BGE 39 II 18
BGE 39 II 18Bge4 févr. 1913Ouvrir la source →
18 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellreehtliche Entscheidungen.
5. Arrt da l IIe section civile du 13 man 1913
dans 1n cattse Kenthonnex, dem. et rec., contre veuve Bippert,
der. et int.
OOS art. 328. Dette aUmentaire entre ascendants et descen-
danls. Le droit fMeral est applicable m~me contre un jugement
detinitif rendu au moment Oll rancien droH cantonal etait
enCOl'8 en vigueur.
A. -Le demandeur Henri Menthonnex a epouse le
14 mars 1901 Ia fille de Ia defenderesse, dame veuve Hen-
riette Bippert-Gottraux demeurant a V evey. Cette derniere
avait intente en
1909 une action en prestation d'aliments a
sa fille et a son gendre en Ieur reelamant une pension men·
suelle de 60 fr., a dater du 15 fevrier 1909. Sa demaude
avait
eM ecartee par jugement du Tribunal civil d'Aubonne
du 24 fevrier 1911, en ce qui concerne dame Menthonnex,
mais
declaree bien fondee en ce qui concerne le gendre de
la demanderesse,
Hem'i Menthonnex, demandeur et recou-
rant en Ia presente cause. CeIui-ci a execute le dit jugement
jusqu'a
Ia fin de decembre 1911, mais s'est refuse a conti-
nuer ses versements a partir de l'entree en vigueur du CeS.
Dame Bippert a alo1's exerce des poursuites contre lui et, le
30 janvier 1912, elle a requis paiement de 74 fr. 50 repre-
sentaut
le montant dela pension due jusqu'au 23 fevrier 1912.
Menthonnex ayant
fait opposition, Ia main·levee defini-
tive qui avait ete rejetee par l'instance inferieure a ete
accordee par le Tribunal cantonal vaudois suivant arret
du 18 mars 1912. Henri Menthonnex a alors introduit
devant
Ie Tribunal civil d'Aubonne une action contre sa
belle-mere et
conclu a ce qu'il fut libere de l'obligation de Iui
fourilir des aliments, le jugement prononce contre lui le 24 fe-
vrier 1911 ayant cesse de deployer ses effets a dater du
1
er
janvier 1912; cette demande etait fondee essentiellement
sur I'art.
328 et I'art. 3 tit. fin. CCS. La defenderesse a
conteste l'argumentation
du demandeur; elle estimait qua Ie
jugement rendu entre partieB avait conserve toute sa validite
20 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. MateriellrechUiche Entscheidungen.
teneur de l'art. 2 tit. 00., les regles etablies pär le CCS dans
l'interet
de l'ordre public et des bonnes mreurs sont applica-
bles
des le 1
8r
janvier 1912, a tous les faits pour lesquels la
loi n'a pas
prevu d'exception. Or il n'est pas contestable ue
Ies dispositions du CCS relatives a l' organisation de Ia familIe
et aux obligations des membres de celle-ci les uns envers les
autres doivent
etre considerees comme des regles d'ordre
public' (voir
a ce sujet REICHEL, Korn:ment. zu ZGB ad art. ~
note 1 p. 12). Ce principe a eta consacre de tout temps aUSSl
bien par Ia doctrine allemande (voir NIEDNER, Eint· Ges.. II
p. 450) que par la doctrine et Ia jurisprudence fran(jalses
(voir Pandectes trant;aises au mot: Aliments nOS 362 a. 378).
3. -De plus et selon l'art. 3 tit. fin. CCS les c cas
» (Rechtsverhältnisse) regtes par Ia loi independamment de
» la volonte des pal'ties so nt soumis a Ia loi nouvelle, meme
» s'ils remontent a une epoque anterieure.:t Or le fait de
l'alliance existant entre parties, bien qu'il date d'une
epoque
anterieure a
l'entree en vigueur du CCS, le mariage du re-
courant avec la fille de l'intimee ayant eu lieu avant 1912,
constitue l'un des rapports juridiques
definis par le texte pre..
eite da teIle sorte que le litige actuel, qui porte Bur la dette
aentaire du reconrant envers sa belle-mere, doit etre juge
a
Ia lumiere du droit nouveau. Le fait qu'en I'espece ce droit
a
ete constate par jugement ne. change rien a cette circons-
tance
que le contenu des rapports de droit entre parents est
regIe directement par la loi et non par la volonte des par-
ties.
Au reste bien que le tit. fin. ne eontienne pas de regles
expresses visnt l'application du CCS aux rapports juridiqns
entre personnes alliees
7
on peut ·inferer de son art. 8 (appli-
quant la
loi nouvelle aux effets du mariage, soit entre des
personnes unies entre elles
par le lien d'alliance le plus
etroit), que ce droit
regit a fortiori les effets de l'alliance
a un degre plus eloigne. Le meme raisonnement peut encore
etre fait en ce qui concerne I'art. 12 tit. M., qui prevoit rap-
plication de Ia loi nouvelle aux relations entre parents et
enfants ;
ce qui enttaine logiquement l'application de la meme
loi aux rapports juridiques entre beaux-parents et gendres
22 Oberste ZiviJrerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Enlscheidunpn.
modifications ne puissent s'etendre A l'existenee mme de
l' obligation alimentaire. Le reeourant ne pouvait effeetive-
ment r·tre tenu de eette obligation envers l'intimee qua tant
et aussi longtemps que la loi en vertu de laquelle il avait et6
condamne ä. Iui fournir des aliments etait applicable; c'est
ce qui resulte notamment du fait que,
comme il est dit ci-
dessus, la defenderesse n'ajamais eta au benefice d'un droit
acquis.
Par ces motüs,
le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
declare bien fOllda, en consaquence le recou ...
rant n'est plus tenu de fournir des aliments ä. dame Hen-
riette Bippert nee Gottraux, et le jugement du Tribunal du
distriet d' Aubonne, le condamnant
a lui payer une pension a.li-
mentaire de 40 fr. par mois a cesse de deployer ses effets
des
le 1 er janvier 1912.
2. Erbrecht. -Des suecessions.
6. ltdril ~ n. en tJt'il4'UU.U8 »Out 5. iUirä 1913
in Sa.iua gegen "Pif"' '.i'rtJri .... ".Jreu.
Zivil'reditlicflp Verhältnisse der $ohw.eizer im Ausland. Kompetenz
des schwei:;erischen Richters zur Beurteilung emer Eroscha(t,klage
hinsichtlich
des in der Schweiz befindlichen beweglichen Nachlasses
eines in Oesterreich wohnhaft gewesenen Schweizers.
A. -ttgte f. f. m 5. ,3uli 1911 ftat6 an feinem ailoljnort ?mien ber
in Büri ljeim(dbereafOt ifd)en @;eria:rimiliQU u. Oreni
unter S)interlaffung eine eftamentes, in ",elem er feinen effen,
ben 3uftlin.
"bigen öftmeier",erbefüljrel', übctging. 50aß eftament entljielt in e3ug
auf Oie 11 banhlung" beaIaffeß foIgenbe eftimntung:
IIOb",e1 irger ber Sd)",ei3erifen (;!ibgenoffenfCWt bin,
,,",ttb bie bljanblung meine alaffeß uon bem örtnte unb na ben $erfiften bCß öfter-
2. Erbrecht. N0 6.
"teid)ifd)en 6ürgernen ffi:ete 3U f!egen fein, ba i meiuen 01'·
Ifbentlien ?mol)nfi in ?mien genommen unI" benfelben bei3u6e~(dtm
"gebenfe."
50er alafj beftaub 3um gröäem eil (angebHd) 432,812 g:r.)
W ?mertttteln, bie 6ei einer 3ur Seit
Oeß anf in Sürld) bCl'oniert ",Ilren,
unh aUß einem Jtonto.Jtorrentgut9aben lief biefer ?Bllnf, 3Ullt flei.
nern tung
unI" uerfd)iebenen in biefer ?m09uun9 >orgefunbenen (§;ffeften.
eiI aus einer in ?mien befinbIid)en ?monungsehuim 10. Oftober 1911 übermittelte baß rlften, bie fieairfßgertd)t msien
,3nnete SiaM bem ,3uftta' unh \ßoHaeibe:partement bCß $tlllttoni3
Büti beglaubigte bfd)rlften beß Jmb bie ?mertfeftamenteß unI" her fIobfaUß'
aufnal)me", unb a",nr (laut ote uom 24. Oft ober 1911) "aum
B",eete aUfeiniger t bie tn bem uon lil)anhlungf!egc über ben bortigcn (sc. aür.
ber bertigen (sc. 3ür.
rifen) 9tad)laä beß merftorbenen feitenerifen) eljörbe. 11
Bürid) über folgenbe Streitfragen:
1/1. 3ft nim 20. ,3anuar 1912 reite ber ef",erbefüljrer 6eim e.
airlgeria:rimtIian u. Orerrt, r. f.
öftm. tedid)e 5ffieifung ein, ",ogegen bie nfOt a. 50. unterm 30. tteiI
uu6elaftet o)ember 1905/5. bem 1)uember
1907 miteten unh nable6en be eftatorß unterm
7. ,3uU 1911 eröffneten tßnngüItig 3u erflatetJ?
,,2. Sinh bie eftament erfolgte (§;roousfd)Ueäuug be
. renagten beß9alb uetpfntet, bem Jtleiger ben iljm
am a{afJ beß o"&genilnnten (§;r'UItlffers aufommenhen \ßf!ierauß3uge6en 1/1
bie friebertef",erbe6ef[agten
blUeifung ber stIage beantragten.
3m s.!aufe b \ßro3effebes beß (§;r6Iaffe in Süri~ befunben atten, bei einer ?Bilnf
in ?mien be.poniert ",orben. lJemet {jat ba eairlßgerit ?mten
,3nnere Stabt burefd)luUI/ om 20. tlja'UerßII eb. lj. auf :prU 1912 "über (§;in.
freiten beß (§;r'6enmantrng beß ) feine (beftament.
)oUftrecteeairlsgeriteß ?mten ,3nnere Stabt) ote
,>om 24. Oftober 1911 IIbaljin etgdnat, baU a",ifen ben ?morten
"über ben bortisen" unh bem folgenben ?morte ,,ad)Itlf311 ba
,,?mort "un'be",egUen'l eingefnltet ",irb; bieß au bem @;tultbe,
"baU ber be",eglt 9talau eineß tn Öfterrei )erftor6enen Sd)",ei$
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