558 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
in casu bel.' arr, ba Die morinftan3 fonftatiert, baS bie 2enm:
grube "unbeftrittenermafien an ndj ridjtig angeregt" ift unb "mer:
an(affung a
u
ben mutfdjungen" nur ittfofern gibt, "als jie gerahe
ba unb ttidjt anbersluo angelegt ift".
un ift es aber, wie bereits in rwägung 2 l iebor bargetan
eine ausfdjHefjrtdj nadj bem fantonalen '5adjenredjte au 6eur:
telfenbe rage, ob unb inwieweit 6ei bel' I (usbeutung bon 2el m:
gruben auf bie adjburgrunbftücfe mücfiidjt au nel men fei. Um
eine l nwenbung obIigationenredjHidjer runbfäne tann C5 fiel
aIfo audj l tfr nid)t l anbeln. mergL übrigens 1 (5 16 (5. 814 f't
19 '5. 269 f., 22 15. 1154 f., 24 II '5. 100 f't 28 II '5.
290 f.
. 4. 6tel t fomit bie 'Umuenbung eibgenöfnfd)en med)tf5 in bor:
Itegennem une aus er 1Yrage, fo ift ba5 ?Bunbesgeridjt uclj
'l(rt. 06 unb 07 O aur 'l(nl anbnal me bel.' ?Berufung infom:
:petent; -
ertannt:
f bie ?Berufung wirb nid)t eingetreten.
72. Arrit du 21 septembre 1906, dans la cause
Sohweizer, dem. et ree., eontre Hitz freres, der. et int.
Revendication d'un objet sequestre chez des tiers debiteurs
du defendeur; action revocatoire du defendeur tendant a
la nullite de l'acte qui sert de base a la revendicatinn. Valeur
du litige, Art. 59 OJF.
A. -Les epoux Bertschi, bouchers a la Chaux-de-Fonds
ayant fait de mauvaises affaires, ont vendu leur boucherie
a
frere de Dame Bertschi, le demandeur Charles Schweizer, par
acte du 21 novembre 1904; Hs sont cependant restes les ge-
rants du commerce.
Les
epoux Bertschi etaient debiteurs des defendeurs les
freres Hitz, egalement bouchers
a Ja Chaux-de-Fonds' ce -ci
etaient porteurs contre eux d'une reconnaissance de dette de
1900 fr. pour marchandises livrees; les poursuites dirigees
IV. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 72.
contre les debiteurs en 1903 et 1904 avaient abouti ades
actes de defaut de biens.
B. -Par ordonnance du 20 avril 1905, Hitz freres firent
sequestrer un veau au prejudice d'Emile Bertschi, en paiement
d'un acte de
defaut de biens de 1366 fr. 50 c. Dame Bertschi
declara que cet animal, taxe a 112 fr. 20 c., etait la propriete
de son frere le demandeur Charles Schweizer.
Dans le
delai de dix jours qui Iui fut imparti pour faire
valoir ses droits sur l'objet
sequestre, le demandeur cita les
defendeurs Hitz freres devant le Juge de Paix de la Chaux-
de-Fonds, declarant revendiquer la propriete du veau et con-
c1ure ä. a fr. de dommages-interets. -A I'audience-du 8 juin
1905,
les dMendeurs ont declare contester le bien fonde de
Ia demande et conclure a la revocation de l'acte du 21 no-
vembre 1904.
La valeur de cet acte excedant 200 fr., le Juge de Paix.
s'est declare incompetent et a renvoye les parties devant Ie
Tribunal civil de Ia Challx-de-Fonds.
C. -Devant ce tribunal, le demandeur a conclu :
Plaise au tribunal:
1
Declarer la presente demande bien fondee ;
2
Prononcer que les marchandises, ainsi que tout l'agen.
cement de l'ancienne boucherie Bertschi sont la propriete
da Charles Schweizer des le 21 novembre 1 :)04, tels qu'ils,
sont enumeres dans la convention depose ä. l'appui de la.
demande;
3° Dire qu'en particulier le veau sequestre le 20 avril
1905, est la propriete de Schweizer;
4° Condamner les defendeurs a payer au demandeur:
a. La valeur du dit objet sequestre au
prix paye par le demandeur, ci .
b. a titre de dommages interets ensuite du
prejudice
cause a Schweizer par le se-
questre, ci .
Le defendeur a conclu:
Plaise au tribunal:
Total,
Fr. 153-
100-
Fr. 253-
. 060 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
Principalement, declarer la demande mal fondee en toutes
ses conclusions;
Reconventionnellement, prononcer la revocation, au pro-
:t fit des defendeurs, de l'acte du 21 novembre 1904 ;
Subsidiairement, prononcer la revocation du dit acte en
ce qui concerne un char et une glisse apont.
D. -Par l'arret dont est recours le Tribunal cantonal de
Neucbatel a:
1
Declare bien fondees les conclusions principales de la
reponse et demande reconventionnelle ;
2
Prononce la revocation au profit des defendeurs de
') l'acte du 21 novembre 1904 entre le demandeur et les
epoux Bertschi.
3° Ecarte en consequence la revendication du deman-
deur.
C'est contre ce prononce que le demandeur a declare re-
eourir en reforme au Tribunal federal.
Statuant sur ces faits el considerant en drtJit "
- -Alors meme qu'aucune des parties n'a souleve la
question de competence, le Tribunal
federal doit l' examiner
d'office (Art. 79
OJF).
La question a trancher se presente de la fa ;on suivante :
Le demandeur revendique la
propriete d'un veau qui a ete
sequestre
chez des tiers debiteurs des defendeurs; ces der-
niers opposent reconventionnellement une action revocatoire
et concluent a la nullite de l'acte passe entre les debiteurs
au prejudice desquels le sequestre a ete open , et le deman-
deur, acte sur lequel celui-ci fonde sa revendication. La va-
leur d'estimation du veau est de 112 fr. 50 c. et le montant
de la dette
est de 1366 fr. 50 c.
- -D'apres la jurisprudence constante du Tribunal fede-
ra1, en cas d'action revocatoire, la valeur du litige est deter-
minee
par la valeur de l'objet soustrait au ereancier (voir
arret du 6 juin 1901, Wicki contre Bürgin, RO 27 II, p. 293,
consid. 3
et loc. ciL). Celui qui intente l'action revocatoire
n'est donc pas
legitime a faire prononcer la nullite de l'acte
dans son ensemble
et envers et contre tous; il ne peut con-
IV. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 72 .
clure a l'annulation que dans le but d'obtenir Ia restitution
de ce qui a
etß soustrait a son detriment, e' est-a-dire dans
des limites bien
dafinies.
En l'espece l'objet qui a eta soustrait aux defendeurs est
le veau,
evalue a 112 fr. 50 c.; ce n'est done que dans ces
limites
et pour cette valeur que l'action revocatoire pourrait
etre introduite; le Tribunal federal est donc incompetent en
ce qui concerne le chef des conciusions
de la demande
et les conclusions reconventionnelles des defendeurs.
TI importe peu que le Tribunal cantonal de NeucMtel ait
pro non
ce, par le dispositif du jugement dont est recours, la
revocation de
l' acte du 21 novembre 1904; il ne l' a prononcee
qu'au profit des
defendeurs et ne pouvait la prononcer que
dans les limites
du litige lui-meme, e'est-a-dire pour repous-
ser la revendication qui est a la base du proces et laisser
libre cours aux mesures d'execution entreprises
par les dß.-
fendeurs. La valeur du litige doit etre etablie en rapproehant
le dispositif
du jugement des conclusions de Ia demande; or
l'objet de la demande est la revendication d'un veau taxe
112 fr. 50 c.
3. -TI est vrai que Ie demandeur lui-meme a conclu, sous
le
N° 2 de ses conclusions, a ce qu'il soit prononce c. que les
marchandises, ainsi que tout l'agencement de l'ancienne
bou-
cherie Bertschi, sont sa propriete des le 21 novembre 1904,
tels qu'ils sont enumeres dans la dite convention. Mais il
faut remarquer que cette conclusion
n'a pas ete prise 10rs de
l'ouverture de I'action devant le juge de paix; ce n'est que
lorsque les
defendeurs ont conclu reconventionnellement a ce
que l'acte du 21 novembre
1904 fut annnule, qua, dans sa de-
mande devant le tribunal da district, le recourant, a son tour,
a conclu
a ce que l'acte fut declare valable. Le demandeur n'a
interet a etablir, dans le present proces, la validite de l'acte
que pour autant que les
defendeurs ont eux-memes interet a
en obtenir l'annulation, c'est-a-dire pour autant qu'il s'agit du
veau
sequestre, estime a 112 fr. 50 c. Le deuxieme chef de
eonclusion de
la damande n'a pas d':mtre but, ni aucune autre
portee que de s'opposer
a la demande reconventionnelle des
AS 32 II -1906 37
56'4 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
defendeurs; or, comme Ia valeur en litige est, en ce qui con-
cerne cette conclusion reconventionnelle inferieur a 2000 fr.,
elle l'est aussi pour la conclusion principale de
Ia demande
qui Iui est oppose. -Au reste l'une et l'autre de ces concIu-
sions ont, en realite, beaucoup moins Ie caractere de conclu-
sions proprement dites, que de moyens a l'appui des conelu-
sions principales des partiesj Ie demandeur revendique la pro-
priete
d'un objet, propriete que les defendeurs contestent j
pour jnstitier leurs points de vue, ces derniers invoquent la
nullite d'une convention
que leur contre-partie entend faire,
au contraire, reconnaitre
vaiabie.
4. -La conclusion 4-° de Ia demande, tendant au paie-
ment d'une somme de 253 fr. par les defendeurs, ne peut pas
a elle seule justitier la competence du Tribunal federal.
L'objet du litige etant des l'origine et ne pouvant etre dans
ces circonstances qu'inferieur
8, 2000 fr., le Tribunal federal
est incompetent.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federaI
prononce:
Il n'est pas
entre en matiere, pour cause d'incompetence,
sur le recours en
reforme interjete par Charles Schweizer.
IV. Orgamsation der Bundesrechtspflege. 1 0 73. 563
73. dnU unm 29. ptem6 t 1906 in eanen
dtnriu u. unffnu, str. u. er. .ltf., gegen t4bt!l iUbl!
Jitricij, ?BeH. u. er.:?BeU.
Kantonales Besoldungsrecht und Bundesgesetz betr. die Unter-
stützung der öffentlichen Primarschule
J
Art. 2 Abs. 5. Mt. 3490R.
Besoldungsansprüche von staatlich angestellten Lehrern. Inkompetenz
de.,Bundesgerichts. Art. 56, 83 OG. -Art. 77 OG: Die Einstel-
lung des Berufucngsverfahrens hat im Falle der Inkompetenz des
Bundesgerichts nicht stattzufinden.
ba fic9 ergeben:
A. ':Dun)) Urteil om 19. 3U11i 1906 at bie erfte p:pelln,
tionnfnmmer be Dbergerint beß .ltnllton Büri über folgenbe
etreitfragcn :
- 3ft bie ?Befragte er:Pfnntet, anauetfennen, ba bie stliiger
aIi3 befinith.l gcroänIte moIr fnullenrer ber etabt Büri oi 3um
blnuf ber mti3bauer, roelne für bie eefunbndenrer am 1. ill1ai
1912, für bie 113rimadenrer nm 1. ill1ni 1910 au ;nbe gent,
nUller oer gefetnnen ?Bnrbefolbung ill ;ntfnäbigu11g für bie
gcfetlicgen htturalleiftungen ( 1 unb 3 be efcnei3 betreffenb
bie ?Befolbungen ber moIfi3fnunenrer om 27. ino'Oemoer 190i)
unb etIß emeinbeaulage folgenbe ?Befräge 3u bqif9en aben:
(ljolgt Uf3änlung.)
- 3ft bie ?SetIagte im '5inne ber treitftClge 1 'Oer:pfHcf)tet,
ben stlägem biefe ?Betrlige, l)orbe9ä1tU einer allfälligen ?Beenbi
gung bei3 nfte((ullgß!lernä(tniffei3 !lor oIaltf ber mti3betuer tn
monatHnen :Retten ein3u6eannren, refv. folgenbe, bereiti3 fällige,
(tber 3U ll.lentg be3anlten ?Betrage fofort nad)3unanlen:
(ljolgt ufaä9Iung.)
erfnnnt:
:Die Jtl(tge roirb abgcroiefen.
B. egen biefei3 Urteil aoen bie stiliger rentaettig bie ?Be"
rufung an baß ?Bunbengerint eingetegt, mit ber fie bie ntrlige
fftllen: