Standing of children to appeal refusal of interdiction

BGE 39 II 689Recueil officiel du Tribunal fédéral (ATF) / Volume II3 mars 1902Inadmissible

Extrait par Omnilex

Résumé Omnilex

Julien Tissot’s adult children requested his interdiction, alleging mental illness. The Justice of Peace and then the District Court of Cossonay refused to order interdiction, although the district court imposed a legal council. The children appealed to the Federal Tribunal. The court held that relatives have no personal right to demand interdiction and therefore no standing to challenge the refusal before the Federal Tribunal. The appeal was not entered into.

Regeste Omnilex

Art. 373 al. 2 CCS; standing to appeal against refusal of interdiction: only the person whose civil capacity is directly at stake has a federal civil-law appeal right. The interdiction procedure is an official proceeding; relatives may denounce a case to the authority, but they are not parties and do not assert an own civil claim. Consequently, the mere fact of kinship does not confer standing to challenge a cantonal decision refusing interdiction, even if the relatives’ interests are affected by inaction of the guardianship authority (consid. 1).

Texte intégral

'8 Oberste Zivilnrichlsinstanz. 1. lIIaterieU"echtliche Eulscheidunnn. mvfiingni0 ein forner wllr, wie er im Illlgemeinen eine einiger mauen aUberliiffige eftfteUung her m.tterfnaft unmögli a u mllnen jlegt 1l0 genügt ll6er nll rt. 315 aur bwetrung her lage. 3 .. -3m bOrliegenben lJaUe tit nun ber6inhIi feitgerteUt bna ble :ägerin, bie fnon in ben 3anren 1908 unb 1909 mi; emem geunffen . uno uub bann im (Vri 1911 mit bem Be. nllgten gef entIi l.lerfenrt tte, WnfangG ultb nhe Wuguft 1911 IlIG fie 6ereit feit 3 6i 4 unonaten fnwanger war, unb fllu Il. t Ilge na her 6c3üglinn lir3tIidlen ltnterfnung, mit bem etgenen fUber benjeuigeu, ben fie als i9ren Snwängerer 6e3einnet uub ber i9t' rOSar bie ge l.lerfvrod)en 9aben foU,. ben BeifdJlaf l.lollaog eu qat, unh 3 IVa 1", lVenigften ßerfte unal (nadJ ber e- tr:ffenbtn .BeugcuQUßfage, bie bet" fantouQ e atidJter Il ß g aub btg etrndJnet), uuter Umftänhen, bie eutiniebeu auf eine groa e etntferttgfett tu fe,ru :Uer e3ie :mg uub auf einen 6ebenflidJen Iluge an dJnmgetu 9mnetlen. miefer, ber Jtfligcriu nange. wtefeue, 3wetmal!ge gefdJ(ed)tItne Umgaug mit bem Bntber beß nagteu if allerbingß uadJ ber lJeftfteUuug ber 25orinftan 09 ne oIgen gebhe6en (eben lVei( bie ägerin OOmar fdJon fd wauger lVar!, Unb bie.25ermutung beG rt. 314 bf. 1 ift be6 rb, wie 6erettß tonftattnrt (l.lernl. o6en w. 1). im fonfreten lJllUe nidJt entfriifnt. . rretn aus leuen atfllnen ergibt fi immer9w, 00 bte Jtlagmn es mit ber elVd9fUu9 beß eifdJIllfe fe9r leint AU e9.men l-ljlngt unb fi feinnlVeg6 fdJeute, gleidJaeitig mit meqreren imlluner mtlme. Be3 e9ungen au ltuter9alteu. 39r 2e6eu01Vllnhel :U llr fomtt Nun: . bte .Bett ber bvfihtgnis ll (mcqr l crlllngt Wrt. 315 1lt fetner bef1mftuen ß affung nint"; l.lergt. otoforr ber rl'-'erten. fommtffio , S. 3 7 snb. 2) in ber at ein foldJer, wie er im I I 9 e met ne n elne emtgermaaen 3uberldffige lJeftftellung ber m lterf ft .unmogltdJ au mann Vf egt. mClmlt aber ift ber eweg beß una hgeu enenSlVanheIs im Siune beß Wrt. 315 eruradJt, unh eß tft baner ble Jtfllge onne lVeiterea a6aulVeifen. memua qat bae BuntdgeridJ t erfauut: mie Berufuug lVirb gutgeqeij3en, bas angefod)teue Urteil Ilufge. 906en uub ote Jtlnge a6gelViefen.

  1. Familienrecbt. No 118.
  2. Arrit de 1 Ire seetion civUe du 22 dicembre 1913 dans la tause Tissot conlre Tissot. Eu matiere d'interdiotlon l'interdit seuI a qualita pour recourir au Trib. fed. A. -Les enfants majeurs de Julien Tissot, agriculteur a Grancy, ont adresse le 10 mai 1913 a Ia Justice de Paix de Cossonay une demande teudaut a l'interdiction de leur pilre. Ds allegoaient que celui-ci est atteint d'une maladie mentale qui le met hors d'etat de gerer ses biens, soit le domaine d'une valeur d'environ 60000 fr. dont iI est proprietaire. La commune d'origine a preavise en faveur de l'interdiction. Les docteurs Mahaim et Preisig, designes comme experts, ont examine Tissot et ont conelu qu'il est atteint d'une affec- tion mentale dite manie periodique, qu'elle le rend incapable de gerer son patrimoine et d'obtenir m6me le simple revenu legitime de ses biens geres par sa familIe et qu'il y a lieu par consequent de le mettre sous tutelle pour que ses inte- rnts soient efficaeement proteges par son tuteur. Apres enqunte, Ia Justice da Paix a estime que ni la mise sous tutelle, ni Ia nomination d'un curateur ne se justifiaient. Les enfants Tissot n'ont pas demande que Ia cause fut deferee au tribunal (CPC vaudois art. 427). Parcontre le Ministere publie a . saisi le Tribunal de Cossonay conforme- ment la faeulte qui lui est aceordee par l'art. 428 CPC. Devant le tribunalles enfants Tissot ont maintenu leurs conelusions tendant a l'interdiction du denonce. Par jugement du 15 octobre 1913, le Tribunal du district de Cossonay, estimant qu'il n'existe pas de cause suffisante pour interdire Tissot, mais que neanmoins une privation par- tielle de l'exerciee de ses droits eivils se justitie, a ordonne Ia nomination d'un conseil legal dont le coneours sera neces- saire pour proceder a tous les actes prevus a l'art. 3!:)5 ccs. E. -Les enfants Tissot ont fonne aupres du Tribunal federal un recours de droit civil contrece jugement. I1s eon- cluent a. ce que le Tribunal federal le reforme et prononce l'interdietion de Tissot.

Oberste Zivilgel'khtsinstanz. -K. Materiellrechtliebe Entscheidungen. Tissot a concln a l'irrecevabilite et, subsidiairement, an re- jet du recourso n fait observer que les anfauts du denonce n'ont pas le droit d'exiger la mise sous tuteHe da leur pere et n'ont par consequent pas qualite Jour recourir contra une decisio!l qUA apparait d'aiUeurs comme pleinement justmee. Statuant Sltr ces airs et considerant en droit : Dans Ull arret n3cent (Huber c. Ba.le ville; rret du 21 no- vembre 1912) RO 38 n p. 448 et suiv., Praxis n p, 95-97) 1e Tribunal federa; a juge qua les enfants n'ont en principe pas qualite poul' recourir au Tribunal federal contre une deci- si on cantonale refusant de prononcer l'interdiction de leuf pere ou mere. Non seulement ce principe doit etre maintenu dans l'espece actuelle, mais il y a lieu encore d'en re nd re plus complete l'application en supprimant les exceptions que le Tribunal federal avait cru devoir y apporter. Apres avoir expose qua seules les parsonnes dont un droit (zivilrechtli- cher Anspruch) se trouve lese par Ia decision attaquee ont qualite pour former UD recours de droit dvn et que les pa- rents d'une personne n'ont pas un droit propre leul' permet- tant d'exiger son interdiction, le Tribunal federal reservait les cas exceptionnels oU I en instituant cette mesure

le Iegis- latenr a eu en vue de proteger les interets de tiers; Or cette reserve ne se justifia pas. Dans le systeme du CCS, Ia pro- cedure de mise sous tutelle a un caractere purement ofticiel qui exclut Ia possibilite de l'interyention, comme parties au pro ces, des parents de la personne a interdire. Sans doute comme tous autres interesses, Hs ont le droit de signaler a l'autorite les cas de tutelle : mais, ainsi que l'expliquait net- tement le redacteur du Code (vo expose des motifs p. 249) Hs n'assument pas pour autant le röle d'un demandeur: et leur denonciation a pour seul effet de provoquer l'ouver- ture de la proufdure d' office l (v. egaiement sa declaration devant Ia Commission d'experts, seance du 3 mars 1902: Die Anzeige hätte nur die Eröffnung des ordentlichen Offi- zialverfahrens zur Folge. Neben diesem habe der Verwand- tenantrag im Entwurfe keinen Platz mehr ). Si leurs inte- rets sont compromis par l'inaction de l'autorite tutelaire Ia respoDsabilite de celle-ci se trouvera engagee envers enx cnn- 2. Sachenrecht. N° HS.

formement aux art. 426 et SU!v. ces; mais Hs ne sanraient dans la. procedure d'interdiction faire valoir des droits pro- pres, ni par consequent recourir au Tribunal federal, en vertu de l'art. 373 al. 2 ces, contra. un refus d'ordonner Ja mise sous tutelle. Deja d'apres l'Avant-Projet du Code qni pre- voyait une procedure judiciaire (art. 401) faisant suite ä. Ia procedure administrative (art. 400), le droit de recourir en justice n'etait accorde qn'a l'interdit (art. 401, cf. expose des motifs p. 251: une seulegarantie generale s'impose: l'interdit aura le droit de recourir en justice contre son inter- diction prononcee par l'autorite competente). Cette disposi- tion ne se retrouve pas dans le Code, celui-ci ayant renonce a prescrire !'institntion de deux instances cantonales sncces- sives et s'etant borne a. reserver le reconrs au Tribunal fede- ral C art. 373); mais il est manifeste que, tont comme le re- cours en justice du projet, ce recours au Tribunal federal n'est destine a garantir les droits qne de la personne dont la capacite civile est en jeu. Par ces motifs, le Tribunal federal prononce II n'est pas entre en matiere sur le recours. 2. Sachenrecht. -Des droits riels. 119. dri' btr IL .JiuU.d;ftifung uom 12. ouem tt 19t3 in Seuven ,Jn unb ft.offtu, foBen. u. ev5tl., gegen öfcO. 5tl. u. foBevfoBeU. Art. 717 ZGB: Dass ein constitutum poss6ssorium die Umgehung dei" Bestimmltngen über das Faustpfand bezweckte, kann aus seiner wirt schaftlichen Funktion (Dm' lehens-statt Güteraustauschgeschäft) ge- schlossen werden. A. - m 31. IDNira 1912 faufte ber 5träger l)on feinem Sd l ager üUo ietfd i, ;eometer in lJrilf, uerfd tebene obtlien (Sl'iegelfd ranf, Sd reibpuIt, htlan uj l .) anm q!reije )on 2000 lJr.

Mots-clés

interdictionstandingofficial proceedingguardianshipcivil capacityfamily law

Extrait par Omnilex

Question juridique clé

Whether the children had standing to file a federal civil appeal against the refusal to order interdiction of their father.

Solution extraite

The children had no standing to appeal because interdiction protects the person concerned, not a private right of the relatives.

Motifs extraits

The interdiction procedure is officially conducted; relatives may merely report a case to the authority, but they are not parties and do not assert a personal right. Only the person whose civil capacity is at stake may rely on the federal appeal reserved by law.

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