BGE 51 I 123
BGE 51 I 123Bge25 sept. 1924Ouvrir la source →
122 Staatsrecht.
punitionf conditionnelle pour l'application de l'art. 45
al. 3 Const.
fed. Les cantons de la Suisse allemande (ex-
cepte Schaffhouse) ont adopte le systeme de la remise
conditionnelle de la peine. D'apres ce systeme,
la peine
tombe
a l'expiration du delai, mais la condamna~
tion subsiste (v. THORMANN, Der bedingte Straferlass,
Zeitschr. für Schweiz. Recht 1911, vol. 52 p. 519 et sv.)
Le projet de code
penal suisse de 1918 donne la prefe-
rence au systeme franctais de la condamnation condi-
tionnelle. A
rart. 39 chiffre 4,il prevoit que, « si le con-
damne a subi l'epreuve jusqu'au bout, la condamnation
sera
consideree comme non avenue ll. Si le droit penal
etait unifie en Suisse, on pourrait songer a en tirer un
critere pour l'application de l'art. 45Ial. 3 Const. fed.,
mais tant que ce droit est reserve aux cantons, la diversite
meme des principes adoptes s'oppose a ce que la dispo-
sition constitutionnelle
eitre soit appliquee sur la base
des lois penales cantonales.
On abouirait en effet ades
inegalites de traitement choquantes si l'on faisait abs-
traction de la premiere condamnation prononcee avec
sursis dans un canton qui a introduit cette mesure tandis
qu'on en tiendrait compte lorsque le canton oille premier
delit grave a ete reprime ne connait pas le sursis.
Le retrait de retablissement est par consequent
justifie en l'espece.
Le Tribunal jederal prononce:
Le recours est rejete.
Doppelbesteuerung. N° 22.
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V. DOPPELBESTEUERUNG-DOUBLE IMPOSITION
22. Anit du 19 juin 1926 dans la cause Leuenberger contre
Berne et Neuchi.tel.
Notion de la double imposition.
Les
cantons dont le systeme fiscal est base sur l'imposition
exclusive des choses (Objektsteuer) ne sont point tenus, dans
les relations
intercantonales, de deduire de l' actif imposable
une fraction des dettes, correspondant au rapport qui exIste
entre l'actif soumis a leur souverainete fiscale et ll'ensemble
des biens du contribuable.
Ernest Leuenberger a herite en 1922 une part d'un
immeuble, sis a St-Imier, et dont l'estimation cadastrale
est de 130570 fr. Il a egalement acquis, en 1923, des
immeubles
au Locle, oil se trouve son domicile.
Pour I'annee 1924, Leuenberger a ete taxe par les
autorites fiscales bernoises sur la base suivante :
Valeur de la
part de propriHe de l'immeuble
de
St-Imier: . . . . . . . . . . . . . 22 000 fr.
Fraction de dettes
hypothecaires grevant cet
immeuble : . . . . . . . .
.. 1 000 ".
Fortune imposable: 21 000 fr.
Dans
le canton de Neuchätel, l'actif net du recourant
a
ete arrete a 29 000 fr. La decision du Departement des
Finances,
du 23 decembre 1924, auquel l'interesse avait
recouru, a ete confirmee, le 8 janvier 1925, par la Com-
mission cantonale de recours.
Le fisc neuchatelois admet
les chiffres
allegues par le contribuable. Son prononce
est motive comme suit :
La fortune brute de Leuenberger se monte a 22 000 fr.
dans
le canton de Berne, et a 90 070 fr. dans le canton
de Neuchatel. Le passü
est de 1000 fr. dans le premier
canton,
et de 75 000 fr. dans l'autre, soit au total
76000 fr., somme qui, en vertu de la jurisprudnce fede-
124
Staatsrecht.
rale, doit tre repartie proportionnellement ä la valeur
des
elements d'actif. Cette relation est de 80,35 % (pour
le canton de Neuchätel)
a 19,65 % (pour le canton de
Berne).
11 convient, des lors, de deduire de la fortune
brute imposabIe au LocIe (90070 fr.), le 80,35 % de,
76000 fr., soit 61 066 fr., et de fixer, par consequent,
l'actif
net soumis a la taxe ä 29 000 fr.
Par acte du 21 janvier 1925, Leuenberger a forme un
recours
de droit public au Tribunal federal, en relevant
que sa fortune nette se monte ä 36 070 fr., mais qu'll est
iinpose, en fait, sur la base d'un actif net de 50 000 fr.
eIl m'est indifferent -decIare le recourant dans un
memoire complementaire -de payer une part plus forte
a l'un des deux cantons ; mais il m'importe, par contre,
que ces deux
parts reunies ne depassent pas le montant
qui peut e territoire.»
Le Conseil d'Etat neuchätelois et Ie Conseil executif
du
canton de Berne ont conclu, tous deux, au reiet du
recours.
Considerant en droit :tre legalement peu pour le tout si les immeu-
bles se trouvaient
situes dans Ie m
126 Staatsrecht. l' existence economique se concentre dans un seul canton. Le Tribunal federal n'est, des lors; en droit d'inter- venir, sur la base de l'art. 46, a1. 2 Const. fed., que dans deux eventualites ; a) lorsqu'un canton soumet un citoyena un impöt dont la perception doit, en fait, revenir a un autre canton, et: b) (quand bien m&ne chacun des Etats interesses se tiendrait dans les limites de sa propre souverainete fiscale) lorsque l'application simultanee de deux regimes differents conduit a imposer le contribuable plus lourdement que s'il etait soumis aux lois d'u~ seul canton (RO 39 I p.375 et 376; 48 I p. 362, consid. 2, p. 490 et p. 506). Il a, par consequent, ete juge a maintes reprises que les cantons dont le systeme est base sur l'imposition exclusive des choses (Objektsteuer, v. supra, chiff. 2, al.
Ces principes ont He poses, notamment, dans
l'arr~t du 14 juillet 1922, en la cause Bötsch contre
Berne,
BaIe-Ville et Zurich (RO 48 I p. 358 et suiv.),
auquel on peut
se borner asereferer et dont Ia solution
a, d'ailleurs, ete confirmee dans Ia suite (RO 48 I p. 501
ct suiv.). Comme Zurich et Bäle-Ville, en effet, le canton
de NeuchäteI frappe d'une taxe personnelle l'ensemble
de la fortune nette du contribuable (v.
RO 45 I p. 175,
consid.
2; 48 I p. 487, consid. 3, al. 2), la Iegislation
hernoise ne connaissant, d'autre part, que l'impöt «ob-
jectif» sur les biens mobiliers et les immeubles (RO 48 I
p. 358
et suiv. ; 49 I p. -529, consid. 2). Quelque regret-
table que cela puisse paraitre,
il faut, des lors, conceder
a
l'Etat de Neuchäte1 Ie droit de ne ded'uire qu'une frac-
tion du passif -soit,
en l'espece, le 80,35 % -d'apres
le rapport entre le montant des biens existant au Locle
(90
070 fr.) et Ia fortune brute totale de l'interesse
112 070 fr.). Quant au cailton de Berne, il ne saurait
tre tenu de defalquer d'autres dettes que celles garanties
par l'immeuble sis a St-Imier (loi du 7 juillet 1918, art.9).
Une immixtion dans son systeme fiscal ne se legitimerait
point par des considerations tirres du but et de l'objet
de l'art. 46, al. 2 Const.
fed. (v. supra, chiff. 2, dern. al.),
car le refus de toute deduction plus etendue ne resulte
pas du fait que Leuenberger est assujeti a l'impöt dans
deux
cantons: comme l'a etabli l'arrt Bötsch, cette,
defalcation ne pourrait tre accordee aux contribuables
bernois
eux-mmes.
128 Staatsrecht.
Sans doute le Tribunal fMeral a juge qu'i! est contraire
aux art. 4 et 46, al. 2 COllst. iM. de ne defalquer une
• dette hypothecaire que si la creance correspondante est.
elle.:.me, imposee dans le canton (RO 48 I p. 337 et
suiv. ; 49 I p. 528 et suiv.). Mais le refus de deduction
contre lequel s'eIeve le recourant n'est point base sur
cette disposition de la loi bernoise. TI n'a, egalement,
pas·
sa source dans le domicile du debiteur hors du can-
ton. La decision dont est recours est fondre sur Ie prin-
cipe general de rart. 9, aux termes duquelles dettes
. hypothecaires grevant un immeubIe sis dans Ie canton
de Berne peuvent, seules, ecbtlichen .Beschwerde wegen Verletzung df."r
P:essfrelheU schon gegen die Vorladung vor einen nach
dieser Vel'fassungsvorschrift örtlich unzuständigen Richter.
A. -Der Rekurrent Friedrich Schneider in Basel ist
verantwortlicher Redakto:.: und Herausgeber der « Basler
Pressfreiheit. N0 23.
129
Arbeiterzeitung », ({ tägliches offizielles Organ der s0-
zialdemokratischen Parteien von Basel-Stadt und Basel-
land und der Arbeiter .. Uruon Basel ». Numiner 178 vomre defalquees de la valeur
de cet immeuble. Or une. pareille disposition est, en elle-
mrune, licite au regard de Ia Constitution federaie (v.
supra, chiff. 2, al. 5).
Le Tribunal lidera,l prononre:
Le recours est rejete.
Vgl. auch Nr. 16. -Voir aussi n° 16.
VI. PRESSFREIHEIT
LIBERTE DE LA PRESSE
23.tirteil vom 14. lrUrz 1926
i. S. Schneider gegen Bezirksgerichts. Vizeprisident
ArIesheim.
Gerichtstand . für Strafklagen wegen Pressinjurie. Zulässigkeit
der stts
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