BGE 46 III 55
BGE 46 III 55Bge11 févr. 1920Ouvrir la source →
Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
Or cette fal;On de proceder n'est pas admissible. En cas
de paiement
opeft~ par un co-ob1ige, l'art. 217 LP regle
la situation respective du creancier et du co-oblige vis-
a-vis de la masse: tant que le creancier n'a pas ete en-
tierement
desinteresse, il est colloque pour sa creance
totale; si additionne au montant verse par le co-oblige,
Je dividende correspondant acette coUocation est supe-
rieur a la ereance totale, le co-oblige peroit sur I'exce-
dent le dividende afferent a son droit de recurs et enfin
le solde retombe dans
la masse. Pour determiner les droits
que
Ie ereancier et le co-oblige peuvent faire valoir dans
la faillite, il importe done de eonstater, d'une part,
I' existence et la quotite du paiement reu par le ereancier
et,
d'autre part, l'existence et l'etendue du droit de re-
cours
du eo-oblige. Ce sont Ja des questions de droit ma-
leliel sur lesquelles l'office se prononce lors de l'etablisse-
ment de l'etat de collocation, si le paiement est anterieur
a la faillite, et qui, en eas de contestation, donnent lieu
a la procedure reglee par l'art. 250 LP. Si le paiement
illtervient
apres qua l'etat de collocation est passe en
force,
la nature de ces questions ne change pas et elles
doivent
elre tranchees de la metne maniere pour que le
tableau de distribution puisse
etre dresse en conformite
de la solution qu'elles auront reeue. Une revision de l'etat
de collocation s'impose des lors en pareil cas pour sauve-
garder les droits de tous les
interesses, c'est-a-dire que
l'administration de
la faillite; avisee du paiement opere,
devra deposer un etat de collocation complementaire
indiquallt
la somme a concurrence de laquelle la creance
originaire a He eteinte et, eventuellement, le montant
pour lequel le co-oblige est subroge aux droits du crean-
eier.
En l'espece, il se presente une complication spe-
dale du fait que la Banque pretend que Eggis a renonce
eil sa [aveu!' it elle exclusivement, et non en faveur de la
masse, a son droit de recours contre son co-oblige Sallin.
Mais c'est
lil aussi une question de droit materiel, soit de
coUOCUtiOIl, qui doit elre traitee eomme les autres.
und Konkurskammer. Na 11.
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En resume done, l' office devra proceder de la faon
suivante : Apres avoir invite soit la Banque, soit Eggis
a se determiner, d'une part, sur la quotite du paiement
effeetue,
d'autre part sur la renonciation au droit de re-
cours
et sur ses effets, il dressera un etat de collocation
eomplementaire dans lequel il indiquera :
a) si la creance originaire de Ja Banque a ete eteinte
et,1e eas
eeheant, jusqu'a concurrence de quelle somme-
eette creance devant d' ailleurs demeurer colloquee· pour
son
montant primitif, pour peu qu'une fraction quel-
conque en soit encore impayee ;
b) si, du chef du paiement effectue, Eggis possMait
u droit de recours et a concurrenee de quelle somme et
si 1a Banque est subrogee a ce droit.
Cet
etat de collocation sera depose et les interesses
pourront l'attaquer par la voie prevue a l'art. 250 LP.
Une fois liquidees les contestations eventuelles, l'office
dressera le tableau de repartition en conformite des
deci-
sions judiciaires intervenues et des regles de l'art. 217 LP.
La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce:
Le recours est ecarte dans le sens des motifs.
11. Auszug aus dem Entscheid vom 1. Juli 1920 i. S. Arnold
Art. 93 SchKG: Gehören Stiefkinder zur «Familie» des
Stiefvaters 'I
Was zunächst die Frage anlangt, ob die. Stiefkinder
zur Familie des Stiefvaters gehören, so bestehen hierüber
in der Literatur verschiedene Ansichten. EGGER, Kom.
zum ZGB, verneint dies, N. 1 c zu Art. 159. V gl. ferner
N.
5'c zu M. 160, wo er insbesondere bestreitet, dass der
Alimentationsanspruch der Ehefrau auch ihre Unter-
haltspflichten gegenüber ihren Kindern aus einer frü-
heren
Ehe umfasse. -GMÜR, in seinem Kommentar
N.
15 zu Art. 159, vertritt die gegenteilige Auff &sung
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Entscheidungen der Schuldlletreibungs-
und hält dafür, dass der Stiefvater bezw. die Stiefmutter
zur
Sorge für das Wohl der Stiefkinder mitverpflichtet sei.
Richtig
ist soviel, dass die Stiefkinder gegen die Stief-
•
eltern keinen Alimentationsanpruch haben. Dagegen
darf hieraus entgegen der Ansicht Eggers nicht geschlos-
sen werden, dass die Ehegatten
unter sich nicht zum
Unterha1t der Stiefkinder verpflichtet seien. Vielmehr ist
davon auszugehen, dass wer eine Person heiratet, die aus
einer früheren Ehe bereits Kinder
hat, ihr gegenüber mit
der Heirat regelmässig die Verpflichtung auf sich nimmt,
für das Wohl der Stiefkinder zu sorgen. Die Ehefrau
übernimmt es, dem Ehemann in der Erziehung beizu-
stehen, und der Ehemann verpflichtet sich regeJmässig,
sofern dies nötig ist, für den
Unterhalt zu sorgen. Diese
gegenseitigen Verpflichtungen sind nicht nur moralischer,
sondern rechtlicher
Natur und ergeben sich aus den
allgemeinen Normen über die Wirkungen der ehelichen
Gemeinschaft. Nur auf dieser Grundjage ist in
Mn meisten
Fällen ein Eheschluss
und das Zusammenleben überhaupt
möglich. Immerhin wird es dabei
immer auf die Ver-
hältnisse ankommen, in denen sich die Stiefkinder be-
finden.
Geht man hievon aus, so
ergiQt sich für den vorlie-
genden Fall ohne weiteres, dass die
Stiefkinder zu den
Familiengliedern zu rechnen
&irid, für die der Schuld-
ner zu sorgen hat, denn nach der Feststellung der Vor-
instanz besitzen sie und ihre Mutter keinerlei andere
Einkünfte. Neben den
Stiefkindern ist aber l'Iuch die
Beschwerdeführerin Marie Josefine Arnold, als
auS&er-
eheliche Tochter zur Familie zu rechnen (vgl. Urteil
des Bundesgerichts von heute in der Beschwerdesache
Sager gegen Arnold). Dagegen kommt ihren Alimenta-
tionsansprüchen keinerlei bevorrechtete Stellung zu.
und Konkurskammer. N° 12.
12. Ärrtt du 1 er jui1let 19O
dans Ja cause Cheril: et Ducheane.
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Insaisissabilite . absolue des pensions de retraite semes au
fonctionnaires et employes des C. F. F. -Competence de
l'autorite administrative pour faire profiter de Ja pension la
familIe du retraite.
A. -Jules-Henri Cherix reoit des C. F. F. une pension
de retraite de
2030 fr. par an. Il est veuf et n'a pas de
charges de familIe, sauf que,
par arret du Tribunal can-
tqnal valaisan du 4 mars 1919, confirme par arret du
Tribunal fMeral en date du 11 juin 1919, il a He condamne
a payer a Julie Dellea, aujourd'hui alliee Duchesne, mere
de son fils naturel Henri Dellea, une indemnite de 250 fr.
et, pour l'entretien de l'enfant, une pension de 1 fr.
par
jour, payable par trimestre et d'avance jusqu'a l'age de
18 ans revolus.
Au
benefice de cet arret, dame Duchesne fit notifier a .
son debiteur, le 25 novembre 1919, un commandement de
payer de 2390 fr., reste sans opposition. Lors de Ia saisie,
·operee le 8 janvier 1920, Cherix revendiqua en faveur
de
sa fille majeure Alice la propriete des meubles saisis.
eette revendication ne fut pas contestee, et le 11 fevrier
19201'office des poursuites de Bex delivra a Ia creanciere,
pour elle et son fils, un acte de deraut de biens pour Ia
somme de 2423 fr. 95. Au pied de cet acte figure la mention
suivante :
{( Le debiteur etant maladif, ne peut plus tra-
vailler d'une maniere reguliere. Sa retraite lui est done
indispensable pour vivre
et l' office restime par conse-
quent insaisissable. »
B. -Dame Duchesne a porte plainte contre cette deci-
sion a rautorite inferieure de surveillance (le president
du Tribunal du distriet d'Aigle) en concluant a ce que
la pension de retraite du defendeur etant declaroo par-
tiellement saisissable. une retenue convenable f11t fixee.
Considerant que, d'apres Ia jurisprudence du Tribunal
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