BGE 52 III 77
BGE 52 III 77Bge31 mai 1926Ouvrir la source →
76 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 21.
maison Luchsinger & oe, non signe par Stegmann,
ne ferait preuve, dans
un pro ces, pas plus d'une offre
d'achat que d'un achat. Il faudrait de plus qu'un double
du bulletin ait ete remis au client et accepte par celui-ci.
Comme
la remise du double et son acceptation ne sont
pas Hablies, le fait de la commande n'est pas rigoureuse-
ment prouve.
Mais'
il serait excessif de demander qu'une requte
fondre sur l'art. 8 al. 2 LP soit etayee de preuves com-
pletes
et irrefragables, teIles qu'elles doivent is
eut ete egalement corrige et l' on eut substitue au mot
« justifie » celui de « prouve » comme on l'a fait a l'art.
85 LP. Il convient de relever en outre que la version
italienne
est conforme a Ta version franc;aise et porte
« giustifichi» et non « prova )). L'on ne saurait done
pretendre que
le )ext(mtre admi-
nistrees dans
un proces.
C'est
en vain que l'on voudrait soutenir le contraire
en tirant argument du fait que le texte allemand de la loi
a
He modifie en ce sens que les mots « glaubhaft machen»
qui figuraient primitivement dans les projets soumis
aux Chambres ont ete remplaces dans le pro jet definitif
par le mot « nachweisen ». En effet, non seulement cette
modification
n' est pas le resultat de deliberations des
assemblees legislatives, mais elle
ne s' est traduite par
aucun changement du texte franc;ais : ({ toute personne qui
justifie de son intert ». Si l'intention du legislateur avait
bien ete de requerir une preuve formelle, le texte franme de la loi impose au requerant
I'obligation de faire en tout etat de cause la preuve abso-
lue de son
interH.
Cette exigence serait inequitable dans les cas Oll toute
preuve est exclue, de par les circonstances, et Oll les re-
querants,
qui peuvent avoirun intert certain a consulter
les registres,
tire de rapports juridiques en voie de forma-
tion avec une personne determinee, se trouvent dans I'im-
possibilite materielle
d'etablir a satisfaction de droit
l' existence desdits rapports. En pareil cas, ii est clair
'I
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 22. 77
que des indices doivent suffire lorsqu'ils permettent de
presumer l'existence d'un interet serieux.
Il
en est ainsi lorsque le requerant produit un bulletin
de commande verbale, etabli par un voyageur de com-
merce.
Ce bulletin ne prouve pas la commande, mais il
la rend toutefois suffisamment plausible -surtout s'il
y a, comme en I'espece, relation etroite entre l'objet de la
commande et l'activite professionnelle du requerant et de
la personne visee -pour qu'il faille tenir compte de
l'intert qu'il y a pour le fournisseur de savoir, avant de
livrer, si son client
est sous le coup de poursuites.
La maison Luchsinger & Oe doit tre censee en con-
sequence avoir justifie de son
interH a consulter les
registres,
a l' egard de Stegmann.
3. -
L'on ne saurait exiger des requerants, comme
voudrait le faire l'office des poursuites de Geneve dans des
cas de ce genre, qu'ils sollicitent des personnes visees
par
leurs demandes des autorisations de consulter les registres,
car de pareilles demarches sont par trop contraires
aux usages du commerce.
La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce:
Le recours est admis; en consequence la decision
attaquee est annulee et l'office des poursuites de Geneve
est invite a faire droit a la demande des recourants.
22.
Arrit du 28 juin 1926
dans la cause Societe anonyme Wiedmer fils.
Art. 8 al. 2 LP. Le requeraut qui produit un recouvrement
non paye, base sur des factures, et adresse a la personne
visee par la requt;te, rend vraisemblable l'existence de
relations d'affaires entre lui-mt;me et ladite personne, et
justifie suffisamment d'un interH special et actuel.
La Societe anonyme Wiedmer fils a demande a l'office
des poursuites
de Geneve un renseignement sur la
maison d'epicerie Giddey-Pache,
a Geneve, en joignant
78 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 22. a sa demande un recouvrement postal non paye, adresse au sieur Giddey-Pasche, et indiquant par une mention au verso que la somme reclamee representait le montant . de trois factures, des 21 octobre, 21 decembre 1925 et 13 fevrier 1926. L'office refusa de repondre acette demande par le motif que la piece produite etait insuffisante, et invita la societe Wiedmer fils a prouver sa qualite de creanciere par un extrait de compte certifie conforme. La requerante porta plainte a l' Autorite cantonale de surveillance aux fins d'obtenir que l'office soit tenu de faire droit a sa demande. Statuant le 22 mai 1926, l' Autorite de surveillance a ecarte la plainte. Partant de l'idee que celui qui veut consulter les registres de I'office doit prouver son interet et non le rendre simplement vraisemblable, elle a estime qu'un recouvrement revenu impaye ne pouvait etre considere comme une preuve, etablissant l'existence d'une dette ou d'un contrat, mais uniquement « comme une presomption n'ayant qu'un caractere de probabilite ». Dans les delais legaux, la requerante a interjete re- cours au Tribunal federal en lui demandant d'annuler la decision attaquee et d'inviter l'office a donner suite a sa requete. Considerant en droit :
80 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 23. Quant a la production d'un extrait de compte certifie conforme, elle etait superflue. La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le recours est admis; en consequence, la decision attaquee est annuIee et l' office des poursuites de Geneve invite a faire droit a la demande de la recourante. 23. Entsoheid vom a9. Juni 19aa i. S. Astra-Betriebsgesellsohaft. N ich t i g k e i t der in einer Grnndpfandverwertungs- betreibung durchgeführten S t e i ger u n g von Fabrik- liegenschaften mit Zugehör, in welche das Betreibungsamt gestützt auf die vom betriebenen Schuldner wenige Tage vor der Steigerung erteilte Ermächtigung eine Fabrik-und Handelsmarke einbezogen hat. A. -In der Betreibung der Compagnie du Lait Berna gegen die Compagnie Astra auf Verwertung des Grund- pfandes: Fabrikbesitzung mit Zugehör laut Grundbuch- eintrag und der mitverpfändeten « Lizenz zur allein- berechtigten Verwertung der von der Compagnie Astra fabrizierten Speiseöle und Speisefette» brachte das Betreibungsamt Thun am 18. März 1926 zusammen mit den erwähnten Pfandgegenständen auch die Fabrik- und Handelsmarke « Astra» auf die Steigerung und erteilte den Zuschlag bezüglich der « Liegenschaften nebst Zugehör (mit Inbegriff der Fabrikations-und Handelsmarke) » um 1,960,000 Fr. an die Neue Compa- gnie Astra. Diese Marke war weder im Pfandvertrag, noch im Inventar über die Zugehör (Grundbuchbeleg), noch im Betreibungsbegehren, noch im Zahlungsbefehl, noch in der Steigerungspublikation, noch in der dem Lastenverzeichnis und den Steigerungsbedingungen vor- angestellten Beschreibung der Liegenschaften und ihrer Zugehör als mitverpfändeter und mitzuverwertender Gegenstand aufgeführt, und die betreibende Gläubigerin Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 23. 81 beanspruchte auch gar kein Pfandrecht an der Marke. Vielmehr wurde einfach höchstens drei Tage vor der Steigerung eine mit dem Datum des 15. März 1926 ver- sehene und v6n der Compagnie Astra unterzeichnete Urkunde zu den Steigerungsbedingungen gelegt und an der Steigerungsverhandlung zur Kenntnis gebracht, welche lautet: « Ermächtigung und Auftrag. Die Cie. Astra ...... erklärt, dass durch den Verkauf des Fabrik- etablissementes an der Verwertungssteigerung vom 18. März 1926 auch die Fabrik-und Handelsmarke « Astra» auf den Erwerber übergeht. Sie ermächtigt den Betreibungsbeamten, vor der Steigerung eine diesbe- zügliche Erklärung zu Handen der Interessenten abzu- geben und die Hingabe der Marke mit der Fabrik an den Ersteigerer zu erklären und zu verurkunden. » B. -Mit Beschwerde vom 1. April stellte die Rekur- rentin (Astra-Betriebsgesellscbaft) die Anträge, die im Pfandverwertungsverfahren gegen die Compagnie Astra am 18. März 1926 abgehaltene Verwertungssteigerung sei aufzuheben, eventuell es sei diese Steigerung insoweit aufzuheben, als den Ersteigereru die Fabrikations- und Handelsmarke Astra zugeschlagen worden ist. Sie legte einen unbestriitenermassen gegenwärtig noch geltenden Pachtvertrag vom 2. Dezember 1922 vor, wonach ihr die betriebene Schuldnerin Compagnie Astra ihre Speise- öl- und Fettfabrikanlage mit allem Werkzeug und Be- triebsmaterial verpachtet hatte und « diese Miete auch den Gebrauch der Fabrikmarke der Compagnie Astra ..... . und die Kundschaft dieser Compagnie umfasst. » C. -Durch Entscheid vom 31. Mai 1926 ist die Auf- sichtsbehärde in Betreibungs-und Konkurssachen für den Kanton Beru auf die Beschwerde nicht eingetreten, und von einer Aufhebung der Versteigerung von Amtes wegen hat sie Umgang genommen. Erwägung 3 dieses Entscheides lautet wie folgt: « Die im Einverständnis des Schuldners erfolgende Mitveräusserung einer Marke mit einer Fabrik ohne bezüglicbe Anzeige in der
Accès programmatique
Accès API et MCP avec filtres par type de source, région, tribunal, domaine juridique, article, citation, langue et date.