18 . A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. tive, par exemple en raison des faits et circonstances de la cause ou en raison de l'etat du droit; elle le critique, au eon- traire, eomme absolument incomprehensible en lui-mnme, c'est-a-dire comme inintelligible. -Or, en ce qui coneerne le dispositif, il est parfaitement clair; il comporte, sans con- teste possible, la condamnation de la re courante au paiement des dommages-internts reclames par les demandeurs Buffat et Chapuis (32 fr. 40 c. et 29 fr. 70 c.), ainsi que sa con- damnation aux frais. Sans doute, le tribunal des prud'hommes a entremeIe une partie de ses considerants dans son dispo- sitif; il parIe improprement de la l. demande de la recou- rante, au lieu de dire que celle-ci est deboutee de ses con- clusions liberatoires; il a insere le mot l. accorde a une place ou ce mot ne signifie rien ni par lui-meme, ni par son contexte, a moins que ce mot n'ait du servil' a commencer une phrase, demeuree inachevee, et dans laquelle le tribunal eut declare adjuger aux demandeurs leurs conclusions; mais tout cela ne denature pas le dispositif lui-meme qui n'en ap- parait pas moins comme parfaitement intelligible. -Quant aux motifs, s'ils ne sont pas exprimes en une forme tres claire et si, a ce point de vue, le jugement peut etre justement critique, 1'0n peut arriver cependant a discerner les raisons qui ont conduit les juges-prud'hommes a la solution qu'ils ont admise. Si, en effet, le jugement se bornait a invoquer le defaut de toute plainte de dame G., il devrait tre annule comme n'etant point motive, car ce defaut de plainte ne pou- vait constituer un motif pour decider si, oui ou non, les in- times avaient commis envers la 1'ecourante une faute assez grave pour justitier leur renvoi immediat. Mais le jugement fait etat de 1'art. 6 du Reglement (reglement de fabrique, apparemment), de la societe re courante, donnant ainsi a en- tendre que, de Pavis du tribunal, la recourante ne pouvait, en l'espece, congedier ses deux ouvriers Buffat et Chapuis que moyennant l'observation du delai reglementaire de huit jours; en prononliant de la sorte, le tribunal decidait impli- citement que la faute reprochee aux demandeurs par la re- courante ne pouvait etre qualifiee de violation grave du reglement de la fabrique , au sens de l'art. 9 de la loi fede- l. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 3.
rale sur le travail dans les fabriques, que la re courante avait saus doute entendu invoquer, -et, consequemment, que c'etait sans droit que la recourante avait renvoye ses ouvriers sans aucun avertissement. Si donc les motifs du jugement du 27 mars sout enonces en une forme qui peut justifiel' toutes sortes de critiques, il faut reconnaitre neanmoins qu'Hs de- meurent intelligibles et que, partant, le dernier grief de la re courante doit etre ecarte comme les precedents. 6. -Quant au fond, la recourante n'a meme pas alIegue que la solution donnee par le tribunal des prud'hommes a la question qu'il avait a trancher, constituat un deni de jus- tice, comme entachee, par exemple, d'arbitraire ou comme inspiree par une acception de personnes. Le Tribunal federal, comme Cour de droit public, n'a done aucune raison de revoir cette solution au fond, qui n'a pas ete attaquee comme teIle. Par ces motifs, le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte. 3. Arret du S ferner 190 , dam la cause Fabriqua da motaurs at machines de Romainmotiar, contre Pilot-Schenk. Recours contre un arret rejetant une opposition dans une po ur- suite pour effets de change. Applieation arbitraire de l'art. la eh. 4 LP. En date du 29 novembre 1904, le billet de change ci-apres a eta signe au nom de la Fabrique de macnines et motnurs de RomainmOtier, sodete anonyme par actlOns avec sIege dans cette localite : Lausanne, le 29 novembre 1904. B. P. F. 20000 - Au 29 novembre 1905, nouS paierons contre ce billet de change a l'ordre de M. E. Bernasconi, a Vallorbe, la i!omme de vingt mille francs, valeur en compte.
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung. " Fabrique de macbines et moteurs de Romainmotier' Le Vice-President du Conseil d'administration: ' " (signe) Strudel, (signe) H. Jaccard-de Lerber :. ce dernier secr6taire du dit conseil. ' Le 15 novembre 1905, ce billet a ete endosse par Bernas- coni a E. Pilet-Scbenk, lequel fit, le Iendemain de Fecheance du 29 novembre 1905, dress er protet pour defaut de paie- ment. Le 4 decembre 1905, E. Pilet adressa a l'office d'Orbe une requisition de poursuite pour effets de change contre Ia dite soci6te. Le 5 du meme mois, l'office d'Orbe notifia ä Ia societe recourante un commandement de payer Ia somme de 20 000 francs avec interet et frais. Ce commandement de payer (N° 5708) est celui prevu en matiere de poursuite pour effets de change. La societe debitrice a fait d'abord, le 6 decembre 1905, -probablement par I'entremise de son secretaire Jaccard- de Lerber, -opposition pure et simple a ce commandement date du 5 decembre, puis, en date du 9 dit, elle a adresse a,u preno.se d'Orbe, ne opposition motivee. Le meme jour, I OpposItIOn fut soumise, par le prepose a la confirmation du president du Tribunal d'Orbe, accompannee des motifs susin- dique . Ce:u- i faisaient valoir que Ie billet de change en questIOn n etrut pas conforme aux exigences de Part. 825 CO "1 ' qu I ne porte pas, en effet, la signature des personnes seules aptes a representer valablement la societe, attendu que aux termes de l'inscription figurant au registre du commerne Ia sodete ne s.era engagee vis-a-vis des tiers que par la sina ture collective du president G. Deriaz et du secretaire du consnil. d' dminis.tration; que cette inscription n'a pas ete modlfiee Jusqu ICI. En meme temps, la fabrique recourante se plaint de ce que le prepose aux poursuites d'Orbe a fait notifier le commandement de payer, alors qu'il aurait du et pu facilnment constater que le billet de change ne portait pas Ia slgnature sodale, soU Ia seule qui figure au Registre du commerce; en l'absence de Ia signature du veritable debi- I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 3.
teur de l'effet de change sur le billet dont il s'agit, Ie pre- pose devait refuser la poursuite speciale prevue aux art. 177 et suiv. LP. Par decision du 11 decembre 1905, le vice-president du Tribunal d'Orbe a declare l'opposition formulee par Jaccard au commandement de payer N° 5708 non recevable. La Fa- brique de moteurs et machines de Romainmotier recourut alors, en conformite de l'art 185 LP, au Tribunal cantonaI de Vaud contre la decision relative a l'opposition, et elle conclut a ce que celle-ci ftlt declaree recevable; la recou- rante se plaignait en outre de ce que Ie vice-president d'Orbe, comme auto rite inferieure de surveillance, n'etait pas entre en matiere sur les griefs formuIes contre les agisse- ments du prepose aux poursuites. Par arret du 15 janvier 1906, 1e Tribunal cantonal de Vaud a rejete le recours, en s'appuyant, en substance, sur les considerations suivantes : Le vice-president, dans son prononce, admet en fait que Gustave Deriaz, ancien president du conseil d'administration de la sodete poursuivie, est decede a Orbe le 8 octobre 1904, et que pendant un certain temps M. Strudel, vice-pre- sident, a signe diverses pieces comme remplaliant du presi- dent, cela au su et au vu de l' administration de dite sodete, et surtout Ie billet de change faisant Ie sujet du pro ces. Il ressort des faits admis comme constants par le juge de pre- miere instance qu'au moment Oll le billet de change a ete signe, le vice-president Strudel etait la seule personne ca- pable de prendre des engagements au nom de la sodete, conjointement avec le secretaire. Le CO ne dit nulle part qu'un effet de change ne peut etre valablement signe que par la signature inscrite au registre du commerce, meme apres le deces du representant inscrit et jusqu'ä. l'inscription d'une nouvelle signature sodale. L'art. 653 CO, -prevoyant que tout changement qui surviendrait dans le droit de signer, doit etre inscrit au registre du commerce, -n'a que la valeur d'une simple mesure d'ordre, dont l'inobservation n'infiue en rien sur les effets du droit de signer au nom de
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Ia s?ciete. Le droit de change n'exige, pour une societe, que Ia slgnature des personnes ayant Ia capacite d'engager cette societe au moment de Ia creation de l' effet. Le CO Ioin d'avoir organise une signature de change independante 'de Ia signanure civile, s'est borne a exiger, en matiere de change, une slgnature representant Ia personne qui s'engage. La re- courante reconnaissant tre engagee civilement par la signa- ture du vice-president rempIa ,;:ant le president decede il , . , s ensmt que cette signature est aussi valable en matiere de change. Les pieces du dossier ne renseignent pas sur le sort de Ia pIainte pour deni de justice dirigee contre le vice-president comme auto rite inferieure de surveillance. Le 20 janvier 1906, Ia Socünte c: Fabrique de moteurs et machines de Romainmotier a recouru contre l'arrnt du tribunal cantonal au Tribunal federal, concluant a ce qu'il Iui plaise annuler le dit arret confirmant Ie pro non ce du vice- president du Tribunal d'Orbe, -l'opposition de Ia recou- rante etant purement et simplement admise. La recourante resume eUe-meme comme suit les conside- rations invoquees par elle a l'appui de son pourvoi: Le creancier invoquant les dispositions speciales des art. 177 et suiv. LP, doit produire le billet de change a Ia base de Ia poursuite, et l'office des poursuites, avant de notifier le commandement, doit constater l'existence des conditions speciales a la base de Ia poursuite pour effet de change. Si le debiteur fait opposition (art. 182 ibid.), le juge Ia declare recevable lorsque Ie debiteur souIeve une exception admis- sinIe .en matiere de lettre de change. Le billet de change dOlt etre conforme a l'art. 825 CO; il doit, lorsqu'iI s'agit d'une societe anonyme, contenir Ia signature sociale, qui est celle figurant au registre du commerce. Il doit y avoir confor- miM entre cette derniere signature et celle apposee au bas du billet de change. Si ces conditions n'existent pas, il ne peut pas y avoir poursuite pour effet de change. Or, on ne saurait, dans I'espece, mettre en faillite, en vertu des art. 170 et suiv. LP, la societe re courante contre Iaquelle on
24 A. StaatsrechUiche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. son cöte, Ia societe conteste avoir reconnu qu'elle pouvait etre obligee civilement par Ia signature du vice-president Strudel; en ce qui concerne Ia representation de Ia recou- rante, elle soutient que c'est l'inscription de Ia signature sodale, teIle qu' elle figure au Registre du commerce, qui seule doit faire regle. 4. -En ce qui touche le premier point, il convient d'ob- server qu'en admettant que Ia re courante a reconnu que des obligations civiles peuvent resulter de la signature de Strudel, le tribunal cantonal ne s'est point livre a une appreciation arbitraire. Dans son recours au tribunal cantonaI, Ia societe s'exprime en effet, entre autres, comme suit : .... Cela ne veut pas dire que la societe n'a pas contracte des obligations par la signature de Strudel, mais ce fait empeche l'applica- tion des dispositions formelles et imperatives de Ia poursuite pour effet de change et, plus loin, La societe peut a'VOü' une responsabilite du ait des signatures de St7'udel et de Jaccard, mais ce qui importe avant tout, c'est de savoir si reffet de change est souscrit par la ou les personnes qui peuvent engager Ia SOCÜJte aux termes memes de l'inscription figurant au Registre du commerce, etc. Ensuite ce n'est pas erronement, mais a juste titre qua l'arret dout est recours n'a pas attribue ä l'inscription de la signature dans le Registre du commerce une importance de- cisive, attendu que cette inscription, aux termes de l'art.
CO, n'a que Ia portee d'une simple mesure d'ordre. La question de savoir si les signatures dont il s'agit ont eu pour effet d'obliger la societe depend, au contraire, sim- plement des statuts sociaux (CO art. 65). CellX-ci stipulent, il est vrai, a l'art. 29, que Ia societe est engagee vis-a-vis des tiers par Ia signature du president et du secretaire du conseil d'administration; mais l'art. 27 prevoit expressement la nomination d'un vice-president, appeIe a remplacer le pre- sident dans les cas d'empechement de ce dernier. Or, le president Deriaz etait decede lors de Ia signature du billet de change, et 1'0n ne saurait en tout cas voir uu deni de jus- tice dans Ie fait, de Ia part des instances precedentes, d'avoir I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N 4. admis que le vice-president pouvait, aussi al' egard des tiers, remplacer le defunt dans les attributions qui competent,. d'apres les statuts, en premiere ligne au president. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est rejete comme non fonde. 4. dcU U!)Ul 15. c m4t 1906 in Sad)en obcmuauu gegen C3tt1iSgCtttfit !)tbcd4Ub bcs Jit uf!)US ppcunclT J . Konkurserkenntnis. In der Zulassung einer Revision gegen dasselbe seitens eines einzelnen Konkul'sqlänbigel's liegt keine Rechtsverwei- gerung. A.rt. 194; 174 SchKG. -Konkursgerichtsstand, spnzieU für die Konknl'sel'öffnung nuch Art. 191 Sch.KG. Unter Genc t im Sinne dieses Artikels ist da Konku1'sgencht, d. h. das Gertcht des Wohnsitzes des Schuldners zu verstehen. Art. 46 ff SchKG. Art. 59 BV. d .?8unbengedcf)t at, ba fid) ergeBen: A. lUm 9. lUuguft 1905 umrbe über ben 1Refurrenten ,safo ?Bobenmann, in sttUmmBacf S)erinau (?Beöid S)intcdanb hc stan:: ton lU ) en3eU lU. !JUj.), auf fein ?Begel)ren gemlif3 lUtt. 191 Sd)st burd) ha stonfltrnttcf tetamt ( ertd)t :prafihium) be ?Be3itf motbedanb be6felben . tanton ber Sfonfur6 eröffnet. et seonfurnrid)ter be morbedcmbcß l)attc ftd) l)icau alß fonctent eracf)tet, auf runb ber lUngaoe bCß :JMurrenteu in feiner icf)rift Hcf)en ,3nfoIl.len3Crfllirung, baf3 er tn ber emeinbe . aI3enl)Ctufen (?Bea ttf hCß morbetlanhe ), ttlO er bie iegenfcf)att a um S)otel ?Bal)nl)of Befint, ourd) Sdjriftenaogabe omi3U genommen abef in Q3eroinbung mit her auf bern Scf)reilien bon her enembe tanöle S)etißau aungeiteUten ?Beglauoigung her Untetfcf)rtft beß 1Refumnten Ctl flfrüner" tn strummoacf) S)erißau ttl02nnafL t fäcf)licf) aocr l)atte ber 1Refumnt feinen ol)nfi in ett:3au ure maI aufgegeben, fonbern, roie er im tlorliegettben merfal)ren öu