B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
105. Arret du 21 septembre 1909 dans la cause Colomb.
Art. 92 chift'. 3 LP: Inapplicabilite de cette disposition ades
approvisionnements de materiel et de. matieres pre:nieres: Cnr
rectif consistant a pel'mettre au debItenr de contmuer a diS-
poset' des biens saisis (art. 96 LP).
A. -Dans une poursuite dirigee contre Ie recourant Fer-
nand Colomb, maitre-gypseur et peintre en batiment a Be-
vaix, l'office des poursuites de Boudry a saisi differents biens
au prejudice
du debiteur, en particulier des outiIs et des
marchandises (huiles, ceruse, essence etc.) figurant
au proces-
verbal sous les numeros 3 a 13. Les objets saisis represen-
tent en tout une valeur de 326 fr.
B. -Colomb. porta plainte contre cette mesure a l'auto-
rite inferieure de surveillance qui l'ecarta toutefois, les objets
saisis devant
etre consideres comme des marchandises et
l'office ayant declare avoir laisse a Colomb ses outils deo
gypseur.
C. -L'autorite cantonale ecarta egalement Ie recours de
Colomb par les motifs suivants: L'office a laisse au debiteur
les outils qu'il employait actuellement
et n'a saisi que l'outil-
lage neuf dont Colomb n'avait pas besoin presentement. 11
ne saurait d'autre part pretendre que ces objets lui seraient
necessaires s'il employait des ouvriers, puisque l'artisan, dans
la mesure Oll il occupe des ouvriers, cesse d'exercer une pro-
fession pour exploiter une entreprise. -Quant aux marchan
dise elles ne sont pas declarees insaisissables par la Ioi. Si le
debiteur
ne peut exercer sa profession sans ces marchan-
dises, il pourra neanmoins et malgre la saisie en disposer
moyennant la permission
du prepose (art. 96 LP). Ainsi le
debiteur
ne sera pas empecM de continuer a exercer sa
profession.
D. -C'est contre cette decision que Colomb a recouru
en temps utile
au Tribunal federal, en reprenant sa concIu-
sion tendant ä. faire declarer insaisissables les objets figu-
rant au pro ces-verbal sous les numeros 3 ä. 13.
und Konkurskammer. No 105.
6B9
L'autorite cantonale de surveillance a conclu au rejet du
recours.
Statttant sur ces aits et considerant en droit "
- -En ce qui concerne d'abord la saisie de l'outillage
(pinceaux et brosses), effectuee au pnljudice du recourant,
le
prepose et les autorites neuchäteloises de surveillance ont
etabli en fait que tous les outils ne lui ont pas ete saisis. Il
lui a
e18 laisse, au contraire, les outils necessaires pour con
tinuer ä. exercer sa profession seul, sans ouvrier, comme li
travaille actuellement.
Dans ces conditions
Colomb Ine saurait invoquer I'art. 92
chiff. 3 LP et le recours doit tre ecarte sur ce point.
- -Quant aux marchandises saisies il y a lieu de con-
stater
que l'art. 92 chiff. 3 LP, sur lequel le recourant se
base
ici encore, declare insaisissables les outils, instruments
et Iivres necessaires
au debiteur et a sa familIe pour l'exer-
cice de leur profession.
Ainsi que le Tribunal federal I'a reconnu ä. plusieurs re-
prises, les dispositions de l'art. 92 LP sont de droit excep-
tionnel et
ne sont donc pas sllsceptibles d'une interpretation
extensive
de la part du juge. TI en resulte qu'aux termes de la
loi on ne saurait considerer comme insaisissables les appro-
visionnements de materiel et de matieres premieres, trouves
en possession du debiteur 10rs de la saisie.
On ne saurait nier toutefois que Ia situation creee par la
loi peut donner lieu dans certains cas ades inconvenients. n
existe en effet phlsieurs professions dont l'exercice suppose
necessairement des matieres
premieres aus si bien que des
outils et des instruments. Le bemifice cree en faveur du de-
biteur par l'art. 92 chiff. 3 LP risque, en pareil cas, de ne
sortir qu'imparfaitement les effets qu'avait en vue le
Iegis-
lateur, savoir de permettre au debiteur de continuer a exer-
cer sa profession.
Ainsi
que l'autorite cantonale le fait ressortir avec raison,
le
mo yen le plus simple d'lwiter autant que possible cet in-
convenient consiste
a faire application, d'apres les circon-
stances, de Ia faculte que l'art. 96 LP donne au prepose da
B. Entscheidungen der Schuldbetreibunns-
permettre au debiteur de continuer a disposer d.es. biens
saisis. Il convient d'accorder
en l'espece cette perIll1SSIOn au
recourant dans Ia mesure Oll Ia necessite en est demontree
et a Ia condition que les matieres saisies, consommees par
le debiteur, soient remplacees par des biens equivalents
(creances
du debiteur resultant de son travail, acomptes ob-
tenus de ses clients ou autres).
La decision incriminee est
donc justifiee et le recours doit
,etre ecarte dans le sens ci-dessus.
Par ces motifs,
La Chambre des Poursuites et des Faillites
prononce:
Le recours est
ecarte dans le sens des considerants.
106. utrtfJnib uom 21. ) lltfUt et 1909 in SIld)en
äulttre- h.dirtu 1. .
Verwertung von auf G1'und eines Eigentumsvorbehaltes zu Eigentum
angesprochenen Gegenständen im Konkurs.
A. - er !Refurrent SK. S)au:ptle !Ructftu9If ertreter ber Wla
fd)inenfllbrif lBäd)t90Ib ie. in etectborn, 9ntte ber uznrmll
üto9r Sö9ne in 3nter(nfen eine Snusgaßlln(age unter lgen
tutußl orbel)nlt biß aur SKbaa9fun9 beß Stauf:preifeß gettefert. iefe
(nlage rourbe im S)Qbelroerf, roeld)eß bie UZirma in nUebud) be
ia%, untergebrlld)t unb mitte1ft eineß ementfoctelß mit bem lja.
britgeoiiube uerounben unb Iln bie mafd)inefIen inrid)tungen Ilnge
fd)loffen.
,3m Stonfurß, roeld)er über bie UZirma !R09r Sö9ne eroffnet
wurbe, mlld)te ber !Retunent bie reftllnattd)e Stnuf:preißforberung
im lBeirag l)on 1593 UZr. 30 t6. geUenb. UZerner l inbi3ierte er
baß igentum Iln ber eauggaßanlage biß nad) erfolgter 1 0Uftiin ..
biger S!(oall91un9 beß Stnuf:preifeß.
nß Stonfurßamt betrad)tete biefen S!(nf:prud) IlIß unbegrünbet,
tnbem bel' igentumß lorbe9,tIt mit bel' infügung beß Wlotor0
und Konkurskammer. No 106.
tnß UZa6rifge6iiube ba9ingefaUen fei, unb fente bager bem !Refur.
renten gemä SKrt. 242 Sd)St eine ael)ntägige ljrift aur Stlag"
erl)ebung an.
WlittlerttleiIe l)atte bllß Stonturßamt ntleoucl im SKuftrag be6
Jtonturßnmtß ,3ntet'litfen bie Jtonturßftetgerung über bllß S)obel.
roerf ntlebud) aUßgefd)rieben unb blloei Ilr ,8u6el)örbe aur megen
fd)nft u. n. ben ftreitigen )auggaßmotor nufgefü9rt.
B. -S)terü6cr befd)roerte fid) ber !Refumnt 6ei ben Iuaer
nifd)en ufiid)tß6e9ßrben mit bem lBege9ren, bll% bie SKn age bei
bel' eteigerung außbrüctHd) l)oqube9aUen, euentuefI bie erroer
tung biß nad) erfolgter :vurd)fül)rung beß minbifationß:pr03effe
3U fijtieren fet.
,3n feiner auf S!(f)llneifung bel' efd)roerbe gerid)teten memel)m-
laffung lUac9te bllß StonturßalUi ntlebud) ferner geHenb, bllU
ber Sauggllßmotor mit bem UZabrttgebäube für einen etrllg uon
50,000 UZr. uerpfänbet roorben jei unb bau bel' ußfd)lua be
letuen lon ber megenfd)nftßjteigcrung eine erl)eblid)e ertl)etmin"
berung forool)l beß IDtotorß jelbft a ß be gan3en S)obeIroerfß oe-
beuten ttlürbe. eid)aeitig mnd)te bnß Stonfurnllmt namenß bel'
JtonfurßlUaffe bnß SKneroieten, bie Stauf:preinreftan3 l)on runb
1600 ljr. mit ber eftimmung gerid)tlid) 3u be:ponieren, bau fie
bem !Refumnten im UZaU beß Dbfiegen im q!roaeu aUßgefoCgt roerbe.
)Bon bel' rttliigung llungegenb, bau unter biefen Umftiinben
bie !Red)te beß !Returrenten i)oU gettla!)t't oleiben, roiefen bte beiben
fantona en 3nftanaen bie lBefd)roerbe nIß unbegrünbet nb, unb
3ttlar bie tantonale SKumd)tßbe9örbe mit bel' aUßbrüctlid)en SKuf"
lage anß JtonfurßlllUt nHebud), bel' ornll9me bel' Steigerung
l)orgiingig ben etrag i)on 1600 UZr. im Sinn bel' gertenten Df"
fette betm bortlgen erid)tßpriifibenten 3U be:ponieren.
C. - iefen ntfd)eib 91lt ber !Returrent unter rneuerung
feiner lBegel)ren red)taeitig Ilnß unbeßgerid)t roeiterge30gen.
ie fllntona e SKufiid tß6e!)ßrbe fte!)t fid) au egenbemerfungen
3um !Refut'ß nid)t I eranlaut, baß Stonfurßamt ntlebud) 9nt auf
beffen s!(bttleifung nngetragen. er mernc9mfllffung be Jtonfurß"
amtß iIe6ud) tft ferner au enme9men, baf! e auftt'agßgemäu
ben lBetrng uon 1600 ljr. beim erld)tß:präftbenten l)on ntIe"
liud) 9interfegt l)at.
AS 35 I -1909