BGE 51 III 226
BGE 51 III 226Bge6 avr. 1923Ouvrir la source →
226 Schuldbetreibungs-und Konkru-srecht. N0 57.
Ull creancier. Cette solution, qui correspond d'ailleurs
au caractere pour ainsi dire officiel du mandat de membre
d'une commission de surveillance, ne laisse pas, aussi
• bien, d'etre commandee par les exigences de la pratique.
car il n'est pas si rare qu'une personne admise a la
premiere assemblee en qualite de creancier ou de repre-
sentant d'un creancier perde cette qualite au cours
de la procedure de liquidation et si, lorsqu'il s'agit en
meme temps d 'un membre de la commission de sur-
veillance, ce fait devait suffire pour paralyser l'activite
de la commission, il en resulterait des complications
et des inconvenients tels que l'utilite de l'institution
s'en trouverait tres serieusement compromise.
La Chambre des Poursuites et des Faillites pl'Ononce:
Le recours est rejete.
57.
A.rrit du a7 novembre lSa5 dans la cause Renaud.
Saisie de salaire: La notion de la familIe an sens de rart. 93
LP ne doit pas necessairement tre restreinte anx senies
personnes
anxquelles le dtlhiteur .est lCgalement tenn de
fonrnir des aliments.
A la requete de Me Renaud, avocat a Geneve, l'office
des poursuites de cette ville a saisi une somme de
50 fr.
par mois sur le traitement d'Henri Bartholdi, employe
an
Departement des Final1ces du canton de Geneve.
Bartholdi
aporte plainte a1'Autorite de surveillanee
en concluant
a ce que son traitement fUt declare insaisis-
sable eu sa totalite.
1I exposait que ses depenses mellsuelles
s'elevaient
a 285 fr. , non compris son entretien ni celui
de sa femme malade, entretiell pour lequel
iI ne resterait
que
81 fr. 65, representant 1 Fr. 35 par jour el par per-
sonne.
Par decision du 24 octobre 1925, ]' Autorite de sur-
veillance a admis le recours
etprononce qu'aucune
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 57. 227
retenue ne pouvait etre faite sur le salaire du debiteur.
Cette decision est motivee en
resume comme suit:
Le salaire du debiteur est de 366 fr. 85. Si l'on en
deduit le loyer (55 fr. par mois) il reste 311 fr. 85. Les
epoux Bartholdi ont a leur charge un garon ne en 1909.
C'est le fils illegitime d'un frere de dame Bartholdi nee
Herzig. Le pere de cet enfant ne s'en occupe pas. Il
habite Paris. Les
epoux Bartholdi ont toujours pourvu
a l' entretien de cet enfant et en 1921 Hs ont He nommes
tuteurs dudit. Bien qu'il ne s'agisse pas h\ d'une obli-
gation legale,
il est dans l'esprit de rart. 93 LP d'en
tenir compte.
En sa qualite de tuteur, le debiteur est
tenu de surveiller l'enfant, donc de l'avoir chez lui ou
de le plaeer dans
un etablissement, ce qui serait encore
plus onereux. Cet enfant fait done partie de sa famille.
n resulte d'une lettre de la mere de dame Bartholdi
que le debiteur envoie
acette derniere 100 francs fran~ais
par mois, ce qui representait 25 francs suisses au moment
Oll le reeours a ete forme. Dame Bartholdi a encore
deux filles
qui vivent avec elle, mais le debiteur affirme
qu'elles ne peuvent contribuer
a l'entretien de leur
mere que dans une faible mesure et que l'appoint de
25 fr. est indispensable.
n s'agit la d'une charge legale
de la femme du debiteur. 01' il est etabli par des certi-
fieats
medicaux que cette derniere est gravement ma-
lade
et ne peut travailler pour gagner sa vie. Au con-
traire, son
etat entraine de gros frais de medieaments
et medecins. Meme en reduisant les depenses du debiteur
des chefs ci-dessus
a 150 fr. par mois, 10yer non compris.
illui resterait 161 fr. 85 par mois pour faire vivre deux
personnes. soit 2 fr.
70 par jour et par personne. Ce
chiffre represente certainement le minimum indispensable
que la· loi ne permet pas de reduire.
Me Renaud a recouru en temps utile contre eette
decision en concluant
a ce qu'il plaise a la Chambre
des Poursuites
et des Faillites du Tribunal federal
maintenir la retenue fixee par l'office.
22& Schuldbetreibungs-und Kcmkursrecbt. N0 67. Considerant en droit :
230 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 58. saires a l'entretien du jeune Herzig, il resterait encore a examiner si la somme de 1oofr. qu'il pretend dectuire de ce chef n'est pas excessive. En comparaison des sommes qui sont allouees dans les cas d'actions en paternite, elle parait bien depasser la mesure. Il convient donc en l'etat d'annuler la decision at- taquee et de renvoyer la cause a l'instance cantonale pour qu'elle statue a nouveau apres avoir complete l'instruction dans le sens des considerants ci-dessus. La Chambre des Foursuites et des Faillites prononce: Le recours est admis en ce sens que la decision atta- quee est annuIee et la cause renvoyee devant l'instance cantonale pour etre jugee a nouveau apres nouvelle instruction. 58. Auszug a.us dem Entscheid vom 4. Dezember 1925 i. S. Wespi. Ausdehnung der Hypotheken-Pfandhaft auf zi vile Früch te? Der Kollo k a ti on sp I an (im Kon- kurs) ist nachträglich zu ergänzen, wenn dem Gemein- schuldner bezw. seiner Konkursmasse ein Vermögensobjekt anfällt, das als zivile Frucht eines verpfändeten Grund- stückes in Betracht kommen kann. Aus dem Tatbestand : Im Konkurs über Albert RIedweg, Eigentümer des Hotels Viktoria und Englischer Hof in Luzern, wurde in dem am 3. Januar 1922 abgeschlossenen, am 29. Januar 1922 dem Gemeinschuldner vorgelegten und, wie es scheint, gleichzeitig mit dem Kollokationsplan am 22. April 1922 zur Einsicht der Gläubiger aufgelegten Konkursinventar eine « Entschädigung des Bundes an Hotel Viktoria für anormale Schäden, verursacht durch die Internierung, zirka 3000 Fr. » aufgenommen. Durch Bundesbeschluss vom 26. Januar 1922 wurde dem Bundesrat ein Kredit zur Verfügung gestellt : SCllUldbctreibungs-und Konkursl'echt. No 58. 231 c( a) zur Auszahlung einer Entschädigung von 50 Cts. pro Mann und Tag an die im Jahre 1917 durch die ent- gangene Pensionspreiserhöhung geschädigten Inhaber von Interniertenanstalten ; b) zur Auszahlung einer Entschädigung von 10 Cts. pro Mann und Tag für abnormale Abnützungen und Schäden an alle Inhaber von Interniertenanstalten. ») Die Konkursverwaltung meldete die daherigen An- sprüche des Gemeinschuldners auf dem ihr am 8. März 1922 unterbreiteten Formular am 24. März 1922 an; am 5. März 1923 wurde darüber mit der Kommission, welcher die Festsetzung dieser Entschädigung oblag, verhandelt, und am 6. April 1923 ging die Entschä- digungssumme von 19,934 Fr. 90 Cts. ein. Laut der Verteilungsliste wollte die Konkursverwaltung diese Entschädigung zusammen mit dem Erlös des übrigen unverpfändeten Massagutes unter. den unver- sicherten Gläubigern zur Verteilung bringen. Gegen die Verteilungsliste führte der Rekurrent, der Gläubiger einer nur teilweise geueckten Gült auf der Hotelliegen- schaft ist, Beschwerde mit dem Antrag, von der Inter- niertenanstalts-Entschädigung sei der für anormale Ab- nützungen und Schäden ausgerichtete Teilbetrag von 5971 Fr. 90 Cts. den Grundpfandgläubigern zuzuteilen. Die Schuldbetreibungs-und Konkurskammer hat die Beschwerde begründet erklärt im Sinne folgender Erwägungen : Der Rekurrent macht geltend, dass die vom Bunde während des Konkursverfahrens ausgerichtete Ent- schädigung für anormale Abnützungen und Schäden des seinerzeit als Interniertenanstalt betriebenen Hotels Viktoria und Englischer Hof gleich den während des Konkurses aufgelaufenen Pachtzinsen von der Pfandhaft der Hotelhypotheken ergriffen werde, während er der Verteilung der für entgangene Pensionspreiserhöhung ausgerichteten (weit höheren) Entschädigung unter die
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