une poursuite du creancier BUisse qu'aprea
communicatipn du jugement au fond rendu en France
(art. 1 er ch. 2). .
Balmer
ne pouvait donc pas exercer contra ses debi-
teurs des poursuites
en validation des sequestres obtenus.
C'est a. juste titre que l'Office de Geneve a refuse de donner
suite
a. 1a requisition de les continuer, ces poursuites
etant nulles de plein droit. Quant aux sequestres, leurs
efiets
ont cesse, le creancier n'ayant pas intent6 action
en France dans le delai prevu (art. 1 er eh. 3 de l'ordon-
nance).
Par ces motifs, la Okambre des poursuites et des faiUites
rejette le recours.
·5. Aue, du 14 avrU 1948 dans la cause Huwyler.
Aioumement da la '/J6nte: 8rt. 25 de l'ordonnance du 24 janvier
194. Quat;d il fixe .1e tant des acomptes 8. verser par 1e
d6blteur, loffice dOlt tenir campte d'une retenue de salaire
exercee en faveur du creancier poursuivant. .
Verwertung8OlUlachub, Art. 25 der Verordnung vom 24. Januar
191. Bei Festsetzung aer Abschla.gsza.hlungen hat das Be-
trelbungsa.mt einer zugunsten des betreibenden Gläubigers
bestehenden Lohnpfändung Rechnung zu tragen. .
DilaziOM deUa vendita, aort. 25 dell'Ordinanm 24 gennaio 1'941
ehe mitiga. temporanemnente le disposizioni sull'esecuzione
forzata..
Fissa.ndo
l'ammonta.re delle rate, l'Ufficio deve tenere canto
d'nna. trattenuta. di sala.rio a favore deI creditore procedente.
Mischon poursuit Huwyler en paiement de 5035 fr. En
aout 1947, l'Office des poursuites de Geneve a saisi, outre
des meubles
estimes 4110 fr., le salaire du debiteur 8.
raison de 335 fr. par mois.
.,
Sohuldbetreibungs-und Konkur8reeht. N0 Ii. 17
Le 18 fevrier 1948, il a difi&e de sept mois, en vertu
de l'art. 25 de l'ordonnance du Conseil federa1 du 24
janvier 1941 attenuant a. titre temporaire le regime de
l'execution foroee (OCF), la vente requise par 1e crea.n-
eier. Eu egard 8. Ja retenue de salaire, qui a reduit la
creance a. 3495 fr., il a fixe a. 165 fr. par mois 1es aoomptes
a. verser par 1e debiteur.
Sur plainte de Misohon, l'autorite genevoise de surveil-
lanoe
aporte 1es aoomptes a. 437 fr. par mois (3495 : 8).
A son avis, la loi ne permet pas de combiner Ja oondition
posee par l'art. 25 OCF avee des paiements obtenus au
moyen d'une saisie de sa.laire.
Huwyler a dMere cette decision au Tribunal fed&al.
TI lui demande de l'annuler et de dire que l'office a eu
raison de subordonner le sursis au paiement d'aeomptes
mensuels de 165 fr.
OO'nSiMrant en droit:
Lorsque le debiteur qui sollioite le renvoi de la vente
subit, en faveur du creancier poursuivant, une retenue
sur son sal8oire, il s'agit de savoir si le prepose doit avoir
egard a. cette ciroonstance en arretant le montant des
aoomptes. L'art. 25 801. 3 OCF 1ui enjoint simplement
de
tenir compte de la situation du. debiteur et du creancier.
En regle generale, il fixe le montant de fa9Qn que la dette
soit eteinte a. l'expiration du sursis. Cela resulte de l'art.
123 al. 2 LP, auquell'art. 25 OCF a et6 substitue a. seule
fin de permettre un ajournement de plus longue duree.
.
La dette s'eteindrait auparavant deja. si, en determinant
ce montant, l'office ne prenait pas la retenue de salaire
en eonsideration. C'est ce qu'illustre la d6cision attaquee.
Elle oblige le recourant a. verser 437 fr. par mois, a. quoi
s'ajoutent les 335 fr. retenus sur son salaire. Ce sont,
des lors, 772 fr. qui devraient etra afiectes ehaque mois
au crea.ncier, 1equel serait ainsi oompletement desinteresse
en cinq mois. La. solution adoptee par l'autorit6 genevoise
aboutirait done
a. enlever aux debiteurs !rappes d'une
II AB 74m-1948
18
Schuldbetreibungs-und Konkursreoht. N0 6.
saisie de saJ.aire la faculte d'obtenir un sursis de la dur6e
maximum prevue par l'ordonnance (sept mois ou, excep-
tionnellement, une ann6e). Or, il n'y a aucune raison de
traiter ces ·debiteurs-Ia. plus rigoureusement que les autres.
La dooision attaqu6e ne se justifie donc point. Cepen-
dant des raisons pratiques dissuadent de maintenir les
acomptes, comme le propose le recourant,
au chiffre
de 165 fr. etabli par l'office. En effet, suppose que le
debiteur
cesse de travailler ou change d'employeur, la
saisie de salaire n'aurait plus d'objet, de sorte que ses
versements
ne suffiraient plus. Aussi, les acomptes doi-
vent-ils etre assez eleves pour couvrir la dette a. eux
seuls, la somme a. verser etant toutefois diminu6e du
montant effectivement retenu Bur le salaire.
Par ces motifs, ld Ohambre des poursuites et des faiUites
Admet le recours et reforme la dooision attaqu6e en
ce sens que les acomptes mensuels a verser par le debi-
teur sont fixes a. 500 fr., moins la somme effectivement
retenue
sur son salaire ..
6. Entscheid vom 12. Mai 1948 i. S. KarolyJ..
Arrestnahme nach Art. 271 Ziff. 1 und 4 SchKG. Der Gläubiger
hat einen schweizeriscllfln Wohnsitz nachzuweisen (Art. 1
BRB vom 24. Okt. 1939). Es genügt Aufgabe des frühem
ausländischen Wohnsitzes .und ein Aufenthalt von gewisser
Stetigkeit in der Schweiz, sei es auch mit Ortswechsel jewellen
nach einigen Woellfln oder Monaten.
Sequestre selon l'art. 271 eh. 1 et 4 LP. Le creaneier doit prouver
qu'll est domicilie en Suisse (art. l
er
ACF du 24 oetobre 1939).
11 suffit qu'll justifie de l'abandon d'un preceaent domieile a.
l'etranger et d'un sejour d'une eertaine fixite en Suisse, alors
mme qu'il aurait plusieurs fois change de r6sidence pour
quelques semaines ou quelques mois.
Sequestro a'sensi den'art. 271, eifre 1 e 4, LEF. 11 ereditore deve
provare ehe e domiciliato in Isvizzera (art. 1 DCF 24 ottobre).
Basta ehe dimostri d'aver abbandonato un precedente domi-
eilio all'estero e di avere in Isvizzera un soggiorno alquanto
:/-.,
..
Schuldbetreibungs. und Konkursreoht. N° 6. 19
fisso, anche se abbia mutato residenza per alcune settimane
o aleuni mesi.
A. -Der Arrestschuldner und Beschwerdeführer, ein
Graf ungarischen Geblüts, jetzt in Österreich lebend,
hatte den Gläubiger seit 1920 als Forstingenieur für seine
slowakischen
Domänen in Diensten. lln Frühjahr 1945
flohen beide ausser Landes.
Die Güter des Schuldners
wurden konfisziert, weshalb
er den Gläubiger mit seinen
Gehalts-
und Darlehensfordemngen an den tschechoslo-
wakischen Agrarfonds weisen möchte.
B. -Der Gläubiger ist im September 1947 in die
Schweiz eingereist.
Er hielt sich in Hotels auf, einen
Monat in Zürich, dann etwa vier Monate in St. Niklausen
bei Luzern, und weilt seither in Luzern. Er hat eine gemäss
der Gültigkeitsdauer seines tschechoslowakischen Passes
bis zum 1. Juli 1948 begrenzte Aufenthaltsbewilligung
nur zur Wohnsitznahme ohne Erwerbstätigkeit.
O. -Im Januar 1948 nahm er unter Hinweis auf
den Wohnsitz in St. Niklausen für die erwähnten Forde-
rungen Arrest
nach Art. 271 Ziff. 4 und 1 SchKG auf die
in das Zollfreilager in Bem geretteten Wertsachen des
Schuldners. .
D. -Dessen Beschwerde stützt sich auf Art. 1 des
Bundesratsbeschlusses
vom 24. Oktober 1939. Er bestrei-
tet, dass der Gläubiger in der Schweiz Wohnsitz habe.
Der Gläubiger beantragt Abweisung der Beschwerde.
Die 8chuUlbetreib'Ungs-'Und Konhurskammer
zieht
in Erwä(fUng :
Die Arrestgründe von Art. 271 Ziff. 1 und 4 SchKG
stehen nach Art. 1 des BRB vom 24. Oktober 1939 nur
einem in der Schweiz domizilierten Gläubiger zu. Dieser
hat einen schweizerischen Wohnsitz nachzuweisen. Das
ist hier in genügender Weise geschehen. Einerseits hat
der Gläubiger seine ehemalige Stellung in der Slowakei
verloren und dieses Land verlassen. also den ausländi
schen Wohnsitz aufgegeben. Anderseits hat er -schon
Accès programmatique
Accès API et MCP avec filtres par type de source, région, tribunal, domaine juridique, article, citation, langue et date.