Ob1igationenreoht. N° 49.
den, wie die im gleichen Zusammenhang aufgeführten
Miet-,
Pacht-und Kapitalzinse und haben, wenn der
Schuldner seiner Zahlungspflicht nicht nachkommt, nicht
ene fortschreitende Erschwerung seiner finanziellen Lage
zu Folge, wie dies bei den genannten Zinsleistungen, sowie
z. B. bei Rentenleistungen, der Fall ist.
Anders verhielte es sich,
wenn die Kapitalabzahlungen
als
Annuitäten im Sinne des Schuldbetreibungsrechts
(BGE
63 III 127) ausgestaltet wären, d. h. wenn sie zu-
sammen mit dem Zins in einem einheitlichen Betrag zu
entrichten wären; dann würde die oben erwähnte Über-
legung auch auf sie zutreffen, da der Gesamtbetrag der
angehäuften Annuitäten die ursprüngliche Schuld über-
steigen könnte (so
auch BECKEB, N. 3 zu Art. 128 OR).
Mit solchen Annuitäten hat man es aber im vorliegenden
Falle nicht zu tun, da nach der Vereinbarung vom 1. Mai
1931 die Zinsen wie bisher am 20. Februar, 20. Mai, 20. Au-
gust und 20. November zu entrichten waren, die Abzah-
lungen dagegen völlig unabhängig davon jeweils-am 1.
jedes
Monats.
Gegen eine Unterstellung der gewöhnlichen Abschlags-
zahlungen
unter den Begriff der periodischen Leistung
spricht sodann auch die Überlegung, dass es mangels einer
gesetzlichen
Grundlage :graktisch überhaupt nicht möglich
wäre, mit Sicherheit zu bestimmen, von welcher Anzahl
von Raten an die kurze Verjährungsfrist zur Anwendung
zu gelangen
hätte. Bei einem Darlehensvertrag, nach dem
die Darlehenssumme vön Fr. 10,000.-in zwei Raten zu
Fr. 5000.-zurückzuerstatten ist, würde wohl kaum
jemand ernsthaft behaupten wollen, dass man es mit einer
periodischen Leistung
im Sinne von Art. 128 Ziffer 1 OR
zu tun habe; dafür aber, ob solche schon anzunehmen
wären
bei 5 Raten zu Fr. 2000.-oder erst bei 10 zu je
Fr. 1000.-, würde jedes sachlich begründete Kriterium
fehlen.
4. -Gelangt somit für die im Vertrag vom 1. Mai 1931
vereinbarten Ratenzahlungen die Verjährungsfrist von
Obligationenreoht. N° 50.
zehn Jahren zur Anwendung, so ist die Verjährungseinrede
der Beklagten unbegründet. Denn wie nicht bestritten ist,
erfolgte die
letzte Ratenzahlung am 9. Juni 1932. Da sie
nach Art. 135 Ziffer 1 OR eine Unterbrechung der Ver-
jährung bewirkte und eine neue zehnjährige Verjährungs-
frist
in Lauf setzte, erfolgte die Betreibung vom 1. Juni
1942 noch vor Eintritt der Verjährung.
5. -Die
vertraglichen Zinsen von 6 % von der Haupt-
schuld von Fr. 7000.-dagegen unterliegen unzwnifelhaft
der fünf jährigen Verjährungsfrist des Art. 128 Ziffer 1 OR.
Sie sind also, soweit sie früher als fünf Jahre vor dem
-
Juni 1942, also vor dem 1. Juni 1937 fallig geworden
sind, verjährt.
Das früheste von der Verjährungsunter-
brechung
vom 1. Juni 1942 erfasste Zinsbetreffnis ist also
das am 20. August 1937 fällig gewesene, das den Zeitraum
vom
-
Mai bis 20. August 1937 betraf. Da die Kläger nur
5 % Zins seit 1. Juni 1937 beanspruchen, ist ihre Forderung
in übereinstimmung mit der Vorinstanz zu schützen.
Demnach erkennt das BttMe8gericht :
Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des Ober-
gerichts des Kantons Zürich vom 5. Mai 1943 wird bestä-
tigt.
-
Anat de Ja De Seetion civße du 11 Juin 1943
dans Ia cause MartinagHa contre epoux Taillens.
DonatWn par "oie de stipulation pou'l' autrui.
-
Le donataire doit acceptel' Ia. donation du vivant du donateur.
L'acceptation peut-elle emaner du cocontractant ,du donateur
et stipulant, corlifue garant d'affaires du donätäJre ?
-
Donation entre vifs et donation A cause de mort. Le foot que
les interets de la crea.nce donn ! sont paya.bles a.u donateur
durant sa. vie et que le remboursement du ca.pital ne peut
etre denonoo par le donataire qu'au decE!s da l'usufruitier
n'est pas inoompatible avec I'hypothese d'nne donation entre
vifs.
Schenkung durch Vertrag zUg'Unmm Dritter.
-
Die Schenkung muss zu Lebzeiten des Schenkers angenommen
werden. Kann dies durch einen Dritten geschehen, der a.ls
Geschäftsführer des Beschenkten die Vereinbarung mit dem
Schanker trifft 7
20 AB 69 II -1943
-
Schenkung unter Lebeftden; Schenkung von Todes wegen. Der
erste Fall kann auch dann vorliegen, wenn die Zinse der ge
schenkten Forderung 4em Schenker zukommen sollen, solarige
er lebt, und der Beschenkte erst nach dem Hinscheid des
Nutzniassers zur Kündigung des Kapitals berechtigt sein soll.
Donazione mediante contrattQ a jaoore di teni.
-
TI donatario deve accettare la donazione mentre il donante e
in vita. Quast' accettazione pub essere fatta da un terzo che
come gestore d'affari deI donatario, stipula il contratto coi
donante t
-
Donazione tra vivi e donazione a cau,sa di morte. TI fatto ehe
gli interessi deI credito dato in donazione siano pagabili sI
donante finche e in vita e che il rimborso deI capitale pub
essere chiasto dal donatario soltanto aUa morte dell'usuf1:u.t-
tuario non e incompatibile con una donazione tra vivi.
A. -Mathilde Martinaglia, soour du demandeur Luigi
Martinaglia,
est nee en 1879. Des son enfance, elle a
eM en relations suivies avec ,1es parents du defendeur
Charles Taillens, qui
habitaient la meme maison qu'elle.
Les relations
ont continue apres le mariage du defendeur ;
d
lle
Martinaglia considerait le menage Taillens-Chappuis
comme
sa seconde famille. A plusieurs reprises, des 1935,
elle a declare aux defendeurs . qu' elle voulait leur faire
un don important.
En juin 1935, elle preta la somme de 25000 fr. a.
H. GOttofrey, pharmacien a. Romont, lequel signa la recon-
naissance de dette suivante dont le tene avait eM redige
par le notaire Kaesermann.
Reconnaissance de dette.
Moi soussigne, Henri Gottofrey, pharmacien a. Romont
(Fribourg), recorinais devoir a. M. et Mme Charles Taillens-
Chappuis, architecte, Av. Dickens 10, a. Lausanne, con-
jointement entre eux, la somme de vingt-cinq mille francs
(25000 fr.) valeur renlUe a. satisfaction.
L'interet de cette somme court des aujourd'hui au taux
annuel de 4 %. Cet interet sera payable a. Wie Martinaglia,
negociante,
rue de Bourg 16, a. Lausanne, durant la vie
de
cette derniere.
Le remboursement du capital pourra etre denonce par
moi en tout temps et par les creanciers seulement apres
le deces de l'usufruitiere, WIe Martinaglia prenommee,
moyennant un avertissement de 6 mois.
Pour s-ureM de mes engagements, j'oblige la generaliM
de mes biens.
Lausanne, le
20 juin 1935.
(sig.)
H. Gottofrey .
En janvier 1941, dlle Martinaglia fit venir ie defendeur
Taillens chez elle' et lui annon9a qu'elle lui donnait ainsi
qu'a. sa femme cette reconnaissance de dette. Elle lui
remit le titre. Le defendeur accepta et emporta la piece.
A son retour chez lui, il raconta a. sa femme ce qui s'etait
passe et 1ui montra 1a reconnaissance de dette Gottofrey.
Tant le defendeur que .sa femme firent part de cette
donation au notaire, en s'informant s'lls devaient en tenir
compte dans leurs declarations fiscales ou si c'etait l'usu-
fruitiere, d
lle
Martinaglia, qui etait sou mise a. l'impöt.
Apres la mort de cette derniere, survenue le 30 avril1941
le defendeur remit 1a reconnaissance de dette a. 1a Justice
de
paix en exposant les circonstances dans lesquelles
elle lui
avait eM donnee. La creance contre Gottofrey
n'a eM mentionnee que pour memoire dans l'inventaire de
l succession de d
lle
Martinaglia, devo1ue ab intestat a.
son frere, le demandeur Luigi Martinaglia.
B. -Celui-ci a ouvert actiop. contre 1es epouxraillens
en conc1uant a. ce que 1a reconnaissance de dette Gotto-
frey de 25000 fr. soit dec1aree nuUe en tant qu'elle designe
les defendeurs comme creanciers, et a. ce qu' en consequence
le demandeur, unique heritier de d
lle
Martinaglia, soit
substitue comme creancier aux epoux Taillens dans les
droits
derivant de 1a reconnaissance.
Les
defendeurs ont conclu a. liberation des fins de 1a
demande.
La Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a rejete
I 'action.
O. -Le demandeur recourt an reforme contre cet amt
en reprenant ses conclusions.
Obligationenreoht. N° 60.
Oonsiderant en droit :
:La volonM de d
lle
Martinaglia de donner aux epoux
Taillens la creance de 25 000 fr. contre H. Gottofrey est
certaine, et au fond le demandeur lui-meme ne la met
pas en doute. Ce qu'll pretend, c'est que cette volonte
evidente
et declaree ne s'est pas realisee en droit, soit
que le mode de donner n'ait pas ete reguller, soit que la
donation elle-meme ne soit pas venue a chef, soit que les
formes voulues
n'aient pas ete observees. Mais ces moyens
sont depourvus de tout fondement.
a) Le demandeur s'attache d'abord a. demontrer que
l'acte du 20 juin 1935 est un acte simule, car c'etait
d
lle
Martinaglia qui etait creanciere de Gottofrey et non
pas les epoux Taillens, comme le porte l'acte. Mais II n'y
a la en rien simulation. Sans doute c'est bien d
lle
Marti-
naglia qui avait prete les 25000 fr., mais au lieu de stipuler
ootte somme restituable
a elle-meme, elle a stipuIe qu'elle
devrait etre remboursee aux epoux Taillens ; le debiteur
ya consenti et s'est par consequent reconnu debiteur des
epoux Taillens et non de d
lle
Martinaglia. Les parties 8.
l'acte ont voulu et fait une stipulation pour autrui; la
validite d'une teIle operation est expressement consacree
par l'art. 112 CO.
La stipulation pour autrui peut servir 8. diverses fins.
II est possible que le stipulant se constitue une crea.nce
contre le tiers, qui davient ainsi comptable envers lui de
la somme qu'll aura toucheedu promettant (causa credendi).
II est possible aussi que le stipulant entende s'acquitter
d'une dette qu'll avait envers le tiers et qui se trouvera
eteinte a concurrence de la somme que ce dernier touchera
en vertu de la stipulation (causa solvendi). Mais il est
possible aussi que le stipulant ait l'intention de faire une
donation au tiers (causa donandi). Le CaB est frequent;
c'est celui notamment du dept sant qui constitue en bauque
un camet d'epargne en faveur d'un parent ou ami ; l'eta-
blissement de credit se reconnait debiteur envers ce tiers
da la somme qu'il a renme du deposant. Personne ne songe-
rait 8. voir la un acte simule. Or la reconnaissance de
dette de Gottofrey en faveur des epoux Taillens n'est
rien d'autre.
b) Ce qui est exact, c'est que si la stipulation pour
autrui sert a faire une donation, celle-ci suppose, pour
etre valable, un accord de volonte entre le donateur et
le donataire (RO 42 II 59, 45 II 145, 49 II 97, 52 II 288,
64 II 360). Lors donc que la stipulation pour autnti a
eu lieu a l'insu du donataire, elle n'est encore qu'un acte
preparatoire ; la donation ne sera parfaite qu'apres qu'elle
aura ete pnrtee a la connaissance du donataire et acceptee
par Iui, et cette acceptation devra necessairement etre
acquise du vivaut du donateur (qu'll s'agisse d'ailleurs
d'une donation entre vifs ou d'une donation a cause de
mort).
La Tribunal federal en a ainsi juge a diverses
reprises
(RO 42 II 58 ss, 49 II 97 ss ; cf. v. TUHR, Partie
generale, II p. 640, F. GUISAN, Recherches theoriques de
la limite entre le contrat et l'acte a cause de mort, p. 45
ss notamment 49 s.) II peut donc arriver que la volonte
certaine
du donateur de faire une liberalite demeure
sans efiet, faute
par lui d'avoir communique son intention
au donataire. Dans cette eventualite, certains admettent,
pour sauver la donation, que l'acceptation puisse valable-
ment emaner du cocontractant du donateur en sa qualite
de gerant d'affaires du donataire (en ce sens, Reichs-
gericht
88, p. 137 ; 106, p. 1). Mais cette difficulte ne se
presente pas en l'espece. Elle ne se presenterait que si,
du vivant de d
lle
Martinaglia, les epoux Taillens avaient
ignore la donation qu'elle entendait leur faire. Or tel
n'est pas le CaB. Plus de 'trois mois avaut son deces, d
lle
Martinaglia -qui des 1935 avait declare aux epoux
Taillens son intention de leur faire un don important -
les
a informes de la donation et leur a remis la reconnais-
sauce de dette Gottofrey qui en etait l'instrument. A
vrai dire, cette commnnication et cette remise ont ete
faites directement au mari Taillens; mais ij n'est pas
douteux qu'elles etaient destinees a parvenir a la con-
naissance
de dame Tnillens. C'est en fait ce qui a eu lieu
prtisque, apres avoir accepte le don, le defendeur, rentre
chez lui, araconte a sa femme ce qui s'etait passe. Ainsi,
l'offre est-elle aussi parvenue a dame Taillens. Celle-ci,
comme son mari, l'a acceptee ; c'est ce qui ressort positive-
ment du fait qu'elle est allee elle-meme se rens eigner
aupres
du notaire pour savoir qui devait payer l'impöt
sur la reoonnaissance. Au reste, l'acceptation d'une libe-
raliM
peut etre tacite; elle est meme presumee lorsque
1a donation n'est pas grevee de charges (RO 64 II 369/70).
Lors donc que la stipulation an leur faveur etait pnrtee
a la connaissance des epoux Taillens et qu'ils ne la refu-
saient
pas en termes expres ou par des actes concluants,
la donation etait parfaite: l'assignation de d
lle
Marti-
naglia a
Gottofrey d'avoir a se constituer debiteur des
donataires
valait remise de la chose au sens de l'art.
242 a1. 1 CO.
c) La reoourant pretend, il est vrai, qu'll s'agissait
non d'une donation entre vifs mais d'une donation a
cause de mort, c'est-a-dire que -d'aprils la volonM des
panies -les epoux Taillens ne devaient devenir crean-
ciers de Gottofrey qu'apres le deces de d
lle
Martinaglia;
d'ou il conclut que cette donation est nulle parce qu'elle
n'a pas eu lieu dans les formes prescrites pour les disposi-
tions a cause de mort (art. 245 a1. "2 CO). Mais cette pre-
tendue vo1onttS de subordonner la donation au predeces
de la donatrice n'a nullement ete prouvee par le recourant.
Elle
est en contradiction formelle avec 1e texte de l'acte
de juin 1935, qui oonstate une dette actuelle envers 1es
epoux Taillens, avec les declarations de vo1onte des parties,
teIles qu'elles
ont ete oonstatees da:p.s l'arret attaque,
ainsi qu'avec le fait etabli ci-dassus que la donation a
eM executee
du vivant de la donatrice. C'est en vain
que le reoourant invoque la ciroonstance que les inMrets
etaient stipules payables a d
lle
Martinaglia durant sa
vie : le donateur peut parfaitement se reserver l'usufruit
!
da la creance donnee entre vifs et la clause ciMe ne signifie
ici rien
d'autre. Peu importe egalement que le rembourse-
ment du capital ne put etre denonce par les creanciers
qu'apres le deoes de l'usufruitiere: cette clause n'est en
rien incompatible avec l'hypothese d'une creance existant
au profit des epoux Taillens des avant le deces de d
lle
Mar-
tinaglia ; bien au contraire, elle est en plein acoord avec
la reglementation legale des creances soumises a usufruit,
l'art. 773 a1. 2 ce disposant que la denonciation de rem-
boursement ne peut pas etre faite unilaMralement par le
nu proprietaire.
Il est donc constant que du vivant deja de d
lle
Marti-
naglia,
les epoux Taillens ont acquis par donation la
creance contre Gottofrey.
Par ce8 motifs, le Tribunal /liUral
rejette le recours et confirme l'arret attaque.
51. UrteU der I. ZivUabteUung vom 19. Oktober 1943
i. S. Velo-Wache A.-G. gegen Hausheer und Schmitt.
Dilm8tvertrag, Au löBUng a'U8 wichtigen Gründen, Art. 352 OR.
Die Auflösung muss unverzüglich, aber nicht augenblicklich nAch
Kenntnis des wichtigen Grundes erklärt werden; der Berech-
tigte ha.t Anspruch auf eine kurze, nach den gesamten Um-
ständen zu bemessende "Oberlegungsfrist.
Oontrat de travaü. RbJiliation anticipee pO'Uf' i'U8te8 moti/s, art.
352 . CO. La resiliation doit intervenir sans f'etard mais non
immediatement apres la. constata.tion du juste motif. La partie
qu.i s'en prevaut a. droit a. un bref delai de reflexion, a. mestuer
su.ivant l'ensemble des circonstances.
Oontratto di laVOf'o. Risoluzione anticipata per ca'U86 gram,art.
352 CO. La risoluzione dev'essere comunica.ta S6nZa ritardo
ma non immediatamente dopo l'accertamento della ca.usa.
grave ; la parte che se ne prevale ha diritto a.d un breve termine
per rißettere, la. cu.i durata e stabilita secondo l'insieme delle
circostanze.
Nach dem Wortlaut d Gesetzes kann aus wichtigen
Gründen
das Dienstverhältnis sofort (immediatement,
immediatamente) aufgelöst werden. Aus
der Wahl dieses