BGE 47 II 263
BGE 47 II 263Bge25 nov. 1915Ouvrir la source →
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Erbrecht N° 46.
Mais, si les constatations de fait dont il s'agit sont sous-
traites a la discussion, il n'en est pas de meme des dMuc-
tions qui ont conduit le Tribunal cantonal a decIarer
Leon
Fontaine incapable d'assumer la direetion de rentre-
prise paternelle. Point n'est besoin de reeourir aux argu-
ments indirects presentes par l'interesse relativement a
1a collaboration de sa femme et a l'aide que lui apporte-
ront ses enfants. En effet, l'instance eantonale a admis
implicitement que le recourant
possooe les eonnaissances
techniques,
tant theoriques que pratiques. necessaires
a la bonne gestion du domaine. Les griefs tires de rinexe-
cution de certaines reparations, de l'insuffisance de betail
et de l' epuisement des reserves de fourrage ne sont pas
determinants, si
1'0n considere que ces faits n'avaient
pas meme ete allegues par les demanderesses et que le
recourant
n'a pas ete appele a s'expliquer a leur sujet.
Le jugeIQ.ent attaque n'etablit done nullement que le
penchant
a la boisson 'dont est afflige le defendeur ait
exerce une influence decisive sur la gestion du domaine
qui
lui est confie depuis six ans, et ait provoque des actes
caracterises de mauvaise administration. Bien
au con-
traire,
l'arret dont est recours reconnait lui-meme que
l'interesse a fait pendant ce temps d'importants benefices
et que, sans user d'engrais artificiels, il a obtenu des pro-
prieles en question un rendement tres eleve. Si meme
ron accueillait la theorie qe les premiers juges semblent
avoir
adoptee pour expliquer ce resultat, il n'en resterait
pas moins que le dossier
est muet sur r etat actuel du do-
maine, compare a celui dans lequel il se trouvait en 1915.
Comme, acette epoque, la situation de rentreprise etait
excellente, on peut presumer qu'il en est encore de meme
aujourd'hui. Quant au fait que le vice de Fontaine
irait s'aggravant d'annee en annee, et aux previsions
qu'on en pourrait tirer au sujet de l'administration futnre
des biens-fonds, il s'agit la de questions qui ressortissent
normalement
ades expertises mooicale et technique plu-
tot qu'a des dires de temoins ; elles ne peuvent des lors
Sachenrecht. N° 47.
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etre considerees comme tranchees de faon a lier defini-
tivement le Tribunal fMeral. En resume, il faut admettre
que le jugement, dont est recours, ne renferme pas d'ele-
ments suffisants permettant de conclure des tares lllO-
rales dont est atteint Fontaine a une diminution effective
et notable de ses aptitudes professionnelles. La concep-
tion que se
fait l'instance cantonale des conditions oe
capacite a imposer aux heritiers, en vertu de l' art. 620
ces, apparait done comme erronee, ce qui entraine l'au-
nulation de son prononce et l'adjudication des conclu-
sions
du defendeur.
Le Tribunal lederal prononce:
Le reconrs est admis et le jugement rendu le 29 avril
1921 par le Tribunal civil de l'arrondissemellt de la Broye
est reforme en ce sens que le domaine de Pierre-Eustache
Fontaine,
de son vivant a Fetigny, est attribue a son
fils Leon Fontaine, au meme lieu, ce en application de
rart. 620 ces.
III. SACHENRECHT
DROITS REELS
47. Urteil der II. Zivilabteilung vom 16. Juni 1091
i. S. Zumbiihl gegen Hodapp und ltlöti.
Art. 935 ZGB : Abforderung gestohlener Inhaberpapiere.
Guter Glaube des Besitzers ?
A. -Im Januar 1919 wurden der Klägerin aus ihrer
\Vohnung von dem Handlanger Albert Truninger 5 Obli-
gationen der Aargauischen Kantonalbank per je 1000 Fr.
verzinslich zu 4 % %, kündbar auf 26. Dezember 1921
Sachenrecht. N° 47. gestohlen. Durch Vermittlung eines Gottfried Weiti in Zürich verkaufte Tnminger drei der Titel an den Be- klten Hodapp und zwt>i an den Beklagten Klöti. eIde Beklagte wurden in der Folge wegen Hehlerei m Strafuntersuchung gezogen, ohne dass es aber zu einer Anklageerhehung gekommen wäre. Diese Obligationen verlangt die Klägerin mit der vorliegenden Klage gestützt auf Art. 934 und 935 ZGB von den Beklagten heraus, indem sie sowohl Hodapp als Klöti vorwirft, sie seien beim Erwerb bösgläubig gewesen. Die Beklagten bestritten ihre Bösgläubigkeit und beantragten Abweisung der Klage. .B. --.Beide l{antonalen Instanzen, das Obergericht mIt UrteIl vom 3. November 1920, haben die Klage abgewiesen. e. -Hiegegen richtet sich die Berufung der Klägelin, mit der sie Zusprechung ihrer Klagebegehren verlangt. Das Bllndesgericht zieht in Erwägung:
266 Sachenrecht. N-47. nach Abzug der Provision von 10 Fr. für Bachmann bei einem Preise von 920 Fr., für seine durchaus sicheren, bald fälligen Papiere nur ganz ungenügend bezäblte, konnte dem Beklagten nicht verborgen bleiben. Aus den Akten geht denn auch hervor, dass ihm die Obliga- tionen zu 950 Fr. belehnt wurden, und dass sie effektiv einen Kurs von 97 % hatten. Welti willigte somit in eine Einbusse yon 50 Fr. pro Stück ein. Seine Erklärung, er brauche sofort (':.eId, durfte. den Beklagten hierüber nicht beruhigen; wie bereits angeführt, konnte der Ver- käufer sowohl durch Belehnung als durch Verkauf das Geld jederzeit. von einer Bank erlangen. Vollends aber musste sich der Beklagte, als ihm nach der ersten auch noch die beiden aIldern Obligationen zu den für den Verkäufer gleich ungünstigen Bedingungen angetragen wurden, sagen, dass mit den Papieren etwas nicht in Ordnung sei. Diese Verdachtsmomente hätte er, um sich auf seinen· guten Glauben berufen zu können, abklären, über Weiti N achforscllllugen aIlstellen oder doch bei der Titelgläuhigerin anfragen sollen, ob die Papiere nicht etwa gesperrt seien. 3. -Mit dem Beklagten KIöti kam Weiti auf ein Inserat hin, in dem dieser sich für den Ankauf von Wertschriften empfahl, zusammen. Kiöti kaufte. die Papiere um 875 Fr., ohne 'Velti auch nur zu fragen, woher sie stammten. Wesentlich die gleichen Erwä- gungen, wie sie bezüglieb' Hodapps angeführt wurden, lassen daher auch ihn als bösgläubig erscheinen. Dabei ist für ihn noch gravierender, dass er ohne jede Er- kundigung mit einem vüllig Unbekannten abschloss und zu einem noch niedrigeren Preise als Hodapp. Als im Wertpapierverkebr versierter Händler hätte sich Klöti ohne weiteres sagen müssen, dass dem Verkäufer der normale Weg tiber eine Bank aus irgend welchem Grunde verschlossen sei. Auch er hätte daher alle Ver- anlassung gehabt, Nachforschungen anzustellen, und Sachenrecht. N° 48 kann sich, da er nichts dergleichen tat, auf seinen guten Glauben nicht berufen. Demnach erkennl das Bundesgericht: Beide Klagen werden, unter Zusprechung der Beru[ung, gutgeheissen. 48. Arret de 1a, II" Seetion civile du se juin 1ea1 en la cause Confederation auisse contre ltat du Valais et Kasse Bouge. Le depositaire etant au benefice d'une possession derivee. l'ac- tion en revendication du tiers qui se pretend proprietairc des objets deposes peut etre dirigee contre lui. Vu Ia difficultc qu'il y aales individualiser, les 'pieces d'or et d'argent ne peuvent generalement pas ~tre revendiquees, meme contre l'acquereur de mauvaise foi. Celui qui melange les pieces d'or et d'argent d'autrui avec les siennes devient proprietaire du tout et seule une action personnelle peut etre dirigee contre lui. A. -Le 25 septemhre 1913, le Departement militaire suisse porta plainte contre Maurice Rouge pour falsifi- cation de documents federaux et detournements de fonds dans ses fonctions d'employe an bureau federal de constructions a Saint-Maurice. Au moment de son arresta- tion, Rouge retira d'un tiroir de son bureau, dont il avait la eIef, quatre boites en fer contenant au total 3090 fr., en un billet de 500 fr., et le solde en pieces d'or, et pria le gen darme de remettre ces valeurs a sa femme. Cette somme fut mise sous scelles et confiee d' abord au chef de bureau des constructions, puis deposee ensuite entre les mains de Camille de Werra, Greffier du Juge instructeur de Saint-Maurice. Par jugement des 5/25 novembre 1915, Maurice Rouge
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