recours, que lorsqu'illui appartient de revoir librement le litige.
TI n'a pas qualite pour l'accorder lorsque le recours est simple-
lement fonde sur l'art. 4 Const. fed.
Il 'Fribunale federale, adito con un ricorso contro il rmuto dei
rigetto dell'opposizione, a.ccorda., nel caso di accoglimento deI
ricorso,
qllesto rigetto, soltanto se' puo' sindaca.re liberam6II:te
la contestazione e non anche se si tratti d'un ricorso basato
sufi'art. 4 CF.
Bei staatsrechtlichen Beschwerden wegen Verwnigerung
von' Rechtsöffnung, bei denen dem Bundesgericht freie
'Oberprüfungzusteht, wird bei Gutheissung . der Be-
schwerde die
Sache nicht zur AusfäUung eines neuen Ent
scheides an die kantonalen Instanzen zurückgewiesen,
sondern bei
klarer Rechtslage die Rechtsöffnung mit dem
Entscheid über die Beschwerde erteilt, so bei Beschwerden
aus Art. 61 BV, wo das Bundesgericht bei Verweigerung
der Rechtsöffnung für ein ausserkantonaIes Urteil übet
die richtige oder unrichtige Anwendung der Art. a und 81
SchKG zu befinden hat (BGE 38 I 506 und die dort ge-
nannten früheren Urteile; 42 1101; 53 164 Erw. 5, 71127
Erw. 6), ferner bei Beschwerden wegen Verletzung einer
konkordatsmässigen Vollstreckungsverpfiichtung (BGE
I 447, 54 1 31, 130) oder eines staatsvertraglichen Voll-
streckungsanspruchs (BGE 39 I 632, 57 I 438 .Wo,wie
bei Verweigerung der Rechtsöffnung für ein im Kanton
selbst erlassenes Urteil bloss zu prüfen ist, ob die Verwei-
gerung der Rechtsöffnung Art. 4 BV verletzt, steht der
Gewährung derselben durch das Bundesgericht selbst der
grundsätzlich kassatorische Charakter der staatsrecht-
lichen Beschwerde aus Art. 4 BV entgegen (BGE 69 I 150
Erw. 1). In diesen FäDen ist nach der neuern Rechtspre-
chung
des Bundesgerichts, auch bei im übrigen klarer
Rechtslage, die Sache bei Begründetheit der Beschwerde
zu neuer Entscheidung an die kantonale Instanz zurück-
zuweisen (Urteil vom 29. Januar 1945 i. S. Consorzio
stradaforestaJ,e
Locamo-Monti, nicht veröffentlicht). Das
gegenteilige Urteil in BGE 57 I 266 ist dadurch überholt.
Auf die Beschwerde ist daher insoweit nicht einzutreten,
Organisation der Bundesrechtspfiege. N0 20.
lsdamit verlangt wird, das Bundesgericht habe fm qie
Beträge, für die die Rechtsöffnung zu Unrecht verweigert
wurde, die verlangte Rechtsöffnung selbst zu' bewilligen.
20. Extralt de 1'8l'l' t du 15 avril UMS dans la. cause Societe des
cafetiers ct restaurateurs du canton de Geneve oontre ConseB
d'Etat du eanton de Geneve.
Qualite pour agir par la ooie du reoour8 de droit public (art. 4 at
32 quat. CF; art. 88 OJ).
Lee aubergistes et .leurs associations professionnelles n'ont pas
qualite pour attaquer par la voie du recours da droit public,
en alleguant l'absence da besoin,la decision par laquelle l'autO-
rite cantonale accorde la patente pour l'ouverture d'une nou-
velle auberge (changement de jurisprudenee).
Legitimation zur 8taat8rechtliehen Beschwerde (Art. 4 und 32 quater
BV, 88 OG).
Wirte und Wirteverbände sind nicht legitimiert, die Erteilung des
Patentes für einen neuen Wirtschaftsbetrieb mit der staats-
rechtlichen Beschwerde wnn willkjirlicher Annahme eines
Bedürfnisses anzufechten (Äilderung der Rechtsprechung).
Ve8Ie per in'terporre Moor80 di diritto pubblico (art. 4 a 32 quat. CF;
art. 88 OGF).
Gli albergatori' e le loro associazioni professiona.li nOn hanno veste
per impugna.re medinte ricorso di diritto pubblico, allegando
l'assenza d'un bisogno. la decisiona con la qua.le l'autoritA
cantonala accorda la patente per l'apertura d'un nuovo risto-
.-ante
(cambiamento di giurisprudenza).
Resume des faits :
La 4 janvier 1946, 1e Conseil d'Etat du canton de Geneve
a autOrise la Societ6 ooopemtive suissede oonsommation
8. ouVrir un restaurant populaire et a servir des boissons
aloooliques aux personnes qui prendront le dejnuner ou
le diner, mais cela exolusivement aux henres de ces deux
repas .
Contra cette deoision, la Soci6M des cafetiers etrestau-
rateurs du ca.nton de Geneve a forme un reoours de droit
publio. Elle allegue que le Conseil d'Etat aurait applique
arbitrairement la loigenevoise, selon laquelle l'ouverture
de nouveaux debits de boissons aloooliques ne peut etra
7 AS 72 I -1946
98 Staatsrecht.
autorisee que si le nombredes etablissements dumeme
genre deja existant dans la 10calite, la oommune ou le
quanier peut etre augmente sans inoonvenient .
OonsuUrant en droit :
- -D'apres le texte franr;ais de l'art. 88 OJ, seul
celui qui
est lese )) par un amte ou une decision a qualite
pouragir par la voie du reoours de droit publie. TI faut
meme, selon les termes expres du texte allemand, que
l'amte ou la decision attaques lesent le reoourant da.ns ses
droits ( Rechtsverletzungen ), e'est-a-dire qu'ils l'at-
teignent dallS ses interets personnels juridiquem.ent pro
teges. Tel etait du reste le eas deja sous l'empire da l'art. 178
eh. 2 de l'ancienne loi d'organisation judieiaire, . dont les
termes se
retrouvent dans l'art-. 88 actuel avec une simple
modifica.tion de forme (Message du 9 fevrier 1943 a l'appui
d'une nouvelle 10i d'organisation judiciaire, FF 1943 I
p. 146; RO 27 I 492; 46 I 477; amt Wirteverein des
Kantons Schwyz et oonsorts, du 4 juin 1945, non publie).
TI ne suffit donc pas que la decision attaqueelese des i:n:te-
rets auxquels le droit n'acoorde aucune sanction (interets
purement eoonomiques ou moraux, par exemple). En
outre, ceJui qui n'est pas atteint dans ses interets per-
sonnels et n'invoque que l'interet general n'a pas davan-
tage qualite pour agir (RO 56 I 159, oonsid. 4 ; 59 I 77 ;
69 I 19, consid. 2 notamment).
D'apres la jurisprudence du Tribunal federal, les per-
sonnes dont la profession ne peut etre exercee saus auto-
risation des pouvoirs publics etaient jusqu'ici admises a
attaquer par la voie du reoours de droit public l'autori-
sation acoordee a des tiers (RO 33 I 16, oonsid. 3 ; 34 I 473).
Dans
un arret du 15 novembre 1940,le Tribunal federa.I
a
releve cependant une certaine oontradiction entre tes
principes rappeles plus haut et cette jurisprudence (RO 66 I
263).
En effet, celle-ci ne peut pasetre maintenue, en tout
cas dans la mesure OU elle touehe a l'applieation des reg es
qui subordonnent l'ouverture da nouvelles auberges a.
Organisation der Bundesrechtspdege. N° 20.
l'existence d'un besoin: C'est uniquement afin de oom-
battre l'alooolisme que la Constitution federale (art. 31
lit. e et 32 quat.) autorise les cantons a faire etat du
besoin pour limiter le nombre des auberges. Les regles
de 1a. Iegislation ca.ntonale prevoyant une teIle limitation
ne sauraient servir a d'autres fins. En particulier, elles ne
doivent pas servir a limiter la libre ooncurrence entre les
tenaneiers de
cafes ou d'auberges (RO 59 I 112; 61 I
162 ss.). Il ne peut demc s'agir la quede regles edietees
exclusivement dans l'interet public. Or le reoours de droit
public n'est pas ouvert au citoyen pour sauvegarder cet
interet.
L'association
que les ca.fetierset restaurateurs du canton
de Geneve ont fondee afin de defendre leurs interets pro-
fessionnels a bien,
en principe, qualite pour agir a cet
effet par la voie du reoours de droit public (RO 28 I 240 ;
33 I 16, consid. 3 ; 54 I 146). Mais ce n'est que dans les
limites
tracees par la loi, c'est-a-dire (art. 88 OJ) a eon-
dition que ses membres soient
leses au sens de cette
disposition legale. Or tel n'est preeisement pas le cas en
l'espece, puisque seul l'inMret general est en jeu. La pre-
sent reoours est done irrecevable dans la mesure ou il est
fonde sur l'art. 5 eh. 3 de la 10i genevoise du 12 mars 1892
relative
aux auberges, debits de boissons et autres etablis-
sements analogues.
2 et 3. -.....