Art. 88 OJF; Art. 284 and 285 CCS; deprivation of parental authority and sufficiency of facts for review. A cantonal decision pronouncing deprivation of parental authority must rest on a precise and detailed factual basis enabling the Federal Tribunal to determine whether the statutory conditions are fulfilled. General assertions, impressions, or incomplete evidentiary references are insufficient. Deprivation under Art. 285 CCS is an exceptional measure and presupposes culpable conduct of sufficient gravity; where the situation may be remedied by the less severe measure of withdrawal of custody under Art. 284 CCS, the cantonal authorities must examine that alternative. The factual findings must therefore permit review of the necessity and proportionality of the harsher measure (consid. 1-5).
450 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz -l. l'IfaterielIrechtliche Entscheidungen. 2. -SDa bie )Sl1rmunbfd)aft ben ftaatlid)en Sd)u unb bie gefetlid)e )Sertretung 1)11n 113erf l1nen 6e3",ccft, bie für fid) nid)t menr fergen ober i9rem )Sermögen nid)t me9r 1)11rftnen rönnen, trngt baß ganae mormunbfd)aftsllerfanten ben 9arafter eines amtltd)eu, im 3utereffe beß Sd)utbebürftigen Mn mt ",egen l1ber auf n3eige in eingeleiteten merfa9tett , unb a",ar aud) bann, ",enn bie lttmünbigung im 5ffiege beß ,8il)iIvroaeffeß burd)gefit9d ",erbe mufJ. SDaß ein3ige 113riuatred)t, ba in ber fftegel bei ber nt,. münbigung einer 113erf l1n in rase fommt , tft baß ffted)t beS 3u lttmünbigenben auf Sd)u feiner anblungßfäl)igfett, ",l1rauß fid) ergibt I ba natürUd) biefer our rl)ebung ber alllilted)tlid)en lBe,. fd)",erbe gegen eitten feine S)anbIungßfdl)igfeit befd)ränfenben t,. fd)eib legitimiert ift. a6en bie stantone 6ei bel' i9nen 3uftnenbelt Drbnung beß lltmültbigungnllerfa9rellß beu )Serl1.1anbten bie lBe fugmß oUt noetge ober bas 8ted)t oUt stlage auf lBellonnullbung eilter llSerf on übertragen I f 0 gefd)iel)t bieß tlom Stanb:punfte b materiellen mormunbfd)aftßred)tes au in bel' IDneütUng, ba13 fie neben ober an Stelle bel' ftaaHid)en Organe bas 3nteteffe be Sd)unbebürftigen l1.1a9relt, nid)t aber u.'ei! U)ltelt ein ffagel1.1eife Iler folflbater, e i gen e r n f l' ru d) 3uftiiltbe, bie lBetlotmultbung be lBel1agten au tlerlangen. 3. - tne usna9me )Olt bieiem tunbfane fit nur ba au mad)en, ",0 nad) ben lBeitimlllungen be 3 !8 tIar tft, bau Me )Sotmunbfd)aft lteben bem 3ntereffe-bes 3U ntmünbigenbClt aud) oum Sd)une SDritter tlOrgefe9Clt tft, alfo 11.10 eine 43erfon l1.1egen eiftenfranfgeit l1bet l1.1egen lBerld)l1.1eltbung, :tl.1lnfiud)t ober lieber .. lid)cn 2e6eußl1.1anbeW bie Sid)er"geit anbem ( rt. 369) ober fammen red)tnd)e ltf:prüd)e il)m ?Unge"l)örigen ( rt. 370) gefä"l)rbet; be gfeict)en 11.10 SDrttte eilt 8tecl)t auf bie ?Unorbnung eilter eiftalili fcl)aft "l)aben ( rt. 392). 91ur in biefer lBefd)ränfung tanlt ben usfü9l.1lngen be efereltten ht bel' !Beratultg be ationalrates beigeftimmt ",erben I bau mit e3ug "auf eine uer9iingte 0 bel' a b gel c "911 te )Sormunbfd)aft eine 5ffieiteraiel)ung alt ba iBunbeS" gerid)t möglid) fei ll (Stenogra:P9. lBulletin lBb. XV 1254). ß tft aber nid)t notl1.1enbig, im llorHegenben alle bie rage 3U :prüfen unb au entfd)eiben, ob unb unter I1.1cfd)en morausfenungen einer 113erfolt eilt eigener nfptud) auf bie ntmünbigung einer anbeten 2. Familienreeht. NO 71.
tutb bag e r aud) bie 2egitimation aur allliIred)tIid)en lBefd)",erbe 3U" ftnt; benn bie lBefd)",erbefü9rer ),)erlangen bie 5BeMrmunbultg ijrer utter unb Sd)",iegermutter, ",rU l1.1egcn ber getfUgen rfranfung berfeIben efanr lieftne, baU beren )Sermögen ),)erloren gene. n eigener ?Unf:prud) ber l8efd)l1.1erbefü9rer auf ntmünbigung 19rer IDhttter unb Sd)",iegermutter im Sinne oliiger ?Uusfü9rungen fte9t nid)t in rage. SDie lBefürd)tung, baU bie lBejd)l1.1erbefü9rer nIß 3unmftige r elt ber 5ffiU",e lBurcfnrbt 09tte beren Stellung unter mermunbfd)llft enad)teUigt ",erben fönnten, 6egrftubet einen fold)m ni:prud) nid)t. SDemltad) 9at ba ultbeßgerid)t erfannt: uf bie lBefd)",erbe 11rb nid)t eingetreten. 71. Arret da 13, IIe section civile du 18 decembre 1915 dans la cause Perrin cuntre Geneva. Puissance paternelle (008 an. 284, 286), prononce de decheance. -Cireonstanees dans lesquelles rart. 285 est ap- plieable. -La deeheanee ne doit pas tre prononcee quand les me,:;ures prevlllls a rart. 28 apparaissent eomme suffisantes. A. -Par decision des 9-10 juillet 1912, l'autorite tute- laire de Geneve a declare Louis Perrin, mecanicien, et dame Alice nee Dannhauser ä Geneve dechus de leur puissance patern eHe sur leurs enfants Luden farcel ne le 1 er octobre 1902, AllJree llee le 12 mars 1905, Charles-Georges n6 le 7 septembre 1906 et Eugene ne le 4 novembre 1909. Cette decision est motivee par l'etat de faits suivants: Attendu qu'il est etabli: a) ä l'egard de sieur Perrin, que celui-ci gagne 6 fr. 50 a 7 fr. par jour, mais qu'll ne consacrepas son gain a I' entretien de safamille et qu'il compte pour cela sur l'assistance, notamment sur les secours da l'Hospice general, du pasteur de la paroisse et d'une de ses belles-sreurs. Que d'autre part il ne se refuse rien et ne pense qu'ä. lui. Qu'aux personnes chargees de faire des :) enquetes, ilrepond que l'entretien de sa familIe est l'af-
452 A, Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungt'l1, faire de l'Hospice general et des pasteurs. Qu' en outre sieur Perrin est un homme grossier et violent; qu'il ter- 'b rorise ses voisins qui craignent ses brutalites. b) a l'egard de dame Pel'rin: Que celle-ci est pal'esseuse, que son 'b menage est mal tenu et que SOll interieur est malpropre, " qu'elle est faible de caractere et n'ose ni resister a son '1 mari, lli se plaindre. Le dossier de l'affaire contient divers proces -verbaux d'audition de temoins entendus a la requnte des deux partjes, des certificats de travail ou d'honorabilite et solvabilite deposes par les epoux Perdn et les certificats scolaires des jeunes Andree et Charles-Georges Perrin. B. -Snr pourvoi des epoux Perrin,l'autorite de surveil- lance des tutelles de Geneve a, par arret du 30 septembre 1912, coufirm8 l'ordonllauce precitee cn adoptant les motifs des premiers jnges. Par recours (le droit civil du 19 octobre 1912, les epoux Perrin-Danuhauser ont demande au Tribunal federal d'annu- leI' les decisions cantonales des 10 juillet 1912 et 30 sep tembre 1912 et de leur conserver la puissance paternelle sur leurs trois enfants cadets Andree, Charles et Eugene ; ils ont renonce par contre a faire modifier lad'( ision ean tonalea regard deleur ,fils aine Luciell-Mareel Perrin, dOllt Hs avaient demandeet 'oMenu auparavant l'internement dans l' Asile de Sery. Slalu(!ilt Sill' ces lailoS et COllsi"lt'nlill eil limit:
lance, s'est elle-mnme bornee a constater d'une maniere tras generale le fait d'une assistance officielle et officieuse de la familIe Perrin, la grossierete du pare, Ia paresse et Ia negli- gen ce de la mare ainsi que la mauvaise tenue du menage. Ce sont 1a moins des faits constates dans le sens de l'art. 88 OJF que de,; assertions et des impressions. En ce qui concerne partieuliarement I'assistance de la famil! Perrin, les deeisions cantonales n'indiquent pas quelle est lllnpontanc , des seco.urs et n'expliquent pas de faC/on suffisante JUsnu a quel pomt Hs sont fournis spontanement. les e mentuinnent pas non plus les mesures prises par l,auto1'1te. competE(nte ponr imposer au pare et a Ia mare I accomphssement de leur devoirs de famille. L'absence de do ees precises. ne permet pas de declarer si sur ce point penlal a condUlte de Perrin est assez reprehensible pour JustIfier une decheance que a prestation de secours ne sau- rait motiver a elle seu e. L'instance cantonale s'est bornne egalement a aftirmer en teflnes generaux l brumlite et a grossierete du pere, la neghgence et Ia falblesse de la me re ainsi que la mauvaise tenue du menage Perrin; eHe ne signale point en revanche les faits conerets sm" esquels repose cette assertion et invo- que simplement les temoignages qui figurent au dossier. 01' les temoins en tant qu'ils sont defavorables aux epoux Pnrrin s' rapportellt Ia plnpart du temps a une enqunte falte anteneurement par l'Hospice general, enqunte qui n'a pas ete soumise au Tribunal federa ; elle est en effet sim- plement rappelee dans les depositions Pernoux et Joulet, le premier de ces temoins se refusant d'ailleurs a indiquer les nom.s des personnes aupres desquelles il a pris ses infor- mations et ne fOllrnissant aueun renseignement precis. II en est de mnme des declaratiolls de deux agents de la Sfirete qui renvoient aleurs rapports administratifs, alors que run de ces rapports n'est pas non plus annexe a la procedure. Le dossier ne renferme en outre aucune piece permettant de constater que les epoux Perrin ont Me entendus llersonnel- lement par les autorit6s de tutelle.
4-)4 A. Oberste Zivilcerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen. Enfin Ia deeision cantonale ne mentionne pas mnme les pieces et depositions relatives ä. la conduite et aux progres des enfants Perrin a l'ecole. 11 resulte cependant de divers temoignages que ce sont des eleves propres. assidus, ei donnant pleine satisfaction aleurs maUres ; ce fait est cor- robore par leurs certificats scolaires. Ces circonstances sont loin d' tre indifferentes et, en tout CRS, les autorites canto- nales ne pouvaient les passer absolument sous silen ce. 5. -En consequence l'etat des faits sur lequel se fonde la decision frappee de reeours ne repond pas auJt exigences de )'art. 88 OJF, ear on n'y trouve que le resul- tat incomplet de l'instruction ouverte par les autorites de tutelle ; et il y a lieu d'appliqner des lors les art. 88, 94 et 82 OJF. Cette solution s'impose d'autant plus que le seul gl'ief admis par I'instance cantonale reside dans des negli genees graves commis es au detriment des enfants. Pour oftrir le caractere de gravite que doivent avoir les negligen- ces dont l'art. 285 CCS fait l'une des eauses de la de- cheance de Ia puissance paternelle il faut qu'elles impli- quent une eonduite coupable des parents a l'egard de leurs enfants et qu'elles puissent avoir, pour ceux-ci, des conse- quences facheuses au point de vue de leur sante physique comme de leur intelligence et de leur moralite. A Ia verite, l'art. 284 ces prevoit aussi, et pour des cas analogues, une mesure moins rigoureuse, puisqu'i1 permet aux auto- dtes de tutelle de reth'er aux parents simplement Ia garde des enfants moralement aba,ndonnes . l 1art. 284 ces est donc applicable toutes les fois que cette derniere mesure paratt suffisante pour porter remMe ä une situation deter- minee, et ses effets ne se confondent pas avec ceux d'una decheance de la puissance paternelle. En procedant ainsi, on pourrait obliger Perrin a. subvenir ä l'entretien de sa famille, l'autorite tutel ai re ayant le droit en vertu de l'art. 289 ces de le contraindre a employer une partie de son salaire po ur payer les frais occasionnes par le deplacement de ses enfants. Dans ces conditions, la decision qui a prononce la de- 3. Saeh8nrnht. No U. dumnce de la puissance paternelle doit se fonder sur on .etat de faits assez prncis et detailIe, pour qua rautorite superieure puisse examinar si, en l'espece, Ia disposition de Part. 284 CCS n'aurait pas ete applicable plutot qua celle da l'art. 285 CCS. Par ces motifs, le Tribunal federal prononce: L'arrnt de Ia Cour de justice civile de Geneve est annule et l'affaire est renvoyee ä. l'instance cantonale dans le sens de l'art. 88 OJF. 3. Sachenrecht. -Des droits riels. 72. ltdrit bfr II . .JiuU- .trir.ug uo .. 30. ft"6" 1912 in anen ""'f13fd'''f "UbH646ufU, rns II, en. u. er. .rel., gegen ldm", .ttl. u. er. ell. 6runddienstbarkeit des Fa/i,rens auf einem Schmalspurgeleise üon' das Bahnhofgebiet bis an die Geleise der Bahn, mit Pflicht der Bahn, die zum Ain-und Ausladen 'notwendigen Eisenbahnwagen zur Ver- fiigung zu halten. Art. 730 Ans. 2 ZGB ist nicht öffentlicher Ord- nung im Sinne von SchlT 2. Handlungen können Gegenstand der Grundtlienstbarkeif sein, wenn sie neben den in Art. 730 Ans. 1. ge- nannten Gegenständen erscheinen. A. -l: urdj' Urteil om 29. 1ma! 1912 llt bllß ,obergeridjt beß .ttanton 2uaern erfauut: 111. l: te enagtfnaft abe baß ment be .reragerß, aIß eflter IIbeß ?!Bonnnllufeß mit aga3in bei ber tation fneim, auf "baß beftenenbe S)UfngeIeife bur baß 6tattonngebiet unb in glei lIner S)ötje mit bemfe1ßen bi an baß tationßge1eife anauerfennen. ,,2. S)abe bie enagtfnft bem .rerager bie enunung beß frag "ltnen S)iIfßgdeifeß in ber bißtjerigen ?!Betfe 3u geftatten unb bte "oum ußs unb inlaben nötigen atjn",agen gema norbnung "beß tationßperfonarß, ",ie eß feit 30 ,3atjrm gef (ttj, 3ur er ./1 fügung au fteUen.