Art. 2 CC; interpretation of servitudes constituted before 1 January 1912; the content of such servitudes is determined exclusively under the former cantonal law, including the legal effects of the beneficiary’s prior inaction. Enforcement of a contractually created servitude does not constitute manifest abuse of rights merely because the dominant land has not yet suffered an actual disturbance; the beneficiary’s interest in preserving the agreed restriction is sufficient. Art. 736 CC may not be invoked incidentally to resist enforcement where no action for deletion of the servitude has been brought; the decisive question is whether the servitude has become objectively useless for the dominant parcel.
20'l A. Oberste Zivilget"ichtsillstallz. -I. Materiellrechtliche Entscheiuunge..:. . 3. Sachenrecht. -Des droits reels. 39. Arrit da la lI e saction c1vlla du 17 avril1913 dans la; cause ChaJ.ut, def. et ree., contre Schieas, dem. et inl. Il n'y a pas abus da droit au sens de rart. 2 CCS dans 1e fait de s'opposer a l'exploitation d'una indnstrie intardite par racte constitutif da la servitude, aiors mnmtl que jusqu'ici 1e propl"ie.. taira du fonds dominant n'aurait pas eM gnne dans sa jouis- sauce par l'exploitation de eette industrie. L'interpretation du eontenu d'une servitude constituee sous l'empire du droit can- tonal ne doit pas se faire a Ia lumünre du ces. Le 11 avril 1905 Chalut a achete une parcelle de terrain provenant d'un immeuble dont, lors da son morcellement opere le 3 septembre1901, chaque parcelle avait ete grevoo de deux servitudes consista.nt en ce que: 1
il ne pourra 6tre etabli aucun cafe, restaurant, brasserie, maison de sante, il.ucun atelier, usine ou chantier, etc.; 2
que le terrain vendu est destine a la creation d'une villa. Le 9 avril 1908, dame Schiess-Devertu a achete une par- celle detacMe du m6me domaine et .au benefice des servi- todes indiquees ci-dessus. Le 17 mai 1911 elle a ouvel't action a. Chalut en concluant a ce qu'il lui soit fait defense de donner habitation dans son immeuble a plus d'un menage sous peine de 50 fr. de dom- mages-inter6ts par jour de retard et a ce qu'il soit condamne envers elle a une indemnite Je 1000 fr. Le defendeur a coneIn a liberation. 11 expose qu'il n'a pas contrevenu a Ia servitude dite de villa , que son immeuble, quoique habite par plus d'un menage, est bieu une villa, que . par son inaction Ia demanderesse a tacitement renonce au droit qu'elle invoque aujourd'hui, qu'enfin elle doit tre de- boutee de ses conclusions en vertu de l'art. 2 CCS, car elle ne justitie d'aucun internt respectable. Le Tribuual de premiere instance, tout en admettant que 1e defendeur a contrevenu a la servitude, a debout6 Ia dem an- 3. Sachenrecht. N0 39. tieresse de ses conciusions en application de l'art. 2 CCS. La Cour de Justice civile a reforme ce jugement, en reeonnais- sant que Ia demanderesse n'a fait qu'exercer un droit au res- pect duquel elle avait un interH evident. Elle a en eonse-. quenc imparti.ft Chal?t un delai de six mois pour amenager sa malson en vIlla et I a condamlle, en vertu entre autres de l'art. 109 loi proc. civ. a 300 fr. de dommages-iuterets comme sanction de la contravention a Ia servitude et parce' que par sa resistance injustifiee iI amis Ia demanderesse dans l'obli- gation de plaider. Chalut a. forme en temps utiIe aupres du Tribunal federal un recours en reforme contre eet arret. 11 conclut ä. ce qu'il p aise au Tribunal fMeral dire que l'arret a fait une fausse interpretation du mot villa, que le dMendeur n'a commis aucune infraction ä. la servitude. que e'est a tort que la Cour a refuse da faire application de l'art. 2 CCS, debouter en eonsequence dame Schiess de toutes ses conclusions. Stalurwt sW' ces faits cl c(Jllsidüallf en droil: Le Tribunal federal est incontestablement competent dans Ia me sure Oll il s'agit de savoir si l'action iutentee par Ia demanderesse constitue l'abus manifeste d'un droit, au sens de l'art. 2 CCS. Par contre est soumise ä. l'application exclu- sive du droit cantonal la question de savoir en quoi cousiste Ja servitude invoquee, ce qu'on doit entendre par villa , si la maison du defendeur est une villa, etc. Sur ce point il suftit de se referer aux arrets recents par les'luels le Tribu- nal federal a pose en principe que l'interpretation des actes constitutifs d'une servitude creee avant le 1 er janvier 1912 releve uniquement du droit cantonal sous l'empire duquel ces actes ont ete passes (voir arrnts du 23 octobre 1912, Feuer- lein c. Meyer , du 4 decembre 1912, Wäckerling et con- sorts c. Immobiliengenossenschaft pro Domo, et du 5 fe- Tier 1913 , Rhätische Bahn c. Egger). Or tous les actes qui peuvent presenter de l'interet en l'espece -aussi bien Facte constitutif de la servitude que les actes d'aehat eIes " HO ;lS 11 1'. 7 ;i1. - " M. :1911 p. 17S:?
If.. OI!erste ZiqericfttaiDstaoz. -I. lfaterielIreefitriClie Entscheidunpn. parties en cause -sont anterieurs a la date de l' entree en vigueur du CC:). Clest donc bien ä la lu miere du droit gene- vois que devait se determiner le eontenu de la servitode invoquee. Et e'est egalement ä la lumiere de ce droit (cf. art. 1 Al. 1 Titre final CCS) que l'instance cutonale a eu ä rechercher quels ont pu 6tre les effets juridiques de l'inac- tion de la demanderesse depuis le moment ou elle a achete sa propriete (9 avril 1908) jusqu'au moment ou elle a ouvert action (17 mai 1911). Quant ä l'exeeption tiree par le defendeur de rart. 2 CCS, c'est avec pleine raison que l'instance cantooale l'a d6claree mal foodee. La demanderesse a un iJlteret .evident a. exiger le respeet integral d'une servitude qtii est denature a. aug .. menter la valeur de sa propriete et l'OIlDe sauraiteoDsiderer oomme un aete de chicane le simple exercice d'un droit oonstitue de par la libre volonte des parties. Le defendeur ll'a DuUement etabli que, par ßUite de modifieations de l' tat da mit existaut lors de Ja oonstitution de 1a servitude, celle-ci ait perdu toute utiUte pour le fonds dominant; 11 De peut donc invoquer l'art. 736 CCS d'autant qu'en procedure il n'a pris aueunes conclusions tendant a. faire proDOncer la radia- tion de servitude prevue a cet artide. Le reeourant n'ayant eleve Hcune critique contre l'indem nite allouee a 11. demanderesse par rarret attaque, il n'ya pas lieu puor le Tribunal federal de revoir sur ee point 11. decision de l'instance cantonale. Par ces motifs, le Tribunal federal pronoDce: Le recours est ecarte et I'arrnt attaque est confirme. , I 3. -Sachenrecht. Ne 40. 40. deU ber 1I. ,JittUdfetfuttg 11.0. 25. Utlt 1913 in Sadjen idter, .reI. u. ?Ber ... .reI., gegen tne9"ttm 6, ?Bett u. eßenfaUß r ... .rel. Bauhandwerkerpfandrecht. IntertempomIes Recht (Erw. 2) .. -B rechnung der Fl"ist des Art. 839 Abs. 2, insbesondere wenn die Arbett später vollendet worden ist, als ursprünglich, v01'gesehen war, oder wenn die dem Kläger iibe'I"tragene Arbeit diesem 001" l,erell Volleltdullg entzogen worden ist (EI"w. 3). -Umfang des einzutragenden Pfarld- -rechtes bei UnterakkOl'dverhältnissen (Erw. 5 und 6). -Kann der Eigentümer dem auf P andeintragung klagenden Unterakkordanten Einreden entgegenhalten, die sichau( sein (des Eigentümers) Ver- hältnis zum Oberakko1"danten beziehen? (Erw. 8.) A. - ie ?Benagten n am 24. ,3unt ober ,3uIi 1911 bem feitnr in .reonfur geratenen aumeifter 16ert .re ur, in ?8afel bie tellung eine onnnufei auf einer 2iegenfdjaft, bit fie gleidjAeitig uon sturt lllllften,3um q3llllfdjaI:preife lon 68,000 r. übertragen. m 23. 910uenWer 1911 ttlurben fie bann im runb .. budj a1 gentümer ber 2iegenfdjaft eingetragen. . .3n3 ttli fd)en, nämlid) am 27. Se:ptem6er 1911, atte .reurt bte IDlaurerarßeiten 3um q3reife )on 25,000 r. an beu .re 14 g er ttlettmergebeu. 91ctdjbem IDlitte ,3anuar 1912 bie monbaufd)a,ung ftattgefunben unb ber .retager 63 0;0 ber inm oßliegenbeu IDlClurerClt6eiten au .. gefünrt Cltte, ennäntigte Jturt bie ?8d Clgteu Clm 10. :PtU 1912, bie nodj Clnftegeuben aurerllrbeiten Clnberweitig 3u l ergebeu. mon piefer nnadjtigung madjten bie ?Befhlgten ebraudj, unb eß at iufolgebeffeu ber .reliiger jene rbeiten nidjt l ollenbet. m 1. ai 1912 fteUte ber .reläger beim ,8il ilgeridjtß:priiji. beuten b efudj um ?Bewilligung ber )otlliufigen iutrClgung eiueS 18aunnbttlederl fanbredjteß im ?Betrage )OU 10,000 r. (gleid) !lem für bie aungefünrten rßeiten augeblidj gefdjulbeten ?ffiernonu )on 20,000 r., abaügUdj 6eaanlter 10,000 lJr.). a iebod) eiu )om ,8il ilgerldjtß:präftbeuten mit ber Snung ber aU gefnrteu m:rbeiten 6eCluftragter ;r:perte biefen m:rbeiten einen ert !;)OU nur 13,550 r. ßeimafJ, uettlilligte her q3rliftbeut -unter m:nfei1ung einer .relagftift -bie )orliiufige intra.gung nur fih