Art. 173 CP; meaning of the phrase “en s’adressant à un tiers” / “bei einem andern”: defamation presupposes not only that the offensive allegation was uttered in the presence of a third person, but that the offender intended to communicate it to that third person as a recipient of the statement. Mere accidental overhearing does not suffice. The decisive factor is the purpose of making a communication to others; direct reproaches addressed to the injured person remain outside defamation even if third persons are nearby. Intent, including dolus eventualis, must be established separately for each alleged third-party recipient (consid. 1-2).
Strafgesetzbuch. N 40. 45. Arret de la Cour de cassation penale du 10 octobre 1947 dahs Ja cause Jeker contre Ministere public du canton de Berne. Art. 173 eh. 1 CP. Sens des mots "en s'adressant. a un tiers . Art. 173 Zi//. 1 StGB. Bedeutung der Worte bei einem andern . Art. 173, ci/ra 1, CP. Significato delfo parole comunicando con un terzo . A. -Les familles Heimann et Jeker, a Bevilard, qui cultivent des terres contigues, vivent en mauvaise intel- ligence. Les limites entre les deux domaines sont quelque peu incertaines; les bornes, faciles a deplacer. Cet etat de choses entretient la suspicion. Le 29 juin 1946, alors qu'ils etaient aux champs, Andre Heim.arm et Jean Jeker se sont injuries, se traitant notam- ment de cochon , miston , voleur . En outre, Jeker a reproche a Heimann d'avoir deplace les bornes du champ. Ces propos ont ete entendus par le pere de Jeker, qui travaillait avec lui, et par Fredy Boillat, qui passait sur la route cantonale. B. -Heim.arm et Jeker ont reciproquement porte plainte : le premier pour calomnie, le second pour injure ou diffamation. Le president du Tribunal du district de Moutier les a liberes de ces preventions. En revanche, il a inflige a Jener une amende de 10 fr. pour conduite incon- venante. 0. -Sur appel de Heimann, la Premiere chambre penale du canton de Beme a declare Jeker coupable d'injure et de di:ffamation, mais, appliquant l'art. 177 al. 3 CP pour le premier chef, ne l'a condamne a une amende de 50 fr. qu'en vertu de l'art. 173 eh. 1 QP. D. -Jeker s'est pourvu en nullite au Tribunal föderal. II lui demande de casser cet arret dans la mesure ou il prononce une condamnation. Heimann conclut au rejet du pourvoi. Strafgesct.zlmch. N° 45.
Considerant en droit:
Strafgesetzbuch. N 46. apprendre ce qu'on dit, en particulier s'il en est deja instruit. Le 29 juin 1946, le pere du recourant n'ignorait pa.s la querelle qui divise les familles Heimann et Jeker a propos de bornes deplacees. Aussi l'accusation en cause n'a-t-elle pa. pu etre portee dans le dessein de lui reveler un acte reprehensible de Heimann. Suppose d'ailleurs qu'il ne fut pas au courant, rien ne permet de penser que l'in- culpe, qui vit avec lui, ait voulu profiter de la scene d'injures pour le lui signaler. D'apres l'arret attaque, les propos incrimines ont egale- ment ete entendus par Boillat, qui se trouvait non loin de Ia et que Jeker avait certainement remarque .Mais ce considerant ne signifie pas que le prevenu savait ou devait savoir que Boillat l'entendrait et moins encore qu'il avait la volonte de lui apprendre le-delit que, selon lui, Heimann aurait commis. Ce point devant etre encore elucide, il y a lieu de renvoyer la cause a la juridiction cantonale. Par ces motifs, le Tribunal federal admet le pourvoi, annule l'arret attaque en tant qu'il condamne le recourant pour diffamation, et renvoie la cause a la juridiction cantonale pour statuer a nouveau dans le sens des motifs. 46. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 13. Sep- tember 1947 i. S. Matossi gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Granbflnden. Art. 21'1Abs.2 StGB, Vernachlässigung von Unterstützungspflichten. Der Strafrichter hat nicht zu prüfen, ob der Zivilrichter den Ange- klagten zu Recht zu Unterhaltsbeiträgen verurteilt hat. Die Auffassung des Angeklagten, das Zivilurteil sei unrichtig, schliosst seinen bösen Willen bei der Nichterfüllung der Unter- haltsbeiträge nicht aus, wenn er nicht zureichende Gründe hat, das Urteil prozessual für nicht verbindlich zu halten. Bedeutung der nachträglichen Bezahhmg rück'ltändiger Unterhalts beiträgc. Art. 217 al. 2 OP. Yiolation d'une obligation d'entretien. La question de savoir si c'est 8. bon droit que l'accuse a ete doolare debitcur d'une contribution d'entretien echappe a l'examen du juge penal, qui est a cet egard lie par Ia dooision du juge civil. Strafgesetzbuch. N 46. 177 Le fait que l'accuse estime avoir ete condamne a tort par Ie juge civil n'exclut pas sa mauvaise volonte au sens de l'art. 217 CP, Iorsqu'il n'a pas de motifs suffisants de croiie que le jugement civil ne l'oblige pas, selon les regles de Ia procedure. Quelle importance attribuer au versement, en cours d'enquete, de -contributiöns arrierees ? Art. 21'1 cp. 2 OP. Violazione d'un obbligo di assistenza /amiliare. La questione se l'accusato sia stato dichiarato a buon diritto debitore d'un contributo d'assistenza sfugge all'esame del giudice penale cho e vincolato dalla decisione del giudice civile. La circostanza ehe l'accusato ritiene di essere stato condannato a torto dal giudice civile non eselude iI suo malvolere a' sensi dell'art. 217 CP, quando non abbia sufficienti motivi di credere ehe la sentenza civile non l'obbliga per vizi procedurali. Portata del fatto ehe durante l'istruttoria l'accusato ha versato contributi arretrati. A. -Das Bezirksgericht Imboden verurteilte Renzo Matossi am 12. Juni 1943 als ausserehelichen Vater des am 17. November 1941 von Josy Casaulta geborenen Kindes Ruth zur Bezahlung der Entbindungskosten von Fr. 170.-und eines monatlichen Beitrages von Fr. 50.- an den Unterhalt des Kindes von der Geburt bis zu dessen achtzehntem Altersjahr. Da Matossi mit der Begründung, er sei zu Unrecht als Vater des Kindes erklärt worden, jede Zahlung verweigerte, reichte der Vormund des Kindes am 23. November 1943 gegen ihn Strafklage wegen Vernach- lässigung der Unterstützungspflicht ein. Am 5. September 1945 sodann klagte die Mutter des Kindes gegen Matossi auf Bezahlung der Entbindungskosten im Betrage von Fr. 170.-und der rückständigen Unterhaltsbeiträge von Fr. 2325.-. Matossi zeigte sie hierauf zweimal wegen Mein- eides im Vaterschaftsprozesse an. Die Staatsanwaltschaft stellte indes am 21. Januar und 23. Mai 1946 die Verfahren gegen sie ein, weil keine Anhaltspunkte für einen Straftat- bestand vorlägen. Vom 31. August 1946 bis l. März 1947 zahlte Matossi Fr. 700.-an seine Schuld ab. B. -Durch Urteil vom 11. September 1946, zugestellt am 11. Januar 1947, erklärte das Kreisgericht Rhäzüns Matossi der böswilligen Vernachlässigung der Unter- stützungspflicht im Sinne von Art. 217 Abs. 2 StGB schul- dig und verurteilte ihn zu einer bedingt vollziehbaren Ge- 12 AS 73 IV -1947