BGE 40 I 272
BGE 40 I 272Bge10 août 1912Ouvrir la source →
272 Staatsrecht.
privatrechtliche Ansprüche vor der zuständigen Behörde
geltend zu machen.
Demnach
hat das Bundesgericht
e"r k a n n t :
Kper Rekurs wird teilweise gutgeheissen und demnach
der Beschluss des Regierungsrates des Kantons
St. Gallen
vom 17. Februar 1914 insoweit aufgehoben, als das
Gesuch der privaten Verwaltung der Felsischen
Stiftun-
gen um. Herausgabe der Wertschriften und Titel der Fa-
rrrilien-Witwenkasse, des Armenfonds, der Lehrkasse und
der mit dem Predigerfonds verschmolzenen Töchtern-
kasse verweigert worden ist. Mit Bezug auf den
Stipen-
dienfonds für Studierende wird der Rekurs abgewiesen.
VII. GEMEINDEAUTONOMIE
AUTONOMIE COMMUNALE
30. Arr6t du 5 juin 1914 dan la cause La Chaux-de-Fonds
contre Neuchätel.
Autonomie communale lReglement communal obligeant
les employes des services industriels a entrer dans un syn-
dicat. Droit de l'autorite cantonale de refuser son approba-
tion acette mesure comme contraire a la liberte individuelle
et inopportune.
A. -Le 2 decembre 1913 le Conseil general de La
Chaux-de-Fonds a adopte un reglement general pour les
services industriels de
la Commune. Il renferme notam-
ment la disposition suivante (art. 9) : « Les ouvriers des
deux
premilres classes (ouvriers a poste fIxe et ouvers
a la journee) ont l'obligation de faire partie du syndlCat
des ouvriers des
Services industriels et de se conformer
GÜileindeautonomie. N° 30.
::73
aux statuts de cette association. Ce syndicat doit faire
partie de
rUnion ouvriere de La Chaux-de-Fonds et de
la
Federation suisse des ouvriers des Etats et des Com-
munes. »
Aux termes des statuts, le dit syndicat a pour hut:
274 Staatsrecht. le Conseil communal qu'il refusait de sanctionner I' article 9 du Reglement, celui-ci lui paraissant illegal pour les motifs suivants :
Le droit de former des associations garanti par l' art. 56 Const. fed. implique pourchaque citoyen le droit de choisir I'association OU il veut entrer ou de n'entrer dans aucune. 4. Aux termes de l'art. 6 Const. cant. tous les citoyens so nt egalement admissibles aux emplois publics. Varti- cle 9 du Reglement empeche racces de certains emplois a la majorite des citoyens en subordonnant leur engage- ment a une condition contraire a la liberte individuelle. C. -Le Conseil commurial et le Conseil general de La Chaux-de-Fonds -ont f-arme un receurs de -droit public aupres du Tribunal federal contre la decision du Conseil d'Etat. Ils concluent ace $Iu'il plaise au Tribunal fMeral: entrer en matiere, dire que l'art. 9 en question n'est incompatible avec aucune des dispositions constitutionnelles ou legales dont le Conseil d'Etat s'est prevalu pour l'eIiminer, dire en consequence que le Conseil d'Etat, en statuant sur cette elimination, a outrepasse son droit de simple surveillance sur les communes, qu'll tient de rart. 67 de la Constitution cantonaIe, et a par consequent me- connu et lese l' autonomie communale pröclamee par L' art. 64 Const. cant. et par 1a loi sur les communes, declarer des lors le recours fonde et annuler la deci- Gemeindeautonomie. N° 30. 275 sion du Conseil d'Etat en ce qui concerne l'art. 9 du Reglement en question. . Brievement resumee, l'argumentation des recourants est la suivante : La Constitution cantonale soumet les communes a la surveillance du Conseil d'Etat. Mais celui-ci n'est pas souverain dans son appreciation; il ne peut refuser sa sanction a un reglement communal qu'en se prevalant de justes motifs tires de la legislation du pays. Sinon c'en serait fait du principe de l'autonomie communale. Implique donc une atteinte a ce principe non seulement un refus de sanction arbitraire, mais encore un refus de sanetion base sur des considerations de simple oppor- tunite, de tendance politique, economique ou soeiale divergente. C'est bien ainsi que l'entend le Conseil d'Etat lui-meme qui cherche a demontrer que rart. 9 du regle- ment en question est incompatible avec les textes consti- tutionnels qu'll eite. Le Tribunal fMeral devra done en- treT en matiere sur le fond et rechercher si ces textes ont re~u une saine application. En Mictant l'article 9la Commune s'est inspiree de l'idee qu'il importe de grouper tous les ouvriers des ser- vices industriels afin d'avoir en face d'elle un organisrne qui represente les vues non d'une fraction, mais de l'en- semble du personnel. En obligeant l'ouvrier a faire partie du syndieat, elle n'entrave pas sa liberte. Elle rehausse au eontraire sa dignite en le transformant de vulgaire serviteur en un assoeie necessaire; sa cooperation dans le syndicat n'entrrune pour Iui ni acte de foi ni abandon d'opinion. D'ailleurs les statuts du syndicat ne renfer- ment rien d'incompatible avee la liberte et la dignite individuelles. L'article 362 CO invoque par le Conseil d'Etat est inapplieable, car les ouvriers-des services industrieis ne sont pas des fonctionnaires publics. D' ailleurs le droit publie n'interdit pas d'imposer aux fonctionnaires. en debors des devoirs stricts de leur charge, certaines obli-
276 Staatsrecht. gations, pourvu qu'elles n'impliquent aucune contrainte morale, ancun sacrifice de leurs convictions. L'article 4 Const. fed. n'est pas davantage viole. La condition imposee par l'art. 9 est en effet purement pro- testative; elle est a la portee de chacun et l'ouvrier qui entre dans le syndicat n'aliene pas, en ce faisant, son independance. Quant a l'article 56 Const. fed., il garantit la liberte d'association; or ceIle-ci n'est nullement incompatible avec l'obJigation imposee a certaines gens des'associer dans tels cas detennines. Enfin 1e Conseil d'Etat allegue que Ia sanction donnee a rart. 9 le mettrait dans I'obligation d'approuver de meme un reglement qui exclurait de tout emploi les ouvriers faisant partie d'un syndicat ou appartenant a un syndicat de jaunes. n n'y a aucune corrclation entre ces deux hypotheses. Dans la derniere le Conseil d'Etat pourrait s' appuyer sur l' art. 56 Const. fed., tandis que rien n'empeche une commJlne de proclamer le principe de l'obligation dans un domaine OU aucune des condi- tions essentielles de la vie individuelle -liberte de pa- role, liberte d'opinion, liberte individuelle -n'est en jeu. D. -Dans sa reponse Ie Conseil d'Etat a conclu a l'irrecevabilite du recours, l'autorite executive cantonale etant, en matiere d'approbation des reglements cornmu- naux, souveraine dans son appreciation et ancun texte fcderal ou cantonal ne reservant un recours eontre les arrets du Conseil d'Etat. Mais d'aillenrs le recours est mal fonde. Le Conseil d'Etat ne peut admettre qu'un pouvoir publie pose comme condition d'engagement des ouvriers l'obligation de faire partie d'un syndicat. Avec ce systeme les qua- Iites personnelles de travail, d'intelligence, d'integrite de l'ouvrier qui devraient etre detenninantespassent a l'ar- riere-plan; s'i! refuse de se laisser embrigader, l'ouvrier le meilleur est evince; eet ostracisme est contraire a nos principes demoeratiques et eonstitue une entrave a J ; r , , ; i i , t I I 'I Gemeindeautonomie. N° 30. 277 la liberte. Rien ne pennet d'affinner que le syndicat en question conserve toujours une pleine neutralite politi- que; or la politique n'a pas a s'immiscer dans les admi- nistrations publiques. La reconnaissance officielle du syndicat impliquerait la reconnaissance d'une sorte de pouvoir directeur-ouvrier : on ne peut pas tolerer lapre- sence d'un Etat dans I'Etat; I'Etat et les Cornmunes doi- vent posseder sur leur personneI une autorite incontes- table et ne pas etre obliges de discuter d'egalaegal avec un syndicat forme d'ouvriers quisont saus leurs ordres. Enfin en refusant de sanctionner la repartition arbitraire des citoyens en deux categories -eeUx qui sont dignes d' etre engages paree que syndiques et ceux qui en sont indignes paree que non syndiques -le Gouvernement a rempli son obligation qui est de sauvegarder la liberte individuelle, ainsi que le principe constitutionnel de l'acces aux emplois publies de tous les citoyens, queIs qu'ils soient. Statuant sur ces faits etconsiderant endroit:
278
Staatsrecht.
Quant a savoir quelle est la portee de ee prineipe eonsti-
tutionneI, quelle est l'etendue du droit de surveillanee
du Conseil d'Etat, pour quels motifs il peut refuser sa
sanetion, ce sont la des questions qui ont traU au fond
meme du reeours et qui ne sont pas prejudieielles pour
sa recevabilite.
D'autre part on peut avoir des doutes sur Ia qualite
du Conseil cornrnunaI et du Conseil general a reeourir.
A teneur de
rart. 178 eh. 2 OJF la faeulte de former
un recours appartient « aux particuliers ou eorporations
leses par des decisions ou arretes qui les concernent per-
sonnellement ou qui sont d'une portee generale»; doit-
elle etre aceordee egalement aux autorites communales
pour
la defense de droits dont elles ne sont, il est vrai
pas titulaires elles-memes, mais que la
Commune exerc;
par leur organe? (ef. a ce sujet RO 6 p. 232-233, 19
p. 119, 22 p. 28, 33/1, p. 369, 34/1 p. 472/473). Mais
eette question
n'aurait d'interet que si le Conseil general
et le Conseil eommunal avaient recouru en leur propre
nom.
Or, bien que l'acte de recours ne le dise pas ex-
pressernent, d'apres
toute sa teneur il est manifeste
qu'ils agissent
au nom et cornrne representants de la Com-
mune; ils invoquent ses droits et defendent ses interets
et e'Mait bien en effet a eux a le faire, la loi sur les
Communes etan~ dans les. attributions du Conseil ge-
neral
les deHberahons relatwes aux actions judiciaires
(art. 32 eh. 5
lit. f) et le Conseil communal Mant charge
(art. 33 eh. 2 htt. k) de pourvoir a l'execution des de-
cisions priSE:'.s par le Conseil general. Du moment donc
que,
par leur orgne, c'est la Cornrnune meme qui est
reeour~nte, la question de legitimation active ne peut
plus frure de doute : le Tribunal federal n'a jrunais hesite
a reconnaltre aux Comrnunes le droit de recourir contre
les atteintes portees
a leur autonomie (v. RO 10, p. 498;
19 p. 119; 29 p. 203-204).
2. -Le principe de l' autonomie des Communes n' est
proclame en termes expres ni par la Constitution neu-
Gemeindeautonomie. N° 30.
279
ehateloise, ni par la loi sur les Communes, mais resulte
implicitement
de 1'ensemble de leurs dispositions, en ce
sens du moins que la
Constitution reconnalt l'existence
des
Communes, qu'elle leur garantit leurs biens, qu'elle
leur laisse le soin de les administrer, qu'elle leur aeeorde
le droit de prelever des impöts
et qu'elle leur eonfie la
gestion des services pub lies loeaux.
Mais" meme dans le
cercle restreint de son aetivite, la liberte de Ia
Commune
est loin d'eire illimitee : elle est sous 1a surveillance di-
recte du Gonseil d'Etat, elle doit lui soumettre ses bud-
gets et ses eomptes, elle ne peut aliener ni acquerir des
immeubles
:sans l'autorisation du Conseil d'Etat enfin
, ,
«( les reglements communaux ne deviennent executoires
qu'apresavoir Me sanctionnes par le Conseil d'Etat»
(Const. art. 67, loi sur les eommunes art. 15).
L'autonomie communale n'existant ainsi que sous
reserve du droit de surveillance du
Conseil d'Etat, elle
ne subira une
atteinte que pour autant que le Conseil
d'Etat aura outrepasse les limites de son droit, qu'il
aura abuse de son pouvoir. Ni la Constitution ni la loi
n'indiquent
a quels principes il doit obeir dans l' exercice
de ee pouvoir; notamment elles
nedisent pas quel critere
il devra adopter pour l' octroi ou le refus de sa sanction
aux reglements comrnunaux. Mais il est da.ns tous les
eas eertain qu'il doit veiUer au respect du dmiteXistant
et qu'il est fonde a refuser son approbation a un regle-
ment qui impliquerait la violation de droits garantis aux
citoyens. C'est a ce point de vue que le Conseil d'Etat
s'est place en l'espece : s'il a ordonne la suppression de
l'art. 9 du Reglement c'est paree qu'il a estirne que cette
disposition
etait contraire aux principes eonsacres par
les eonstitutions
federrue et eantonales. La situation du
Tribunal fMeral est autre ; la question qui lui est sou-
mise
n'est pas celle de la eonstitutionnalite de l'art. 9,
mais uniquement celle de la constitutionnalite de
la deci-
sion du Conseil d'Etat. Il n'a done pas a rechereher si
celui-ci a fait une application incriticable des textes cons-
280 Staatsrecht. titutionnels eites, ear eela reviendrait a s' arroger, en ce qui concerne l'approbation du Reglement, les eompe- tences du Conseil d'Etat lui-meme, a s'attribuer le röle d'une autorite superieure de surveillanee des eommunes. Ce röle n'est manifestement pas eelui du Tribunal fede- ral : il doit se borner a rechereher si, en eonsiderant l'art. 9 comme inconstitutionnel, le Conseil d'Etat a fait preuve d'arbitraire; c'est dans ce dernier cas seulement qu'on pourra admettre qu'il a abuse de la liberte d'ap- preeiation qui lui est reconnue par Ia constiuttion et la loi neuchateloises et qu'il a done porte une atteinte in- justifiee a l'autonomie communale. Or, quels que soient d'ailleurs les doutes qu'on peut avoir sur la valeur de certains des arguments du Conseil d'Etat, on doit a tont le moins admettre que le grief qu'il fait arart. 9 de violer Ia liberte individuelle des ouvriers n'est pas depourvue de fondemen1. En obligeant les ouvriers a faire partie du syndieat, la Commune ne leur impose pas une obligation qui soit en relation direete avee les necessites du service et qui a ce titre se legitime. Les recourants pretendent, il est vrai, que le groupe- ment en un syndicat est destine a assurer la coopera- tion des superieurs et des subordonnes en vue de l'accom- plissement de l'ceuvre commune. Mais les statuts du syndicat eontredisent acette eonception:le but qui yest nettement indique est la sauvegarde des droits et des interets des ouvriers, consideres moins comme les colla- borateurs des superieurs que comme leur partie adverse qui a a redouter d'eux des « represailles» et des« abus de pouvoir ». Le syndicat constitue donc un groupement, sinon de combat, du moins de defense de la classe ou- vriere; il a une tendance bien detenninee et suppose chez ses membres un eertain nombre d'idees communes, non pas seulement en ce qui concerne leur situation d'ouvriers des sefvices industriels, mais aussi quant au probleme sodal en general. Ce earactere est encore accentue par le fait de l'afflliation necessaire ades grou- Gemeindeautonomie. N° 30. 281 pements plus vastes dont le programme s' elend bien au dela du cercle da l' aetivite professionnelle des ouvriers de Ia Commune. Forcer un ouvrier a entrer dans le syn- dieat, c'est le eontraindre a s'associer a un mouvement qu'il reprouve peut-etre; i1 est oblige de subordonner ses propres opinions a eelles que le syndicat a pour but de defendre ; il renonce dans tous les eas a la faculte de faire valoir personnellement ses droits; il abdique en faveur du syndicat une part de sa 1iberte individuelle; il risque meme (art. 6 eh. 2 des statuts) d'etre exelu du syndieat et, par consequent, de perdre sa place a raison d'actes qui sont sans relation avee ses obligations professionnelles; enfin le droit de sortie du syndicat - qui est considere par la loi civile (CC art. 70) comme Ull droit essentiel du societaire -lui est sans doute re- connu (art. 5); mais en fait il est entrave puisque, s'i! l' exerce, il perd par ·la meme sa pI ace. Dans ees conditions et sans que le Tribunal federal ait a prendre position au sujet de la eonstitutionnalite du syndicat obligatoire et du merite de cette institution, on doit constater que le Conseil d'Etat n'a pas depasse ses competences d'autorite de surveillance et n'a done pas empiet sur le domaine de l'autonomie communale en jugeant inadmissible l'aaeinte a la liberte individuelle qu'implique 1'a11. 9 du Rlement. A ce point de vue il n'est pas sans interet d'oberver que meme la question de savoir si des employes ou des ouvriers d'un service publie ont le droit de se syndiquer a ete et est encore controversee dans plusieurs pays; a bien plus forte raison n'est-il pas arbitraire de considerer eomme illieite leur affiliation loreee a un syndieat. 3. -Mais d'ailleurs, ainsi que le Tribunal federal l'a deja juge (v. RO 31/1 p. 120; cf. dans le meme sens RESIN, Recht der öffentlichen Genossenschaft p. 116, SEYDEL, Bayerisches Staatsrecht II p. 22, HAURION, Precis de droit administratif p. 303-304), le droit de contröle de l'Etat n'est pas restreint a l'examen de la eonstitu-
282
Staatsrecht.
tionnalite ou de la Iegalite des mesures prises par les
communes. Le Conseil
d'Etat exerce, aussi bien dans
l'interet de I'Etat dont elle constituent une partie inte~
grante que dans celui des Communes elles-memes, une
sorte de tutelle ou de contröle hierarchique sur leur
ad-
ministration et il a le droit de tenir compte de raisons
d' opportunite pour refuser son approbation a une mesure
qu'il juge desavantageuse pour les
interetsde la Commune
ou de
l'Etat. Or dans sa reponse au recours le Conseil
d'Etat indique, a l'appui de sa decision, un certain
nombre de motifs
d'interet general qui, si meme Hs ne
so nt pas tous irrefutables, sont du moins plausibles. En
particulier il fait remarquer que l'institution du syndicat
obligatoire a pour consequence de rendre plus difficile
le recrutement des ouvriers, en excluant des
elements qui
cependant
ont par ailleurs toutes les qualites requises.
De
meme on peut craindre qu'elle ne compromette l'au-
torite et la discipline necessaires dans un service public.
Enfin
il faut noter que l'art. 9 du Reglement introduit
en fait dans l'administration communale un rouage nou-
veau sur lequel la surveillance
du Conseil d'Etat devrait
pouvoir s'exercer comme sur les
autrs corps constitues
de
la Commune et qui cependant lui echappe, puisque
les
statuts du syndicat ne sont pas soumis a sa sanction.
On conoit que, pour cette raison egalement, le Conseil
d'Etat ait refuse son appr.obation a une disposition im-
pli quant une restrietion du pouvoir de contröle qui lui
est assure par la Constitution et par la loi.
La conclusion du recours qui tend a l'annulation de
la decision du Conseil d'Etat doit, par tous ses motifs.
elre ecartee. Quant aux autres concIusions -qui ont
d'ailleurs plutöt Ie caractere d'une argumentation juri-
dique -
il ne saurait etre entre en matiere a leur sujet.
le Tribunal
fMeral -ainsi que cela a He expose ci-
dessus -n'ayant pas a se prononcer sur la constitution-
naHte de l'art. 9 du Reglement.
Organisation der Bundesrechtspflege. N0 31.
Par ces moHfs
Ie Tribunal fMeral
prononce:
Le recours est ecarte dans le sens des motifs.
VIII. ORGANISATION
DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE
283
31. Urteil vom 7. Mai 1914 i. S. Reiser und lCltbeteiligte
gegen Zürich.
Ausgangspunkt der Rekursfrist in einem Falle, in welchem
sich sowohl der Regierungsrat, als auch (nach ihm) der
Kantonsrat mit einer Materie (Errichtung eines Schon-
reviers und Erlass eines neuen Jagdgesetzes) befasst haben,
von der Rekurrentin aber, genau genommen, nur der Be-
schluss des Regierungsrates angefochten wird.
A. -Am 10. August 1912 fasste der Regierungsrat
des Kantons
Zürich folgenden Beschluss:
« I. Im Tössstockgebiete wird gemäss dem Vorschlage
» der kantonalen Jagdkommission zur Erhaltung des
» dortigen \Vildstandes ein Schonrevier errichtet. In
» diesem Revier ist die Ausübung jeglicher Art von
» Jagd bis auf weiteres verboten.
,) II. Das Pflücken, Ausreissen und Ausgraben von
» Alpenrosen, Orchideen und anderen seltenen, nament-
» lieh alpinen Pflanzen ohne Erlaubnis des Oberforst-
» amtes ist in dem in Dispositiv I bezeichneten Schon-
» revier verboten.
» III. Die Finanzdirektion ist eingeladen, mit dem
» Regierungsrat des Kantons St. Gallen in Unterhand-
» lung zu treten, um die Ausdehnung des Schonreviers
Accès programmatique
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