BGE 42 III 14
BGE 42 III 14Bge30 nov. 1914Ouvrir la source →
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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
4. Ärret du 2B janvier 1916 dans la cause Dame Koma.
Art. 199 LP : L'ouverture de la faHlite fait rentrer dans la
masse le produit de la realisation d'objets saisis au profit
d'un creancier qui n'est au b{mefice que d'une saisie pro-
visoire. Il est indifferent a cet egard quc, par jugement
rendu le jour de l'ouverture de la faHnte, le debiteur ait ete
condamne a payer au creancier le montant de sa reclama-
tion.
Art. 2iO LP : La suspension de la liquidation ne fait pas
renattre les saisies que l'ouverture de la faillite a fait tom-
ber.
A. -Dame Moine, creanciEre du bijoutier Silberberg
a Geneve, pour une somme de 200 fr., a requis le se-
questre des biens de son debiteur le 14 octobre 1914,
puis la· notification d'un commandement de payer le 22
octobre (poursuite n° 37320). .
Silberberg contesta 1e cas da sequestre ct fit opposi-
tion
au commandement de payer. Deux proces s'ensui-
virent.
Par jugement du 14 decembre 1915, la 4
e
Cham-
bre du Tribunal de 1 re instance de Geneve donna acte a
dame Moine du retrait par Silberberg de sa demande
en contestation du cas de sequestre et en 100 fr. de
dommages-interets,
et par lpgement rendu le meme
jour, condamna Silberberg a payer la somme qui lui etait
reclamee.
Entre-temps, le 2 novembre 1914, une saisie avait ete
pratiquee au prejudice du debiteur, puis les biens seques-
tres avaient ete vendus a la requete d'autres creanciers.
La creance de dame Moine fut colloquee provisoirement,
le 25 septembre 1915, pour un dividende de 88 fr. Ce
dividende fut depose a la Caisse des consignations
(art. 144 aI. 5 LP).
Le 22 decembre 1915, dame Moine requit de l'office
des poursuites de Geneve
la continuation de la poursuite
et la validation du sequestre. Voffice refusa de
donner suite a cette requisition par le motif que le
und Konkunkammer. N
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debiteur avait ete declare en faillite le 14 decem-
bre 1915.
R -Le 30 decembre 1915, dame Moine recourut
contre ce refus
a l'autorite de surveillance des offices de
poursuite
et de faillite du canton de Geneve, en formu-
lant les conclusions suivantes:
« Dire qu'il doit etre donne suite ä la requisition de
» contmuer la poursuite n° 37320 afin de convertir en
)} saisie definitive la saisie provisoire du 2 novem-
» bre 1914.
•
» Dire que dame Moine a droit au dividende qui
» lui a ete attribue suivant saisie provisoire du 2 no-
I) vembre 1914 serie n° 489 et etat de collocation du
» 25 septembre 1915.
» Ordonner au bein ä roffice des poursuites de
}) convertir la saisie provisoire en saisie definitive
» et de verser a la recourante Ja somme de 88 fr. »
La recourante alleguait: Seuls les biens saisis non
realises au moment de l' ouverture de la faillite et les
biens sequestres rentrent dans la masse (art. 199 LP).
Or,
en l'espece, les biens sequestres ont ete saisis puis
vendus
avant la faillite de Silberberg. Les creanciers
sequestrants
ont participe a litre provisoire a la saisie
du 2 novembre 914; Hs ont ete admis provisoirement
a l'etat de collocation, et leurs dividendes ont ete, con-
formement
a l'art. 144 LP, deposes ä la Caisse des
consignations. Rien
ne s'oppose donc, vu le juge-
ment du 14 decembre 1915, a ce que ces dividendes
soient distribues
a ceux a qui ils appartiennent (art. 144
a 150 LP).
Le prepose a declare le 5 janvier 1916: L'office
n'a pu faire droit a la requisition du 22 decem-
bre 1915 car I'art. 206 LP est formel: les poursui-
tes dirigees contre le debiteur mis en faillite tombent,
et, d'apres l'art. 199, les biens sequestres rentrent dans
la masse.
C. -L'autorite de burveiUance a ecarte le recours
16 Entscheidungen der Scbuldbetrelbunp- par decision du 12 janvier 1916, motivee comme suit: Pour qu'un creancier ait droit a la distribution de deniers provenant d'uue realisation ~e biens intervenue avant la faillite du debiteur, i1 faut que ce creancier se soit trouve dejli avant la faillite en droit de requerir la realisation. Tel n'est pas le cas en l'espece. Lors de la faillite de Silberberg la recourante n'avait pas encore fait proceder a une saisie contre Iui et n'avait pas encore la faculte de requerir la realisation des objets seques- tres. • D. -Dame Moine a recouru en temps utile au Tri- bunal federal contre cette decision qui lui a ete communiquee le 15 janvier 1916. Elle reprend les conclusions formulees devant l'instance canto- nale. , Statuant sur ces faits et considerant en droit:
18 Entaeheidungen der Schuldbetreibungs- objets saisis provisoirement a son profit, elle doit aussi se soumettre aux autres consequences qui en resultent, mais qui ne 1ui agreent pas. Par ces motifs, la Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le recours est ecarte. 5. Entscheid vom S. Februar 1916 i. S. Bigard. Ueber das Erlöschen eines Vorzugsreehtes wegen ungerecht- fertigter Nichtbeachtung der nach Art. 232 Ziff. 4 SchKG erlassenen Aufforderung hat der Richter zu entscheiden.- Art. 251 SchKG. Inwieweit ist die nachträgliche Anmel- dung eines Pfand-oder Retentionsrechtes im Konkurse zulässig? A. -Leopold Bigard in Zürich, der Ehemann der Rekurrentin, trat der Thurgauischen Hypothekenbank seinerzeit zwei Hypothekartitel auf Albert Imhof in Uttwil ab. Dabei verbürgte er sich für die Abzahlung dieser Titel und übergab zugleich der Bank eine von ihr ausgestellte 4 * % Inhaberobligation N° 33,352 im Be- trage von 3000 Fr. als « FjlUstpfand )}. Im Februar 1914 wurde über Bigard, der damals in Engwang wohnte, der Konkurs eröffnet. Die Rekursgegnerin Schweizerische Bodenkreditanstalt machte als Rechtsnachfolgerin der Thurgauischen Hypothekenbank im Konkurse die er- wähnte Bürgschaft geltend; dagegen unterliess sie es, innert der Eingabefrist ,ein Pfandrecht an der Obligation N° 33,352 anzumelden und diese Obligation der Konkurs- verwaltung zur Verfügung zu stellen. Nachdem dann die Schuld Imhofs geregelt worden war, zog die Rekurs- gegnerin ihre Eingabe über die « Bürgschaftsregress- wahrung » am 29. Mai 1914 zurück. Unterdessen, vom und Konkurskammer. N° 5. . 19 16. bis zum 27. April 1914, war der Kollokationsplan auf- gelegt worden, in dem eine Reihe anderer Forderungen der Rekursgegnerin anerkannt worden sind und zwar teils als pfandversicherte teils als solche 5. Klasse. Am 30. Mai 1914 ersuchte die Konkursverwaltung auf Veranlassung des Gemeinschuldners die Rekursgegnerin um Auskunft über die Verwendung der Obligation N0 33,352. Die Rekursgegnerin antwortete ihr darauf am 11. Juni 1914, dass sie «die Obligation in Ausübung des Retentions- rchtes, als Sicherheit für die weitem Verpflichtungen Blgards beanspruche. » Eine nachträgliche KoIlokation dieses Anspruches fand nicht statt; die Rekursgegnerin wurde im Besitz der Obligation gelassen. Vom 18. bis zum 29. November 1915 legte die Konkursverwaltung die ertei.lungsliste auf. Daraus ergibt sich, dass die Obliga- tIon emfach der Rekursgegnerin in Anrechnung auf ihre nicht sonst gedeckten Konkursforderungen überlassen worden ist. Nach der Verteilungsliste erleidet die Rekur- rentin auf dem in 4. Klasse kollozierten Teil ihrer Frauen- gutsforderung einen Verlust von 14,145 Fr. 41 Cts. und fällt auf die ungedeckten Forderungen 5. Klasse über- haupt nichts; B. -Am 27. November 1915 erhob die Rekurrentin Beschwerde, indem sie beantragte, die Konkursverwal- tung sei anzuhalten, von der Rekursgegnerin die Obliga- tion N° 33,352 samt Coupons vom 30. November 1914 H. einzuziehen, und die Verteilungsliste sei in dem Sinne a.bzuändern, dass der Gegenwert der genannten Obliga- tIon vou 3000 Fr. nebst Zins zu 4 % % seit 30. November 1914 der Rekursgegnerin entzogen und ({ der Beschwerde- führerin an ihre in 4. Klasse kollo zierte Forderung ... angewiesen werde. )} Zur Begründung führte sie aus : Da die in Frage stehende Obligation im Kollokationsplan nirgends auf- geführt und dieser rechtskräftig geworden sei, so müsse die Obligation als « unbeschwertes Massagut » angesehen werden und komme daher ihr, der Rekurrentin, zu. Zu
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