BGE 66 III 68
BGE 66 III 68Bge19 oct. 1940Ouvrir la source →
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Schuldbetreibungs. und Konkurt'recht. N° 18.
18. Arrt d 19 ootohre 1940 dans Ia cause Bovet.
Suspension de la ~ottr8Uite par l'elJet de l'ouvert'Ure de l'action
en revendication (art. 107 al. 2 LP).
I. La suspension est d'ordre public.
2. Les autorites de poursuite n'ont pas A se prononcer sur la
regularire de l'introduction d'instance.
EinsteUung der Betreibung zu/olge Anhebung der Widerspruchs·
klage (Art. 107 II SchKG).
70 S<,huldootr/'ibnngs-und Konkursre"ht,_ N0 18. diquant en vue,de diiMrer l'execution. Mais il reste que, pour l'office, l'ouverture de l'action est un obstacle a Ia cOlltinuatioll de~ la poursuite et que, sauf ordre contraire du juge, il ne peut passer a la realisation. Cette regle a un caractere imperatif, car elle touche a l'ordre public. Il ne conviendrait pas en effet que l'Etat",-par le ministere de son office des poursuites, realisat la chose saisie, comme appartenant au debiteur, alors et aussi longtemps que la propriete de ce debiteur se trouve precisement contestee devant le juge dans les formes prevues par la loi. L'office devrait pour le moins, au moment de la vente, rendre les amateurs attentifs au doute qui plane sur la question de propriete ; il s'ensuivrait que l'adjudicataire (ou l'ache- teur dans la vente de gre a gre) ne pourrait plus acquerir la chose de bonne foi et serait expose a l'action en reven- dication du tiers qui aurait obtenu gain de cause dans le proces de tierce opposition (art. 108 LP ; RO 54 III 297 in fine). Ce risque exercerait naturellement une influence defavorable sur le produit de la realisation. Or c'est juste- ment pour empecher ce resultat que la loi a institue la procedure de revendication des art. 106 et sv. LP. Il faut donc dans tous les cas attendre l'issue de celle-ci. Du moment que le revendiquant Bovet n'etait pas limite au delai legal, la discussion relative au retard de sa plainte du 25 juin est sans interet. 2. -Au fond, il s'agit de savoir si la procedure suivie par le recourant apres l'annulation de la premiere autori- sation de eiter a pu etre greffee valablement sur l'ancien acte d'ajournement. Dans l'affirmative, l'instance serait regulierement li6e et en temps utile, la nouvelle proce- dure n'etant que la suite de l'ancienne partiellement annulee. Cette question est essentiellement du ressort des tribunaux qui en sont saisis et, jusqu'a droit connu par eux, l'office doit s'abstenir de continuer la poursuite en ce qui concerne les objets litigieux. Les arrets RO 49 III 68 et 60 III 44, que l'office invoque pour justifier son immixtion dans la procooure judiciaire, ne sont pas Schuldbetreibungs. und Konlrursrecht. No 19. 71 conformes a la jurisprudence actuelle (RO 65 III 90), qui a pose en principe que les autorites de poursuite n'ont a se prononcer ni sur la tardiveM d'une action en liberation de dette, ni sur la comp6tence du juge saisi d'une pareille action. Le meme principe doit s'appliquer par identit6 de motifs a l'action en revendication qui suspend aussi la poursuite. Par ces moti/s, la Chambre des poursuites et des faillites prononce : Le recours est admis et la decision attaquee est annul6e. En consequence, l'Office des poursuites de Geneve ne peut donner aucune suite aux requisitions de vente for- mul6es aussi longtemps que les autorites judiciaires n'au- ront pas statue sur l'action en revendication intenree par le plaignant Bovet. 19. Entscheid vom 19. Oktober 1940 i. S. Fllegler. .AfTe8tien.tng von Vermögen einer au/gelösten juriBti8chen Per80n ist (entsprechend der Zweckbestimmung des Arrestes, rasch wirksamen Schutz zu gewähren, unter Vorbehalt der gericht. lichen Beurteilung der materiellrechtlichen Fragen) auch dann aufrechtzuerhalten, wenn der betreffende Verband keine Organe und Vertreter mehr hat, sein Weiterbestand überhaupt bestritten ist und ein neuer Verband kraft öffentlichen Rechts als Erwerber des Aktivvermögens auftritt. Lässt sich für das a.rrestierte Vermögen keine Vertretung bestellen, so ist der neue Verband auf Sachhaftung zu betreiben. Seque8tre dea biene d'une per80nne morale diBsoute. Conformement au but du sequestre qui est de procurer une protection rapide, et sous reserve da la solution du fond du debat par une autoriM judiciaire, cette mesure conservatrice doit etre maintenue meme lorsque la personne dont iI s'agit n'a plus d'organes ni de represeBtant, que son existence est contestee et qu'en vertu du droit pubIic une nouvelle personne moraJe a,pparait comme proprietaire de l'a.ctif. Si un representant ne peut etre constitue pour les biens sequestres, il y a lieu de poursuivre la nouvelle personne morale sur ces biens. Sequeatro tlei beni di una per80na giuridica ehe e stata BCiolW. Conformemente al suo scopo che e quello di procurare una protezione rapida, e sotto riserva della decisione sul merito da parte di un'autorita. giudiziaria, iI sequestro va mantenuto
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