150 Civilrechtspflege.
au , aIß bie :JCad) ilbung in ornfd)ninerei e au tun .lermag;
beim Driginal werben bie efünle bel' ;rna6ennett, bel' ;rgriffen
eit, bel' !Bewunberung unb !Begeifterung erroeclt; bie :JCad)oHbung
in orafd)ninerei .lermag lebigfid) eine lRemtni 3en3 au geben uno
im übrigen alß niebIid)e unb tüd)tige r eit bea .reuuftl)anb lmfß
efaUen au erregen. :nie S)o(3jd)ninerei im ffetnen 'lYCaäfta6 ftent
inuerl)alb be gronen eoiete bel' I.ßlaftif, ü ernaunt gegenüber
ben lRunbformmonumenten eine befonbere stunftform bar. mer
fd)teben tft aUerbtngß 3uniid)ft blo ba 'lYCaterial; aUetn gernDe
biefe merf d)iebenneit ßebingt nud) eine merf d)iebenneit bel' :nimen.
Honen unb bamit be.6 iiftl)etifd)en ;inbrucle.6. mon berfer en
stunftform fnnn bet einer berart I erfd)tebenen !Birmng ntd)t bie
:Rebe fein; bie wefentlid)en fünftrerifd)en 'lYCerfutale, bie 3bee unb
in.66efonbere bel' el)aIt be .!tunftroerfeß finben fid) in bel' :JCnd)
bilbung nid t mel)r. 1jreilid) wenbet bel' mertreter bel' .reliigerin
nid)t onne runb ein, ba inbil ibun(red)tUd)c noment im e.
banlen bc.6 Url)ebmed)tea werbe gernbe burd) bie 3ulaifungnon
Wad)bilbungen monumentaLer .reunftroerfe tn berart .lerffetnerter
1jorm, bie unter Umftanben geeignet fetn fönnen, ba.6 Driginn
aum efnött au mad)en, auf baß fd)werfte I erlent. metn biefe
.!tritif rid)tet fid) alt ba efet feIber, baß oie nad) Hbung non
.merlen auf öffentIid)en I.ßIiinen C., in m:ßwiigung bel' inbini
bueUen unb bel' aUgemeinen 3ntereffen, in weitem Umfange er
raubt l)at. Unb fd)UenHd) barf nieUeid)t aud entgegnet uerben,
ball ein 3ntmffe be .reünftler6 eine5 auf öffentHd)em lat auf.
geHeUten erfea, ber fein !Bert, uenn aud) in ,)ieUeid)t nid)t
fel)r l oUfommener 1jorm, nerl ieffaltigt unb ba'ourd) unter 'oa.6
mon georad)t fient, aud) an einer berartigen mer reitung oefienen
fann, wofür üorigenß in concreto fd)on bel' Umjtan'o fnrid)t, bau
.reinUng bie :JCad) Ubung feitter :teUftatue in S'dor3fd)ninerei ja bel'
.!tragerin geftattet at. :naa öronomifd)e 3ntereife be5 .reünftIer5
en'olid) am Eeruot einer berartigen :JCad)6U'oung ift mtnim, be
fonberß im mergleid) 3um öfonomtfd)en 3ntereffe an bel' lJCad):
bUbung burd) l.ßl)otogra te, bte ja 3weifeUoß erlaubt tft.
7. 3n bel' l)eutigen merl)anblung l)at 'oie .!tliigerin aud) ,)or"
tragen laffen, bel' metlagte l)a e gar nid)t 'oa :teUbenrmaI feI er,
fonbern ba5 'lYCo'oeU baou nad)ge Ubet, unb einer berartigen Wad).
VII. Erfinduugspatente. N° 21. 151
!lifbung fönne jebenfaU5 bie !Beftimmung bes rt. 11 3iff. 7,
fOlueit fte oie Wad)uitbung bet auf ßffenHtd)en (änen c. aufge"
fteUten .ltunjtwerfe freigieM, nid)t entgegengel)alten werben. r ge.
fel)en nun bal on, bau biefe .!t(ageuegrünbung neu jd)eint, 1mb
bager uol) burd) m:rt. 80 D außgejd)loffen fein bürfte, tft fie
je'oenfaUß materieU un egrünbet. :nenn 'oamtt, ba ein SJ)CobeU 3u
-einem auf einem öffentIid)en I.ßla c. auf3ufteUenben Jtunftwerfe
außgefü9rt roirb, ba5 Jtunftroerf feIßer fomtt im ::Ral)men beß
m:rt. 11 3ift. 7 beß Url)e6erred)tßgefene5 in ba emeingut faUt,
wirb aud) bem SJ)Co'oeU bel' felbftänbige 5d)u entaogen; biefe
tnnn neben bem .ltunftwerr felbel' eine fef6ftiinbige !Bebeutung
iiberl)au'Pt nid)t mel)r beanfnrud)en. ( 5. aud) ben aitierten ;nt.
fd)eib beß ::Reid)ßgericf)t in 5traffad)en, mb. XVIIII, 5. 32.)
:nemnad) at baß !Bunbe5gerid t
eifannt:
:nie !Berufung wirb augcwtefen unb fomi! b l Urteil bel' l.ßoH.
3eifammer 'oes m :peUation.6 unb .!taffationßl)ofe be .reanton
!Bern I om 17. Dftoßer 1904, foroeit ü erl)(tunt angefod)ten, be.
itatigt.
VU. Erflndungspatente. -Brevets d'invention.
21. Arrat du II mars 1905,
dans La cause Weoker Oie et oonsorts, dem. et rec.,
contre Jequier fils, der. et int.
Action en nullite de brevet. -Legitimation active et pas-
sive. -Idee creatrice nouvelle. -Applicabilite a l'industrie .
A. -Le recourant Cothias a pris, en date du 31 de-
cembre
1896, le brevet suisse d'invention, N° 13 813 pour
un dispositif servant a Ia fabrication d'articles metalliques
d'une constitution poreuse
caracterise par un moule destine
A recevoir Ie metal fon du et par une broche destinee a etre
introduite dans le moule au moment de Ia coulee et com-
152 Civilrechtspllege.
binee avec des moyens pour l'enduire d'un corps gras avallt,
son introduction dans le moule dans le but de faire penetrer
le corps dans la masse du metal au moment de la coulee.
Le brevet a eM cede ä. la maison Wecker, Duruz Oe, a.
Geneve ; il a passe des lors ä. la sodete Wecker Cie, so-
ciete qui, en cours du proces, a cede son actü et son passif
a. la maison Piaget, Pianet Ci", Fonderie suisse de plom
et d'etain a Geneve.
En 1900, e
defendeur Jequier, apres avoir engage un
nomme Reutter, ancien contremaitre de Cothias, se mit a
fabriquer des plombs a sceIler, en utilisant les memes moyens
que ceux employes par Wecker Cie alors porteurs du
brevet 13 813.
B. -Par demande du 28 fevrier 1902, Wecker Ci
conclurent a ce qu'il plaise au tribunal:
Prononcer que Jules Jequier fils a i:!ciemment contrefait le
dispositü du brevet d'invention N° 13813 de Wecker Cie;
Prononcer qu'Ernest Reutter a sciemment coopere aux
actes de
contrefanon de Jules Jequier fils et en a facilite
l'execution;
Condamner solidairement Jules Jequier fils et Ernest
Reutter
au paiement de la somme de 15000 fr. a titre de
dommages-interets ou de teIle autre somme ä connaissance
du juge;
Ordonner la confiscation des machines contrefaites et
de leurs produits a valoir sur l'indemnite prononcee en fa-
veur des demandeurs ;
50 Ordonner la publication du jugement dans un ou plu-
sieurs journaux
aux frais des defendeurs.
Dans leur reponse du 29 mars 1902 les defendeurs ont
conclu a ce qu'il plaise au tribunal:
Principalement, dec1arer mal fondees toutes les con-
clusions
de la demande ;
Reconventionnellement, prononcer la nullite du brevet
suisse
N° 13 813 pris aBerne, au Bureau fMeral de la pro-
priete
intellectueIle, le 31 decembre 1896, par Alpha-Francis
Cothias, et dont cession a ete faite a Wecker Oe.
VII. Erfindungspatente. N° 21. 153
C. -Le 13 fevrier 1903 Reutter a passe expedient. -
Ensuite d'un appel
en garantie, Alpha-Francis Cothias est
intervenu en cause et a ete admis, par jugement des 18 mai
et 4 juin 1903, comme defendeur au proces instruit sur la
demande reconventionnelle
en nullite du brevet, Wecker
Cie ayant la faculte, non l'obligation de restel' au proces
avec assistance active.
D. -Le Tribunal cantonal de Neuchatel, s'appuyant es-
sentiellement sur
un rapport d'expertise des 17 et 22 mars
1904, a, par arret du 8 novembre 1904:
Declare que les conclusions de Wecker Cit et Alpha-
Francis
Cothias sont mal fondees et les conclusions recon-
ventionnelles de J. Jequier
fils bien fondees.
2° Prononce la nullite du brevet suisse N° 13 813, pris a
Berne, au Bureau federal de la propriete intellectuelle, le
31 decembre 1896, par AIpha-Francis Cothias et dont cession
a
ete faite a Wecker Ci".
E. -C'est contre ce prononce que Wecker Cie et Alpha.
Cothias ont declare recourir en reforme au Tribunal federal.
Ils ont repris dans leur recours leurs conclusions de pre-
miere instance.
Statuant sur ces aits et considerant en droit :
- -Il n'y a pas lieu de tenir compte, comme le deman-
dent les recourants,
du fait qu'en cours de proces la Societ6
Piaget, Pianet : Cie a repris la suite des affaires, ainsi que
l'actif et le passif de
Ia maison Wecker Oe; en effet, la.
nouvelle societe n'a pas figure jusqu'ici au pro ces ; les pie ces
qu'elle a produites, pour
legitimer sa participation, n'ont pas
fait partie
du dossier, tel qu'il etait constitue devant l'ins-
tance cantonale; le Tribunal
federal n'a donc pas ä. tenir
compte de cette substitution.
Comme le defendeur et intime a oppose, a la demande
principale, une conclnsion reconventionnelle tendant
a la.
declaration de nullite du brevet suisse N° 13 813, sur lequel
le demandeur se fonde ponr intenter l'action en
contrefa(,ion,
il y a Heu d'examiner, en premier lieu, la question de vali-
dite du brevet.
154 Civilrechtspfiege.
TI est hors de doute que le defendeur principal avait qua-
nte pour introduire I'action reconventionnelle en annulation
du brevet,
etant donne que son inMret au pro ces est evi-
dent ; il exerce, en effet, Ie meme genre d'industrie que le
titulaire du brevet. -
C'est Ie porteur actuel du dit brevet,
soit Wecker
Cie, qui a essentiellement qualita pour agir
comme
defendeur au proces reconventionnel. L'intervention
de l'inventeur Cothias, qui s'est reconnu garant du deman-
deur principaI, ne change pas la situation juridique reciproque
des
parties; l'intervenant se borne en fait a faire valoir les
droits des porteurs de la patente. La determination
dn role
.qu'il a a jouer dans Ia procedure releve uniquement du droit
cantonal ; sa presence ne saurait, en tous cas, avoir aucune
influence sur Ia question de fond.
2.
-Pour etablir ce qui constitue la substance meme de
!'invention dont Cothias a entendu obtenir la protection, en
pI'enant un brevet, il ne suffit pas d'envisager uniquement
l'appareil mecanique qu'a
employe I'inventeur pour arriver
a Ia solution du probleme qu'il a chercM a resoudre. Cet
appareil mecanique est un moyen, mais il ne constitue pas
l'invention elle-meme. Le moule, la broche
et les trous des-
tines
a l'introduction d'un corps gras n'incorporent pas l'idee
nouvelle.
La substance de I'invention reside bien plutOt dans
le fait qu'au moyen d'une certaine utiIisation de cet appareiI
mecanique
on arrive a donner au probleme pose une solution
qui constitue uu
reel progres technique. Ce probleme con-
siste
a donner a certains articles metalliques moules une
constitution homogene
et une 16gere porosite uniforme; l'in-
venteur pretend obtenir ce resultat au moyen d'un corps
gras, introduit
par la broche au moyen du coulage et qui se
vaporise sous l'effet de la chaleur du
metal en fusion.
Cette definition ressort, en premier lieu, de tout l'expose
d'invention; L'effet technique produit
par l'appareil meca-
nique decrit, n'est pas presente comme constituant une nou-
velle methode de moulage, mais comme un mode de moulage
qui donne au
metal une constitution homogene et une poro-
site
plus grande et plus egale qu'il n'etait possible d'obtenir
VII. Erfindungspatente. N° 21.
jusqu'ici. Les experts, -auxquels on avait pose Ia question,
formulee
par les demandeurs principaux, de savoir si ce
n'etait pas le moule qui
etait l'element essentiel de l'inven-
-tion, -ont repondu que le titre, l'expose et Ia revendica-
tion du brevet
sont bases essentiellement sur le procede,
l'ensemble des moyens d'introduction d'un corps gras dans Ia
masse
du metal, dans Ie but de lui donner une porosite uni-
forme, de Ie rendre plus leger, d'en diminuer le prix de re-
vient. -En outre, il ressort tres clairement du rapport
d'expertise que le moule et Ia broche n'ont rien de nouveau
-et sont connus depuis tres Iongtemps et que Ia machine em-
pIoyee pour Ia fabrication des plombs a sceller n'est qu'une
-co pie, une imitation frappante d'une machine a faire les ca-
racteres d'imprimerie deja anciennement employee; il n'y a
-donc pas lieu de supposer que I'inventeur ait eu l'intention
de breveter ces appareils mecaniques eux-memes.
L'idee creatrice de l'auteur de l'invention
etait bien plutot
de produire un nouvel effet au moyen d'une certaine utiIisa-
tion d'appareils deja connus: La broche d'acier ne sert plus
dorenavant seulement
a cooperer a la formation du moule
dans Iequel l'objet
couIe se forme, mais elle doit aussi con-
tribuer a l'introduction d'un corps gras qui, par sa vaporisa-
tion, donnera au metalla porosite que ron cherche a obtenir.
3. -
La loi federale sur les brevets d'invention, du 29 juin
1888, n'accorde de protection qu'aux inventious nouvelles
applicables
a I'industrie et representees par des modeles.
L'article 10 de la loideclare nul et de nul effet le brevet
delivre, si l'invention n'est pas nouvelle ou u'est pas appli-
eable
a l'industrie.
TI resulte clairement de ce qui a ete dit ci-dessus que le
preneur du brevet a eu une
idee creatrice nouvelle ; le carac-
tere de nouveaute ne peut done pas etre conteste a l'inven-
tion et la premiere condition de la loi se trouve realisee.
Les recourants ont insiste sur le fait que l'invention etait
representee
par un modele qui l'incorporait et qu'il ne s'agi
sait, par consequent, pas simplement d'un procede. Le TrI-
bunal cantonal de NeucMtel n'a pas examine les nombreuses
Civilrechtspflege.
questions que souleve l'examen de cette seconde condition
posee par Ia loi ; il s'est borne a constater que la troisieme
condition legale n'etait pas acquise, c'est-a dire que l'inven-
tion n'etait pas applicable
ä l'industrie, et il a declare
le brevet nul et de nul effet sans donner son appreciation sur
Ia valeur du modele produit. -En procedant de la sorte
le Tribunal de premiere instance a agi rationnellement: en
effet, il resulte du texte de l'article 10 de Ia Ioi de 1888 que
Ie defaut d'accomplissement de cette derniere condition en-
traine, a lui seul, la nullite du brevet; il etait des lors superfiu
de
vermer si les autres conditions etaient acquises. Le Tri-
bunal federal doit, a son tour, revoir, avant tout, le prononce
du Tribunal cantonal sur la question d'applicabilite de l'in-
vention a l'industrie.
4. -
TI re suite de l'etat de faits admis en premiere ins-
tance et des pie ces du dossier que par l'utilisation nouvelle
d'un appareil
deja connu, utilisation qui implique, comme on
l'a vu, une idee nouvelle, l'inventeur n'a pas realise une de-
couverte technique pratiquement applicable a l'industrie.
TI ne suffit pas, comme Ie font les demandeurs, de pro-
duire un appareil mecanique a employer pour atteindre le
but
vise et d'indiquer les effets qui doivent resnlter d'une cer-
taine utilisation de la dite machine, pour avoir etabli par la
que !'invention est pratiquement applicable a l'industrie. n
est possible, dans certain cas, lorsque l'element essentiel da
l'invention reside dans un appareil mecanique, que la presen-
tation de celui-ci comme modele suffise pour etablir que l'in-
vention est executable ; en pareil cas le plus ou moins bon
fonctionnement
de Ia machine n'inilue pas sur la question da
savoir si l'invention en elle-meme est applicable a l'industrie.
En revanche, lorsque,
comme en l'espece, Ia machine n'est
qu'un accessoire et que l'eIement essentiel de l'invention re-
side dans l'utilisation nouvelle qui en est faite, utilisation qui
ne ressort pas de l'examen de la machine elle-meme, il ne
saurait suffire
de la production de l'appareil mecanique a
titre de modele, pour prouver que l'invention est pratique-
ment utilisable et applicable a l'industrie.
VII. Erfindungspatente. No 21.
157.
Les experts nommes par le President du Tribunal du Val-
de-Travers et appeIes a se prononcer sur l'utilisation indi-
quee
de l'appareil mecanique objet du brevet ont fait deux
.constatations essentielles: D'une part,
Hs declarent que les
machines Wecker
Oie, tbeoriquement, sont disposees pour
qu'on puisse pratiquer l'injection d'huile, mais que cette in-
jection n'est pas pratiquee actuellement; les moules des
machines en activite
au moment de l'expertise ne sont pas
munis des trous prevus pour l'introduction du corps gras et
le
moule depose au Greffe du Tribunal n' est perce que d'un
trou d'injection
au lieu des cinq prevus dans le brevet
N0 13813. -D'autre part, le rapport d'expertise relate que
les ouvriers dirigeant les machines, questionnes sur l'effet de
l'huile introduite
a l'interieur du moule, ont repondu : fia
donne de la cochonnerie, des trous, fentes, etc. Les experts
nnt en outre, eonstate eux-memes qu'en pratique les diffe-
rents organes de la machine arrivent Iegerement gras en
contact avec le plomb
fondu, que la vaporisation peut,
e
n
fait se produire mais qu'il n'en resulte que de grosses
" .
buHes ou soufflures d'air ou de gaz, qui se trouvent, par-cl
par-la, dans toutes les parties des lombs ; leur pres.enee se
TeveIe souvent a la surface des PIe ces par une Jouffle
n relief. Le rapport conclut que d'une porosite uniforme
revendiquee
tbeoriquement dans l'expose du brevet N° 13 813,
aces soufflures obtenues dans la pratique, H y a une grande
difference.
Au point de vue du but vise, indique dans le
brevet 13 813, la premiere condition serait
une qualite,
tandis
que la seconde est un defaut et doit etre consideree
comme un aecident, un imprevu.
11 re suIte de ce rapport que le melange d'un corps gnas
vaporise sous l'effet du metal en fusion ne peut pa produll'e
par les moyens indiques par l'inventeur, la porosIte homo-
gene, qui etait le but a atteindre. Le probleme que le p.re-
neur du brevet a chercbe a resoudre, et dont la solutIOn
eonstituait la substance meme de l'invention, n'a pas ete re-
solu par les moyens indiques, l'invention est nnlle et ?e peut
recevoir aucune application quelconque dans Imdustne.
Civilrechtspllegt.
Cela etant, Ie brevet d'invention N° 13 813 doit tre de-
clare
nul et de nul effet, au sens de l'art. 10 de Ia loi fede--
rale de 1888, et il n'y a pas lieu d'examiner les autres ques-
tions souIevees
par les parties.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours en
reforme est declare mal fonde.
VIII. SChuldbetreibung und Konkurs.
Poursuites pour dettes et faillite.
22. lltfriI :U4'ut 3. e m t 1905 in 6anen
uf, jtL u. er. jtl., gegen lUcrillt4't, en. u. er . etL
Form der Berufung, Inhalt der Berufunganträge : Antrag auf Auf-
hebung des angefochtenen Urteils und Rückweisung zu neuer Ent-
scheidung. Art. 67 Abs. 2, 79 Abs. 1. OG. -Einrede der abgeur-
teilten
Sache; eidgenössisches und kantonales (Prozess-) Recht.
Kompetenz
des Bundesgerichts. Art. 56, 57 OG. -Verhältnis der
Rückforderungsklage des Art. 86 SchKG zur Aberkennungsklage.
des Art. 83 Abs. 2 eod.
A. ur Urteil bom 11. 9Cobember 1904 at ba6 Dber9crint
beß jtanton6 afeUanbfd)aft über baß 1Rent6hege9ren:
ie ena9te fei au uerurteHen, an ben jtIäger ben etrag
bon 2623 g;r. 20 'tß. nebft ,Binß au 5 % feit 11. riI 1902
aurücf3u6e3al)len; -
erfannt:
n6 Urteil be e3irlßgerintß rtIe6l)eim ),)om 19. smai 1904
mi rb aufgel)oben unb jtfä:gcr mit feiner 1Rüctforberungßnage Ilb
ge 1 iefen.
R egen biefeß Urteif l)llt bel' jtfägcr recl)taeitig unb unter
meilegung einer 1Rentßfnrift l.lie et'Ufung an baß unbeßgerint
ergriffen, mit bem 1Rentßbegel)ren:
VIII. Schuldbetreibung und Konkurs. No 22.
ß fei baß Urteif beß Dbcrgerintß beß jtllnfonß llfeUllnb
bom 11. 9Co .lember 1904 aufaul)e6en unb bie 6ane aur meitern
ntfneibung an baß D6ergerint bC6 jtantonß mafeUanb aurüct
auroeifen.
C. mie enagte at hCllntragt:
fei auf bie et'Ufung 1 egen .3nfomneten3 nint einautreten,
e)')entuell, eß ,ei bie 'Serufung Ilbaumeifen.
nß unbcßgeric9t aie!)t in rlt)Ctg ung:
- .'Jm .'Juni 1901 betrieb bel' feitl)er .lerftorhene l)emann
bel' ef(llgten ben jtlager für ben 'Setrng uon 12,500 r. nebft
,Bin6 3U 6 Ofo feit 15 . .'Juni 1901. er jtlager erl)ob 1Rcntß
)')orfc91Ct9, morauf imlligrot 1Rcc9tßöffnung .lerfangte geftünt mtf
folgenbe IImerpf!id)tung" beß jtliiger6, d. d. 12. rU 1901:
"Unter3etnneter berWintet ft gegen . imaigroH5iegrift beu
/InetrQg t)on 12,500 r .... am 15 . .'Juni a. c., melner
fInetrag ),)on üßfar Sdaufernmogt in einem f3ept gIeinen a
"tumß nic9t llon aufer eingelößt mirb, obigen 'Setrag an .
11 'llCaigrot au bC3llnlen.1/ .'Jnnert nütUd)er rift reic9te bel' jt(ii."
ger bie 6erfennung6ffage ein, mit bem 1Rentß6ege9ren :1I 6 fei
"bem mellagten bie orbet'Ung llon 12,500 r. nebit ,Binß au
,,6 % feit 15 . .'Juni 1901, für roefne i9m am 11 . .'Juli 190t
fI:pro )iforifne 1Rentßöffnun9 be t)tUtgt )1)Ut'bc, Ilbauerfennen; eben
"tueU: ß ,ei bem mel(agten bon bel' geltenb gemllnten orbe.
"rung bon 12,500 r. ne6ft ,Binfen bel' metmg ),)on 2500 r.
"ne6ft ,Binß au 6 % feit 15 . .'Juni 1901 1l63Uerfennen." ( ber
jtläger mH bel' roaef3ein(eitung ( bga6e be6 faef3fneinß) aögede,
ftellte ber 'Sef agte am 27. Dftobcr 1901 beim 3ufUinbigen 1Ri "
ter baß ege9ren, gemäa 78 D l)on mllfellanb ben jtIii.ger
aur ortfenung beß roaeffeß .lodaben au IaHen. ei ber :tag
fanrt .lom 11. J,ol emoer 1901 bUeh bel' jtICtger unentfnulbigt aU6;
er murbe l)ierauf :pmm:ptorif ),)orgeIaben auf ben 25. gI. Jctß.,
unter bel' nbrol)ung, 1 enn er 1 ieberum außbleibe, rißfieu. er,
"bafl über bie Ilu:ptfane aogef:procgen 1 erbe, ol)ne baß er bllruber
nod) metterß angel ört mürbe". 'Sei bel' ametten stllgfal)rt nun
erfnien für ben jtläger beifen mettretcr bl of,ü Dr. . iefer
gab ben f3e 3fnein ab, crflärte 1l6cr, bie jtlage nint fubftllnaiie
ren 3u rönnen, l ieIt iebo ba im t3ef3fnein entnIlItene 1Rentß:;