BGE 39 II 490
BGE 39 II 490Bge22 avr. 1913Ouvrir la source →
490
Oberste Zivilgerichtsinstanz. -'1. Iateriellrechtliche Entscheidungen
tung beß leUagten, bie tmit ber ArIägenn geiraeugung Oeß Jtinbeß niIle au einer .Bett
j'tattgefunben, ba er notU »er~
frte, unerwiefen fet -unb wenn in ienem Urteile ferner er
fIlirt wirb, ber efragte t einmal wabe eß "burlluß nir"
fdJeinIidJ gemat, baU bie jtlligerin weitern @ef~(et߻err flogli 1
fo tft baß en tjeft"
fteUungcn ge6unben. marw aber ergibt fi one roeitereß bie
Il{weifung ber inrebe IlUß unbeßgerit an bie ierin liegenben tlltflinrt. 314 t en reprenant en entier les conclusions de leur
demande.
Les representants des parties ont renonce ä. plaider.
Staluant sur
ces {aUs et considerant en droit:bf. 2 unb bamit au ber
uorliegenben erufung.
memna at baß t
du 22 avril 1913, ecarte en entier les eonelusions de la de-
mande, en vertu de l'art. 315
CCS.
Anastasie Egger et le tuteur de sa fille ont forme en temps
utile aupres du Tribunal federal un reeours en reforme eon-
tre cet
arrunbeßgerit
erhnnt:
mie erufung luirb abgewiefen unh baß angefotene Urteil bc%
ftlitigt.
88. Amt da 1a IIe Section civüe du 1 er octobre 1913
dans la GatbSe Anastasie et Marie Igger, dem. et rec., coutr".
Grossrieder, der. et int.
Action an paterniw. 1. Le ces n'est pas applicable ä la question
de
savoir quelle est la valeur d'un aveu judieiaire emanant d'un
mineur. 2. Il n'y a « inconduite» au sens de rart. 315 ces que
. lorsque celle-ci est teIle qu"il en resulte la probabilite abstraite
de rapports sexuels avec d'autras ommewque le defendeur.
Le 4 mars 1912 est nee ä. Alterswil Marie Egger, filIe
illegitime de Anastasie Egger. Celle-ci a designe eomme
pere
de l'enfant Aloys Grossrieder, ne le 20 mars 1895,
ehez les beaux-parents duquel elle avait ete en service du
1
er
avril 1911 jusqu'ä. 180 fin da juillet.Fondee sur I'art. 317
ces elle lui a ouvert action en paiement de 250 fr.; comme
tuteur de l' enfant, le pe re de la demanderesse a conclu au
paiement d'une pension de
200 fr. par an jusqu'a l'äge de
18 ans.
Apres avoir conteste tout d'abord avoir eu des relations
sexuelles avec Anastasie Egger, Grossrieder
80 avoue, lors
de sa comparution personnelle
du 12 novembre 1912, qu'i1
en avait eu une fois alors qu'elle etait en service chez ses
2. Familienrecht. N0 88.
491
parents. n a d'ailleurs concIu a liMration, an invoquant l'in-
conduite de la demanderesse al'epoque de la eoneeption.
Le Tribunal de premiere instance a eondamue Grossrieder
au paiement d'une somme
da 150 fr. a Auastasie Egger et a.
contribuer aux frais d'entretien et d'edueation de l'enfant pu
le paiement d'uue pension de 80 fr. pendant les quatre pre-
mUres annees et de 150 fr. pendant les quatorze annees sui.,.
vantes.
Ensuite d'appel
du defendeur, la Cour d'appel a, par arr
49'J uberste Zivilgerichtsillstanz, -I. Mater." .. foohtliche Entscheidungen.
interroger un mineur et si ses d6clarations peuvent faire
preuve contre lui est une pure question de procedure canto-
nale que l'art.
19 laisse intacte. L'instance cantonale ayant
juge d'autre part qu'elle pouvait, d'apres le droit fribourgeois,
prendre en consideration l'aveu
du mineur Grossrieder le
Tribunal federal ne saurait revoir sa decision sur ce point. Il
doit done tenir pour constant que, pendant la periode eriti-
que, le
defendeur a eu des relations avec Ia recoul'ante.
Malgre la presomption de paternite ainsi etablie la Cour
d'appel a ecarte la demande par le motif que Ia mre vivait
dans l'inconduite
a l'epoque de Ja conception (art, 315 CCS).
A l'appui de cette maniere de voir elle a expose que Ana
t,asie Egger recherchait volontiers la frequentation des hom-
mes et que sa conduite a eM reprehensible Co a l'egard d'un
tout jeune homme dont elle n'aurait du ni toIerer ni provo-
quer les relations charnelles avec elle
»,
Cette decision se fonde - sur une interpretation erronee de
I'art. 315.
Ainsi que le Tribunal federal a deja eu l'occasion
e l poser en pri?cipe (aff. K. c. B. : Praxis 1I n° 104 *) I actIOn en patermte ne peut tre ecartee ä. raison de l'inconduitede Ia mere que Iorsque cette inconduite est de teIle nature qu'elle pourrait rendre incertaine Ia paternite du defendeur. Il n'est, il est vrai, pas necessaire que cette incer- titude existe dans le cas concret, il surftt que l'inconduite Boit teIle qu'il en resulte Ia probabilite abstraite de rapports sexuels avec d'autres hommes que le defendeur; p. ex. I'ac- ion en patemite intentee par une prostituee devra me
pas Ia provenance; les seuls faits positifs qui aient ete rap-
portes
-c'est-a-dire que Crotti a accompagne Anastasie
Egger
ä. Ia benichon et qu'll deux reprises il lui a fait visite
_ ne sont certainement pas suffisants pour qu'on puisse
par-
Ier d'inconduite, alors qu'en outre Ia demanderesse a expli-
que,
sans ~tre contredite, que ces deux visites avaient eu lieu
en presence de la
familIe de Grossrieder.
L'instance cantonale a donc
commis une erreur de droit en
regardant la presomption de paternite
du defendeur commetre ecar- t attaque.
Le fait qu'elle a
assiste a une ou denx reprises ä. des veil-
lees
ne doit evidemment pas e, sans qu'illui soit permis d tenter de prouver que c'est bien Ie defendeur qui est le pere da l'enfant. Mais an I'espece les faits relevespar l'instance cantonale ne sont pas suffi- s!1nts pour qu'on puisse regarder comme probable' que Gross- rieder n'a pas ete seul II avoir des rapports avec la deman- ,deresse Tou.t d'abord en ce qui concerne Ia difference d'age ntreAnastasie Egger et Grossrieder, ondoit convenir qu'en se .prtant a des relations sexuelles avec un jeune homme e de moins de 17 ans la demanderesse a fait preuve d'une* RO 39 Up. tlJ, c. :1.
:!. Familienreeht. N0 88,
legerete coupable et que sa conduite est au moins aussi re-
me epoque
des relations avec d'autres hommes.
Mais le seul fait qu'elle
n'a pas
resiste ä. un jeune homme moins age qu'elle da 5 on
6 ans n'autorise certainement pas cette induction. 11 ponrrait a
la rigueur en etre autrement s'il etait prouve que c'est elle qui
a recherche, provoque et, ainsi que Je pretend Grossrieder
. '
presque lmpose les relations qu'il a eues avec elle. Toute.
fois, en <lehors de la circonstance, en elle-m6me insuffisante,
de la
dift'erence d'age, l'instance cantonale n'a constate au-
cun fait qui permette de le supposer. Et au contraire les
temoins entendus ont declare qua c'etait Grossrieder qui fai-
sait Ia cour ä. la dem anderes se et qui la poursuivait de ses
assiduites. Dans ces conditions on ne peut attribuer a la dif-
ference d'age constatee la. valeur d'une preuve de l'inconduite
de la
mere, au sellS de l'art. 315. Et cette preuve ne resulte
pas davantage des autres faits releves dans
l'arrrehesible que celle du defendeur. Mais d'apres le CCS -
a la difference de certaines legislations cantonaIes -Ia faute
qu'elle a ainsi commise ne constitue pas en
eIle-m6IDe une
cause de
decheance de ses droits. On ne pourrait en tenir
compte
qu'll titre d'indice d'nne depravation morale laissant
supposer que la demanderesse a dti avoir
II la mtre pris en consideration puis-
qu'eUe y a assiste an compagnie du defendeur. Et quant aux
relations qu'elle aurait eues avec le nomm Crotti, s'il est
vrai qu'un des temoins a
declare en avoir entendn parler, il
a ajoute que c'etait Ia un bruit dont il ne se rappelait m
494 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidnngen,
renversee par des faits qni justifient peut-6tre un blllme a.
l'adresse de la demanderesse, mais qui ne sont pas tels qu'on
puisse tenir pour probable
qu'a l'epoque de Ia conception elle
a
eu des relations avee d'autres hommes que Grossrieder. La
uemande doit doue ~tre deelaree fondee en prineipe. En ce
qui coneerne Ia fixation du montant de l'indemnite et de la
pension qui doivent tre mises a la charge du defendeur, il
n'est pas necessaire' de renvoyer la cause a la Cour canto-
nale qui ne s'est pas eneore prononcee sur ce point. Les
sommes allouees
par la premiere instance sont en effet si
modiques qu'eUes ne sauraient
eneore6tre abaissees et, d'au-
tre part, elles ne sont pas susceptibles d'augmentation eomme
le demandent les recourantes, car ceIles-ci n'ont pas appeIe
de ce jugement qui represente par consequent le maximum
de ce qui peut leur r an pendant les quatorze an-
naes
snivantes.
2. ~'amilienrecbt. r;o 89,
495
89. ltntU _er II . .JiuUdttUUUlJ votu 2. f)ftto6tt 1913
in \E1'l(9en tre -8ceorda .
Par ces motifs,
le
Tlibunal faderal
prononce:
La reeours est admis et I'arrt attaque est reforme en ce
sens que:
a) Grossrieder est condamne a payer a Auastasie Egger
une indemnite de 150 fr. ;
b) 11 est condamne a eontribuer a l'entretien de l'enfant
Marle Egger par le paiement d'une pension, payable par
semestre et d'avance, de 80 fr. par an pendant les quatre
premieres annees
et 150 fr. priut, .?Bell. u . .?BerAl., gegen ~dtJer,
.stl. u. .?Ber." \Befi.
Vatel'schaftsktage einer in d<ff Schweiz domizilim'teli Auslände1"in
gegen einen ebenfalls in der Schweiz domizilierten .4uslände1'. An-
wendbares Recht (Erw.2). -Gegenstand del' Vatel'schaftsklage:
liicltt «Fest.tellung de?' Vater, (Erw. 4). -Anforde1'ungen an den nach A,·t. 314 Abs. 2
dem BIIklagten obliegenden-Beweis (El'W. 5).
A. -chaft)), sondern (TOn deI" Klage auf
Zusprechll.ng des Kindes mit Standesfolge abgesehen) nUt' Vpl"mögens-
leistungen. Streitwerlberechnung dementsprechend (Erw. 3), -An-
lo/'derungen an den nach Art. 314 Abs. 1 der Klägmin obliegenden
Bewei.ie .stlägerin war wärenb \Eommerß 1910 tu I'lfe(
,tlß ienftmäb(gen angeftellt. \Eie nenben ruber unb lernte !'tUf biefe eife
ben etlagten fennen, bel' in bel' $oraelll'lnfl'lml 2mtgentl)al I'lIß
:J:lrel)er in \Etellung war. .stur3 \lor eil)nl'l(9ten 1910 trl'lt bie
.;tlägerin bei bem lliegenf(9aftßl'lgenten ,3. U. Bulliger in .?Bern
;\Iß jJaußl)älterin in ienft. ort ma(9te il)r ber fu(9te \lon bort I'lUß öfterß
iren in ßmgentl)l'll woefll'lßte öfterß
:Sefu(ge, woi es na(9 bel' arfteUnug ber .stlägerin wieberl)olt
(1etmalß I'lm 24. ,3uli 1911), na(9 berienigen bes eflagten
aweimal (IetmaIß am 2. ,3ulli 1911) 3um gefd)le(9tlid)en mer"
fel)r fam. m 13. IDhti 1912 gebar bie .stlägertll einen .stnaben,
meld)er unter bem amen ,3ol)ann Ifreb .?Belger in baß .Bi\lU"
ftl'lnregifter eingetr\lgen wurbe. ~Iß ben mater biefeß .stinbeß be ..
~eid)net bie .stlägerin ben .?Betlagten, tl)äl)renb ber .?Befragte
a) beftrettet, in bel' fritifd)en .8ett (18. 3uH biß 15. ino:
uember 1911) überl)auVt nod) mit ber .stl/igeriu gefd)led)tlid) \ler"
fel)rt au l)aben, unb
b) bel) a u V t e t, bie .rerägerin l)abe in bel' lritifd)en .Beit mit
il)rem ~ienftl)errn .8 u II i ger gefd)le(9tIi(gen medel)r ge:pf{ogen, -
maß bie Sflägerin il)rerfeitß beftreitet.
B. -~urd) Urteil l)om 20. 3uni 1913 l)l'lt bel' ~:PVeUl'ltionß"
of beß Sfantonß \Bern über bl'tß me(9ißbegel)ren ber SU/igerin:
lIer .?Beflagte fei 3u \lerurteUen:
f/1. ~er ~l)arlotte \Berger für bte ~often i9m: imuerel)eli(9elt
15 39 11 -HlI3
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