BGE 6 I 537
BGE 6 I 537Bge24 déc. 1877Ouvrir la source →
536 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. r. Abschnitt. Bundesverfassung.
ben glarnerifd)en @erid)ten alg StIäger aUfgetreten feien. ffein
eg ift nid)t einAufeen, inwiefern Meier Umftanb geeignet fein
feffte, Me @rebung ber }!Biberfrage alg unftattaft erfd)einen
AU. laffen, ba ja 'oie merffid)tung ber .\tläger, fid) auf fennee
}!Btberffagen uor bem @erid)te ber merffage ein3ulaffen teineg".
Wegg auf einer fuenirten freiwiutgen UnterWerfung berfelben
berut, eg mitin arg \löutg htbifferent erfd)eint, .0'6 e freüui{".
Hg .ober infofge red)tnd)er mötigung genagt a'6en.
3. 3m uodiegenben
bdt. affe übtigenß mun aud) angenommen
werben, bau anefurrenten ben glarnerifd)en @erid)tßftanb in }Se-
aug auf bie }!Biberf(age freiwiffig anetfannt artroß AUt aben, benn ir mer.
tretet at, wie nad) enb 3u betrad)ten ift, im 5rermin bom 22. mai 1880 in
}SeAug auf bie }!Biberffage b.orbeugWeig beg @erid)tßr.otofoffeß arg feft ..
fteautfad)e berierin mun aber eine ftifffa,weigenbe altlofe @inlaffung in ber netfennung beg
@erid)tßftanbeß erblic'ft werben, ba me auß ..
fd)liej3en itlürbeu, bau bie borbeefuttenten befonbere Um-
ftänbe, Wdd)e bie regelmänig bweifeff.oß ftattafte Wnnaaut".
fad)e ben }!Billen ber nerfennung beß @etid)tßftanbeß aUßbrüc'fe,'
nid)t bargetan aben. 3re f~ätern ~rotefte gegen 'oie ,8ulaf-
fung ber }!Biberflage nämHd) fönnen ~iefür offenbar nid)t in
}Setrad)t fommen.
:1>emnad) at baß JSunbeßgerid)t
edannt:
:1>et unal,
faisant droit a une requete presentee par les deux partles, a
prononce la suspension de la cause jusqu'a
ce que le Tribunal
federal ait prononce sur le recours annonce.
Le 18 Juin 1880, Hug a en effet adresse au Tribunal de
eeans un recours concluant a ce qu'il lui plaise prononcer
l'annulation du sequestre susvise, comme constituant une
violation de 1'art. 59 de la Constitution
federale.
A l'appui de cette conclusion, le recourant fait valoir ce qui
suit :
IIu
a
est citoyen suisse, ressortissant et bourgeois d' Aire-
la-Vilie (Geneve); il est ingenieur et employe de la maison
Ott et Cie, a Berne, ou il habite depuis 1877 ; il ne sejourne
que momentanement
a Charmey,. pou: y vaquer ades tru;aux
de
sa profession. Dans cette SituatIOn, le reco,urant, etant
d'ailleurs solvable, ne saurait
etre tent! de laisser seques-efurß itlirb arg unbegrünbet abgewiefen.
vn. Provocation. -Provocation d'instance.
Giee inr. 90.
VIII. Arreste. N° :;2. 537
VIII. Arreste. -Saisies et sequestres.
992. Amli du Jer Octobre 1880 dans la causc Hug.
Par exploit en date du 10 Mai '1880, Pierre Prell, ferblan-
tier
aBulie, a fait signifier a Hermann Hug, d' Aire-Ia-Ville
(Geneve), ingenieur, domicilie a Berne et alors occupe ades
travaux de construction a #Charmey (Fribourg), un sequestre
pour parvenir au payement de la somme de 447 francs,
montant de travaux de ferblanterie
executes par l'instant en
1867 pour le compte de la
societe Hug et Chavannes, soumis-
sionnaire de la construction des gares de la ligne Bulle-
.Romont.
Ce sequestre, execute le meme jour, a porte sul' divers
instruments et objets d'habillement.
Par exploit du 14 dit, Bug a oppose au dit sequestre et
declare vouloir recourir au Tribunal federal.
A l'audience du Tribunal Civil de l'arrondissement de Ia
Gruyere du
15 Juin 1880, Bug a declare opposer a sa partie
adverse l'incompetence
du juge fribourgeois, et ce Tri
538 A. StaatsrechtI. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
trer ses biens dans un autre eanton que eelui de son domi-
eile.
Dans sa reponse,
PreU eonelut au rejet du reeours, par les
motifs
ei-apres :
Hug
etait en 1867 assoeie du sieur Chavannes pour la eon-
struetion des gares du
trongon de ehemin de fer Bulle-
Romont; sans avoir acheve leur entreprise, Hug et Chavannes
deserterent Ia place de Bulle en y laissant un grand nombre
de ereanciers, dont la plupart, et entre autres
Prell, ne furent
jamais
payes. Prell avait perdu -la trace de son debiteur
lorsque, l'ayant rencontre fortuitement en Mai dernier entre
Bulle et Charmey,
il fit proeeder au sequestre objet du recours.
Hug ayant
ete avec Ia societe Hug et Chavannes en etat de
deconfiture noLoire,
il ne peut etre considere comme solvable.
C'est d'ailleurs au Tribunal de la Gruyere d'apprecierl'oppo-
silion de Hug concernant la poursuite
a laquelle iI est en
butte; ce n'est que pour le cas ou les Tribunaux fribourgeois
violeraient dans leur appreciation l'art. 59 de la Constitution
federale que Hug pourrait s'adresser au Tribunal fMeral.
Dans leurs Replique et Duplique les parties reprennent avec
de nouveaux developpements leurs conclusions primitives.
Statuant sur ces [aits et considemnt en droit :
Sur la tin de non-recevoir formt;lIee en reponse :
1
0
Le Tribunal federal se trouve en presence d'un sequestre
impose sous le sceau d'un juge de paix fribourgeois sur les
biens d'un citoyen qui se declare solvable et domicilie dans un
autre
canton: il y a lieu, a teneur de rart. 59 de la loi sur
l'organisation judiciaire, d'entrer en matiere sur ce recours,
fonde sur une pretendue violation de l'art 59 de la Constitution
federale.
La circonstance que les Tribunaux fribourgeois sont egale-
ment nantis d'une exception par laquelle le recourant conteste
leur competence peut d'autant moins empecher le Tribunal
de
ceans d' examiner la cause actuelIe, que Ie proces pendant
devant l'instance fribourgeoise a
He suspendu, a Ia requete et
avec l'assentiment des deux parties, jusqu'apres Ia decision
du Tribunal federal.
VIII. Arreste. NQ 92.
539
Au fond:
2° L'art. 59 de la Constitution fMerale statue que pour re-
clamations personnelles le debiteur solvable ayant domicile en
Suisse doit elre recherche devant Ie juge de son domicile, et
que ses biens ne peuvent en consequence
etre saisis ou se-
questres hors du canton ou il est domicilie.
30 Le sequestre contre lequel Ie recours est dirige a ete
execute
ensuite d'une reclamation evidemment personnelle.
Il n'est pas davantage conteste que
Ie sequestre ne soit d?i
cilie a Berne depuis environ trois ans; le fait de ce domlClle
est d'ailleurs etabli par une declaration de l'inspecteur de
police
de Berne, produite au dossier, d'ou il appert que l'i
genieur Hug demeure et a son menage dans cette ville depms
le
24 Decembre 1877.
40 La seule question qui reste encore a resoudre dan.s
l'espece, pour justifier l'invocation de I'art. 59 de la ~?~SlI
tution fMerale par le recourant, est celle de la solvablhte de
celui-ci.
Or on ne peut pretendre que Hug doive
elre considere
comme insolvable dans le sens du dit article.
11 paraiL, il est vrai, resulter des pieces du dossier que
l'association Hug et Chavannes a
quitte Bulle dans le courant
. de 1868 en laissant des dettes impayees, et que diverses pour-
suites ont
ete dirigees contre elle acette epoque. Ce fait n'em-
porte neanmoins pas la demonstration que Hug se trouve,
personnellement et actuellement, hors
d'etat de pouvoir faire
face a ses engagements. Rien, en particulier, ne prouve
qu'une tentative infructueuse ait
eLe faite a son domicile a
Berne dans le but de le contraindre au payement de la delte
dont il s'agit. Jusqu'a ce qu'une
preu;,e de ~e genre ail. t
apportee, Hug tloit beneficier de la presomptlOn de solvabIltte
dans le sens de l'art. 59 precite.
50 Il resulte de ce qui precede que Hug, realisant toutes
les conditions du dit article, doit
etre recherche, le cas
echeant, devant le juge bernois, et qu.e le sequestre p!atique
sur ses biens dans le Canton de Fflbourg ne sauraIt sub-
sister.
540 A. Staatsrecht!. Entscheidungen I Abschnitt Bunde ...
.. ~ . sver.assung.
Par ces motifs,
Le Tribunal federaI
prononce:
Le rec.ours est fonde. En consequence le sequestre pratique
le
10 al .1880, sous le sceau de Juge de Paix de Charmey,
a preudICe et sur les biens de Hermann Hug a Berne est
declare nul
et de nul effet. "
o!!§:
541
Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section.
Bundesgeselze. Lois federales.
I. Organisation der Bundesrechtspflege.
Organisation judiciaire federale.
93. UrteU bom 6. mObemlin 1880 in '5'ad)en .\turr~
A. .\tarl lbed .\tun, wÜdembergifd)et '5'taatgange1)ßtiger
unb G>ut mooremierIieutenant, lien fid) im 3are 1878 im .\tanton
S!:1)urgau nieber, wo er baliurg getauft 1)atte ,auf
weld)em er feUQer, nad)bem er am 25. mobember 1879 feinen
liei bem tßnigHd) würtembergifd)en Eanbgerid)te in '5'tutt;
gart
an1)ängig gemad)te @1)efd)eibung§f{age erfannte bie H. bfd)ieb au ber beutfd)en rmee er1)alten, geo1)nt 1)at. uf
eine gegen lr,n feiten feinet @1)efrau. IDlaria .\tun: ge'6. tlau
G>enneibi("
lammet beg genannten G>erid)tg1)ofe am 11. 3uoi 1880, nad)"
bem bet .$SeHagte eingewenDet 1)atte, bau er feinen @ol;nfi§ unn
mit1)in feinen angemeinen G>etid)tgjlan'o im .\tantonS!:urgau
{)alic, ba§ beutfd)e G>erid)t aTio nid}t fomvetent fei, für wenn er feinen @o1)nfi§ im '5':prengel beg liek
Yl 37ed)t:
.\tlägerin =
burg, .\tantong S!:1)urgau, gef)alit, unb fÜ9rte im g;ernem aug,
ban, ttad) IDlitgalie ber morfd)tiften ber beutid)en erDe iefen unb
in bie egen Unuftänbigteit tlon 1)iet aligeroAeBfoften tlerfänt. :Ilabei ging bag @etid)t batlon au,
ber .$SeHagte 1)alie /sm, .Beit ber 'suftenung ber .\trage fehten
®o1)nfi§ unD ntit9in feinen angemeinen G>erid)t§ftan'o in mooeid)gci)H"
belonDete ali)):oeaorbnung, bag d)eibltng§urtf)eil eine d)ftanD,
inei3ergerid)te
afg gültig anöuetfennen fei, Wemt hut ,Seit ber @rf)ebung 'oer
'5'd)eibunggHage bet @f)cmann feinen angemeInen G>etid)t
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