für allemal erfüllt und der Betrag hätte für die Versorgung
hingereicht. Daraus erhellt, dass die Anrechnung gegen
über Unterstützungsanspruchen auch ausserhalb des Scha'.,
denersatzrechtes versagt. Die Frage hat nämlich' einen
öffentlich-rechtlichen
Einschlag. Wenn man die Vorteils
ausgIeichung mit den ersparten Erziehungs-und Unter-
haltskosten zulassen wollte, und wenn die Eltern dann.
aus diesen Ersparirissen doch keine Rücklagen machen
können oder wollen, würden sie der Öffentlichkeit zur Last
fallen. Der Ersatzpflichtige soll sich aber nicht auf Kosten
der Öffentlichkeit der Ersatzpflicht entziehen können,
wenn gar nicht gewiss ist, ob dem' Bedürftigen vermögens-
rechtlich wirklich
ein Vorteil erwachsen ist.
8.
-Hinsichtlich der Genugtuung kann dahingestellt
bleiben,
ob.in Anbetracht der besondem Umstände, z. B.
des besondern Schmerzes der Hinterbliebenen, ein Ge-
schäftsherr auch dann zu einer solchen verurteilt werden
'kann, wenn ihn kein Verschulden trifft, wenn er aber den
Entlastungsbeweis des Art. 55 OR nicht geleistet hat, oder
ob nach Art. 47 OR für die Zusprechung einer Genug-
tuung stets ein Verschulden verlangt wird. Im. vorliegenden
F ist schon gesagt worden, dass den Beklagten Tribo
eine Schuld an dem Unglück trifft, die sogar nicht als'
lnicht gewertet werden kann. Aber auch den Beklagten
Gobbi trifft der Vorwurf einer ziemlich groben.Fahrlässig-
keit.
Bei der .Bemessung der Genugtuung ist zunächst ein
Vergleich mit dem bundesgerichtlichen Urteil vom 6. Mai
i. S. Thoma gegen Dr. X. (.BGE 57 II S. 196ff.) zum
Vornherein abzulehnen, da ein ärztlicher Kunstfehler
bei einer Diagnose
und hinsichtlich einer vorbeugenden
Behandlung eines nicht ganz normalen Krankheitsver-
laufes doch nicht mit dem Verschulden bei einem Verkehrs-
unfall verglichen werden kann. Sodann ist dem überaus
grossen
Schmerz der Eltern Rechnung zu tragen, die zwei
gesunde
Kinder auf einmal; auf so entsetzliche Weise und
in einem Alter verloren haben, wo sie ihnen Freude ge-
ObligM.ionenreeht. o 8.
macht haben. Berücksichtigt man, dass dadurch auch die
Mutter der Knaben in ihrer Gesundheit betroffen wurde
-sie fiel bei
Empfang der schaurigen Nachricht in Be-
wusstlosigkeit
und war nach den Akten lange Zeit voll-
ständig arbeitsunfähig -, dass ferner kein Mitverschulden
vorliegt, so erscheint die eingeklagte
Summe von 10,000
Fr. nicht als übersetzt.
Es ist also das bezirksgerichtliche Urteil wiederherzu-
stellen.
Demnach e1'kennt das Bundesgericht:
Die Berufung der Kläger wird gutgeheissen, das Urteil
des Obergerichtes des Kantons Zürich vom 2. September
1931 wird aufgehoben und die Beklagten werden solida-
risch verpflichtet,
den Klägern 15,000 Fr. nebst 5% Zins
seit 13. März 1930 zu bezahlen.
Die
Berufung der Beklagten wird abgewiesen.
8. Arr6t de.1a. Ire Stction civila, du 3 fevrier 1935,
dans la cause Fromage Alpina S. A. contre Alpa. S. A.
Raisons sociales des sooWtes anonymes, art. 873 GO. Le mot Alp
ou alpe ne peut etre monopülise par l.ID commeroe de fromages
sWsses. Les designations de semi-fantaisie Alpa et Alpina ne
different pas assez pour exolul'e le risque de oonfusion.
A. -La sociere demanderesse a fait inscrire au registre
du commerce de .Berthoud, le 31 octobre 1919, la raison
sociale Alpina Kaese A.-G. , Fromage Alpina S. A. )),
Fromaggio Alpina S. A. , ( Alpina Cheese Co , Queso
Alpino
S. A. . Ine but social est l'exploitation d'un procede .
pour la preparation de fromages en conserves. Le capital-
actions est de 1 902000 fr. En 1929, la sociere a vendu
en Suisse 570000 boites de fromage et 8 140284 boites a
l' etranger.
La societe defenderesse, dont le siege est a Prilly, a fait
inscrire au registre du commerce de Lausanne, le 19 juillet
1929, la raison sociale Alpa S. A. . Elle a pour but la
fabrication et le commerce de produits alimentaires, mais,
de fait, elle se livre surtout au eommeree de fromages en
boltes.
Le decembre 1929, la demanderesse a actionne la defen-
deresse devant la Cour civile du Canton de Vaud en for-
mulant les conclusions suivantes :
I. qu'il est iormellement interdit a la defenderesse de
porter la raison sociale Alpa S. A. ;
II. que cette raison doit etre immediatement radiee du
registre du eommeree du distriet de Lausanne ;
IH. que la demanderesse est autorisee a requerir, aux
frais de la defenderesse, la publieation du jugement ordon-
nant cette radiation dans la Feuille offieielle suisse du
commeree, dans la Feuille des avis officiels du eanton de
Vaud et dans la Feuille des avis offieiels du canton de
Berne;
IV. que la demanderesse est autorisee a donner, a ses
propres frais, une publieation de cette radiation eneore
plus etendue, si eela lui eonvient ;
V qu'il est donne aete a la demanderesse de ses plus
expresses reserves d'aetionner la defenderesse en dom-
mages-interets, du chef des articles 41 et suivants, spe-
cialement 48 CO.
La defenderesse a conelu a liberation des fins de la
demande.
La Cour civiIe a debouw la demanderesse par jugement
du 3 juillet 1931, en considerant que, dans leur ensemble,
les
deux raisons se distinguaient suffisamment l'une de
l'autre.
B. -La demanderesse a reeouru en reforme contre ce
jugement.Elle reprend ses conclusions.
L'intimee a conclu au rejet du recours et a la eonfirma-
tion du prononce attaque.
Statuant sur ces faits et considerant en drmt:
La demande est fondee exclusivement sur l'art. 873 CO,
aux termes duquel les soeiews anonymes doivent ehoisir
Oblig:atlouenrecht. XO 8.
une raison sodale qui se distingue nettement de toute
autre raison deja inscrite.
Le Tribunal federal a, il est vrai, declare a plusieurs
reprises
que la difference entre deux raisons sociales n'a
pas besoin d'etre aussi grande qu'entre deux marques de
fabrique (RO 40 II p. 125, 54 II p. 126), mais il a, d'autre
part, note que les societes anonymes ont, pour 1eur raison
sociale,
un plus grand choix que les socieres en nom col-
lectif
ou en eommandite, ce qui permet au juge de se
montrer plus exigeant a leur egard quant a la differencia-
tion de leurs raisons (RO 38 11 p. 644, 53 II p. 32, 54 II
p. 126). Le Tribunal a en outre juge que, 10rsqu'il s'agit
de noms de fantaisie -ce qui est le cas en l'espece -, les
raisons
doivent se distinguer plus nettement que dans le
cas Oll elles constituent la description naturelle du com-
merce
en question (RO 40 II p. 125).
La difference entre denx raisons est consideree comme
suffisante lorsqne, avec le degre d'attention usuel, d'apres
les exigences habituelles du commerce et les circonstances
particulieres de I 'espece , la distinction ressort clairement
pour le pubJic qui entre en relation avec les deux maisons
de commerce. Dans le cas concret, ce public est forme
principalement de menageres et de domestiques, comme 1e
Tribunal federa1l'a deja reconnu dans l'etrret non publie
Fromagerie Le Gastel contre F1'ornage Alpina, du 30 sep-
tembre 1931 (cf. RO 38 11 p. 643, 40 11 p. 124).
Envisagees a la 1umiere de cette jurisprudence, les deux
raisons en presence ne peuvent etre considerees comme se
distinguant suffisamment l'une de l'aub'e. Tant au point
de vue visuel qu'au point de vue auditif, et aussi d'apres
1e sens, les deux mots caracteristiques Alpina ) et ( Alpa
ne different pas nettement. Hs commencent et se ter-
minent par les memes lettres et sons; et leur longueur est
sensiblement la meme, de sorte qu'ils sont de nature a se
confondre
dans la memoire auditive et visuelle du public
qui entre en consideration en l'espece. Sans doute, la Cour
civile a-t-elle raison de dire que le mot Alp ne saurait etre
Ohli"atio )f'nrec-ht. So 8.
monopolise par la demanderesse, attendu qu'il etablit un
rapport entre 1e produit et le lieu de production et que
l'introduction de ce mot dans la raison d'un commerce de
fromages suisses parait naturelle. (De meme, le Tribunal
federal a juge dans la cause citee FronUlgerie Le Oastel
contre Fromage .Alpina que la representation figurative
d'un chalet ou d'une cabane est en rapport trop etroit
avec la fabrication du fromage pour qu'un fabricant ait
le droit de la monopoliser .) Mais, et la Cour cantonale le
reconnait, les parties au proces n'ont employe ni l'une ni
l'autre le nom commun ( alpe ou l'adjectif alpin , qui,
d'ailleurs,
pretent a confusion; elles les ont transformes
en appellations de seini-fantaisie : alpina, alpa. Arrivee la
derniere, la defenderesse aurait du se garder d'ajouter au
radical alp la simple lettre a qui est precisement l' element
de fantaisie choisi par la demanderesse et qui, au lieu d'etre
en l'espece un signe distinctif, augmente le danger de
confusion par son identite pour les yeux et l'oreille.
Des lors, contrairement au jugement attaque, il y a lieu
d'admettre les deux premiers chefs de conclusions de la
demande. En ce qui concerne le chef III, la publication
du dispositif du present arret dans la Feuille officielle suisse
du commerce suffit. Quant aux conclusions IV et V, elles
ont eM rejeMes avec raison par la Cour civile.
Par ces motifs, le Tribunal fifUral
admet le recours et reforme le. jugement de Ia CQur civile
vaudoise,
du 3 juillet 1931, dans ce sens qu'il est interdit
a la societe defenderesse de porter a raison sociale ( Alpa
S.A. , que cette raison doit etre immediatement radiee
au registre du commerce du district de Lausanne, et que
Ja, demanderesse est autorisee arequerir, aux frais da Ia
defenderesse, Ia publication du dispositif du present arret
dam: Ia Feuille officielle suisse du commerce.
- Orten der I. Zivilabteilung vom 2. März 1932
i. S. Buson Bohprodukten -Ea.ndelsgesellschaft m. b. H.
gegen Xiing.
Klagloses D i f f e ren z ge 9 c h ä f t. OR Art. 513 Abs. 2.
Ausdrückliche mündliche Vereinbarung, dass Recht und
Pflicht wirklicher Lieferung und Abnahme des Getreides
ausgeschlossen seien. Ein bestärkendes Indiz liegt namentlich
in der gleichzeitigen Spekulation a. la hausse und a la baisse.
.A. -Am 16. April 1930 wurde im Handelsregister
die Getreide-Termin-A.-G. (GETAG) eingetragen, eine
Aktiengesellschaft
mit Sitz in Zürich und einem voll
einbezahlten
Aktienkapital von 50,000 Fr., welche die
Vermittlung von Getreidetermingeschäften an sämtlichen
Börsen zum Zweck haben sollte.
Anlässlich einer Sitzung der Getreidebörse, die jeden
Dienstag im Raben in Luzern stattfindet, trat der
Direktor und einzige Verwaltungsrat der GETAG in
Verbindung mit dem Beklagten, Josef Küng, Bäckermeister
in Emmenbrucke. Am 10. Juli 1930 bestätigte die GETAG
dem Beklagten, durch Vermittlung der Firma Ross T.
Smith Co. Ltd. Liverpool für ihn an der Börse von
Winnipeg 5000 Bushels Weizen zu 100 (Kontrakt
Nr. 94) gekauft zu haben; sie fügte bei: Lieferung
versteht sich in effektiver Ware und verlangte sofortige
Einzahlung von 1300 Fr. zur Margendeckung. Der
Beklagte entrichtete die 1300 Fr. der GETAG am 18. Juli
- Am 19. Juli 1930 bestätigte die GETAG dem
Beklagten, für ihn an der gleichen Börse und durch
Vermittlung des gleichen Hauses 5000 Bushels Weizen
gekauft zu haben; lieferbar zu 101 1/
(Kontrakt
Nr. 98) im Oktober 1930, Lieferung versteht sich in
effektiver Ware . Die GETAG verlangte wiederum
eine
Zahlung von 1300 Fr. für die Deckung der Marge,
und der Beklagte leistete die Summe am 26. Juli 1930.
Am 30. Juli 1930.forderte die GETAG Küng auf, seine