Recours pour déni de justice; examen d’un moyen tiré de la nullité d’un engagement conclu à l’occasion d’une grève. Le refus d’admettre l’illicéité de l’objet ne constitue pas, à lui seul, un déni de justice lorsque le grief a été examiné au fond par l’autorité cantonale; une solution éventuellement erronée du droit civil n’est pas arbitraire pour autant. De même, la constatation selon laquelle la partie n’a pas prouvé avoir subi des menaces au sens des art. 26 et 27 CO lie le Tribunal fédéral, absent indice manifeste d’inexactitude; la réception ultérieure de secours de grève peut corroborer l’absence de contrainte. Le recours est écarté.
266 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. lßClrteiredjte in eaug auf ben eu eiß unb beffen (h- ebung roet: ben bClburd) nidjt l)erfürat, unb eß u irb inß6efonbere ein 58eroets nttClg einer q5Clrtei nidjt um bCßu Ulen Clbgemiefen U erben, U eil tU (nfenung ber frClgUcljen lltfCldje bie umtliclje Unterfudjung 58emeiß mudjen u ürbe. tft 1l1fo burclj bUß ungefodjtene ?SOt: genen bcr tnurguuifdjen ericljte lebiglidj ber lßroaea fifttert :u orben oiß na.clj :nurcljfünrung bcr mbminfftrutil)unterfudjung uber ben frugltd)en Unfull unb beren ingClng au ben mtten. Qu fllnn ü6er bie Bu etfmäutgfeit eineß fofd)en ?Serfanrenß Bmetfe( 9u6en, bll es baß elUeißl)erfanren unb bamit bie debi: gung beß lßr03effeß unter Umftänben imIUßfdjielit. mud) U irb eß i id)t . ane ber eridjte feien, barüber 3U lUlldjen, bllB bie mbmmt!trQtt )6enorben i9re D6Hegenneiten erfüllen, unb aubem ift fel r franIidj, ob ber !ftidjter uudj tnurgauifd)em !ftedjt üliernaunt befngt tft, be eairfßamt eine berartige mUffage au mQcljen. Qtt ber rlQuterung, bie baß D6ergeridjt feinem ntfcljeibe ge: geben at, fallen Iloer bit efdju erbegrünbe ber efurrentin )on feI bllnin. ß oebllrf feiner mUßfül rung, bu burd) eine bloU e tftierung beß lßroaeffeß im Ilngege6enen 6inn fein roefentUd)eß lßClrteired)t )erfüqt u irb unb feine ber )on ber Murrentin un gefünrten ?Serfaffungßbeftimmungen ) errent fein fClnn. :nemnQd) Ilt bClß JSunbeßgeridjt rdannt: :ner !ftefurß lUfrb hn 6inne ber ru ä.gungen a6geu !ejen. I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 40. 40. Arret du S mai 1907, dans la cause Marti C01 tre Union des ouvriers sur metaux.
Recours contre uu jugement civil concernant un engagement conclu a l'occasion d'une greve ; pretendue nullite de l'engage- ment. -Le jugement cantonal, qui repousse ce moyen, cons- titue-t-il un deni de justice "! A. -En fevrier 1906 les ouvriers sur metaux se sont mis en greve. Le comite de greve a fait signer a un eertain nombre d'ouvriers et entre autres a Marti l'engagement sui- vant: Les soussignes s'engagent a reconnaitre les revendica- tions etablies par les assembIees du 17 fevrier 1906 et pre- sentees aux patrons Ie 9 fevrier et a ne pas reprendre le travail suspendu par Ie mouvement jusqu'a liquidation com- plete du confiit. Le conflit sera considere eomme tranche lorsque la majorite des grevistes ou le Comite central aura pris une decision dans ce sens. Chaeun des soussignes qui reprendrait le travail avant eette decision s'engage a verser Ia somme de 100 francs a l'Union des ouvriers sur metaux et a rembours er les secours eventuellement payes par Ia federation Ile la section. Marti a reliu a titre de seeours la somme de 53 fr. 11 a repris le travail le 26 mars 1906, avant que la reprise du travail eut eM deeidee. En date du 21 mai 1906, l'Union des ouvriers sur metaux lui a ouvert action en payement a) de Ia somme de 53 Cr., montant du subside alloue ; b) de Ia somme de 100 Cr. a titre d'indemnite pour rupture d'engagement. Marti a conclu a liberation, l'engagement signe par lui le
Cevrier 1906 etant nul, tant parce qu'il a pour objet une chose illieite (art. 17 CO), que parce qu'il a ete conclu sous l'empire de la crainte (art. 26 et 27 CO). Le tribunal de premiere instance a admis les eonclusions de la demanderesse. Ensuite d'appel interjete par Marti, ce
268 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. 1lundcsverfassung. prononce a ete confirme par Ia Cour de Justice civile en date du 9 mars 1907. Les motifs invoques par le tribunal de premiere instance et que Ia Cour de Justice a fait siens sont en resume les suivants : L'eugagement pris par Marti est licite comme etant limite dans l'espace et dans le temps. Par ce contrat Marti n'abdi- quait pas entierement sa liberte individuelle, puisqu'il Iui restait la faeuIte de travailler en dehors de Geneve et apres une periode determinee. L'objet du contrat n'etait d'ail1eurs pas immoral, le droit de gn3ve etant reeonnu partout en Suisse et la constitution en syndieat etant le moyen le plus effieace que possMent les ouvriers pour obtenir uue amelio- ration des conditions du travail. Enfin il n'a pas ete prouve qu'en declarant Ia greve les ouvriers aient omis d'observer les delais d'avertissement legaux. Marti n'a pas justifie qu'il ait signe l'engagement sous l'empire de la erainte. Du reste, il l'a ratifie en touchant a diverses reprises des seeours. B. -C'est contre eet arrtnt que Marti a, en temps utile, recouru pour deni de justiee au Tribunal fedel'aI. Il reprend les moyens invoques par lui devant les instanees cantonales et insiste en pal'ticulier sur le fait que l'engagement pris par lui entrainait une restriction exeessive de sa liberte indivi- duelle, qu'a ce titre il doit done etre eonsidere comme iIli- cite et done nuI. Statnant sur ces aits et considerant en droit: Les motifs par lesquels l'arret attaque a eearte Ies eon- clusions liberatoires du recourant n'impliquent aueun deni de justiee au prejudice de celui-ci. Marti alleguait en premier lieu que l'engagement signe par lui etait nul, I'objet du con- trat etant illicite. Ce moyen, qui est purement de droit dviI et non point de droit publie, a et6 examine d'une fa ;on ap- profondie par le tribunal de premiere instance, qui l'a repousse en vertu de eonsiderations qui, -ä. supposer meIDe qu'elles fussent erronees, -ne sauraient en aucun eas etre qualifiees d'arbitraires. Quant au seeond moyen invoque par le recourant, ä. savoir que le contrat etait nul en tant qua
conelu sous l'empire de la crainte, le jugement constate que Marti n'a pas reussi a prouver qu'il eilt ete l'objet de me- naces au sens des art. 26 et 27 CO; rien ne permet de supposer que eette eonstatation soit eontraire a Ia realite et e'est en outre avee raison que le tribunal ajoute que le fait que Marti, apres avoir signe I'engagement, a, a plusieurs reprises, touche des secours du comite de greve, est de nature a demontrer qu'aueune eontrainte n'a ete exereee sur lui pour l'amener a signer cet engagement. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte. 41. deU vom 29. 4t 1907 in Sad)m tgef gegen t4btt'l1t J;U3eru unb 6etgeddjf nnetu. Bedeutung des Grundsatzes nulla poena sine lege nach luzernischem Recht (Art. 5 KV). Bestrafung wegen Zuwiderhandlung gegen eine amtliche Verfügung, Art. 36 Aas. 2 lu'!:. PolStrG, Willkür j - Luzernisches Baurecht. Art. 4 der Verordnung vom 5. Mai 1898; 24, 1 des Baugesetzes von 1864; BaUIYrdnung vom 13. Mä1'Z 1867. A. m a9re 1864 wurbe im stanton 2uaern ein lSaugcfe für oie Stabt 2u3ern erlaHen, beffen 1 beftimmt: ,, ;Der Um::: "treiß beß Stabtocairfeß, für rocld)en biefe morfd)riften eftung ,, aben, fon !.lOIn tabtrate, im in!.leritiinbniß mit bem 1 tegie::: "rungßratc, innert brei WConaten !.lorn :tage ber .'jnfrafttretung "biefcß efeneß an genau aogegren3t unb bann bnriioer innert 11 31l.l ei a9reu ein betailIierter tabt6aup clU angefertigt Werben. ,,:.3)iefen lSauplan at bel' Stal trat entmeber in feinem gau3en 11 Umfange ober roenigjtenß quartierweife l)em ffCcgierungßrnte 3 ur 11 enenmigung etn3ureid)en e 4). inad) erfolgter 1Ratififatton "tft bnt'ier6e tnß Staatß unb 6tabtard)i),) niebequlegen. -Il(n "fiilIig fp ter 3wecfm j3ig erfd)einenbe o nberungen unb rroeite:::