Art. 48 ch. 4 OJF, art. 64 CO; cantonal state-liability statute may validly limit the canton’s liability for acts of public officials not engaged in an industry to dol and gross negligence. A valid police order may be enforced, and refusal to comply or to identify oneself may justify arrest. Nevertheless, public officers must refrain from unnecessary rigour; violence and handcuffing are grossly unlawful where the resistance is merely passive and the person is not dangerous. Moral damage is compensable on an equitable basis; the award may be reduced where the injured party significantly contributed to the harm (consid. 2-5).
506 l:l. Entscheidungen des Bundesgerichts als eiuziger Zivilgerichtsinstanz. 3tefuItat wie reiburg mit feinem rbred)t au unften bel' eigenen emetnben. nbnd) tft nod) auf 2lrt. 466 be fd)weia. ,8 ?S' au berweifen, wonad) beim SJJCangel er66ered)tigter erfonen bte r6fd)aft an ben omi3Ufanton ober bie emeinbe fiiUt, bi e l.l ° lt bel' e 1 e i,? ge 6ultg be .!tant onS3 alS3 l.iered)tigt l.ie3etd)net tft. 2lud) (lier wirb eß rid) wo(ll ltael) illortlaut unb ,8ufammen(lang beS3 efeteS3 um ein rl.ired)t beS3 (S5emetnwefen l)anbeht, unb e bürfte faum 3weifel(laft fein, baf) bie fantonafe efetge6ung ge. mä13 bel' i9r bom ,8 ?S eingeräumten allgemeinen rmiid)tigung l.ieftitmnen fann, baj3 6ei .!tantonnOürgern bie S)eimatgemetnben erben, wä(lrenb l.iei :Riebergelaff enen bie r6fd)aft an bie illol)n. ortngemetnbe ober an ben C5taat fällt. arnad) 6eruljt al.ier aud) 2lrt. 466 ,8 !S auf bem, bem l.iinl)ertgen sterritortall'rin3t:p im mlired)t entfl'red)enben ebanfen, baa bel' :Rad)laa eincS3 ol)ne er6liered)ttgte erfonen bcrftorlienen :Rtebergelaffenen grunbjäi,?ltd) bem omi3Ufantolt geljört, bel' barü6er betrügen fann unb aUlar aud) tn etner 2lrt unb illetfe, bie unter Umftiinbcn, rein formell unb iiuj3erfid), eine bcrfd)tebene rl.ifolgeorbnung für mürger unb 91iebergelafiene liebeutet. te 3tegelung beS3 ret6urger 3ted)tS3 wäre bal)er ltad) bem ,8 ?S 3u1äiitg. Um fo Uleniger wirb man bartn eine merfci,?ung be Irt. 60 ?Sm flnben Ulollen unb au biefer merfaffungnttorm folgern, baa nun aud) eine. aUnUlärttge S)eimatgemeinbe tn ret6urg tn 2luS3beljnung beS3 rrt. 747 Ct) aIß erli6erecljtigt an3uerfennen fet. 2luS3 ben biS3ljertgen 2luS3yüljrungen erl)eUt a6er 3ug1eid) ol)ne wettereS3, bau eine betatttge orgerung aud) nicht auS3 ulrt. 4 m geaogcn werben barf, ba für bie bcrfcf)iebene eljcmblung beS3 er6. lofen :Rad)laffeS3 l.iei mürgern unb 91icbergefaffenen fad)ltd)e unb berniinftige rünbe, unb aUlar f owo!)l bom C5tanbl'unft bel' auS3. wärtigen S)etmatgemeinben, wie aud) bon bemienigen beS3 rl.i. lafferS3 auS3, borl)anben flnb. 9. - ie Rrage ift baljer a63uwetfen. te merljäItniffe beS3 arreS3, bte morgefd)td)te beS3 ro3effeS3 unb bie un6egrnnbete, ben f!üljern rf(iirungen beS3 C5taatßratcß bon reiliurg wiberfl'red)enbe Roml'eten36eftreitung bcS3 eflagten, red)tfertigen eS3 al.ier immer. ljtn, ber Stfägerin nur bie ertd)tS3foften auf3u1egen unb bte ar. teifoften wettnufd)Iagen. Zivilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 66. 507 emnad) ljat ba 8unbengerid)t erfaunt: :.nie StIage wtrb aligewtefen. 66. Arret du 13 juUlat 1909, dans la ca'use Gäumann, dem., contre Etat da Fribourg, der. Competence du Tribunal federal resultant de l'art. 48 chiff. 4 OJIi': Action en dommages-internts pour arrestation accom- pagnee de voies de rait; responsabilite de I'Etat refu- sant I'autorisation de poursuivre ses agents en cause (loi fribourgeoise, du 5 octobre 1850, sur la responsabilite des agents du Conseil d'Etat, art. 14). Etendue de la responsabilite : art. 13 ibid., applicable conformement a la reserve de l'art. 64 al. 1 00. Fautes graves des agents operant l'arrestation. Indem- nite pour prejudices materiel et moral; application du principe de l'art. 55 CO. A. -Par demande du 11 mai 1908, Jean Gäumann a 'conelu par devant le Tribunal federal eontre l'Etat de Fri- bourg au paiement d'une indemnite de 4100 fr. avee inte- ret au 5 % des le 6 juin 1907, dite indemnite represen- tant le prejudiee oeeasionne au demandeur par l'arresta- tion illegale dont il a ete l'objet a dite date et par Ies voies de fait aeeompagnant cette arrestation. Il a eoneIu en outre a l'adjudieation d'une indemnite de 800 fr. pour les depens du present pro ces . Dans sa reponse du 20 juin 1908, le defendeur a conelu a liberation de la demande et a l'adjudieation d'une indemnite pour les depens du proees. B. -Le demandeur, qui est fermier au Brugg, pres Fri- . bonrg, se re nd depuis de nombreuses annees chaque semaine a Fribourg avee un attelage de denx a trois chevaux pour aller chercher des dreches dans une brasserie. Depuis trois .ans environ, il passait regulierement par la rue de Lausanne. Le 6 juin 1907, a 4: h. 45 du soir, le demandeur s'etant AS 35 11 -1909
508 B. Entscheidungen des Bundesgerichts als einziger Zivilgerichtsinstanz. rendu a Fribourg s'appretait a faire descendre son char charge de malt Ia 1'11e de Lausanne, lorsqu'il fut accoste par le gendarme Bersier, de service aux Grand'Places, qui lui enjoignit, conformement aux ordres relius de la Prefecture, de passer par Ie Varis. Au dire du demandeur, le char se trouvait deja a ce moment-la devant les Ursulines, c'est-a-dire trop engage dans Ia rue de Lausanne pour pouvoir Ie retour- ner. TI en aurait fait part au gendarme. Estimant etre assez connu a Fribourg, il ne c1'11t pas devoir donner son nom au gendarme qui le lui demandait. Suivant le gendarme Bersier, il aurait signifie atemps, soit deja pres de la Colonne meteorologique se trouvant encore sur la place, au domestique de Gäumann qu'll devait ache- miner son char par le Varis. Gäumann Iui aurait repondu grossierement, aurait refuse de donner son nom et aurait passe outre. Le gendarme n'insista pas alors, mais alla querir du secours au poste centra!. Arrive pres du Tilleul de Morat, le char fut arrete pour Ia seconde fois par environ six gendarmes qui sommerent le demandeur de decliner ses noms et qualites, ce a quoi il se refusa. Il s'en suivit alors une anestation mouvementee du deman- deur qui, ne voulant pas se laisser conduire au. poste, oppo- sait aux gendarmes de la resistance. Gäumann rec;ut plusieura- coups et fut blesse au poignet de la main gauche par les menottes que les gendarmes lui mirent peu avant le poste central ou Hs le conduisirent. Gäumann se soumit ä I'amende de 50 fr. qu'on lui in:fligea. et versa immediatement un acompte de 10 fr. A la suite de ces faits il a demande au Conseil d'Etat de Fribourg de pouvoir prendre ä partie les agents de la force publique ayant procede a son arrestation. 11 invoquait les dispositious de la loi du 5 octobre 1850 sur la responsabilite du Couseil d'Etat et de ses agents. Par arrete du 19 octobre 1907, communique ä Gäumann le 12 novembre suivant, Ie Conseil d'Etat a ecarte la demande de prise ä partie. Zivilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N0 66.
C. -C'est a la Suite de ces faits que, par demande du 11 mai 1908, Gäumann a ouvert action devant le Tribunal federal comme instance unique, en formulant les conclusions rapportees en tete du present arret. TI expose dans son memoire que la police loeale et le Con- seil communal ont bien provoque les mesures d'ordre prises par la prefecture au sujet de la circulation des chars dans Ia rne de Lausanne, mais qu'i1s n'ont jamais entendu que ces mesures fussent appliquees a d'autres charrois qu'a ceux des materiaux de eonstruction et de transport de longs bois. Les transports de produits agrieoles, de fourrages, auraient ete constamment exceptes. C'est donc a tort que la gendarmerie s'est arroge le droit d'interdire au demandeur, le 6 juillet 1907, le passage de la 1'11e de Lausanne. Ce vice initial et essentiel aurait pour consequence de rendre illegales toutes les mesures ulterieures prises contre Gäumann, en particuIier son arrestation et son emprisonnement. Enfin les sevices que les gendarmes ont exerces sur le demandeur sont inexcu- sables et constltuent a leul' charge un delit. En consequence Ie demandeur s'estime fonde a reclamer des dommages-inte rets tant poue les souffrances moral es et physiques qu'il a endurees que pour Ia perte materielle provenant de son in- capacite partielle de travail pendant un traitement qui a dure six mois, incapacite qui subsiste encol'e aujourd'hui d'une fa.;on tr6S attenuee, il est vrai. Les frais de medecin se sont eleves a 35 fr. et ceux de pharmacie a une vingtaine de francs. Le demandeur dit avoir ete oblige d'engager un ou:r ier suppIementaire. Le traitement de cet ouvrier, y com- PrIS son entretien, peut etre evalue a la somme de 800 fr. Le demandeur invoque les art. 110 al. 4 CF, 48 al. 40JF, 13 et 14 aI. 2 de la loi fribourgeoise sur la responsabilite du Conseil d'Etat, de ses agents et des justices de paix cnmme autorite pupillaire :t, du 5 octobre 1850, desquels il falt decouler la competence du Tribunal federaI. Eu outre il s'appuie sur les art. 50 et suiv. CO relatifs aux aetes illicites. D. -L'Etat de Fribourg a conclu en reponse a liberation en justifiant la conduite des gendarmes par les ordres relius
510 B. Entscheidungen des Bundesgerichts als einziger Zivilgerichtsinstanz. de la prefecture et par Ia resistance acharnee du demandeur. Le public se plaignant depuis Iongtemps de l'encombrement de Ia rue de Lausanne, le Conseil communal de Fribourg adressa, le 17 avril 1907, l'office suivant a la Prefecture de la Sarine: Afin d'eviter les inconvenients et mnme les dan- gers que presente Ia circulation des gros chars a la rue de ;p Lausanne, nous venons vous prier de bien vouloir poster :. deux gendarm es. l'un entre la rue St. Nicolas et la Place de Notre Dame' et le second sur les Places, pour faire acheminer les gros chars montants et descendants par le Varis, ce jusqu'a ce que notre Route des Alpes soit anhel vee. Le lendemain, 18 avril, Ia Prefecture donna a a gendarmerie l'ordre ecrit suivant: des plantons seront places sur les Places et pres de la statue du pere Girard, qui donneront 1'0rdre aux conducteurs de gros chars char- ges ou vides de passer par le Varis soit a la montee soit a la descente. Les gendarmes n'ont fait, en consequence, qu'executer les ordres renus. Le defendeur soutient que l'arrestation de Gäumann etait le resultat necessaire de son refus de decliner ses noms et qualites et que l'attitude agressive du demandeur, qui cher- eha a frapper les gendarmes, forc;a ceux-ci a faire usage des menottes et ä. pass er le cordon (marguillon) au, poignet de Gäumann pour briser sa resistance. Aucun coup n'a ete porte au demandeur, et les minimes lesions au poignet so nt dues a sa propre faute, soit aux efforts qu'il a faits pour se de- gager. La deklaration du demandeur qu'il se soumettait ä. l'amende moutre bien qu'il reconnaissait ses torts. En droit, le defendeur soutient que les art. 50 et suiv. CO sont inapplicables en l'espece, l'Etat n'etant responsable de la faute aquilienne de ses employes que dans le cas prevu par le dernier alinea de l'art. 64 CO. Eu dehors de ce cas, I'Etat ne doit repondre des consequences de 1a faute de ses employes que si Ie droit cantonal le prevoit. L'art. 14 de Ia loi fribourgeoise du 5 octobre 1850 autorise l'action contre l'Etat, mais dans les limit es seulement de Ia demande de prise a partie, qui a ete ecartee. En l'espece le demandeur Zivil streitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 66. 1 11 a requis l'autorisation de pro ce der contre les gendarmes uni- quement. La legitimation passive de l'Etat dans le pro ces actuel est donc restreinte aux consequences des actes des gendarmes et ne s'etend pas aux actes ou procedes de la Prefecture ou des fonctionnaires de la police municipale. Cette responsabilite est regie non par Ies articles du CO, mais par les dispositions de l'art. 13 de la predite loi fri- bourgeoise prescrivant que le fonctionnaire ne doit rt3pondre que du dol ou de la faute grave. Cette disposition est licite au regard de I'art. 64 CO. Aucune faute ne peut etre relevee a la charge des gendarmes qui n'ont fait que leur devoir. E. -Dans sa n!plique du 25 juillet 1908, le demandeur fait remarquer que la citation de I'office du 17 avril 1907, du Conseil communal, est incomplete. Elle ornet les mots comme cela s'est pratique precedemment . Et le deman- deur anegue que la pratique anterieure. n'excluait de la cir- culation dans Ia rue de Lausanne que les gros chars encom- brants, tels que ceux charriant les materiaux de construc- tion, pierre, gravier, tuiles etc., de meme que les chars a longs bois et a bois de charpente. Cette distinction resulte- rait d'un office precedent du Conseil communal, du 17 oc- tobre 1906. Le demandeur conteste d'avoir frappe les gendarmes. Sa soumission a I'arnende ne constitue pas une reconnaissance de ses torts. L'amende n'a ete payee que parce que la gen darmerie n'avait voulu lever l'ecrou que sous cette condition. La prohibition de passer par la rue de Lausanne constitue une loi. Or une loi n'a de force obligatoire que si elle a ete promulgnee. Comme ni l'ordonnance du Conseil communal, ni celle du Prefet ne l'ont ete, les gendarmes n'avaient pas le droit d'inviter le demandeur a passer par le Varis et de pro- ceder ä son arrestation. Meme si 1'0n admet une contravention ä. a charge du de- mandeur, les gendarmes ont viole le reglement cantonal de la gendarmerie, du 25 novembre 1852. A teneur des art. 96 et 97 de ce reglement et de l'art. 60 Cpp, les gendarmes avaient l'obligation de conduire immediatement le demandeur
512 B. Entscheidungen des Bundesgerichts als einziger Zivilgerichtsinstanz. a Ia Prefecture et il Ieur etait interdit de se livrer contre lui a de mauvais traitements. De plus, l'art. 16 Cpp fribourgeois ordonne d'eviter toute rigueur inutile lors d'une arrestation. F. -L'Etat de Fribourg a fait remarquer dans sa duplique du ) octobre 1908, qu'iI s'agit en I'espece d'une me sure de police pour laquelle aucune promulgation speciale n'est re- quise. La resistance du demandeur a oblige les gendarmes a le couduire au poste le plus rapproche. L'art. 60 Cpp, en statuant que les agents de la police doivent en general eonduire l'individu arrete immediatement au Prefet admet par la-meme des exceptions. ' G. -Les parties ayant depose leurs memoires sur preu- ves, l'audition des temoins a eu lieu par voie de commissions rogatoires. La 18 janvier et le 17 mai 1909, il a ete proeede a Fri- bourg au debat prealable prevu par les art. 162 et suiv. Pe fed. ainsi qu'ä la vision loeale. . H. -A l' udience de ce jour, les representants des par- bes ont repriS et developpe dans leurs plaidoiriers Ies eon- clusions transcrites en te te du prasent arret. Statuant sur ces aits et considerant en droit :
514 B. Entscheidungen des Bundesgerichts als einziger ZivilgerichtsinstanE. logique sur les Grand'Places est sans importance en l'espece" puisqu'il est etabli que le demandeur n'a meme pas essaye de se conformer ä l'injonction du gen darme, mais a dit a son domestique de continuer son chemin avec le char. Bien qne le demandeur - etant donne que l'ordre de la Prefecture n'etait pas toujours observe et que lui meme avait passe a maintes reprises par Ia rue de Lausanne -ait pu croire tout d'abord qu'iI avait le droit de passer par la rue de Lau sanne, on doit cependant retenir comme une faute :1 sa charge le fait qu'il n'a tenu aucun compte de l'ordre donne par le gen darme et surtout qu'il a refuse d'indiquer son nom. lci encore, le gendarme avait le droit de sommer Ie deman- deur a decliner ses noms et qualiMs du moment qu'il s'agis- sait d'une contravention et qu'il y avait lieu de determiner l'identite du demandeur. 5. - La situation est differente en ce qui concerne l'ar- restation du demandeur pres du Tilleu!. Bien que les gen- darmes avaient en principe le droit d'arreter Gäumann qui s'obstinait a ne pas donner son nom, iIs auraient dil cepen- dant s'abstenir de rigueurs inutiles; ce qu'ils n'ont pas fait. (Art. 59 Cpp, 322 Cp.) Et tout d'abord on peut se demander s'il n'aurait pa faHu conduire Ie demandeur a la Prefecture comme Ia loi l'indique (art. 60 Cpp.) et comme Gäumann pretend l'avoir demande lui-meme. Cependant, eta nt donnees les circon- stances, les gendarmes ont pu ne pas entendre Ia declara- tion du demandeur, et )a proximite du poste central explique qu'iIs aient prefere y conduire le demandeur, au lieu de l'amener a Ia Prefecture situee plus loin. De ce chef, on ne saurait en tous cas mettre a la charge des gendarmes une faute grave. Par contre, on doit retenir a Ia charge des gendarmes des violences injustifiees envers le demandeur. Sans doute, Gäu- mann a oppose de la resistance aux agents de Ia force pu- blique, et ceux-ci avaient certainement le droit de briser cette resistance j cependant, 1'art. 97 du reglement adminis- tratif et de service pour le corps de la gendarmerie, du Zivilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, ete. N° 66.
29 novembre 1852, defend expressement aux gendarmes se le livrer envers les personnes arretees ades mauvais traitements ou d'employer contre elles aucune violenee, a moins qu'il n'y ait resistanee. Dans le cas particulier, si Gäu- mann a resiste aux gendarmes, sa resistance ne fut nullement agressive, ainsi que eela resuIte des depositions des temoins. Elle ne justifiait done en aueune fanon les coups de pied et de poing que les gendarmes lui ont administres. Ces faits, qui ressortent des temoignages intervenus en eours de l'in- struction du proces (voir auditions Thurler, Raemy, Rothey, Carrel, gendarme Rey), constituent a la charge des gendar- mes une faute grave, dont l'Etat est responsable. Aucun dommage materiel, il est vrai, n'est resulte de ces coups pour le demandeur, ce pendant les rigueurs inutiles ont ete certainement pour lui la cause d'un prejudiee moral que le defendeur est tenu de reparerd'une falion equitable. Le principe de I'art. 55 CO entre en ligne de compte ici soit a titre de droit cantonal suppIetif, soit comme droit fMeral, 1e droit cantonal ne reglementant pas cette matiere. Enfin il est etabli que le demandeur a ete menotte. En presence des faits de Ia cause, cette mesure apparait comme deplacee et eonstitue egaIement une faute grave a la charge des gendarmes. La resistance passive de Gäumann, le nombre considerable des gendarmes -Hs etaient au moins six - rendaient parfaitement superflu le recours aux menottes, me- sure rigoureuse qui ne doit etre employee que vis-a-vis de malfaiteurs dangereux. ür, en l'espeee, il s'agissait d'un ci- toyen, connu de plusieurs des personnes presentes Iors de son arrestation, et qui ne s'etait rendu eoupable que d'une contravention de police peu grave. Le fait d'avoir eu recours aux menottes a eause au deman- dem un prejudice moral et l'a atteint dans son integrite cor- porelle. Le medecin traitant a constate une arthrite trauma- tique du poignet gauche avec erosion de la peau sur la face dorsale. En consequenee, Gäumann a ete empecbe de s'occu- per des travaux agrieoles pendant plusieurs semaines, et en- core actuellement une atrophie du bras gauche gene le de-
16 B. Entscheidungen des Bundesgerichts als einziger Zivilgerichtsinstanz. mandeur dans son travail manuel. Des 10rs, le defendeur doit egalement reparer ce dommage. Cependant, etant donne le refus de Gäumann de passer par le Varis et de donner son nom, en tenant compte egale- ment de sa resistance lors de son arrestation, on doit ad- mettre qu'il a, par son attitude, contribue dans une mesure notable a augmenter le dommage qu'il a souft'ert. Il se justifie done de reduire dans une forte me sure l'in- demnite a laquelle le demandeur aurait pu pretendre si sa conduite avait ete a l'abri des reproches. Par suite, en te- nant compte de toutes les circonstances de la cause, une somme de 400 fr. apparait comme une reparation equitable du prejudice materiel et moral cause au demandeur. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: La demande est admise dans ce sens que Ie defendeur est condamne a payer a Ia partie demanderesse la somme de 400 fr., avec interet au 5 % des le 6 juin 1907, a titre de dommages-interets. 67. rtetf ,nt 16. epfent6et 1909 in Sanen WfUret, stL, gegen f4,d ,!lI.4rg..u, efl. Art. 48 Zitf. 4 OG: Zivilrechtliche Streitigkeit . Streitwert (Art. 58 OG). -Klage auf Anerkennung eines privaten Fisohereireohts. Bedeutung einer Aenderung der (kantonalen) Staatshoheit über das betreffende Flussgebiet für den Bestand dieses Rechts. Ent- sohädigung für die zeitweilige Verhinderung der Reohtsaus- übung. A. -:nurdj staufbertrag I om 22. amtar 1904 er 1.larb ber stiliger Simon WätUer, gemeinfam mit feinem rnber nton, tom ater xal er SJRüUer um ben q5reiß tHm 225 r. bie 11 Sulycen" fifdjenac au üron unh riengen, fO 1.lcit fie fid) im stanton Buaern erftrecft". Unb burdj 1.leiteren ertrag Mm 15. Ii 1904 trat Zivilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, ete. N° 67.
ber rnber nton U)m feinen ntetI an biefer ifd)cn3e um bie Summe tlon 200 r. taufß 1.leifc ab. Bur Umfdjrei6ung beß Jtaufß" olijeftß ift in ber ertragßurfunbe tom 22. anuar 1904 nodj bemerft, bau ater SJRüUer feine Sunrenfifdjen3e fo inge6e, 1.lie er fte (burdj stauftlertrag tom 25. uH 1877) tlon her Jtorl'o" rattoußgemeinbe 2u3ern er 1.lorben abe. :nie ifd)ena umfant ben (5unrenlauf I on ber rücfe 6ei ber Sdjau6ernmü e, 3 1.lifd)en üron unb stnutllJnl, biß inunter 3um fogenannteu rfrnbelfteg, 1.l0 bie Sunre toUftlinbig auf baß ebiet beß stantouß argau übertritt. )Son biefem q5unfte, an 1.leld)em bie Mrgauifd)"Iuaernifdje stan" touß9rclt3e 1 0lt üften cr auf baß lüfjdjen ftöfjt, auf 1.lärtß, biß gegen baß fogenannte UnterllJenrli 1.lunr 3u, liegt Me Su m auf ber reu3e ber 6eibelt stantone, b. 9. eß 1.lurbe aIß renaItnie biefer Strecfe tlon jeger, 09ne gcltauere eftimmung, bie SJRitte beß ier tlieIfad) ge 1.lultbenen SU9ren6etteß angefe9en. m obern :nhe ber Strecfe biegt bie renae nacf) ?illeften ab, fobafj ber ober" alb gelegene ifd)en3abid)nitt 9alt3 bem stanton 2uacrn ange9ßrt. m a9re 1896 na9men Me stantone argau unb Buaern auf ber fragIid)en Strecfe aur orbercttung einer gel'Ianten SU9relt" fonefiion eine ren3beretnigung tor, llJonadj, laut 9ierfr6er auf" gcn.ommencm )Serbal tom 18. anuar 1898, alß renae bie SJRitteUiuie beß l'Iangemlifj rorrigierten runftigen SU9renbetteß burd) S)intermard)en feftgelegt llJurbe. mie ereinigung fü9rte am oberen (Süb,,) :nbe ber stoneftioußftrecfe 3u einer renaterid)iebung, oer 3ufolge bie SU9re in i9rem aur Beit nodj nid)t tonigierten Baufe et 1.l 1.leiter 9inauf, alß bißger, tetI 1.leife, unh mit einem ,, luml'enl/ -einer I ertteften, facfförmig gegen ?illeften außge" budjteten SteUe -bireft unter9a1b beß Unter 1.le9rIi 1.lunrß fogar l)oUftlinbtg, auf aargauifd)cß ebtct 3u Hegen fam. n her olge benanheIten bie argauer enörhen biefeß neu er 1.lor6ene SU9ren" gebtet alß ber aargauifd)en ifdjen390gett unterftenenb, unh a im a9re 1903 allJei :trienger tfd)er -1Rein90Ib Steiger unb ofef stoft -, 1.leId)e bie ifd)en3 beß stlägerß smüUer in q5ad)t 9 atte n, auf jenem ebiete, alß in t9rem q5ad)t6ereidj, bem ifcf)fang 0 ) lagen, 1.lurben fie l'oli3etHdj 3ur lt3eige gebrad)t unb burd) Urteil beß e3irfßgerid)tß Bofingen, mit eftätigung feiteuß beß aargaui" fd)en D6ergertcf)tß tlom 5. uni 190o, 1.legen unbered)tigten ifd)enß auf aargauifdjem oben 6eftraft.