Insurance policy clauses and rectification under Swiss law

BGE 56 II 314Recueil officiel du Tribunal fédéral (ATF) / Volume II10 juil. 1930Dismissed

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

Pierre Praz sought 5,000 francs under an automobile fire insurance policy after the insured car burned during a garage test drive. The insurer relied on a policy exclusion limiting coverage to driving by the owner, family members, or employees with a valid licence. The Federal Court held that the insurer’s failure to communicate the general conditions under Art. 3 para. 1 LCA did not nullify the clause; it only meant the proposer was not bound by his proposal. Because the policy was accepted, it became the contract. The court also held that Art. 12 LCA only allows rectification of the policy and that Praz had not proved any discrepancy between the policy and the parties’ agreement.

Regeste Omnilex

Art. 3 al. 1 LCA; Art. 12 al. 1-2 LCA; contract formation by acceptance of the policy and rectification of the policy only upon proof of discrepancy. A breach of Art. 3 al. 1 LCA entails solely the consequence set out in Art. 3 al. 2 LCA: the proposer is not bound by his proposal. Where the proposal lapses, dispatch of the policy constitutes a new offer by the insurer; if accepted without reservation, the policy and annexes become the contract terms. Art. 12 al. 1 LCA confers only a right to demand rectification of the policy so that it corresponds to the parties’ actual agreement; the burden of proving such agreement, and any divergence, lies with the insured. Informal defects in reproducing the clause do not suffice absent proof of contrary conventions (consid. 1-2).

Texte intégral

Versicherungsvertrag. N0 54. den dürfe, wie der Kläger meint. Sodann erweckt es kein Bedenken, dass der Ausschluss unauffällig im Rahmen der allgemeinen Versicherungsbedingungen stattgefunden hat. , Mag auch der Ausschluss grobfahrlässig selbstverschul- deter Unfälle aus der Unfallversicherung hierzulande nicht üblich sein, so ist doch eine kaum weniger empfindliche Einschränkung der Versicherung durch Ausschlussklauseln am Anfang der allgemeinen Versicherungsbedingungen allgemein üblich, sodass von einem Verstecktsein der hier streitigen Klausel schlechterdings nicht gesprochen werden kann. Übrigens dürfte diese Ausschlussklausel den Prämiensatz der Beklagten beeinflussen und daher gemäss Art. 20 Abs. 2 OR ohnehin nicht einfach zum Nachteil der Beklagten angenommen werden, der Versicherungs- vertrag enthalte diese Klausel nicht und gelte ohne sie. 54. Extrait de l'arret de la IIe Section civUe du 10 juillet 1930 dans la cause Pierre Praz contre l' Assicuratrice Ita.1iana.

  1. La violation de l'art. 3 al. 1 LCA n'entraine pas d'autre oonsequenoe que oelle qui est prevqe aral. 2 de oet artiole (oonsid. 1).
  2. Lorsqu'une proposition d'assurance ast oaduque, l'envoi de la polioe au proposant n'equivaut pas a une aooeptation, mais a une nouvelle offre de contrat emanant de l'assureur lui-meme, et, a d6faut de oonvention oontraire, las oonditions de oette offre (o'ast-a-dire oellas de la police) oonstituent las conditions mamas du contrat (oonsid. 1).

L'art. 12 a1. 1 ne donne au preneur d'assuranoe que le droit de demander la reotification de la polioe pour la mettre en aocord aveo les conventions intervenuas entre les parties. La preuve de oes conventions incombe au preneur d'assurance (consid. 2). Il re880rt de8 d088ier8 en fait : A. -En novembre 1927, Edouard Deleze, dont le demandenr Praz etait l'associe et est actuellement le successeur, a conclu un contrat d'assurance de corps Versicherungsvertrag. No 54. 315 d'automobiles; dite assurance ( casco l). L'assurance devait s'etendre au risque d'incendie du vehicule. Deleze signa la proposition et la remit a la socieM sans que les conditions generales du contrat lui eussent eM commu- niquees. Le formulaire de police qui lui fut delivre contient entre autres, la clause suivante : L'assurance ne porte que sur le vehicule propriete du preneur d'assurance, conduit par lui-meme ou parceux de ses employes ou les membres de Sa famille qui sont munis d'un permis regulier de conduire. B. -En decembre 1928, Praz remit l'automobile assuree au garagiste Gagliardi, a Sion, aux fins de proceder a une revision. Au cours d'im essai que faisait Gagliardi sur la route de Sion a Bramois, le vehicule prit feu et fut comple": tement detruit. La compagnie, invoquant la clanse de la police repro- duite Sous lettre A ci -dessus, refusa Ses prestations a raison de ce" sinistre .. O. -Praz a intente a I'Assicuratrice Italiana une action tendant an paiement d'une indemnite de 5000 fr. E. --.:.. Le Tribunal cantonal du Valais a deboute le de- mandeur. F. -Praz recouru en Mforme au Tribunal federal, en reprenant ses conclusions de premiere instance. Statuant 8ur ce8 fait8 et con8ideront en droit :

  1. -Le recourant soutient qu'on ne peut lui opposer la clause de la police prevoyant la liberation de l'assurenr dans les cas on la voiture sinistree n'etait pas conduite par le proprietaire on par quelqu'un de sa maison. Cette clanse n'est pas contenue dans la proposition signee par Edouard DeIeze, mais bien dans les conditions generales d'assurance, auxquelles celle-la renvoie expressement. Praz soutient, il est vrai,. que ces conditions generales ne peuvent etre invoquees contre lui, par le motif qu'elles

Versicherungsvertrag. N° 54. n'ontpas eM communiquees au proposant an temps utile, conformement a l'art. 3 al. 1 LCA. Mais le recourant se . meprend sur la sanction de eette disposition. Sa violation n'entraine pas d'autre consequence que celle qui est prevue a l'alinea deuxieme, o'est a savoir quel'offrant n'est pas He par sa proposition. Tel etait le eas en l'espeoo, et il est certain que le proposant aurait pu refuser la police et s'opposer a la cQnclusion de l'assurance. Or, loin d'arguer de l'imperfection du contrat, le recourant. ne met pas Ba conclusion en doute et pretend au eontraire en tirer des droits. Quant aux bases sur lesquelles ce contrat s'est forme, Praz n'a pas allegue qu'elles aient fait l'objet d'arraD.ge- ments verbaux entre l'assure et la compagnie. Aussi bien, la conclusion ne peut etre -intervenue que sur la base d'une offre formuloo par l'assureur lui-meme. En effet; lorsque la proposition du preneur d'assurance est caduque, notam- ment par suite de la violation de l'art.3 al. 1 LCA, l'envoi de la police n'equivaut pas a une acceptation, mais a une offre nouvelle emanant de l'assureur et non. plus de l'autre partie. Cette derniere estnaturellement libre de l'acoopter ou de ne pas l'accepter, et c'est desormais de Ba libre adhesion que depend la conclusio du contrat. Ül' il est clair que si cette offre est a.greoo säns reserve, comme ce fut le eas en l'espeoo, ses eonditions -e'est-a-dire les elauses de la police et de ses annexes deviennent les eonditions memes du eontrat. C'est done vainement que le recourant invoque l'art. 3 LCA a l'appui de ses eoncluEdons. 2. -Le recourant croit pouvoir invoquer, d'autre part, l'art. 12 a1. 1 LCA. TI reconnait Iui-meme qu'il n'a pas demande la rectification de la police dans le deIai de quatre semaines prevu par cette disposition. Mais celle-ci n 'ayant pas ere reproduite dans la police, en violation flagrante de l'art. 12 al. 2, il soutientque la peremption du delai ne peut lui etre opposOO. La question de savoir quelles sont, en general, les conse- quences de la violation de I 'art. 12 a1. 2 peut demeurer Versicherungsvertrag. No 54. 317 ouverte en l'espece, car, meme a supposer qu'elle ait pour effet de suspendre le cours du delai de quatre semaines, les conclusions prises par le demandeur n'en devraient pas moins etre rejetees. En effet, l'art. 12 ne donne pas au preneur d'assurance d'autre droit que celui de demander la rectification de la police, pour 1a mettre en accord avec les conventions intervenues. Pour pouvoir ooneficier de cette faqulM, il faut donc que le preneur et blisse qu'il y adesaccord entre celles-ci et celle-Ia. Or Praz n'a nullement rapporte cette preuve. Au contraire, ainsi qu'll resulte des considerations enoneees sous chüfre I ci-dessus, ce sont les clauses memes de la police, c'est-a-rure les conditions generales d'assurance, qui ont constitue lns bases et les elements de la convention conclue entre les parties. Aussi bien, a supposer que l'application de l'art. 12 LCA soit ooncevable en principe dans des cas analogues a la presente espOOe, Praz ne saurait invoquer le oonefice de cette dispo- sition pour resister a l'exception liooratoire soulevoo par I 'intimae. 4. Le sinistre qui a atteint l'automobile de Praz n'etait 'donc pas couvert par l'assurance. Les informalites commises par la Compagnie ne sauraient entrainer d'autres sanctions que des Banctions administratives -sur les- quelles le TribUnal federal n'a pas a statuer presentement -et c'est a juste titre que les conclusions de la demande ont ere rejetees en premiere instance. Par ce8 motif8, le Tribunal fb1eral prononce: Le recours est rejete et le jugement attaque est confirme.

Mots-clés

insurance contractgeneral conditionspolicy clausespolicy rectificationburden of proofcontract formationcoverage exclusionautomobile insurance

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether failure to communicate the general conditions under Art. 3 para. 1 LCA prevented the insurer from relying on the policy clause.

Solution extraite

No. The only consequence of violating Art. 3 para. 1 LCA is that the offeree is not bound by the proposal; if the policy is accepted, its terms become the contract terms.

Motifs extraits

Because the insured did not contest the conclusion of the contract and accepted the policy without reservation, the policy constituted a new offer by the insurer, and its terms governed the contract.

Question juridique clé

Whether the insured could demand rectification of the policy under Art. 12 para. 1 LCA despite not seeking it within four weeks and despite the clause not being reproduced in the policy as required by Art. 12 para. 2 LCA.

Solution extraite

No. Art. 12 gives only a right to request rectification to align the policy with the parties' actual agreement; the insured had not proved any discrepancy between the policy and the agreement.

Motifs extraits

Even assuming a defect under Art. 12 para. 2 could affect the deadline, the insured still had to prove that the policy differed from the agreed terms. The court found the policy terms themselves formed the basis of the contract.

Question juridique clé

Whether the fire loss was covered under the automobile insurance policy.

Solution extraite

No. The loss fell outside coverage because the policy exclusion applied.

Motifs extraits

The policy clause limiting coverage to specified drivers was part of the contract, and the garage mechanic was not within that category.

Poursuivez vos recherches dans ChatGPT ou Claude

Connectez Omnilex pour rechercher dans le corpus juridique depuis votre assistant IA.