BGE 56 III 41
BGE 56 III 41Bge25 févr. 1930Ouvrir la source →
SchuldbeLreibuogs-und KonkursrechL. Poursuite eL Faillite. ENTSCHEIDUNGEN DER SCHULDBETREmUNGS- UND KONKURSKAMMER ARR:mTS DE LA CHAMBRE DES POURSUITES ET DES FAILLITES 10. Arret du 20 fevrier 1930 dans la cause Weiss. Art. 92 chiffre 3 LP. Pour qu'un objet puisse etre doolare insai- sissable en vertu de cette disposition, il fa.ut, d'une part, qlt'il serve reellement ä l'exercice d'une profession ou d'un metier et, d'sutra part, que cette profession ou ce metier soit effee- tivement exerce lors de 180 saisie. Est done saisissable le piano qui au moment de la saisie sert Bimplement d'inatrument d'etude a la filZe du demteur. L'obligation des parents d'elever leurs enfants est proportionnee ä leurs f80cultes (art. 275 al. 2 Ce.) ; elle ne ssurait des lors etre invoquee a l'encontre des crea.n- ciers pour permettra aux pa.rents qui n'en ont pas les moyens de donner aleurs enfants une instruction depassant 180 moyenne. Pfändbar ist das Klavier, das zur Zeit der Pfändung der Tochter des Schuldners bloss als Berufs 1 ern instrument dient: einerseits ist, damit eine Sache gemäss Art. 92 Ziff. 3 SchKG unpfändbar sei, erforderlich, sowohl dass sie wirklich zur Ausübung eines Berufes diene, als auch dass dieser Beruf zur Zeit der Pfändung wirklich ausgeübt werde, und ander- seits können sich die Eltern den Gläubigem gegenüber nicht auf die Erziehungspflicht berufen, um ihren Kindern eine überdurchschnittliche Ausbildung zu verschaffen (Art. 92 Ziff. 1 SchKG, 275 Aha. 2 ZGB). AB 56 III -1930
42 Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 10.
AffineM un oggetto sia escluso dal pignoramento 80' sensi
delI'art. 92 eifra 3 LEF oeeorre, da un lato, ehe servo. effetti-
vamente all'esereizio d'una professione, dall'altro ehe questa
professione sia effettivamente esercitata all'epoca deI pigno-
ramento. TI pianoforte ehe all'epoca deI pignoramento serve
solo da istrumento di studio 801180 figlia deI debitore e quindi
pignorabile. Giusta l'art. 275 cp. 20.0. i genitori devono
edueare i figli secondo la 10ro eondizione. Quest'obbligo non
puö quindi essere opposto ai creditori quando dei genitori,
ehe non ne hanno i mezzi, vogliono dare ai loro figli un'istru-
zione ehe eceeda la media.
Henri Weiss a fait pratiquer une saisie au prejudice de
son debiteur Siegfried Kramer. Invite a saisir un piano,
l'office des poursuites
de Geneve s'y est refuse en moti-
vant sa decision comme il suit: «TI existe au domicile
un piano droit, bois noir, marque Schmidt-Flohr, d'une
valeur de 700 francs sur.lequel etudie et travailIe depuis
plusieurs annees la filIe mineure du debiteur, agee de
dix-huit ans, dans le but d'enseigner la musique et la
technique du piano; Mlle Laurette Kramer est inscrite
comme
eleve au Conservatoire pour l'etude du piano, de
la musique de chambre, de l'harmonie et de la composi-
tion. Ce piano est declare insasissable, comme Iui etant
necessaire pour poursuivre ses etudes et eventuellement
enseigner.
»
Henri Weiss a recouru a l'Autorite de surveilIance en
lui demandant de prononcer que le piano est saisissable,
Ia fille du debiteur n'exer98-nt pas actuellement la profes-
sion de professeur de piano et l'art. 92 LP n'etant des
lors pas applicable.
Par decision du 18 janvier 1930, l'Autorite de surveil-
lance a rejete la plainte. Elle admet en fait que la filIe
du debiteur n'exerce pas encore la profession de maitresse
de piano, mais elle estime
que cette circonstance n'est pas
decisive. Le debiteur, pere de la mineure, est tenu, dit-elle,
de lui assurer une instruction professionnelle. Celle-ci
consiste
dans l'etude du piano et cela depuis plusieurs
annees.
TI serait donc contraire a l'esprit de l'art. 92 et
au but social vise par le Iegislateur d'enlever Ie. piano
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dont se sert demoiselle Kramer, ce qui mettrait celle-ci
dans l'impossibilite de poursuivre ses etudes et mettrait
en peril son aVEmir economique.
C'est
contre cette decision qu'est dirige le present
recours, depose en temps utile et par lequel Henri Weiss
reprend les conclusions de sa plainte.
Considerant en droit :
Comme toute disposition qui institue un privilege,
l'art. 92 LP doit etre interprete strietement. Or iI ne
soustrait a l'execution foreee que les objets qui, d'une
part, servent reeUement a l'exerciee d'un metier ou d'une
profession et d'autre part, servent a l'exerciee d'un
metier ou d'une profession effectivement pratiques au
moment de Ia saisie (cf. JAEGEH, a.'t. 92 rem. 8etles arrets
cites). Il ne suffit donc pas pour echapper a la saisie qu'un
objet aoit, comme en l'espece, simplement suseeptible de
servir un jour ou l'autre, dans un avenir plus ou moins
rapproche,
a l'un quelconque des membres de la familIe.
C'est
a tort, d'autre part, que l'autorite cantonale a
cru pouvoir fonder sa decision sur I'obligation legale des
parents d'assurer aleurs enfants une instruction profes-
sionnelle,
car d'apres l'art. 275 CC cette obligation est
precisement proportionnee aux (facultes ') des parents.
Si legitime que soit leur desir de donner aleura enfantR
une instruction depassant la moyenne, ce desir ne saurait
donc prevaloir sur les droits des creanciers (cf. arret de
la Chambre des poursuites et des faillites du 27 decembre
1929 dans la cause Bank in Zug contre Enzler).
Au reste, du moment qu'en l'espece le debiteur parvient,
en depit des difficuItes de &a situation, a payer les frais
des divers cours
qu'il pretend faire suivre a la filIe, on
peut supposer qu'il ne lui serait pas impossible de payer
le prix de location d'un piano, si reellement iI attachait
un si grand prix a la continuation desdites etudes. Et il
ne serait que normal qu'a cet effet il commenat par se
restreindre
dans ses propres besoins.
Schuldbatreibungs. und Konkursrecht. N0 11. La Ghambre des Poursti.ites et des Faillites prononl'e: Le recours est admis et la decision attaquee est annulk. En consequence, l'office des poursuites de Geneve est invite a donner suitt> n la requisition de saisie du piano. 11. Entscheid vom 25. Februar 1930 i. S. Fr. Sauter A.-G. Der A r res t b e feh 1 ist vom Betreibungsamt auch dann zu vollziehen, wenn die z u a r res t i er end enG e gen· stände nur der Gattung nach bezeichnet sind, in Verbindung mit der genauen Angabe der Örtlichkeit, wo sie sich befinden, oder der Person, welche sie im Gewahr· sam hat. Der Schuldner und der dritte Gewahrsamsinhaber sind zur Auskunft über die und zur Vorlegung der derart bezeichneten Gegenstände verpflichtet, ersterer bei StraffoIge, während gegenüber letzterem kein Zwangsmittel besteht. In der Arresturkunde sind dann die Arrestgegenstände einzeln aufzuzählen. SehKG Art. 274 Ziff. 4, 275, 91. L'office doit exoouter l'ordonnanoo de 88questre meme dans le cas on les objet8 a sequestrer ne 80111 determines gue paf' leu" genf'e, avec mention exaote du lieu on ils se trouvent ou de la personne qni les detient. Le debiteur et le tiers detenteur sont tenus de renseigner l'office sur las objets ainsi designes et da las lni presenter. La debiteur y ast tenu sous las peinas de droit ; le tiers ne peut y etre contraint. Le proces·verbal doit alors spooüier las objfJts sequastres. -Art. 274 eh. 4, 275 et 91 LP. L'Uffieio deve aseguire il decreto di sequestro anche quando i beni 8equestrabili non vi Biano determinati ehe nel 1000o gene"e, ma con indieazione esatta deI luogo ove si trovano 0 deUa persona ehe li detiene. Il terzo detentore cd il debitore sono tenuti di dare aU'Ufficio le informazioni supplementari occorrenti sugli oggetti e di prasentarglieli: il debitore, sotto minaocia delle pene legali, IDlmtre il terzo detentore non puo esservi costretto. 11 verbale di sequestro specüichera poi gli oggetti sequestrati. Art. 274 cif. 4, 275 e 91 LEF. Auf das Gesuch der Rekurrentin erliess die Arrest- behörde des Kantons Basel-Stadt einen Arrestbefehl gegen die Bank Otto Bürkle & eIe in Freiburg i fBr. und gab Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No ll. 45 dabei als mit Arrest zu belegende Gegenstände u. a. (j Wertpapiere im Depot bei der Bank Wever & eie in Basel I) an. Indessen verweigerte das Betreibungsamt den Arrestvollzug auf diese Wertschriften. Mit der vorlie- genden, nach Abweisung durch die kantonale Aufsichts- behörde an das Bundesgericht weitergezogenen Beschwerde verlangt die Rekurrentin, das Betreibungsamt sei zum Arrestvollzug auf diese Wertpapiere anzuweisen. Die Schuldbetreibungs-und Konkurskammer zieht in Erwägung : Die Vorinstanz hat die Beschwerde in Anlehnung an BGE 51 III S. 122 und die dort angeführten früheren Entscheidungen des Bundesgerichtes abgewiesen, nicht ohne ihre Bedenken gegen die ständige Rechtsprechung des Bundesgerichtes anzubringen (vgl. in diesem Sinn auch FICK und SCHWENDENER in der Schweizerischen Juristenzeitung 22 (1925/6) S. 160 und 175). In der Tat kann an dieser Rechtsprechung nicht in aller Strenge festgehalten werden. Das mit dem Arrestvollzug betraute Betreibungsamt muss die arrestierten Gegenstände und deren Schätzungs- wert in der Arresturkunde angeben (Art. 276 SchKG), d. h. jene in einer Weise einzeln bezeichnen, wie es zu ihrer Identifizierung erforderlich ist. Insbesondere müssen daher arrestierte Wertschriften aufgezählt werden. Hat nun zwar auch schon der Arrestbefehl die Angabe der mit Arrest zu belegenden Gegenstände zu enthalten (Art. 274 Ziff. 4) und nicht etwa das Betreibungsamt nach arrestierbaren Gegenständen des Schuldners im Betrei- bungskreise nachzuforschen, so ist doch zum Arrestvoll- zuge nicht unerlässlich, dass die zu arrestierenden Gegen- stände schon im Arrestbefehl in gleicher, sie von anderen Gegenständen unterscheidender Weise einzeln bezeichnet werden, und daher, sofern dies nicht geschehen ist, nicht ohne weiteres zu rechtfertigen, dass das Betreibungsamt den Vollzug des Arrestbefehles· verweigere. Ein solches
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