BGE 31 I 397
BGE 31 I 397Bge22 juil. 1875Ouvrir la source →
396 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Ahschnitt. Bundesverfassung. publiques. Or nulle part ce reproche ne Iui est adresse, dans cette teneur, par Ia circuIaire, qui se borne apretendre qua «le manque de fermete de la plupart des membres du conseil n'a pas permis aux meilleurs de s'elever contre l'or- gueil autoritaire d'un president incapabIe, qui ne peut plaire qu'a certains mignons ou autres hableurs qui ne voient qu'une chose, lenrs interets personneis. » Ce dernier reproche n'est ainsi point adresse au president Collaud, mais a d'autres personnes; les seules affirmations formuIees ä son endroit sont celles d'etre en proie a un orgueil autoritaire, lequel ne peut plaire qu'a des favoris et ades vantards. 01' ces griefs, pas plus que Ie reproche d'incapacite, n'ont, avec raison, pas ete consideres par le Tribunal correctionnel comme une offense a l'honneur, et le Tribunal de ceans n'a point a s'en preoccuper. b) En ce qui concerne la plainte de l'aubergiste Rey, il est tout d'abord evident que l'enumeration, -faite avec une in- tention satirique par Ia circulaire dont il s'agit, -des differentes branches d'activite exercees precedemment par ce plaignant (epicier, chocolatier, marchand de moutarde), n'a rien de meprisant; il en est de meme de l'assertion, - laquelle n'a d'ailleurs pas ete relevee devant le Tribunal de ]a Broye, -qu'il aurait contribue a doter Ia commune d'un etablissement peu productif. L'epithete de «verseur a ou- trance >, adressee a un pintier, n'a certainement rien d'offen· sant pour l'honneur, et l'insinuation suivant laquelle le plaignant Rey offrirait a ses clients des fonds de tonneau, peut paraitre d'un gout douteux, mais n'excMe en tout cas pas les bornes d'une plaisanterie permise, si l'on considere l'etat des esprits pendant les periodes d'eIections. 5. Les griefs contenus dans les plaintes particulieres de A. Collaud et de L. Rey etaiellt des lors illsuffisants pour justitier les condamnations intervenues, et il resulte de tout ce qui precMe que le premier moyen du recours, visant une violation, par le jugement attaque, de 1'art. 55 CF apparait comme bien fonde. 6 et 7. (Rejet des autres moyens du recours.) III. Gerichtsstand des Wohnortes. N0 74. 397 8. Le jugement attaque doit etre annuIe, non seulement dans son dispositif penal, mais aussi, en tant qu'il condamne le recourant aux frais et au paiement d'indemnites civiles pour tort moral. Le prononce du tribunal sur ces reclamations civiles peut en effet etre aussi annuIe, des le moment ou le recourant est en droit de se placer au Mnefice de Ia garantie de l'art.55 CF, et que les passages incrimines de Ia circulaire ne constituent ni des appreciations illicites, ni des actes de- lictueux. Enfin Ia condamnation aux frais, Iesquels sont de nature accessoire, doit suivre le sort de Ia cause et ne peut non plus subsister. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: . Le recours interjete par !lieur F. Quillet est admis, et le Jugement rendu par le Tribunal correctionnel du district de la Broye, Ie 14 avri11905, est declare nul et de nul effet. IlI. Gerichtsstand des Wohnortes. For du domicile. 74. Arret du 6 juillet 1905, dans la cause Cuanillon contre Ga.rello. Pretendue violation de l'art. 59 CF, commise par un jugement par defaut, rendu par un tribunal italien. -Execution du ju- gement italien dans le canton de Neuchatel. Henri Garello, negociant a Turin, avait accepte trois lettres de change, d'une valeur totale de 1250 L., que Frederic Cuanillon, fabricant d'horlogerie, ä la Chaux-de-Fonds, re- eourant aetuel, -avait tirees sur lui. Cuanillon demanda au Tribunal de Turin Ia faillite de l'ae- cepteur, en reconnaissant avoir reu un acompte de 1000 fr.,
S98 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. l. Abschnitt. Bundesverfassung.
mais en ajoutant qu'il demeurait creancier de Garello pour
le solde
impaye de 250 L. Il alleguait en outre que Garello
avait
commis des actes en fraude des droits de ses crean-
ciers. De son cote, Garello pretendait qu'ensuite d'un arran-
gement intervenu entre parties, la creance entiere etait
eteinte.
Garello fut
declare en faillite le 16 mai 1899 et condamne
a cinq mois d' emprisonnement, mais l .fit opos,ition a c~ ju-
gement. en concluant a ce que sa failhte fut revoquee, a ce
que Cuanillon fut condamne a lui restituer les tros
eile chez son avocat Pierre Gianottl, a Turm; plusIenrs mCl-
dents furent souleves, dans lesquels Cuanillon figura tour a
tour comme defendeur, demandeur, et demandeur reeonven-
tionnel.
Dans
un premier jugement, le Tribunal de Turin se pro-
non'i
a
en faveur de Cuanillon, mais ce jugement fut annuIe
par Ia Cour d'appel du meme for, qui ordonna l'enquete sol-
licitee par Garello aux fins d'etablir que le solde de la dette
etait eteint ensuite de l'arrangement susmentionne. Enfin, le
27/28
mai 1901,Ia 3
e
Chambre du Tribunal civil et pe.nal d~
Turin revoqua la faillite de Garello, condamna Cuamllon a
restituer les trois lettres de change
a sa partie adverse, a
lui payer tous dommages·interets, ceux-ci devant etre fixes
ulterieurement, et a lui rembourser, aussi ä. titre de dom-
mages-interets,les frais s'6levant ä. 905 fr. 90. Cuanillon etait
egalement condamne auxfrais de jettres
de change et a lui payer une somme da 20000 fr. a tItre de
dommages-interets. .
Dans ce proces,
qui dura assez longtemps et passa par dI-
verses phases, Cuanillon se fit repr.esnter,. en elis.ant d.omgement, lequel futdumet
signifie ä. l'avocat Gianotti, conseIl et representant du dlt
Cuanillon, en vertu de procuration reguliere.
Lorsque Garello voulut signifier a l'avocat Gianotti un ex-
ploit de suivre en cause pour determiner le chiffre des dom-
mages-interets, Gianotti annon'ia qu'il avai~ cese d'.etr
mandataire de Cuanillon. Garello fit alors notIfier 1 acte Judi-
ciaire conformement aux art. 141 et 142 du Cpc italien, e'est-
I
1
1
III. Gerichtsstand des Wohnortes. N° 74.
399
ä.-dire par affichage, insertion dans les journaux judiciaires,
et remise d'une copie au procureur-general. Cette assigna-
tion devant le Tribunal
civil de Turin a et6 transmise en
outre, en janvier
1902, par voie diplomatique aux autorites
neucMteloises, mais Cuanillon refusa de l'accepter, et ce sans
indication de motifs.
Le
proces n'en suivit pas moins son conrs, et, par juge-
ment du 6 mars 1902, le Tribunal de Turin pronon'ia defaut
contre Cuanillon, et fixa l'indemnite que celui-ci devait payer
au demandeur a la somme de 6700 L., avec interets des l'in-
troduction de la demande;
Cuanillon etait egalement con-
damne
aux frais de ce jugement, ainsi qu'ä. ceux faits depuis
la citatiou
du 27 decembre, ces derniers s'elevant a 223 L.
30 cent.
Par commandements de payer Nos 4476 et 4477, du ~ mai
1903, GareHo reclama de Cuanillon le paiement de ces
sommes. Le 4 mai, ee dernier a fait opposition aux dits eom-
mandements.
Par
requetes des 10 aout 1903 et 20 mai 1904, Garello
demanda
au Tribunal cantonal de NeucMtel d'accorder l' exe-
quatur aux deux jugements de Turin, des 27/28 mai
1901 et
du 6 mars 1902.
Contre
ces demandes en exequatur, Cuanillon a, devant le
tribunal cantonal, invoque divers moyens, consistant
a ob-
jecter
ce qui suit :
a) Les deux jugements de Turin susvises sont absolument
distinets
et separes ; il est contraire atout principe juridique
qu'un premier jugement condamne
un plaideur a des dom-
mages-interets
et qu'un second en fixe Ia quotite.
b) La reclamation en dommages-int6rets formee par Ga-
reHo contre Cuanillon aurait du, aux termes de I'art. 59 CF,
etre portee devant le juge du domicile de ce dernier, soit
devant le Tribunal
civil de Ia Chaux-de-Fonds, le Tribunal de
Tm'in etant absolument incompetent.
c) Le Tribunal cantonal de NeucMtel n'etait pas compe-
tent pour aecorder l'exequatur dont il s'agit. En effet, rart.
867 Cpc neuch. dispose que «la Cour d'appel (actuellement
400 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Tribunal cantonal) doit autoriser l'execution des jugements rendus par les tribunaux des autres cantons de Ia Suisse ou par ceux des pays avec lesquels Ia Suisse a couclu un traite concernant l'execution des jugements
, -d'ou il resnlte, pour Cuanillon, que le Tribunal cantonal ne doit pas accorder l'execution de jugements prononces par des tribunaux de pays avec lesqueJs la Suisse n'a pas conclu de convention de cette nature, et l'Italie est du nombre de ceux-ci. Par arr~t du 8 decembre 1904, Je Tribunal cantonal de Neuchatel accorda l'exequatur demande, en s'appuyant sur les motifs ci-apres resumes :
La notification de l'exploit pour suivre en cause pour le second pro ces a ete faite conformement aux art. 141 et 142 du Cpc italien. 4. Le Tribunal cantonal de NeucMtel est competent. L'ar- gument tire de l'art. 867 Cp neucb. ne porte pas, et implique une contradiction avec l'art. 865 ibid., aux termes duquel ce tribunal prononce q;, souverainement 1>; depuis l'entree en vi- gueur de ces dispositions de procedure, le tribunal cantonat III. l;erichtsstand des Wohnortl.'s. No 74. 401 a prononce l'execution de nombreux jugements emanes de pays qui, comme l'Italie, n'avaient pas conelu avec la Suisse de traites sur cette matiere. 5. Le moyen du recours fonde sur l'ordre public ne sau- mit davantage etre accueilli. Le Tribunal de Turin astatue que Cuanillon avait commis uu acte illicite, en faisant pro- noncer dolosivement Ia faHHte de Garello, et il a condamne le premier a reparer le dommage qui en est resulte pour le second. Or une pareille sentence ne porte atteinte ni aux re- gles du droit public, ni aux interets de l'ordre public. 6. Toutefois, pour eviter toute equivoque, le tribunal can- tonal declare que les effets de l'exequatur accorde ne peu- vent s'etendre a la partie du dispositif du jugement des 27/28 mai 1901, par laquelle Cuanillon est condamne a payer 387 L. 50 ceut. au syndic de la faillite, celui-ci n'etant pas partie en cause. C'est contre ce jugement que Cuanillon a recouru en temps utile au Tribunal federal, et a conclu ä. ce qu'il lui plaise pro- noncer la nullite du jugement attaque. A l'appui de cette conclusion le recourant invoque, en substance, les considerations suivantes: Depuis Ia fin du pro ces en opposition, Cuanillon n'a plus procede devant le Tribunal de Turin; il n'a reconnu, ni en fait, ni en droit, Ia competence du Tribunal de Turin pour statuer sur la demande en dommages-interets introduite de- vant ce tribunal par l'assignation du 27 decembre 1901. Le lugement par defaut n'a jamais passe en force de chose jugee et n'est point devenu definitif a l'egard du recourant, auquel il n'a pas ere signifie regulierement ä. son domicile a la Cbaux- de-Fonds, suivant l'art. 368 Ce proc. italien. Le recourant conteste, eu outre, la competence du tribunal cantonal, mais sans arguer, de ce chef, de l'existence d'un deni de justice. Dans sa reponse, Garello conclut au rejet du recours. Dans ses observations sur le recours, le Tribunal cantonal de Neueb3.tel, par l'organe de son president, attire 1':\1ten- tion du Tribunal federal sur les cireonstances ci-apres, qu'il eonvient de relever ici :
402 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Ni dans ses explications orales, ni dans ses deux memoires adresses au Tribuual cantonal, Cuanillon n'a pretendu que la jugement par defaut du 6 mars 1902 ne Iui avait pas ete si- gnifie, et il n'a fait valoir aucun moyen excipant de ce manque de signification. Or le Tribunal federal ne saurait examiner un moyen qui n'a pas ete soumis au tribunal cantonal. En outre l'allegue de Cuanillon, d'apres lequel le predit juge- ment du 6 mars 1902 ne lui aurait pas ete signifie chez 1ui, a Ia Chaux-de-Fonds, est contraire a 1a verite i cela resulte de deux 1ettres, l'une du 17 mai 1902 du Departement da Justice federal au Departement cantonal, et l'autre du 21 mai 1902 de celui-ci au Departement federal, annon(jant que Cua- nillon avait refuse la notification d'un jugement rendu par le Tribunal civil et penal de Turin, aux termes duquel Fred. Cuanillon etait condamne a payer une somme d'argent a Ga- rello. Or ce jugement ne peut Hre que celui du 6 mars 1902, et non celui du 27/28 mai 1901, puisque a cette derniere date Cuanillon avait constitue avocat a Turin, chez lequel il avait elu domicile. Statuant sur ces (aits et considemnl en droit :
404 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
des Iettres eehangees les 17 mai et 21 mai 1902 entre les
Departements de Justice
federal et neuchatelois, citees dans
l'etat des faits qui
pnicMe, que Ia preuve de cette significa-
tion a
ete rapportee a satisfaction de droit.
5. -La competence du tribunal cantonal pour statuer
sur la demande d'exequatul' n'est plus serieusement
con-
testee dans le recours, Quoi qu'il en soit, les arguments qu('
le pourvoi pourrait contenir de ce chef ne demontrent a.
aueun degre qu'en s'estimant competent, le dit tribunal ait
interprete arbitrairement les dispositions des art. 864 et suiv.
du
Cpe neueh., et commis ainsi un deni de justice.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fedel'al
prononce:
Le re
co urs est ecarte eomme non fonde.
IV. Staatsrechtliche Streitigkeiten
zwischen Kantonen. -Dift'erents de droit public
entre cantons,
75. llttrif uut 28. fiel}er an3uneeptM6et 1905
in 6ad)en ditaufou .Jug gegen ditatdou \Ulire alt er in
Bug fofort in ben "tl'eu.
Ersatz von Spitalkosten für einen erkmnkten Ausländer. -Erklärung
zwischen der Schweiz und Italien vom 6./15. Oktober 1875; BG
betr. Verp{legungs-und Beerdigungskosten für die Angehörigen an-
dM'e'!' Kantone vom 22. Juli 1875. -P{ticht eines Kantons, einem
andern, der die jenem nach Staatsvertrag obliegende Verp{tegung tLnd
Beerdigung auf sich genommen hat, die Kosten zu fl"Setzen. Vo'/,-
aussetzunge'n der Vel'p{tegungs-tmd Beerdigungsp{licht.
A. 'ltm 14. 'lt:prH 1905 'ltbenb5 6 Ur 50 'iminuten trafen
bie itaHentfel}en l)eleute 2uigi unb tige ®elmini beranb fid) tn totfranfem 3uitanbe, fo bamiHa ®e{mini, bie laut
meairf5amteß ran:portbefel)( beorfel}nel} .)om gletel}en of Bug rin. SDet 35.
IV. Staatsrechtliche Streitigkeiten zwischen Kantonen. No 75.
405
ia(tgf
in bie neimat abgefel)oben unb ber ttaHenifel)en q5on3ei6eßrbe ht
l)iaffo 3ugefürt \Uerben follten, im maptta{ .)er6rael}t roerben mUßte, \Uo er am
17. ?!l:prH an d)ronijel}er eitriger :Bronel)itw fiar6. m:ad) ber l)uger Stantonßaqter
ffärung bemen,
bau ®elmini fel}on in franfem 3uftanbe in 6:pitalar3te anfänglid) be
forgniorfd)ael) abgeteift
ift. SDie bel)e{eute ®efmini \Uaren im WHiq 1905 nael) ro(tr
fein 3uftanb nael} bem Beugniorfd)ael)
gefommen. ?Bom 21. illCära bg 8. ?!lprH mar ®elmini im
Jttanfenl)au Rorfd)ad) gerocfen, 'l.lol)in er \Ufgen eine5 fd)\Umn
rfticfunganfarreatte ü6erfürt \Uerben müHen. SDamarmegenb, boel} erolte er fid) roiber rwatten rafd). SDie
arbeitntlaffung am 8. 'ltprH gefel}a auf fein SDrlingen in; ber
6pitalarat, ber tl)n gerne noel} llinger bel)a'ften roegätte, empfal)l
im, fid) au fel}onen, ba er noel} feinefäl)ig fei. :V\l
®elmini megen feine leibenben Buftan'td feinen merbienft \lt1e,
.)ermenbete er lid} bei ben lSeörllen barum, bau er nad} l)iaffo
tran:portiert \Uerben möd)te. SDaß me3itfamt iRorfel}ael) aitierte
in am 13. 'ltprU au einer in.)emame; itatt ft'iner erfel}ien bie
l)cfrau, bie ben msunfd) nad) "
amt orbnete bann, oetmfd}affung bejtätigte unb bie
U:rage, ob ber emann tran$ lSe3idortfäl)ig fet, beiate. SDane ben ®elmini gefe!)en ober eine äqtUd)c
Unterfudiung barüber, 06 er tran:portfäig fei, l.lerlln1af3t au
feit bei3 ®elmini l)ätte bela!)t merben müffen, ba
bie balbfge fffiie'oetfel)r einc$ aben, ben ?!lbfd)ub auf ben folgenoen erfllirte 'oer 6:pitalarat .)on ag an. .Jn einem nael).
trägtid) augefteUten Beugnior
fd)ad), baß aur 3eH ber nt1affuttg llui3 bem Stranfenau5 bie
mn:portfal)ifticfung$anfalle$ fiel) nid)t en laffen. SDer ben (tbe
))otauferan$:port .)on r
mögUd) gemefen; ®efmhti orfel}ad) bi msinter:
tl)ur begleitenbe q5oli3ijt betnetfte in feinem a:p:pott, et l)llbe erlt
beim r lei bann nid)t meinfteigen unb auf ber U:al)rt ll)argCltommenf baa ®elmiui
IItränfIid)/J gemefen fei, unb eine Umfeabe fiel} bie merfel}Hmmetung feiuc$
5Befinben offenbar auf ber meife 3ugeöogen.
SDer eGiemngrat !,lon Bug l.lerIangte !,lon 'oemjeigen .)on
6t. ®aUen unb
$Beertltgungi3foften im lSetrag l.lon 61 U:r. 60 rfa her für ®e(mini aufgewenbeten 6:pttlllt.; ber me
sietullgrat .)on 61. ®aUen lel)nte biere U:0rbemng ab.
B. '.!RU eel}tfel}rtft tlOlU 24 . .Juli 1905 l)at 'oer megierung
Accès programmatique
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