Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 7.
7. Arrnt du 24 fevrier 1947 dans la cause Fraehebouru et
Soelete de contrile flduefalre S. A.
Qua,liU pour porter pZainte.
La. procedure de plainte en matiere de poursuite pour dettes et
de faillite ne comporte pas d'intervention d'un tiers, meme en
la forme d'une intervention accessoire.
Oonoordat. OommiBaaire.
Le commissaire ne peut rec1a.mer de remuneration pour ses ope-
rations et ses demarches qu'en vertu du tarif. Son mandat est
exclusif de tout rapport de droit prive entre le debiteur et lui.
Legitimation zur BetJChwerde. I
Im Beschwerdeverfahren ist jede Intervention Dritter, auch als
Nebenintervention, unzulässig.
Nachlassvertrag. Sachwalter.
Dem Sachwalter kommt für seine Besorgungen nur die Vergütung
nach dem Tarif zu. Er steht bei seinen Verrichtlmgen in keinem
PrivatrechtsverhäItnis zum Schuldner.
Veste per reclamare.
La procedura di reclamo in materia di esecuzione e fa.llimenti non
ammette l'intervento d'un terzo, nemmeno qua!e intervento
accessorio.
Ooncordato. CommisBario.
Il commissario puo chiedere una mercede per le sue operazioni
soIta.nto
in virtu deUa tariffa. I rapporti tra il commissario e
il
debitore non sono disciplinati da! diritto civile.
A. -Le 30 avril 1944, Fernand Frachebourg, alors
directeur
de la succursale de la Societe de contröle fidu-
ciaire
a. Sion, a eM nomme commissaire au sursis dans la
procedure concordataire ouverte a. la demande d'Emile
Fracheboud, a. Vionnaz.
Cette procedure a abouti a. un concordat prevoyant.
semble-t-il, un dividende de 15 %. Le concordat a eM
homologue par l'autorite de concordat de Monthey le
11 novembre 1944.
Apres l'homologation du concordat un differend a surgi
entre le debiteur et le commissaire au sujet de la remu-
neration de ce dernier. Celui-ci reclamait en definitive une
somme de 9429 fr. sous deduction de 2000 fr. rec;us a. titre
d'acompte.
Le commissaire ayant quitte la SocieM de contröle
fiduciaire
a. la suite d'un differend, cette societe est egale-
ment intervenue pour reclamer 1a susdite soiiime. Elle
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N0 7.
pretendait qu'elle lui etait due, parce qu'a. l'epoque on
Frachebourg faisait fonction de commissaire, il etait
retribue par elle et qu'il avait mis a. contribution le per-
sonnel du bureau.
Le debiteur soutenait qu'il s'etait libere de toutes ses
obligations envers
le commissaire par le versement de
2510 fr.
Le 10 octobre 1946, le Juge instructeur de Montheya
fixe le montant de Ja note des frais et honoraires du com-
missaire
a. 9429 fr.
Sur recours du debiteur, l'Autorite superieure de sur-
veil1ance a
annuIe cette decision et dit qu'en versaut la
somme de 2510 fr., le debiteur s'etait libere de tout enga-
gement envers le commissaire
au sursis comme tel , cette
somme comprenant tous les emoluments dus en vertu du
tarif. Si, ajoute la decision, une activite autre que celle
prevue
par la loi a ete confiee soit au commissaire soit a. la
Societe intervenante, il ne s'agit plus alors d'une question
de tarif, mais d'une contestation de droit civil sou mise a. la
juridiction civile .
B. -Fernand Frachebourg et la SocieM de controle
fiduciaire
ont recouru contre cette decision a. la Chambre
des poursuites et des faillites du Tribunal federal en argu-
mentant en resume de la maniEnre suivante : La remunera-
tion fixee par l'Autorite de surveillance ne tient pas
compte de l'importance des difficultes que presentait la
procedure de concordat. L'Autorite de surveil1ance ne
conteste ni le tra vaiI fourni ni sa valeur, mais elle estime
a. tQrt qu'il n'y a pas lieu de tenir compte du travail accom-
pli
en marge de la mission officielle. Si le compte presente
n'est pas paye, le commissaire devra payer de ses propres
deniers
a. la Societe de contröle fiduciaire la difference
entre le montant du compte et la somme allouee.
Gonsiderant en droit:
- -C'est a tort que l'autoriM cantonale a juge que
la SociEnM de contröle fiduciaire avait qua,lite pour inter-
Sohuldbetreibungs. und Konkursreoht. Na 7.
venir dans le debat aux cOWs du commissaire. La proce-
dure de plainte en matiere depoursuite pour dettes et de
faillite ne comporte pas d'intervention d'un tiers, meme en
la forme d'une intervention accessoire, et le droit cantonal
ne saurait l'autoi'iser. La plainte de la SocieM de controle
fiduciaire
aurait du des lors etre ecartee prejudiciellement.
On ne saurait admettre davantage que cette Societ6puisse
etre subrogee aux droits du commissaire, du seul fait que
ce
dernier aurait ete son employe et aurait consacre a l'exe-
cution de son mandat un temps qu'il devait a la Societe.
Si cette demiere estime etre en droit de se faire indemniser
de ce chef, c'est a Frachebourg personnellement qu'elle
doit s'en prendre. Actuellement il ne s'agit que de fixer
la remuneration due a celui-ci en sa qualite de commis-
saire.
2. -L'Autorite superieure de surveillance a juge que
certaines des operations auxquelles s'est livre le commis-
saire -qu'elle ne precise du roste pas -sortaient du
cadre de ses attributions legales et que s'il avait des pre-
tentions a faire valoir a ce sujet, c'etait devant la juridic-
tion ordinaire qu'il devait 1es porter. Cette opinion est
erronee. Toutes les operations que le commissaire estime
devoir effectuer dans l'accomp1issement
de sa mission
doiventeti'e 'en realite reputees faites en vertu du mandat
officiel dont il a eM charge, et cela du jour de sa nomination
et jusqu'a l'execution du concoi'dat: Ce mandat est par
essence meme exolusif de tout rapport de droit prive entre
le debiteur et lui, et i1 ne saurait en decouler d'autres conse-
quences, quant au droit a la remuneration, que celles qui
sont fixees dans le tarif des frais. C'est donc aux autorites
cantonales de poursuite et a elles seules qu'il appartient
de fixer la remuneration du commissaire.
Contrairement
a l'avis exprime par l'autorite cantonale,
il faut ainsi en l'espece considerer comme effectuees par
Frachebourg en qualit6 de commissaire, outre les opera-
tions prevues par le tarif, toutes celles auxquelles il s'est
livre dans l'interet du debiteur ou des creanciers, y COm
Sehuldbetreibungs, und Konkul'8l'8.oht. NG 7.
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pm par consequent les recherehes faites dans les livres du
debiteur, retablissement des comptes et les diverses de-
marches qu'il a cru devoir entreprendre aupres des crean-
ciers pour les amener a accepter les propositions concor-
dataires.
Mais cela. ne signifie pas que le role de l' Autorite can-
tonale de surveillance eut du se bomer a taxer purement
et simplement les operations dont il etait fait etat. TI appar-
tient en effet a l' Autorite de surveillance de se prononcer
egaIement sur l'utilite des operations en question et si
elle estime que l'une d'elles etait inutile ou simplement
disproportionnee au resultat qu'on pouvait en attendre,
eUe est naturellement fondee, selon le cas, ou a n'en pas
tenir compte ou a roouire la remuneration en cons8-
quenee.
TI echet ainsi en l'espece d'annuler la decision attaquee
et. de renvoyer l'affaire devant l'Autorite supeneure de
surveillance pour qu'ellelprocMe a un nouvel examen
du cas, selon les principes susenonces. A vant de statuer,
elle devra toutefois .inviter le commissaire apresenter 1e
eompte detaille des operations visees par le tarif, car c'est
de cette fac;on seulement qu'ellepourra se fonner une
opinion
sur la valeur des operations non tarifees.
11 sembIe d'ores et deja qu'un nouvel examen du cas
conduira l'autoriM cantonale a augmenter sensiblement
la somme allouee en vertu de la decision attaquee. Cette
somme parait en effet bien faible si l' on considere non
seulement l'importance des internts qui etaient en jeu et
Ja complexite de l'affaire, mais aussi les connaissances
tachniques speciales que supposait l'accomplissement de
Ja Mche conferee au commissaire, toutes circonstances dont
l'art. 61 du tarif pennet de tenir compte en dl'oit et an
equite.
La Chambre des poufsuites et des faillites prononce :
Le recours de la SocieM de contröle fiduciaire S.A. est
irrecevable. Le recours de Femand Frachebourg est admis
Sehuldbetreibungs. und Konkursreeht. N° 8.
en ce sens que Ia d6cision attaquee est annulee et l'affaire
renvoyee
A l' Autornte superieure de surveillance pour
nouvelle d6cision.
8. Entscheid vom G. März 1 47 i. S. Otto Bochsler eie.
W ech8elbetreinng : Wird der Rechtsvorschlag am letzten Tage der
Frist statt an das Betreibungsamt an den zur Bewilligung
zuständigen Richter aufgegeben, so gilt er dennoch als recht-
zeitig, wenn der Richter, der ihn tags darauf erhält, ihn unver
züglich dem Betreibungsamt überweist (Art. 32, 178 Ziff. 2 und 3.
SchKG).
PO'UrlJUite pour effets de change. L'opposition qui, au lieu d'avoir
ete adress6e a. l'office des poursuites, Pa ete par erreur au juge
competent pour se prononcer sur sa recevabilite, doit etre con-
sideree comme formee en temps utiJe si elle a ete mise a la poste
le dernier jour du delai legal" et que le juge, l'ayant re lue le
lendemain, l'ait transmise sans retard a l'office (art. 32, 178
eh. 2 et 3, 181 LP).
E8ecuzione cambiaria. L'opposizione ehe e stata indirizzata per
errore al giudice competente per pronunciarsi Bulla sua ricevi
bilita, anziehe al competonte ufficio d'esecuzione, deve consi
derarsi eome soUevata tempestivamente se e stata consegnata.
alla posta l'ultimo giorno deI termine legale e il giudice, avendola.
rieevuta l'indomani, l'abbia trasmessa senza ritardo all'ufficio
(art. 32, 178 eifre 2 e 3, 181 LEF).
A. -Das Betreibungsamt St. Gallen stellte der Rekur-
rentin am 25. November 1946 zwei Zahlungsbefehle zur
Wechselbetreibung zu. Die Rekurrentin erhob Rechtsvor-
schlag
mit Eingaben vom 30. November An den Präsi-
denten des Bezirksgerichtes von St. Gallen . Die durch
Charge-Express aufgegebene Sendung langte Montag, den
2. Dezember, 8 Uhr beim Adressaten an. Dieser gab sie
nach Kenntnisnahme vom Inhalt unverzüglich an das im
gleichen Gebäude befindliche Betl'eibungsamt weiter.
B. -Dieses wies jedoch die heiden Rechtsvorschläge
als
verspätet zurück, da die Aufgabe bezw. Weiterleitung
an die richtige Adresse erst nach Ablauf der fünftägigen
Frist erfolgt sei. Die Beschwerde der Schuldnerin blieb in
heiden kantonalen
Instanzen erfolglos. Den Entsoheid
der obern kantonalen Aufsichtsbehörde vom 8. Fehl'Uar
Schuldbet,reibungs. und Konkursrecht. N0 8.
1947 zieht sie an das Bundesgericht weiter, mit dem erneu-
ten Antrag, die Rechtsvorschläge seien als rechtzeitig zu
erachten und das Betreibungsamt anzuweisen, sie dem
Richter zur Bewilligung vorzulegen.
Die Schuldbetreibungs-und Konkurskammer
zieht in Erwägung:
In der Wechselbetreibung bedarf der Rechtsvorschlag
der Bewilligung durch den Richter.'Dass dem Betreibungs-
amt irgendwelche Vorprüfung zustehe, ist dem Gesetz
nicht zu entnehmen. Indessen schreibt das Gesetz die Ein-
reichung beim Betreibungsamt vor, das seinerseits den
Rechtsvorschlag
dem Richter vorzulegen hat (Art. 178
Ziff. 3
und Art. 181 SchKG). Es erhebt sich die Frage, ob
das Betreibungsamt nicht lediglich als EinreichungSstelle
für den Richter vorgesehen sei, so dass die Einreichung
unmittelbar beim Richter gleichfalls als zulässig zu gelten
habe.
Das ist jedoch nach der Praxis zu verneinen. Diese
weist
dem Betreibungsamt die Vorprüfung des Rechtsvor-
schlages auf die Wahrung der Einreichungsfrist zu, gerade
aus
der Erwägung, dass sonst nicht einzusehen wäre, wieso
nicht die Einreichung beim Richter vorgeschrieben ist
(BGE 55 III 50).
Den Vorinstanzen ist also darin beizustimmen, dass die
Adressierung
an den Richter unrichtig war. Allein diese
irrtümliche Adressierung
an den immerhin örtlich und
sachlich zum Entscheid üher die Bewilligung dieser beiden
Rechtsvorschläge zuständigen
Richter ist unschädlich,
nachdem
der Richter die Eingaben nicht zurückgesandt,
sondern sich bereitgefunden
hat, sie für das Betreibungsamt
an Hand zu behalten und unverzüglich an es weiterzuleiten,
so
dass das Amt nach Feststellung der Vorinstanz ungefähr
gleichzeitig
in den Besitz der Erklärungen gelangte, wie
wenn diese
an es selbst adressiert gewesen wären. Der
Richter ist freilich nicht von Betreibungsrechts wegen zu
solcher Besorgung verpflichtet und könnte auch nicm.t von
den Betreibungsbehörden dazu angehalten werden. Tut er