BGE 44 I 85
BGE 44 I 85Bge26 déc. 1917Ouvrir la source →
84
Staatsrecht.
Dabei ha1te ihn der Ve,'hörrichter auf die Möglichkeit der
sofortigen Beschwerdeführung bdm BundesgeIichte noch
ausdrücklich aufmerksam gemacht.
Da er _ diese dann
trotzdem nicht benutzt, sondern zunächst noch die
Urteilsfällung im Kanton Appenzell abgewartet hat,
kann sein Rekurs als verspätet nicht in Behandlung
gezogen werden.
Immerhin mag
in materieller Beziehung beigefüg~ sdn,
dass gemäss dem bereits erwähnten Entscheide des Bun-
desgerichts in Sachen Flückiger die Anfechtung des
Appenzeller Strafurteils
mit Rücksicht darauf, dass zur
Zeit seines Erlasses ein anderweitiges, früher eröffnetes
Verfahren, mit dem das appenzellische hätte vereinig1
werden können, tatsächlich nicht mehr schwebte, offenbar
fehl geht.
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Auf den Rekurs wird nicht eingetreten.
Lebensmittelpolizei. N0 16.
85
LOI SUR LES DENREES ALIMENTAIRES
16. Arrit da la Cour de Ca.ssa.tion peDale du 13 juin 1915
dans la cause
J3lanehard et Boeiete anonyme du Doma.ine de 1a. Kaurizonne
contre KinistGre public va.laisan.
Art. 46 loi sur le commerce des denrees alimentaires: le com-
merce de vin cn gros ne constitue pas une profession
o concessionllee ') au sens tle cet article el par consequent
l'exercice de ce commerce ne peut etre interdU a raison
(l'une contraventiol1 a la dUe loi.
Albert Blanchard est seul administrateur de la Societe
anonyme du Domaine de la Maurizonne qui a He cons-
tituee a Geneve et qui a pour but le commerce des vins.
A la suite
d'une livraison de "in qu'll a faite dans le
canton du
Valais, Blanchard a He renvoye devant le
Tribunal cantonal valaisan.
Celui-ci I'a declare coupable,
avec recidive
et circonstances aggravantes, de mise dans
le commerce de vin falsifie
et il l'a condamne a 500 fr.
d'amende, le commerce de vin
dans le Valais lui Hant
en outre interdit, ainsi qu'au Domaine de la Maurizonne,
po
ur une duree de cinq ans.
Blanchard
et le Domaine de la Maurizonne ont recouru
eIl cassation contre ce jugement.
86
Strafrecht.
Slatuant sur ces taits et considerant en droit :
... Les reeourants attaquent a bon droit le jugement
•
eu tant qu'il leur interdit pour une dune de einq ans Ie
eommeree du vin dans le eanton du Valais. L'article 46
ne prevoit une teIle sanetion que si le delit a ete commis
( dans rexereiee d'une profession ou industrie conces-
sionnee I). Conformement au sens usuel et technique du
terme « eonsessionne » et ainsi que cela resulte d'ailleurs
des declarations du rapporteur de la loi au Conseil natio-
nal (voir Bulletin stenographique
1904, p. 88), on ne peut
entendre par la que les professions et industries dont
(en derogation a la regle generale de l'art. 31 const. fed.)
l'exercice est subordonne a une autorisation adminis-
trative -par exemple la profession d'aubergiste, de
pharmacien, ete. Tel n'e·st pas Ie cas du eommerce de vin
en gros. Le Ministere publie valaisan fait,
il est vrai,
observer dans sa reponse
au reeours que, d'apres rart. 25
de Ia loi valaisanne sur les fl.nanees, l'exereice de toute
industrie, de tout. eommerce, de
tout inetier est soumis
a l'impöt sur l'industrie, lequel est etabli sous forme de
« patente I). Mais eette aeeeption du mot « patente »
est particuliere au droit fiseal v:alaisao ; il s'agit Ia en
rlalite d 'un mode de preIevement de l'impöt et non pas
d'une condition a laquelle serait soumis l'exerciee meme
des professions et metiers, cOlldltion qui dans sa genera,lite
serait evidemment eontraire °a la garantie de l'art. 31
eonst. fed. On ne saurait done eonsiderer eomme « con-
eessionne
}), au sens de l'art. 46 de la loi federale, un
eommeree que chaeun peut exploiter sans autorisation
prealable, bien qu'il soit soumis
a la patente valaisanne,
e'est-a-dire
a l'impöt industrie!. On doit remarquer au
surplus que, en leur qualite de eommerants Hablis hors
du canton, les recourants ne paient
pas cet impöt eu
Valais et qu'ainsi a aucun point de vue -meme au point
de vue errone auquel s'est
place Ie Ministere public va-
laisan -le commerce qu'ils exploitent n'a le earactere
Kriegsverordnungen. No 17.
87
d'un commerce eoncessionne. C'est par consequent en
violation de rart. 46 que l'exercice leur en a He interdit
par le jugement attaque.
La Cour d Cassation penale prononce:
Le recours est partiellement admis et le jugement
cantonal
est annule en tant qu'il interdit a Blanchar.d.
et au Domaine de Ia Maurizonne le commerce de vin
dans le Valais.
II. KRIEGSVERORDNUNGEN
ORDONNANCES DE GUERRE
17. urten des Itassationahofs vom as. Apri1191S
i. S. Böhi gegen 'l'hvg. Staatsanw<schaft.
Allgemeine Bedeutung des Art. 1 1 3 A b s. 3 B V. -Ver-
bindlichkeit für den Richter und sofortige Wirksamkeit
des B R B vom 2 6. Dez e m b e r 1 9 1 7 über die
«authentische Interpretation l) der Strafbestimmungen der
Kriegserlasse.
A. -Mit Erkenntnis vom 24. Januar 1918 hat das
Obergericht des
Kantons Thurgau in der durch Urteil
des Kassationshofs vom
30. Oktober 1917 (AS 43 I
S.
321 ff.) zu neuer Entscheidung an seine Instanz zu-.
rückgewiesenen Strafsache nunmehr den Müller Böhi
wegen fahrlässiger Uebertretung der Verfügung des
schweiz. Militärdepartements vom 15. Dezember 1915
über die Beschaffenheit des Vollmehls zu einer Geldbusse
von 200 Fr., eventuell zu 40 Tagen Gefängnis, und zu den
Kosten des ganzen Verfahrens verurteilt. Hiezu hat es den
Bundesratsbeschluss (BRB) vom 26. Dezember 1917
betl'.
die Strafbarkeit der fahrlässigen Widerhandlungen gegen
Accès programmatique
Accès API et MCP avec filtres par type de source, région, tribunal, domaine juridique, article, citation, langue et date.