BGE 40 I 184
BGE 40 I 184Bge27 oct. 1912Ouvrir la source →
184
Staatsrecht.
punlde grundsätzlich geschützt und der angefochtene
Entscheid deshalb aufgehoben werden, so dass auf die
übrigen
von den Rekurrenten angerufenen Rekursgründe
nicht weiter eingetreten zu werden braucht: Dagegen
muss es anderseits auch bei der Aufhebung des Ent-
scheides sein Bewenden haben und kann dem weiteren
Antrage der Rekurrenten, den Regierungsrat im Urteils-
dispositiv zur Erteilung der nachgesuchten Bewilligung
anzuhalten, keine Folge gegeben werden,
da der An-
spruch der Rekurrenten auf diese Bewilligung möglicher-
weise auch noch von der Erfüllung anderer, sanitäts-
polizeilicher Erfordernisse, welche bis heute
nicht ge-
prüft worden sind, abhängen und die Gutheissung der
Beschwerde daher
nur den Sinn haben kann, dass die
Ablehnung des Gesuc.ll\S aus den dem angefochtenen
Entscheide zu Grunde liegenden Erwägungen verfas-
sungswidrig und daher
unstatthaft ist. .
Demnach hat das Bundesgericht
erkan nt:
Der Rekurs wird begründet erklärt und der damit
au gefochtene Entscheid des Regierungsrates des Kan
tons Bern vom 13. Dezember 1913 aufgehoben.
22. Arret du 2 juillet 19,14 dans la cause Rochaix
contre Geneve.
Art. 31 Co n s t. fe d. -Liberte de commerce et d'industrie.
Imposition d'une entreprise de cinematographe par 3 fl-S U.
sur la recette brute. Caractere prohibitif?
A. -A teneur de la loi du 3 fevrier 1886, incorporee
dans la loi generale de 1888 sur les contributions publi-
ques,
il est per<;u sur tous les spectacles, concerts et exhi-
bitions
un,-taxe, nommee Droit des Pauvres, dont le
produit est verse dans la caisse de l'Hospice general;
cette taxe est, pour les entreprises ptrmaneutes, de 3
Handels-und Gewerbefreiheit. N° 22.
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a 8 % de la recette brute; le taux est fixe par le De-
partement de Justice et Police, sous reserve de recours
au Conseil d'Etat.
Le recourant Charles Rochaix a ouvert le 8 novembre
1913, sous l'enseigne de
«Grand 9nema », une saUe de
spectacles cinematographiques dont
il est roprietaie.
Le 20 janvier 19141e Departement de Jusbce et PolIce
l'a informe qu'il avait fixe a 4000 fr. par an le droit
des pauvres
a payer pour l'exploitation de cet etablis-
sement.
Une demande de reduction presentee par Ro-
chaix a
He ecartee, la taxe Hant basee conformement a
la loi sur les recettes brutes effeetivement encaissees.
Roehaix a alors recouru
au Conseil d'Etat en faisant
valoir que
la somme est exageree. vu que l' entreprise est
a ses debuts, que le capital engage est considerable et
que les recei.tes journalieres ne suffisent pas a couvrir
les frais d' exploitation.
Par arrete du 3 mars 1914 le Conseil d'Etat a ecarte
le recours, la taxe reclamee restant dans les limites legales
et son taux ayant He fixe en prenant en consideration
les circonstances speciales
invoquees par le recourant.
B. --Rochaix a forme un recours de droH public
contre cet
arrete. 11 expose que les recettes moyennes
mensuelles
SOlt . de 10 726 fr. 35 et que les dept:)nses
moyennes sont de 11 066 fr. 90, que l' entreprise est
ainsi en deficit, que l'impot
reclame ades lors un carac-
tere nettement prohibitif, que d'une faon generale une
taxe pouvant s'elever a 8 % des recettes brutes st un
danger pennanent pour n'importe quelle entrepnse, et
qu'en l'espece elle empeche l'exploitation rationneHe du
Grand Cinema et condamne a l'insueees les efforts du
recourant. 11 conclut done ä. ce que le Tribunal federal
ordonne une expertise pour verifier l' exactitue des fais
allegues et annule comme contra ire a.u piClpe const
tutionnel de la liberte du commerce 1 arrete du ConseIl
d'Etat. .
Le Conseil d'Etat a conclu au rejet du recours. 11
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Staatsrecht.
constate que le d:oi~ ,reclame n'est que de 2,87 % des
recct
Les brutes reahsees et que ce taux est inferieur
celue la taxe reclamee a toutes les autres entreprises
de clllematographe (dorrt le taux oseille entre 330 et
4,60
0
/
0
). 11 est impossible des lors de soutenir que l:impot
exige
du reeourant soit prohibitif.
Statuant sur ces faits eL eonsiderant
en droit:
Le taux de la taxe reclamee au reeourant est de 2 87
ou de 3,1
% des recettes brutes, suivant que ceneci
sont calculees d'apres la moyenne du premier trimestre
ou
du premier semestre de l'exploitation. Il est donc
ou legerement inferieur ou a peine superieur au mini-
mum legal. La seule quest ion est eelle de savoir si, tout en
Hant conforme a la loi genevoise, cet impOt implique
une atteinte au principe de la liberlc du eommerce ct
de l'industric.
Le reeourant ne
pretend pas que l'impot soit incons-
titutionnel
par Ie motif qu'il s'agit d'une taxe speciale a
~ne industrie determincc et dont le montant est propor-
tlOnnel, non
au bimefice net, mais aux recettes brutes de
l'entreprise. Aussi bien Ia
jurisprudenc'c fMerale a-t-elle
toujours admis la constitutioullalite d 'impöts scmblabies
(v.
SALIS II X0
5
801 ct suiv., RCRCKH,\RDT p: 292 et suiv.;
cf.
RO VIII p. 18) -a la seule coudition qu'iIs ne soient
pas prohibitifs. Pour etablir' qu' en l' espece la taxe a un
caraetere prohibitif, le reeourant se contente de soutenir
et d'offrir de prouver qu'elle vient augmenter des frais
d'exploitation qui
sont dejä. superieurs aux recettes et
~u'elle est done de nature a empecher l'exploitation ra-
tlOnnelle
du « Grand Cinema ». Mais cette argumentation
peche par la base. Pour decider si un impöt est prohibitif
on ne
saurait se borner a examiner la situation financiere
d'un seul etablissement; on doit eonsiderer dans SOll
ensemble 1a branche d'industrie assujettie ä I'impöt et
se demander si les eharges fiscales auxquelles elle est
Handels-und Gewerbefreiheit. No 22.
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soumis(' sont disproportionnees a ses ressources et empe-
chent son developpement. Ce sera le cas non seulement
lorsque
l'impöt s'oppose absolument par sa quotite ä
l' exploitation luerative de cette industrie, mais aussi
lorsque seuls certains etablissements specialement bien
achalandes
sont en etat d' €on supporter le poids et obtien-
nent ainsi, par le fait de l'impöt, une sorte de monopole.
Par contre si, d'une fa«;on generale, I'impöt n'est pas
excessif,
il ne suffira naturellement pas que tel industriel
prouve que son entreprise travaille
aperte pour qu'll
ait le droit de qualifier de prohibitives les redevanees
fiscales qu'il doit
acquitter; son insucees peut provenir
de nombreuses causes differentes, gestion defectueuse,
plethore d'etablissements
similaires, etc., et l'art. 31
Const. fM. ne garantit evidemment pas atout industriel
l'exploitation lucrative
de sa profession. 01' le recourant
n'allegue
meme pas que le droit des pauvres auquel
• !'industrie cinematographique est astreinte a Geneve
constitue
pour elle une charge trop lourde et l' empeche
de prosperer;
au contraire il esteonstant que depuis
longtemps les
autres entreprises genevoises de cinema-
tographe
sont frappees de taxes plus fortes que celle
qui est exigee du
reeourant et que neanmoins elles sub-
sistent
et se multiplient. La situation est done toute
differente de celle qui a motive l'arret du Tribunal
fMeral du 27 septembre 1912 (RO 38 I p. 435 et suiv.)
invoque dans le reeours : il
~'agissait la d'un impöt com-
munal qui rendai
i
pratiquement impossible la continua-
tion de l'exploitation de
tous les cinematographes de la
localite, tandis qu'en l'espece le recourant reclame un
traitement de faveur po ur remedier a la mauvaise mar-
ehe de ses affaires, qui
n' est pas imputable au regime
fiseal
institue a l'egard des cinematographes. Enfin on
doit observer que le droit des pauvres en question ne
eonsiste pas en une taxe fixe qui par sa rigidite pour-
rait elre eonsideree comme une entrave au libre jeu de
la concurrence (v.
SALIS II N°S 897 et 898; RO 38 II
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Staatsrecht.
p. 424 et suiv.); non seulement elle est proportionnelle
aux recettes. mais son taux meme est variable, de
sorte
que l'autorite peut tenir compte et en fait tient
le compte le plus large des differences de situation exis-
tant entre les divers etablissements. Le taux le plus bas
ayant ete applique au recourant, il n'y a pas lieu de re-
chercher si les griefs qu'il fait valoir seraient peut-etre
justifies a l'egard d'une taxe calculee d'apres un taux
superieur.
Par ces motifs
le Tribunal
fMeral
prononce:
Le recours est ecarte.
23. Urteil vom 18. September 1914 i. S.
Itorschach gegen Rorschacherberg.
Angebliche Verletzung der Handels-und Gewerbefreiheit da-
durch, dass einer Gem.einde A die BewiI1igung, eine Anzahl
auf dem Gebiete der Gemeinde B stehender Wobnhäuser
mit Leuchtgas zu versorgen, nur für solange erteilt wird,
als die Gemeinde B nicht in der Lage sein werde, Leucht-
gas oder elektrisches Licht zu annähernd gleichen Bedin-
gungen abzugeben.
A. -Die Gemeinde Rorschach besitzt und betreibt
eine Gasverteilungsanlage,
zu deren Speisng sie das
Gas von dem Gaswerk der Stadt St. Gallm bezieht. Sie
hat ihr Netz seit 1904 auch auf angrenzende Bezirke
der bäuerlichen Gemeinde Rorschacherberg ausgedehnt;
zur Benutzung der Wege verlangte und erhielt sie von
der Gemeinde Rorschacherberg die erforderliche polizei-
liche Genehmigung.
In gleicher Weise und auf gleicher
Grundlage versorgt auch das Gaswerk St. Margrethen,
eine private Aktiengesellschaft, einzelne Teile der Ge-
meinde Rorschacherberg
mit Leucht-und Brauchgas.
Handels-und Gewerbefreiheit. No 23. 189
Am 27. Oktober 1912 hat die Bürgerversammlung der
Gemeinde Rorschacherberg beschlossen, von Gemeinde
wegen eine Anlage zur Betreibung elektrischer Energie
zum Zwecke der Strassenbeleuchtung
und zur Abgabe
derselben
an Private zu erstellen und zu betreiben. Diese
Anlage sollte einen selbständigen
Zweig der Gemeinde-
verwaltung bilden
und nach und nach so ausebaut
werden, dass jeder Weilr mit elektrischer Energie ver-
sehen werden könne. Die Anlage ist seither erstellt wor-
den
und versorgt erhebliche Teile der Gemende mit ele
trischem Licht. Der Strom wird vom staatlIchen Elektri-
zitätswerk des
Kantons St. Gallen bezogen.
Kürzlich
hat der Gemeinderat von Rorschach an den-
jenigen von Rorschacherberg auf Grund von Art. 83. ds
st. gallischen Strassengeetzes und Art. 13. t von Rorschacherberg
beschloss hierauf, es sei der Gememde Rorschach grund-
sätzlich untersagt,
ihr Gasnetz in der Gemeinde Ror-
schacherberg zum
Zwecke der Abgabe von Beleer PollZel-
verordnung dazu das Gesuch gestellt, es
seI Ihm zu. ge-
statten in die Heidenerstrasse auf Gebiet der Gememde
Rorschcherberg eine Gasleitung einzulegen, um in die an-
liegenden Häuser Gas zu Heiz-
und Beleuchtungszwecken
abgeben
zu können. Der Gemeinderchtungs
gas zu erweitern; ferner sei ihr die Einlegung emr Gas-
leitung in die Heidenerstrasse
nur uner der Bedingung
gestattet, dass sich Rorschach verpt1ichte,
nr Gas zu
Kochzwecken abzugeben, und dass der Gememde Ror-
schacherberg das Rückkaufsrecht der Gasleitung zu den
Erstellungskosten, abzüglich einer im
eitpunkte ?es
Rückkaufes durch unparteiische ExpertIse ~ bestim-
menden Abnützungsquote, zustehe. Gegt'n
diesen Ent-
scheid rekurrierte dt.r Gemeinderat Rorschach an den
Regierungsrat des
Kantons St. Gallen und stellte mde
Rorschach die Bewilligung zur Einlegung der GasleItung
in die Heidenerstrasse zu erteilen, unter Beachtung deras
Begehren, es sei der angefochtene Beschluss des Geem
derates Rorschacherberg aufzuheben und der Gem
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