BGE 53 II 216
BGE 53 II 216Bge20 avr. 1923Ouvrir la source →
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kantonaler Formen eine weit ausgedehntere und ge-
fährlichere als. künftig nach der Einführung des eid-
genössischen Grundbuches, was sich unmöglich recht-
fertigen
Hesse. Dass etwa schon das frühere kantonale
Recht dem Grundprotokollführer die Pflicht auferlegt
hätte, bei Anlass jeder Handänderung in den die Nach-
barliegenschaften betreffenden Einträgen nachzusehen,
ob die gegenseiigen Grenzbeschreibungen übereinstim-
men,
und dass es ferner dem Kanton die Haftpflicht
für die Verletzung dieser Prüfungspflicht auferlegt
hätte -welche Vorschriften gegebenenfalls bis zur
Einführung des eidgenössischen Grundbuches weiter
gelten würden
-, hat der Kläger nicht behauptet,
geschweige denn nachgewiesen (vgl.
Art. 3 BZP).
39. Extrait de l'arr6t de 1a. IIe Section eivile du a juin lSa7
dans la cause Nosecla. contre Vessaz.
Hypotheque legale des artisans et eutrepreneurs. -Passe
le delai de trois mois des l'achevement des travaux, aucune
hypotheque d'entrepreneur ne peut plus etre inscrite, quand
bien meme elle aurait ete demandee au juge et accordee
par lui en temps utile. -A l'expiration du temps pour le-
quel elle ä He ordonnee, l'inscription provisoire perd, sans
autre, toute valeur, du seu1 fait qu'aucune prolongation
ou tntnsformation en inscription definitive n'a ete mention-
nee au registre.
Resume des taits.
Par acte authentique du 23 septembre 1925, l'Usine
de laminage Ed. Mathey fiIs S. A., a Neuveville, a vendu
a Paul Vessaz, pour le prix de 11 000 fr., un terrain sis
a Neuveville.
Le 19 decembre 1925, le registre du commerce a inscrit
la constitution, en date du 3 decembre, de la Societeen
commandite Vessaz & Oe, autogarage, ä. Neuveville.
Cette societe, qui reprenait l'actif et le passif de la socieM
Sachenrecht. N0 39. 217
Schwab & Vessaz, Hait composeede Marcel Vessaz, seul
associe indefiniment responsable, et de son frere Paul
Vessaz, commanditaire pour 3000 francs.
La socieM a fait construire un garage sur le terrain
acquis par Paul Vessaz. A cet effet, elle a confie, par
contrat du 18 fevrier 1926, les travaux de terrassement,
fouilles,
maonnerie et beton arme, ä. l' entrepreneur
Antoine
Noseda, de St-Blaise.
Acheves le
12 mai 1926, les travaux furent acceptes
le
15 mai 1926. Le 16 juillet 1926, Marcel Vesaz, agissant
au nom de Vessaz & oe, reconnut la creance de l'entre-
preneur,
d'un montant de 27208 fr. 30.
Ne
parvenant pas a' se faire payer, NosMa requit, le
21 juillet 1926, l'inscription d'une hypotbeque legale
d'entrepreneur.
Par decision du 12 aout 1926, le Premdent du Tribunal
de Neuveville ordonna, en faveur de Noseda, l'inscription
provisoire, pour
la duree d'un mois, d'une hypotheque
legale d'entrepreneur sur l'immeuble de Paul Vessaz.
L'inscription
fut effectuee le iour-mme.
Par demande du 6 septembre 1926, deposee le 9 sep-
tembre,
NosMa conclut a ce qu'il plaise a la Cour d'appel
du canton de Berne reconnaitre son droit d'hypotheque
legale, pour 27 208 fr. 30, sur l'immeuble Paul Vessaz,
et ordonner l'inscription a titre definitif de l'hypotMque
annotee en vertu de I'ordonnance du 12 aout 1926. Le
demandeur sollicitait, en mme temps, le tribunal de
prolonger les effets de cette ordonnance
jusqu'ä. solution
du proces. Le President de la Cour d'appel decHna, tou-
tefois, cette requte, pour cause d'incompetence.
Le 7 septembre 1926, Paul Vessaz vendit le terrain
litigieux ä. la societe Vessaz & Oe. L'acte mentionne
l'hypotheque inscrite, le
12 aout 1926, pour la duree d'un
mois.
Tout en formulant sa demande ä. la Cour d'appel,
Noseda requerrait egalement du President du Tribunal
de Neuveville la prolongation de l'inscription du 12 aout,
218 Sachenrecht. N° 39. pour valoir jusqu'a jugement de l'autorite competente sur le fond du proces. Le President fit droit a cette de- mande, le 11 septembre. Vinscription ne fut, cependant, point operee au registre foncier. Aussi le conservateur proceda-t-il d'office, le 24 septembre 1926, a la radiation de l'inscription perimee. Repondant au memoire-demande des 6/9 septembre 1926, Paul Vessaz conclut au rejet de l'action. La Cour d'appel dedda, conformement a l'art. 196 du CPC bernois, de restreindre les debats a Ia question de savoir si le delai de trois mois de l'art. 839 al. 2 CCS avait ete observe. Statuant le 16 mars 1927, la Cour a rejete l'action de Noseda et a condamne. celui-ci aux frais et depens du proces. Noseda a recouru en reforme au Tribunal federal, dans le sens de l'admission des fins de sa demande. Considerant en droil :
220
Sachenrecht. N° 39.
2. -En l'espece, Noseda, adjudicataire de l'ensemble
des travaux,
avait acheve ceux-ci le 12 mai 1926. En
vertu de l'art. 77 chiff. 3 CO (v. art. 7 CCS), le deIai
de trois mois de l' art. 839 CCS expirait, par consequent,
le
12 a01it. Ce jour-la, le conservateur a enregistre l'ins-
cription provisoire, pour la duree d'un mois, d'une hypo-
theque legale d'entrepreneur au profit de Noseda. La
creance Hant contesree, il eut, sans doute, ete preferable
que le President du Tribunal impartit au demandeur
un delai pour ouvrir action en justice et qu'il accordat
une inscription provisoire valable, sans limite fixe, jus-
qu'a solution definitive du proces (art. 961 dern. al.
CCS). N'ayant pas sous les yeux les conclusions prises
alors
par le recourant, le Tribunal federal ne saurait,
toutefois, se prononcer
-plus outre sur l'opportunire de
l'ordonnance d'inscription provisoire.
n doit se borner a
constater qu'aux termes de cette ordonnance, l'inscrip-
tion ne pouvait -sauf transformation
Oll prolongation
inscrite en temps utile -deployer ses effets
au dela du
12 septembre 1926. Noseda l'a, d'ailleurs, compris, puis-
qu'il a demande cette prolongation,
et a la Cour d'appel
(incompetente
a cet effet), et au President du Tribunal
de Neuveville.
Neanmoins, le
12 septembre au soir, le prepose au
registre foncier n'avait He saisi d'aucune requisition
tendant a la prolongation de~ effets de l'inscription pro-
visoire ou
a sa transformation en inscription definitive.
C'est,
des lors, a bon droit que l'inscription, devenue
cadnque, a
ete radiee d'office, le 24 septembre 1926,
conformement a l'art. 76 de l'ordonnance sur le registre
foncier (voir
WIELAND, Droits reels, art. 961 note 6).
Quant aux requisitions posterieures, elles ne pouvaient,
comme
il a ete dit plus haut, tre prises en consideration
par le prepose.
Le Tribunal fideral prononce
Le recours est rejete et le jugement cantonal confirme.
Sachenrecht. N0 40.
40. t1rteU der II. Zivilabteitung vom SO. Juni 1927
i. S. Kuff gegen KeBB.
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Die n e g at i v e E i gen t ums k lag eist unverjähr-
bar (Erw. 2).
Sind bei Bau te n die vom kantonalen Rec-hte festgesetzten
Ab s t ä n den ich t be 0 b ach t e t worden, so muss der
Klage des Verletzten auf Beseitigung grundsätz:ich statt-
gegeben werden (ZGB Art. 641 Abs. 2, 679,685 Abs 2, 686),
es sei
denn dass die Voraussetzungen des Art. 674 Abs. 3
zutreffen (Erw. 4). Beurteilung dieser Frage (Erw. 3).
A. -Im Jahre 1923 baute der Beklagte auf seiner
Liegenschaft
in Alpnachdorf . ein Haus. Nach Beginn
der Arbeiten erhielt
er vom Landweibelamt folgende
auf Antrag des Klägers erlassene
« Amtliche Anzeige»
d. d.
18. April 1923:
« Herr Spenglermeister Jos. Muff, Alpnachdorf, lässt
» Ihnen hiemiL .... unter Hinweis auf Art. 138 EG zum
» ZGB amtlich mitteilen, dass Sie nicht berechtigt sind.
J) Ihr projektiertes Haus näher an die nachbarliche
» Grenze zu bauen als zwei Meter Abstandsgrenze
» zwischen der Grenze und dem D ach k e n n e 1
» Ihres projektierten Hauses. Eine Abstandsgrenze von
» zwei Metern, berechnet von der Mauer Ihres projek-
» tierten Hauses bis zur nachbarlichen Grenze, würde
» nicht zulässig sein ...... »
Der angeführte Art. 138 des EG zum ZGB für den
Kanton Unterwaiden ob dem Wald lautet in seinem
hier massgebenden
Teile: « Der Abstand eines Ge-
bäudes von der nachbarlichen Grenze darf ohne Ein-
willigung des Nachbarn ......
in Dörfern nicht weniger
als zwei Meter betragen.
»
Am 20. April 1923 liess der Beklagte u. a. antworten:
« Urr Hess hat die Abstandsgrenze richtig eingehalten.
Er wird in der angefangenen Weise weiter bauen. Gegen
eine eventuelle Klage wird
er diesen Standpunkt vor
allen Instanzen zu begründen und zu wahren wissen.
AS 53 II -1927 16
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