450 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz -l. l'IfaterielIrechtliche Entscheidungen.
2. -SDa bie )Sl1rmunbfd)aft ben ftaatlid)en Sd)u unb bie
gefetlid)e )Sertretung 1)11n 113erf l1nen 6e3",ccft, bie für fid) nid)t menr
fergen ober i9rem )Sermögen nid)t me9r 1)11rftnen rönnen, trngt
baß ganae mormunbfd)aftsllerfanten ben 9arafter eines amtltd)eu,
im 3utereffe beß Sd)utbebürftigen Mn mt ",egen l1ber auf
n3eige in eingeleiteten merfa9tett , unb a",ar aud) bann, ",enn
bie lttmünbigung im 5ffiege beß ,8il)iIvroaeffeß burd)gefit9d ",erbe
mufJ. SDaß ein3ige 113riuatred)t, ba in ber fftegel bei ber nt,.
münbigung einer 113erf l1n in rase fommt , tft baß ffted)t beS 3u
lttmünbigenben auf Sd)u feiner anblungßfäl)igfett, ",l1rauß fid)
ergibt I ba natürUd) biefer our rl)ebung ber alllilted)tlid)en lBe,.
fd)",erbe gegen eitten feine S)anbIungßfdl)igfeit befd)ränfenben t,.
fd)eib legitimiert ift. a6en bie stantone 6ei bel' i9nen 3uftnenbelt
Drbnung beß lltmültbigungnllerfa9rellß beu )Serl1.1anbten bie lBe
fugmß oUt noetge ober bas 8ted)t oUt stlage auf lBellonnullbung
eilter llSerf on übertragen I f 0 gefd)iel)t bieß tlom Stanb:punfte b
materiellen mormunbfd)aftßred)tes au in bel' IDneütUng, ba13 fie
neben ober an Stelle bel' ftaaHid)en Organe bas 3nteteffe be
Sd)unbebürftigen l1.1a9relt, nid)t aber u.'ei! U)ltelt ein ffagel1.1eife Iler
folflbater, e i gen e r n f l' ru d) 3uftiiltbe, bie lBetlotmultbung be
lBel1agten au tlerlangen.
3. - tne usna9me )Olt bieiem tunbfane fit nur ba au
mad)en, ",0 nad) ben lBeitimlllungen be 3 !8 tIar tft, bau Me
)Sotmunbfd)aft lteben bem 3ntereffe-bes 3U ntmünbigenbClt aud)
oum Sd)une SDritter tlOrgefe9Clt tft, alfo 11.10 eine 43erfon l1.1egen
eiftenfranfgeit l1bet l1.1egen lBerld)l1.1eltbung, :tl.1lnfiud)t ober lieber ..
lid)cn 2e6eußl1.1anbeW bie Sid)er"geit anbem ( rt. 369) ober fammen
red)tnd)e ltf:prüd)e il)m ?Unge"l)örigen ( rt. 370) gefä"l)rbet; be
gfeict)en 11.10 SDrttte eilt 8tecl)t auf bie ?Unorbnung eilter eiftalili
fcl)aft "l)aben ( rt. 392). 91ur in biefer lBefd)ränfung tanlt ben
usfü9l.1lngen be efereltten ht bel' !Beratultg be ationalrates
beigeftimmt ",erben I bau mit e3ug "auf eine uer9iingte 0 bel'
a b gel c "911 te )Sormunbfd)aft eine 5ffieiteraiel)ung alt ba iBunbeS"
gerid)t möglid) fei
ll
(Stenogra:P9. lBulletin lBb. XV 1254). ß
tft aber nid)t notl1.1enbig, im llorHegenben alle bie rage 3U :prüfen
unb au entfd)eiben, ob unb unter I1.1cfd)en morausfenungen einer
113erfolt eilt eigener nfptud) auf bie ntmünbigung einer anbeten
2. Familienreeht. NO 71.
tutb bag
e
r
aud) bie 2egitimation aur allliIred)tIid)en lBefd)",erbe 3U"
ftnt; benn bie lBefd)",erbefü9rer ),)erlangen bie 5BeMrmunbultg ijrer
utter unb Sd)",iegermutter, ",rU l1.1egcn ber getfUgen rfranfung
berfeIben efanr lieftne, baU beren )Sermögen ),)erloren gene. n
eigener ?Unf:prud) ber l8efd)l1.1erbefü9rer auf ntmünbigung 19rer
IDhttter unb Sd)",iegermutter im Sinne oliiger ?Uusfü9rungen fte9t
nid)t in rage. SDie lBefürd)tung, baU bie lBejd)l1.1erbefü9rer nIß
3unmftige r elt ber 5ffiU",e lBurcfnrbt 09tte beren Stellung unter
mermunbfd)llft enad)teUigt ",erben fönnten, 6egrftubet einen fold)m
ni:prud) nid)t.
SDemltad) 9at ba ultbeßgerid)t
erfannt:
uf bie lBefd)",erbe 11rb nid)t eingetreten.
71. Arret da 13, IIe section civile du 18 decembre 1915
dans la cause Perrin cuntre Geneva.
Puissance paternelle (008 an. 284, 286), prononce de
decheance. -Cireonstanees dans lesquelles rart. 285 est ap-
plieable. -La deeheanee ne doit pas tre prononcee quand les
me,:;ures prevlllls a rart. 28 apparaissent eomme suffisantes.
A. -Par decision des 9-10 juillet 1912, l'autorite tute-
laire de Geneve a declare Louis Perrin, mecanicien, et dame
Alice
nee Dannhauser ä Geneve dechus de leur puissance
patern
eHe sur leurs enfants Luden farcel ne le 1 er octobre
1902, AllJree llee le 12 mars 1905, Charles-Georges n6 le
7 septembre
1906 et Eugene ne le 4 novembre 1909. Cette
decision est motivee par l'etat de faits suivants:
Attendu qu'il est etabli: a) ä l'egard de sieur Perrin,
que celui-ci gagne 6 fr. 50 a 7 fr. par jour, mais qu'll ne
consacrepas son gain a I' entretien de safamille et qu'il compte
pour cela sur l'assistance, notamment sur les secours da
l'Hospice general, du pasteur de la paroisse et d'une de
ses belles-sreurs. Que d'autre part il ne se refuse rien et
ne pense qu'ä. lui. Qu'aux personnes chargees de faire des
:) enquetes, ilrepond que l'entretien de sa familIe est l'af-
452 A, Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungt'l1,
faire de l'Hospice general et des pasteurs. Qu' en outre
sieur Perrin est un homme grossier et violent; qu'il ter-
'b rorise ses voisins qui craignent ses brutalites. b) a l'egard
de dame Pel'rin: Que celle-ci est pal'esseuse, que son
'b menage est mal tenu et que SOll interieur est malpropre,
" qu'elle est faible de caractere et n'ose ni resister a son
'1 mari, lli se plaindre.
Le dossier de l'affaire contient divers proces -verbaux
d'audition
de temoins entendus a la requnte des deux partjes,
des certificats de travail ou d'honorabilite et solvabilite
deposes par les epoux Perdn et les certificats scolaires des
jeunes
Andree et Charles-Georges Perrin.
B. -Snr pourvoi des epoux Perrin,l'autorite de surveil-
lance des tutelles de Geneve a, par arret du 30 septembre
1912,
coufirm8 l'ordonllauce precitee cn adoptant les motifs
des premiers jnges.
Par recours (le droit civil du 19 octobre 1912, les epoux
Perrin-Danuhauser ont demande au Tribunal federal d'annu-
leI'
les decisions cantonales des 10 juillet 1912 et 30 sep
tembre 1912 et de leur conserver la puissance paternelle
sur leurs trois enfants cadets Andree,
Charles et Eugene ;
ils ont
renonce par contre a faire modifier lad'( ision ean
tonalea regard deleur ,fils aine Luciell-Mareel Perrin, dOllt
Hs avaient demandeet 'oMenu auparavant l'internement
dans l' Asile de Sery.
Slalu(!ilt Sill' ces lailoS et COllsi"lt'nlill eil limit:
- -A teu'elU' de l'art.8;" O.JF, les decisions suscepti-
bles d'un reeours de droit dvil doivent mentiOlmer le resul-
tat de l'administration des preuves 6t indiquer les disposi-
tions des lois federales dout il fait application en la cause.
L'instanee
cantOllale a fonde sa deeision sur le fait que les
epoux Perrin se sont rendus coupables des lIegligences
graves
pl"evues a l'art. 285 CCS . . Iais c'est vainement qU'OIl
chereherait dans la decision cantonale uu etat de fait justi-
fiant d'nne
rnanierc suffisammellt precise l'application du
texte
precite, L'autorite tutelail'e, aux eonsiderants de laquelle
s'est
referee purement et simplement l'autorite de surveil-
- FamiIienrecht. No 71.
lance, s'est elle-mnme bornee a constater d'une maniere tras
generale
le fait d'une assistance officielle et officieuse de la
familIe Perrin, la grossierete du pare, Ia paresse et Ia negli-
gen ce de la mare ainsi que la mauvaise tenue du menage. Ce
sont 1a moins des faits constates dans le sens de l'art. 88
OJF que de,; assertions et des impressions.
En ce qui concerne partieuliarement I'assistance de la
famil! Perrin, les deeisions cantonales n'indiquent pas quelle
est
lllnpontanc , des seco.urs et n'expliquent pas de faC/on
suffisante JUsnu a quel pomt Hs sont fournis spontanement.
les e mentuinnent pas non plus les mesures prises par
l,auto1'1te. competE(nte ponr imposer au pare et a Ia mare
I accomphssement de leur devoirs de famille. L'absence de
do ees precises. ne permet pas de declarer si sur ce point
penlal a condUlte de Perrin est assez reprehensible pour
JustIfier une decheance que a prestation de secours ne sau-
rait motiver a elle seu e.
L'instance cantonale s'est
bornne egalement a aftirmer en
teflnes generaux l brumlite et a grossierete du pere, la
neghgence et
Ia falblesse de la me re ainsi que la mauvaise
tenue du
menage Perrin; eHe ne signale point en revanche
les faits conerets
sm" esquels repose cette assertion et invo-
que simplement les
temoignages qui figurent au dossier.
01' les temoins en tant qu'ils sont defavorables aux epoux
Pnrrin s' rapportellt Ia plnpart du temps a une enqunte
falte anteneurement par l'Hospice general, enqunte qui n'a
pas
ete soumise au Tribunal federa ; elle est en effet sim-
plement rappelee dans les depositions Pernoux et Joulet, le
premier de ces
temoins se refusant d'ailleurs a indiquer les
nom.s des personnes aupres desquelles il a pris ses infor-
mations
et ne fOllrnissant aueun renseignement precis. II en
est de mnme des declaratiolls de deux agents de la Sfirete qui
renvoient
aleurs rapports administratifs, alors que run de
ces rapports n'est pas non plus annexe a la procedure. Le
dossier
ne renferme en outre aucune piece permettant de
constater que les
epoux Perrin ont Me entendus llersonnel-
lement par les autorit6s de tutelle.
4-)4 A. Oberste Zivilcerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen.
Enfin Ia deeision cantonale ne mentionne pas mnme les
pieces
et depositions relatives ä. la conduite et aux progres
des enfants Perrin
a l'ecole. 11 resulte cependant de divers
temoignages que ce sont des eleves propres. assidus, ei
donnant pleine satisfaction aleurs maUres ; ce fait est cor-
robore par leurs certificats scolaires. Ces circonstances sont
loin
d' tre indifferentes et, en tout CRS, les autorites canto-
nales ne pouvaient les passer absolument sous silen ce.
5. -En consequence l'etat des faits sur lequel se
fonde la decision frappee de reeours ne repond pas auJt
exigences de )'art. 88 OJF, ear on n'y trouve que le resul-
tat incomplet de l'instruction ouverte par les autorites de
tutelle ;
et il y a lieu d'appliqner des lors les art. 88, 94 et
82 OJF. Cette solution s'impose d'autant plus que le seul
gl'ief admis par I'instance cantonale
reside dans des negli
genees graves commis es au detriment des enfants. Pour
oftrir le caractere de gravite que doivent avoir les
negligen-
ces dont l'art. 285 CCS fait l'une des eauses de la de-
cheance de Ia puissance paternelle il faut qu'elles impli-
quent une eonduite coupable des parents a l'egard de leurs
enfants
et qu'elles puissent avoir, pour ceux-ci, des conse-
quences facheuses au point de vue de leur sante physique
comme de leur intelligence et de leur moralite. A Ia verite,
l'art. 284 ces prevoit aussi, et pour des cas analogues,
une mesure
moins rigoureuse, puisqu'i1 permet aux auto-
dtes de tutelle de reth'er aux parents simplement Ia garde
des enfants
moralement aba,ndonnes . l 1art. 284 ces est
donc applicable toutes les fois que cette derniere mesure
paratt suffisante pour porter remMe ä une situation deter-
minee,
et ses effets ne se confondent pas avec ceux d'una
decheance de la puissance paternelle. En procedant ainsi,
on pourrait obliger Perrin a. subvenir ä l'entretien de sa
famille, l'autorite
tutel ai re ayant le droit en vertu de l'art.
289 ces de le contraindre a employer une partie de son
salaire
po ur payer les frais occasionnes par le deplacement
de ses enfants.
Dans ces conditions,
la decision qui a prononce la de-
3. Saeh8nrnht. No U.
dumnce de la puissance paternelle doit se fonder sur on
.etat de faits assez prncis et detailIe, pour qua rautorite
superieure puisse examinar si, en l'espece, Ia disposition de
Part. 284 CCS n'aurait pas ete applicable plutot qua celle
da l'art. 285 CCS.
Par ces motifs,
le
Tribunal federal
prononce:
L'arrnt de Ia Cour de justice civile de Geneve est annule
et l'affaire est renvoyee ä. l'instance cantonale dans le sens
de l'art. 88
OJF.
3. Sachenrecht. -Des droits riels.
72. ltdrit bfr II . .JiuU- .trir.ug uo .. 30. ft"6" 1912
in anen ""'f13fd'''f "UbH646ufU, rns II,
en. u. er. .rel., gegen ldm", .ttl. u. er. ell.
6runddienstbarkeit des Fa/i,rens auf einem Schmalspurgeleise üon'
das Bahnhofgebiet bis an die Geleise der Bahn, mit Pflicht der Bahn,
die zum Ain-und Ausladen 'notwendigen Eisenbahnwagen zur Ver-
fiigung
zu halten. Art. 730 Ans. 2 ZGB ist nicht öffentlicher Ord-
nung
im Sinne von SchlT 2. Handlungen können Gegenstand der
Grundtlienstbarkeif
sein, wenn sie neben den in Art. 730 Ans. 1. ge-
nannten Gegenständen erscheinen.
A. -l: urdj' Urteil om 29. 1ma! 1912 llt bllß ,obergeridjt
beß .ttanton 2uaern erfauut:
111. l: te enagtfnaft abe baß ment be .reragerß, aIß eflter
IIbeß ?!Bonnnllufeß mit aga3in bei ber tation fneim, auf
"baß beftenenbe S)UfngeIeife bur baß 6tattonngebiet unb in glei
lIner S)ötje mit bemfe1ßen bi an baß tationßge1eife anauerfennen.
,,2. S)abe bie enagtfnft bem .rerager bie enunung beß frag
"ltnen S)iIfßgdeifeß in ber bißtjerigen ?!Betfe 3u geftatten unb bte
"oum ußs unb inlaben nötigen atjn",agen gema norbnung
"beß tationßperfonarß, ",ie eß feit 30 ,3atjrm gef (ttj, 3ur er
./1 fügung au fteUen.