Strafgesetzbuch. N° 34.
oder Tötungsdelikt '(Art. lll ff.) vor. Zum Raufen
gehört begriffsnotwendig, dass Stösse, Schläge u. s. f,
hm-und zurückgegeben werden. Man kann nicht mit
einem raufen, der sich nicht darauf einlässt, sondern passiv
bleibt
oder den Angriff bloss abwehrt. So wird das Wort
raufen im täglichen Leben verstanden, und es ist nicht
ersichtlich, dass damit in Art. 133 StGB etwas anderes
gemeint wäre.
Der Beschwerdeführer beruft sich auf den Wortlaut
dieser Bestimmung, wonach straflos bleibe, wer bloss
abwehre oder die
Streitenden scheide. Das wäre nach
seiner Auffassung unverständlich, wenn der Vorsatz,
aktiv mitzumachen, zum Begriff des Raufhandels gehörte;
denn wer bloss abwehre oder die Streitenden scheide,
wäre dann gar nicht am RaUfhandel beteiligt )). Hierin
liegt eine petitio principii. Allerdings ist nach dem Wort-
laut von Art. 133 am Raufhandel an sich auch beteiligt,
wer bloss
abwehrt oder scheidet. Aber die Beteiligung
am Raufhandel setzt voraus, dass ein solcher überhaupt
vorliegt, und das ist nach dem Gesagten eben dann nicht
der Fall, wenn der Angegriffene oder die Angegriffenen
passiv bleiben oder bloss abwehren. Der Nachsatz c sofern
er nicht bloss abwehrt oder die Streitenden scheidet))
bezieht sich
auf Fälle, wo auf jeder Seite mindestens
einer
aktiv an den Tätlichkeiten teilnimmt, während
andere bloss abwehren oder die Streitenden zu trennen
suchen.
Richtig ist hingegen, dass die ratio, welche zur Auf-
stellung
von Art. 133 geführt hat, nämlich die Schwierig
keit, bei Verletzung oder Tötung eines Beteiligten den
Urheber festzustellen, auch dann zutreffen kann, wenn
zwar die angegriffene Seite sich passiv verhalten hat, auf
der Seite der Angreifer aber mehrere Personen beteiligt
sind. Die
ratio ist jedoch für die Auslegung einer Straf-
bestimmung nicht allein massgebend. Sie . edaubt nicht,
Fälle darunter zu subsumieren, die nach dem allgemein
anerkannten Wortsinn nicht darunter fallen.
Strafgesetzbuch. N 35.
Wo zwei oder mehrere Personen einen Dritten oder
Dritte in einer Weise angreifen, dass die angegriffene
Partei nicht zum Dreinschlagen kommt, wird man es
übrigens regelmässig
mit einem verabredeten Überfall zu
tun haben, bei dem die einzelnen Angreifer als Mittäter
beteiligt sind. Dann werden sie trotz alleiniger Anwend-
barkeit der Bestimmungen über Körperverletzung oder
Tötung zum mindesten nicht milder bestraft werden, als
wenn Raufhandel vorläge und infolgedessen Art. 133
allenfalls
mitanwendbar wäre. Das zeigt auch der vor-
liegende Fall.
Ebensowenig
spricht für die Auffassung des Beschwerde-
führers, dass
Raufhandel von Amtes wegen, einfache
Körperverletzung (Art. 123
StGB) nur auf Antrag ver-
folgbar
ist. Gerade dann, wenn der Verletzte selber nicht
tätlich geworden ist und deshalb von der Eröffnung
eines
Strafverfahrens über den Vorfall nichts zu befürch-
ten hat, wird er den Strafantrag stellen, während dort,
wo alle am Kampf aktiv beteiligt waren, ein Antrag
normalerweise weniger zu erwarten ist und sich daher
angesichts der Gefährlichkeit solcher Schlägereien die
Verfolgung
von Amtes wegen rechtfertigt.
2. -Hat somit die Vorinstanz den Tatbestand des
Raufhandels mit Recht verneint, so kann dahingestellt
bleiben, ob
und wie weit andernfalls Art. 133 neben Art
123 in Idealkonkurrenz anwendbar wäre.
Demnach erkennt der Kassationshof:
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.
35. Arrnt de la Cour de cassation plinale du 19 mai 1944
dans la cause Aygalenq
contre Ministere public du Canton de Geneve.
- Le pou.rvoi en nu,llite est recevable contre les prononces de
la ju,ridiction cantonale su,perieure qui renvoient la cause au,x
premiers juges, et cela aussi sur les points ou le jugement de
premiere instance a ete oonfirme. Art. 268 PPF.)
9 AS 70 IV -1944
Strafgesetzbuch. N° 35.
2. L'article 143 CP etablit pou.r la soustraction de choses mobi-
lieres, y compris le vol d'usage, Uil ysteme ac!ieve de repre8 iOn
qui ne laisse place a aumme reglementat1on cantonale au
tjtre de contravention:
- Gegen Entscheide der obem kantonalen Instanz, welche die
Sache an den erstinstanzlichen Richter zurückweisen, ist die
Nichtigkeitsbeschwer?-e zulnsig, und ar a h in Punktnn,
in welchen das erstmstanzhche Urteil bestätigt worden ISt
(Art. 268 BStrP).
- Art. 143 StGB schliesst für die Entziehung beweglicher Sachen,
inbegriffen den Gebrauchsdiebstahl, ruw System von Straf-
normen ab und lässt dem kantonalen Ubertretungsstrafrecht
keinen Raum.
- Il ricorso per cassazione e ammissibile contro le sentenze
della giu.risdizione cantonale su.periore ehe riniandano la
causa ai primi giu.dici, anche su.i punti in cui il giudizio di
prima istanza e stato confermato (art. 268 PPF).
- L'art. 143 CP stabilisce per la sottrazione di cose mobili,
compreso il fu,rto d'uso, un sistema completo di repressione
ehe non lascia adito alla legislazione cantonale.
A. -Le recourant a passe la nuit du 24 au 25 decembre
1943 dans la ville de Geneve. Vers onze heures du soir,
il se trouvait dans un groupe de personnes qui faisaient
du tapage. A l'arrivee d'une patrouille de police, elles se
disperserent.
Le recourant, qui etait ivre, enfourcha la
bicyclette d'un tiers et tenta de s'enfuir. II fut rejoint
et mene au poste de police.
La Cour correctionnelle de Geneve a condamne le
recourant a un mois d'arrets .avec sursis pendant cinq
ans, en vertu de l'art. 37, 48 de la loi penale genevoise
du 20 septembre 1941 punissant c ceux qui, sans avoir
l'intention de se l'approprier, auront sans droit utilise
une chose mobiliere appartenant a autrui . La Cour a
estime
que les art. 137 et 143 CPS n'etaient pas applicables,
faute d'intention du prevenu de se procurer un enrichis-
sement illegitime et fäute de dommage cause au proprie-
taire de la bicyclette, lequel n'a du reste pas porte plainte.
Les juges
ont admis une responsabilite restreinte du
prevenu (art. 11 et 263 CPS).
B. -Le condamne s'est pourvu a la Cour de cassation
du Canton de Geneve en reprochant a. la Cour correc-
Strafgesetzbuch. N:o 35.
tionnelle: 1° de l'avoir condamne pour vol d'usage
alors qu'il etait prevenu de vol de bicyclette ; 2° d'avoir
applique l'ar1L 37 48 de la loi genevoise, qui est incon-
ciliable avec l'art. 143 CPS ; 3° d'avoir applique l'art.
263 CPS.
Le 29 mars 1944, la Cour a rejete les deux premiers
moyens invoques
par le recourant, mais admis le troisieme
moyen
et renvoye la cause aux premiers juges pour qu'ils
statuent a nouveau.
0. -Aygalenq a interjete un pourvoi en nullite aupres
de la Cour de cassation penale du Tribunal fäderal. 11
attaque l'arret de la Cotu de cassation cantonale ( en
tant seulement qu'il a declare que le recourant pouvait
etre condamne pour vol d'usage en vertu de l'art. 37
48 de la loi penale genevoise, a l'exclusion de l'a.rt. 143
CPS. Selon le recourant, le legislateur cantonal n'avait
point pouvoir de reprimer le vol d'usage, le Iegislateur
föderal
n'ayant pas en cette matiere laisse une lacune a
combler par les cantons. Le recourant conclut en conse-
quence a l'annulation de l'arret attaque et a.u renvoi de
la cause a la .. iuridiction cantonale pour que celle-ci statue
en vertu de-. art. 143 CPS exige l'existence d'un
dommage et le depot d'une plaiht. .
Oonsiderant en droit :
- -L'arret attaque est un t( jugement de derniere
instance selon l'art. 268 PPF tel que la jurisprudence
l'a interprete (RO 68 IV l13). Car, du moment que le
pourvoi
en nullite est recevable contre les arrets qui
renvoient
la cause aux premiers juges pour qu'ils statuent
a nouveau, lorsque ce renvoi a des motifs tires du droit
fäderal, il doit etre recevable non seulement sur les points
ou le jugement de premiere instance a ete infirme, mais
aussi
sur ceux ou il a ete confirme et ou il est devenu
definitif
pour les juridictions cantonales. Dans l'une comme
dans l'autre hypothese, ce serait, en. e:ffet, prolonger
sans raison
la procedure que d'obliger l'interesse d'attendre
132 Strafgesetzl:iuch. No 35.
les nouveaux prononces avant de saisir le Tribunal fäderal
(arret cite p. 114).
2, -L'art. 143 CP.punit de l'emprisonnement ou de
l'amende celui qui, sans dessein d'enrichissement, sous-
trait une chose mobiliere a l'ayant droit et lui cause
ainsi un dommage. Ce delit ne se poursuit que sur plainte.
Les premiers juges ont declare cet article inapplicable
vu l'absence de dommage et de plainte. Ils se sont en
consequence fondes sur l'art. 37 48 de la Ioi penale ge-
nevoise. Mais
l'applicabilite de cette disposition depend
d'abord du pouvoir du canton de l'edicteur en vertu de
l'art. 335 eh. 1 CP, malgre la reglementation de la matiere
par l'art. 143 CP.
L'arret RO 68 IV 40 definit la competence laissee aux
cantons pour reprimer certains actes au titre des contra-
ventions. II exclut ce pouvoir lorsque la reglementation
fäderale est compiete, qu'elle embrasse toute la matiere
et l'epuise. II l'admet en revanche lorsque le Iegislateur
fäderal
n'a pas regle un domaine du droit penal ou ne
l'a reglß qu
en partie, soit qu'il n'ait retenu et declare
punissables que certains faits, soit qu'il ait laisse sub-
sister exceptionnellement et intentionnellement des lacunes
dans son systeme a:fin de permettre aux cantons de repri-
mer tel ou tel acte selon leurs conceptions particulieres
sur sa punissabilite.
L'article 143 CP appartient aux -dispositions qui ne
laissent pas place a la Iegislation cantonale. En adoptant
cet article, le Iegislateur föderal a comble lui-meme une
lacune souvent ressentie dans le systeme des infractions
contre la propriete et qui existait entre le vol, les detour-
nements et l'abus de con:fiance d'une part et les dommages
a la propriete d'autre part. On ne voit pas quelles lacunes
il aurait pu volontairement creer. Dans ce compartiment
du droit penal, les conceptions sur la punissabilite ne sont
pas tres differentes, notamment quant au vol d'usage J.
II n'y avait donc aucun motif de faire une breche dans
le systeme acheve des regles de repression. Au contraire,
Strafgesetzbuch. N° 35. 133
il y a tout lieu d'admettre qu'en edictant l'art. 143 CP
le Iegislateur föderal a entendu etablir pour les soustrac
tions de choses mobilieres, y compris le furtum usus ,
un ensemble de principes complets, exclusifs et uniformes
pour tout le territoire de la Confederation. Dans l'art.
143, il a range la soustraction d'une chose mobiliere,
lorsqu'elle
est commise sans dessein d'enrichissement, au
nombre des delits, en exigeant pour la repression l'exis-
tence d'un dommage et le depöt d'une plainte. S'il avait
voulu punir au titre des contraventions les faits non dom-
mageables, il n'eut pas manque d'inserer dans le code
une disposition en ce sens. II ne l'a pas fait. Et sa volonte
de ne pas frapper ces cas de sanctions penales se mani-
feste au second alinea de l'art. 143 ou il prevoit l'amende
pour les cas de tres peu de gravite . Le silence de la loi
ne saurait ainsi etre quali:fie de lacune voulue, autorisant
les cantons a reprimer comme contraventions des sous-
tractions qui ne causent aucun dommage. Au reste,
lorsque le Iegislateur föderal a range dans les elements
constitutifs d'une infraction un facteur de gravite -par
exemple l'existence d'un dommage -, il indique par Ia
que la punissabilite -de l'acte depend de ce facteur et
qu'il veut exclure la repression penale lorsque cet element
manque. S'il en etait autrement, il serait loisible au
Iegislateur cantonal de creer des infractions en marge
du droit föderal en' omettant tel ou tel element qui est
constitutif du delit selon la definition du legislateur fäderal.
Admettre une lacune dans l'art. 143 autoriserait au
surplus les cantons a prevoir dans le cas le moins grave
une simple contravention et a la reprimer d'office alors
que le
droit fäderal ne prevoit la poursuite du cas plus
grave, a savoir du delit, que s'il y a plainte. Ce resultat
serait absurde ; il ne peut avoir ete voulu par le Iegislateur
federal.
Meme
si l'on considere specialement le vol d'usage et
notamment celui d'un cycle, la reglementation du Iegis-
lateur föderal ne presente pas de lacune sensible, car les
Strafgesetzbuch. No 36.
cas ou pareille soustraction ne causera aucun dommage
quelconque
au proprietaire du vehicule seront tres rares
et alors, vraisemblablement, de si minime importance
qu'u'ne poursuite penale ne s'imposerait pas.
Fante de lacune a combler, l'art. 37 48 de la loi penale
genevoise se revele incompatible avec l'art. 143 CPS. II
a donc ete applique a tort dans le cas particulier.
Par ces motifs, le Tribunal f6Jhal
Admet le recours, annule l'arret cantonal en tant qu'il
est attaque et renvoie la cause a la juridiction cantonale
pour qu'elle statue a nouveau en tenant compte de l'incom-
patibilite de l'art. 37 48 de la loi penale genevoise a"'."ec
le droit penal föderal.
36. Urteil des Kassationshofes vom 22. September 1944 i. S.
Weber gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zug.
Gewerbsmässig handelt auch, wer durch die wiederholte Begehung
der Tat ein Erwerbseinkommen nicht sich selbst, sondern
einem Dritten verschaffen will.
Fait aussi metier d'u.ne infraction celui qui par la repetition de
l'acte ne veut passe procurer des ressources a lui-meme, mais
veut en procurer a u.n tiers.
Fa mestiere d'un' infrazione anche colui ehe, ripetendo l'atto,
non vuole procurare un introito a se snesso, ma ad un terzo.
A. -Johann Weber, der auf Rechnung seines Vaters
in Menzingen ein landwirtschaftliches Heimwesen bewirt-
schaften hilft, setzte der in die Käserei gelieferten Milch
von Mitte Mai bis 10. Juni 1941, während vierzehn Tagen
im Oktober 1941 und vom Juli bis 31. August 1942 Wasser
zu, 11 damit es einen grösseren Milchzahltag gebe ll. Am
26. Juni 1944 verurteilte ihn daher das Strafobergericht
des
Kantons Zug wegen gewerbsmässiger Milchfälschung
(Art. 153 Abs.
2 StGB) zu anderthalb Monaten Gnfangnis,
bedingt vollziehbar, und zu hundert Franken Busse und
Strafgesetzbuch. N° 36.
verfügte, dass das Urteil im Amtsblatt des Kantons Zug
zu veröffentlichen sei.
B. -Der Verurteilte ficht dieses Urteil mit der Nich-
tigkeitsbeschwerde
an. Er beantragt, es sei aufzuheben
und die Sache sei an die Vorinstanz zurückzuweisen,
damit sie bloss Art. 153 Abs. 1 StGB anwende. Nach
seiner Auffassung ist das Merkmal der Gewerbsmässigkeit
der Milchfalschung nicht gegeben, weil der unrechtmässige
Gewinn
aus dem Verkauf der Milch nicht ihm, sondern
seinem
Vater als Inhaber des Betriebes zugekommen sei.
C. -Die Staatsanwaltschaft des Kantons Zug bean-
tragt die Abweisung der Nichtigkeitsbeschwerde.
Der Kassationshof zieht in Erwägung :
Gewerbsmässig handelt, wer die Tat wiederholt begeht,
in der Absicht, zu einem Erwerbseinkommen zu gelangen
(BGE
70 IV 16). Diese Rechtsprechung geht vom Nor-
malfall aus, wo der Täter den Erwerb sich selber ver-
schaffen will.
Wie es zu halten ist, wenn er den Gewinn
ausschliesslich einem
Dritten zuhält, wurde bisher nicht
entschieden. Indessen ist auch in diesem Falle die Gewerbs-
mässigkeit gegeben.
Sie qualifiziert das Verbrechen oder
Vergehen nicht wegen der egoistischen Beweggründe, auf
die sie in der Regel zurückgeht, sondern weil der Täter
die strafbare Handlung überhaupt als Mittel zur Erzielung
von Einnahmen, gleichgültig ob für sich oder für einen
andern, betrachtet und dadurch die dem Gewerbebetrieb
eigene
Bereitschaft offenbart, gegen unbestimmt viele zu
handeln, wo immer sich passende Gelegenheit bietet.
Diese Bereitschaft, in Verbindung mit der Absicht, das
Verbrechen oder Vergehen
für jemanden zur Verdienst-
quelle
zu machen, lässt den Täter, der sich wiederholt
vergeht, als besonders strafwürdig erscheinen.
Es wäre
z. B. nicht gerechtfertigt, die Dirne, welche sich öffent-
lich
zur entgeltlichen Unzucht anbietet, bloss dann zu
bestrafen, wenn sie den Lohn für sich behält, und nicht
auch dann, wenn sie ihn einem Zuhälter abliefert; im