BGE 66 II 203
BGE 66 II 203Bge12 janv. 1933Ouvrir la source →
202 Eietlbltltnhaftpflicht. No 43.
du moment qe c'est avec l'autorisation expresse de cette
autoriM (cf. lettre du Departement fooeral des chemins
de fer du U octobre 1924) que la re courante a procooe
a
l'enlevement de l'appareil, on ne voit pas surquel
fondement on pourrait l'incriminer de ce chef. Le second
grief,
en revanche, est parfaitement fonde etle Tribunal
federal, es time meme que la faute de' la Compagnie est
plus grave que ne l'a juge la Cour cantonale ; car, d'apres
les constatations de l'arret attaque, la cl8ture se composait
en tout et pour toutdetrois fils de fer distendus d'ailleurs
a certains endroits et dont le plus eleve se trouvait a
40 centimetres du sol, et d'une bordure de saules destines
probablement 'a servir de haie un jour ou l'autre, mais
qui,
a l'epoque de l'accident, etaient encoreassez distants
les uns des autres pour permettre le passage. Or il est
clair qu'une teIle cl8ture ne remplissait pas sön office,
car on aurait beau dire, comme le fait la Cour cantonale,
qu'une barriere constitue un avertissement de par sa
seule presence, encore faut-il qu'elle offre une certaine
resistance
a celui qui tente de la franchir, et tel n'etait
pas le cas de la cl8ture en question. L'arret constate du
reste qu'elle etait souvent fran.chie par les gens de la
region, si bien qu'un des employes de la Compagnie a pu
dire quec'etait justement la raison pour laquelle les fils
etaient distendus.Il est parfaitement exact que ces gens
se mettaientdans leurs torts et engageaient leur respon-
sabiliM, mais la Compagnie, qui, ne pouvait ignorer cet
etat de choses, engageait egalement la sienne en ne prenant
pas les mesures qui s'imposaient et qui s'imposaieIit
d'autant plus que le rail decontact, depum qu'il etait
decouvert, presentait un tres grand danger meme entre
le passage des trains. Elle devait du reste supposer qua
ce ne serait peutc.etre pas toujours des' personnes experi-
menrees
qui seraient tenMes de traverser la voie, mais
des'enfants inconscients ou moins conscients des risques
auxquels ils s'expösaient.
La Cour' cantonale 'a partage les 'responsabilires a
raison d'un quart a la charge de la victime et des trois
Motorfahrzeugverkehr. N° 44.
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qua,rts a celle de la Compagnie. Le Tribunal federal ne
juge pas apropos de modifier cette proportion, malgre
ce qui a 13M dit ci-dessus au sujet du grief relatif a la
suppression de l'appareil de protection. '
3.-En ce qui concerne l'evaluation du' dommage,
le Tribunal f6deral ne voit rien a reprendre a la decision
de la Cour. La jurisprudence ayant en effet reconnu le
droit pour les parents d'un enfant decooe par suite d'acci-
dent de reclamer une indemnite pour perte de soutien,
la discussion ne pourrait tout au plus porter que sur
l'evaluation du dommage. Mais c'est la essentiellement
une question de fait etd'appreciation et, devant les consta-
tationsde l'arret, le Tribunal federal ne voit aueun motif
d'intervention. Il en est de meme, et pour les memes
raisons; des autres elements du dommage materiel. La
Cour cantonale ajugebon d'allouer egalement aux intimes,
une indemniM sp6ciale a titre de reparation du tort
moral. L'accident etant, comme on l'a dit, imputable en
partie a la faute de la Compagnie, et la Cour cantonah~
posant en fait que la mort brutale du jeune Rotzetter
avait cause une douleur particulierement eruelle a ses
parents, cette decision n'estpas critiquable non plus.
Pour ce qui est de la somme allouee, elle n' estpas exageree
et il n'y a pas de raisons de la reduire.
Le Tribunal ferUral' prononce :
Le recours est rejeM et l'arret attaque est confirme.
IX. l\IOTORFAHRZEUGVERKEHR
CIRCULATION DES VEHICULES AUTOMOBILES
44. Auszug aus dem Urteil der I. Zh,:ilabteiluug ,-om 24. Septemlwr
19401. S. Tobler-Meier gegeu « Zürich", ABg. Unfall-imd
Haftpßiehtsversieherungs-,A.-G.
Motarjahrzeughajtp/licht. Verhältnis yon Art. 46 MFG zu 1
rt
.
81 OG. Die t.at.sächlichen Feststdhmgen dpi< kantonalen RH:h-
204
lIotorfahrzeugverkehr. No 44.
ters sind fiir Qas Bundesgericht unter den allgemeinen Vorbe-
halten des Art. 81 OG auch in Streitsachen aus dem MFG
verbindlich.
Responsabiliie deo l'aut01nobiliste. Rapports de Part. 46 LA avec
Part. 81 OJ. Dan~ les litig<;s qui ppellent l'application de la
L, les consatatlOns de falt du Juge cantonal lient aussi le
Trtbunal federal, sauf les cas reserves par l'art. 81 OJ.
Responsabilita dell'automobilista. Relazione tra l'art. 46 LCAV e
l'art. 8 OF. NeHe cote~tazioni relative aHa LCAV gIi accer-
tamentl di fatto deI glUdice cantonale sono vincolanti anche
pel Tribtmale federale, eccettuati i casi di cui all'art. 81 OGF.
Die Klägerin wurde am 24. Juli 1934 beim Zusammen-
stoss zweier Personenautomobile verletzt. Die volle Ver-
antwortung für den Unfall traf unbestrittenermassen den
Halter des einen Fahrzeugs, E. Ganz. Dieser war für seine
Haftpflicht bei der {( Zürich I), Allg. Unfall-und Haft-
pflichtversicherungs-AG, versichert; daneben bestand noch
eine persönliche Unfallversicherung für die Klägerin bei
der nämlichen Versicherungsgesellschaft.
Die Klägerin leitete gegen die « Zürich» auf Grund der
Haftpflicht-und der Unfallversicherung vorliegenden Pro-
zess ein.
Das Bezirksgericht St. Gallen schätzte die dauernde
Invalidität der Klägerin auf Grund einer Expertise von
Dr. R. Brun in Zürich auf 25 %.
Das Kantonsgericht, an welches beide Parteien appel-
lierten,
holte eine neue Expertise bei Dr. H. Brenk in
Basel ein. Dieser gelangte im Gegensatz zum erstinstanz-
lichen Experten dazu, eine dauernde Invalidität bei der
Klägerin zu verneinen. Durch Urteil vom 25. April 1940
setzte darauf das Kantonsgericht die Forderung der
Klägerin auf Fr. 2900.-fest.
Gegen dieses Urteil hat die Klägerin die Berufung an
das Bundesgericht erklärt.
Aus den Erwägungen:
Das Urteil der Vorinstanz steht und fallt mit den auf
das Gutachten von Dr. Brenk gestützten Feststellungen
über die Unfallfolgen. Hievon geht auch die KIägerin aus,
lIIotorfahrzengverk('hr. No 44.
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indem sie mit ihrem Berufungsantrag verlangt, die Sache
sei
zur Durchführung einer Oberexpertise an die Vor-
instanz zurückzuweisen. Allein die tatsächlichen Fest-
stellungen der Vorinstanz sind für das Bundesgericht nach
Massgabe von Art. 81 OG verbindlich. Das schliesst eine
Kritik der Beweiswürdigung grundsätzlich aus; vorbec
halten bleibt nach Art. 81 nur die Rüge von Aktenwidrig-
keiten und von Verstössen gegen bundesrechtliche Beweis-
vorschriften.
Wenn die Vorinstanz, übrigens auf Grund
sorgfältiger Abwägung, das Gutachten von Dr. Brenk für
zuverlässiger und schlüssiger befunden hat als dasjenige
von Dr. Brun, muss es deshalb für das Bundesgericht bei
diesem
Ergebnis unter den genannten Vorbehalten sein
Bewenden
haben.
In der heutigen Verhandlung hat freilich der Vertreter der
Klägerin gegenüber den vorerwähnten, in ständiger Praxis
anerkannten Grundsätzen den Standpunkt vertreten, Art. 46
MFG gebe auch dem Bundesgericht die Möglichkeit freier
Beweiswürdigung. Abgesehen
davon, dass dies hier nur
für den Haftpflicht-(bezw. Haftpflichtversicherungs-) und
nicht auch für den Unfallversicherungsanspruch der
Klägerin von Bedeutung wäre, kann aber von einer solchen
Tragweite des
Art. 46 MFG nicht die Rede sein. Art. 46
bestimmt, dass der Richter die Tatsachen beurteilt, ohne
an die Beweisregeln des kantonalen Prozessrechtes gebun-
den zu sein (franz. Text : le juge apprecie librement les
faits de la cause, sans etre lie par les regles de Ia procedure
cantonale sur Ia preuve ; ital. Text: il giudice apprezza
Iiberamente i fatti. Esso non e legato dalle disposizioni
della
procedura cantonale in materia di prove). Nach ihrem
klaren Wortlaut und Inhalt wendet sich die Bestimmung
also an denjenigen Richter, dem die Beweiswürdigung nach
der allgemeinen, in Art. 81 OG festgesetzten Ordnung
zusteht ; nichts lässt darauf schliessen, dass auch an jener
Ordnung selbst und damit am Umfang der bundesgericht-
lichen Kognitionsbefugnis
etwas habe geändert werden
wollen. In der Tat wäre nicht einzusehen, warum diese
:?06 ;Uotorfahrzeugu·l'kehr. :go 45. Befugnis bei /Streitsachen aus dem l'IFG weiter gehen sollte als in P~iJZessen aus andern Gebieten des Bundes- zivilrechts. Fü(das Bundesgericht stellt sich nur die Frage, ob der kantonale Richter Art. 46 MFG beachtet hat. \Venn dies nicht zutrifft, liegt ein Verstoss gegen eine bundesrechtliche Beweisvorschrift im Sinne von Art. 81 OG vor, was dazu führt, dass der Tatbestand im Verfa,hren nach Art. 82 neu festgestellt werden muss. Sind dagegen die Beweise vorschriftsgemäss frei gewürdigt worden, so bleibt es endgültig bei den darauf gestützten Feststel- lungen des kantonalen Richters. 45. Arrets de la IIe Seetion eivile dn 19deeembre 1940 dansles causes Helvetia et ll'lnterthonr contre Troillet et eonsorts et dUe Delago. Droit de la circulation. Indemnites en 008 de mort.
Par eontrat du 10 aout de la meme annee, Cretton a vendu eette voiture a Riehard Ciere, garagiste a Mar- tigny, pour le prix de 1051 fr. 45 (venant en deduction d'une facture due a l'acheteur). Le eontrat porte in fine la clause: « Sont eompris dans la vente le permis de circulation et assuranee jusqu'a decembre proehain». En fait, ni le permis ni l'assurance n'ont ere tr8tfiSferes a Ciere. Une dizaine de jours plus tard, Cretton a amene la voiture sans plaques au garage de l'acheteur (a l'insu
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