B. Civilrechtspflege.
gültige angefod)len werben töunte. ud) bienfaUg fonnte nid)t
batgetl)an werben, 'caa bie aargauifd)e efeilgebung fofd)e enor
oitante frolgen an jene Unterfaffung fnünfe. ffiegentl)eils fd)eint
aus einem efd)äftgbetid)t t es aargauifd)en egietUnggratl)eg .lorn
Zfai)re 1864, G. 81, l)er ,)or3ugel)en, baß in f ofd)em fraUe 'cer
emein'ce nur 'cag lRed)t iluftel)e, jene eoül)ren nad)trägfid) ein'
buforbem. (Dr. m: .9itöef, tfäuterungen öum . b. . 'ces stau::
tc,ng argau, 1867, erionenred)t, . 52, lQte 5.)
g ift fomit in feiner ?meile erwiefeu, ban jufolge ber aar
gaulfd)en elengeoung ber .9eimatgemeinbe im .lotliegenben fraUe
ein infflrad)sgxuub auf Ungiiltigteitsertfämug '!)er I)e buge'
ftanben wäre.
8 .sn unterfud)en bleibt aber nod), ob ber IDlange1 ber me r
H'tllbung
am .geimatotte unb ber IDlangel ber iul)o ung einer
B ew in i gung 'cer Zfu fti ö b it etti 0 n öum ofd)htfi ber I)e
im ugfaub 'oie uUität 'cer I)e uad) fid) 3iel)e.
ud) 'ciegfaUs mangelt jegHd)er ad)wens einer ojit1 ,)en Be'
ftimmung bes aargcmifd)ett efeileg, bie iold)es borfd)reibcn Würbe.
:Ilie .lEerfünbung unb inl)olung ber regierungsüitl)fid)cu ewil
ligung jinb öwar frormalitiitcn, beren Beobad)tung i)on efeneg:
wegen ,)orgefd)rieben iit. :Ileren Untet1affung wirb aber teineg,
wegs in rt. 107 beg 2t. o. . unter ben rünben aufgefübrt,
il)eld)e eiue aof olute Ungültigteit ber I)e ur frolge i)aoen uni)
'eie on mtegil)cgm bU berfolgen il)ärm.
Go!d)e frormafitäten fönnen fl'ätcr nad)genoft Werben unb f,at
aud) 'oie Untedaffung i)cr mertiinbung, 'ca biefe nur babu be
ftimmt ift, eine aUfäUige inll'rad)e ltlegen gefel,31id)er I)eninbe'
rungsgrün'ce 5U l'to )oniren, jebenfaUg 'oa feine entfd)eibenbe ted)t
Hd)e Be'oeutung, tlO ein mate ri e 1( er I)eninberungngrunb, be
3ief)ungsil)eife ein materieUer mnb für Ungüftigfeiti3erflärung
einer e überaU 1t i d) t i)orliegt.
eftef)enbe elt finb aber fo lange als ted)ti5gültig öU flrä,
fumiten, 10 lange beren Ungültigfeit nadj bem Gtanbe bet be
treffenben fautonalen GJefe gebung nid)t l'ofitt .l nad)geil)iefen ijt.
Eenteret Be tleig tft, ltlie fd)on Dargetnan, nid)t geieiftet unb
mun 'oaf)et bie e bes frtaU3 Bläuenfteill arg eine fih: ben
stanton argau BiUtige anedannt Werben.
- Heimatlosigkeit. N° 121. -Ir. Civilstand und Ehe. No 12'2. 7:5
- :Ilet: stantolt argau muß um fo mef)r aur l1erte1tnung
'oei3 .9eimatsred)tes beg stinbes m!äuenftein, gemät feiner eigeltelt
efengebung, anger/arten il)erben, weH felbit für ben fraU, bau
'oie e 'ces frran
a
Bfäuenftein mit ber statr,arina Gtabelmann
bom id)ter afi3 ungü!tig ertIärt il)otben wäre, gleid)il)of)l beu
aus jener e f)etborgegangencn stinbctlt, gemän . 117 feineg
. b. ., 'oie lRed)te er,eHd)er eburt unb fomit gemäfi . 199
gleid)en GJefenes aud) b,lg eimatsted)t 'öugeftanben il)etben müUte.
g Hegt tein runb bafür bor, bie burd) eine fold)e e fegi,
timirten . tiuber anberg ktt ber,anbeln, arg 'cie in einer ungülti
gen e eqeugten stinber. :Ila aargauifd,e efe il)iU offenbar
1lt HDemler ?meHe in feiner bai)etigen Beftimmung, gleid) bent
. 55 beg eibgenöffifd)en efeneg über i )irftanb unb e, 'oie
lRed)te ber stinber auf aUe fräUc fd)itnen, linD fiit biclC fann
lein Untetfd)ieb barin bcftenen, ob fie in ber ()c eqeugt ober
llei ber ingef)ung 'ocr l)e förmlid) fegitimirt worben finb.
:Ilemnad) i)at bug munbeggetid)t
erlan nt:
:Iler stanton argau ift .ler id)tet, ben Zfofef !l' ong Q3läucn
fteiu alg stantongbürger anöuedennen unD bemfelben ein GJe
meinbebitrgerred)t u ,)erfd)affen.
n. Civilstand und Ehe. -Etat civil et mariage.
'12':.!. Arret du 12 Octobre 1877 dans la cause Rettex.
Les epoux Cesar Augustin dit Auguste Bettex, du Haut-
Vully, ne a Utuzy (Marne, France) le 7 Mars 1820, et Marie-
Marguerite-Rosine Blanc, d' Arruffens,
nee a Romont le 3 Jan-
vier 1845, sont unis par les liens du mariage des le 26 Octohre
- De ceUe union est ne un enfant, lequel n'a pas vecu.
Des dissensions s' etant produites entre les epoux, Marie
Bettex comparait, le 4 Novembre 1869, devant
la Cour epis-
.copale
du diocese de Lausanne, et y conclut a ce qu'il lui soit
accorde
une separation de corps a temps illimite d'avec son
B. Civilrechtspflege.
mari, ensuite de l'abandon et des sevices dont ce dernier s'est
rendu coupable
a son egard. Le mari Bettex ayant nie tous les
faits mis
a sa charge, la Cour prononce, le dit jour, que les
parties devront,
10rs d'une prochaine comparution, faire inter-
venir leurs preuves reciproques.
Le resultat final de cette ac-
tion ne ressort, d'ailleurs, pas des pieces au dossier.
Sous date du 25 Novembre 1 69, Auguste Bettex depose a
Ja PrMecture du District de la Gläne une p1ainte en adultere
contre sa femme;
ceUe plainte fut toutefois retiree par son
auteur le 25 Janvier 1870.
Des cette epoque, la femme Bettex, pour subvenir a son
entretien, travailla jusqu'au mois de
Mai 1874 cbez les sa:
urs
Castella, modistes a Bulle; pendant ce lemps, des tentatives
de rapprochement ayant eu lieu entre les epoux, la femme
Bettex passa,
dans, le courant de 187 a 187 , a diverses :e
prises, quelques JOurs dans le garm occupe par son man a
Fribourg.
Apres que les sreurs Castella eurent cesse leur nngoce,
Marie Bettex entra, en qualite de contre-maitresse, SOlt sur-
veillante des ouvrieres, dans la fabrique d'allumettes
Bohy
et Ce, aussi a Bulle.
Le 20 Juillet 1874, le mari Bettex se presente a la Prere' -
ture du District de la Gruyere et, fonde sur ce que sa femme
se trouve aBulie sans papiers de
legitimation et y vivrait, a ce
qu'il suppose, en concubinage, conclut
ace qu'elle soit p ie
et en tout cas contrainte par l'autorite a rentrer au domlcde
conjugal. . .
Par exploit en date du 6 Fevrier 1875, Mane Bettex elfe
son mari a comparailre le 25 dit devanl le Tribunal de l' Ar
rondissement de la Sarine, pour s'y entendre connamner
consenLir au divorce, soit a la ruptlire du lien conJugal qm
l'unit a la demanderesse.
Sous date du 5 Mars 1875, l'eveque de Lausanne, residant.
a Fribourg, ayant pris connaissance des griens. presentes par
"Iarie BetLex l'autorise au point de vue rehgJeux, et en ce
i' "
qui concerne la conscience, a vivre separee de son man.
Staluant en la cause en son audience du 23 Mars 1876, le
1L Civilstand und Ehe. N° 122.
Trjnunnl civil, du District de la Sarine, considerant que les
mohfs lllvoques par la demanderesse, rentrant dans ceux enu-
meres
a l'article 46, litt. b de la loi fedel'ale sur Je mariage,
n'ont pas ete prouvtis suffisamment pour justifier la demande;
qU'll resulte toulefois de l'instruction de la cause que le lien
conjugal est atteint, sans que cependant tout espoir de
recon-
ciliation entre les epoux ait disparu, admet, par defaut et
vu l'arlicle 47 de la loi federale precitee, la conclusion de la
demanderesse en
ce sens qu' elle est declaree separee de corps
de son epoux POUl' Je terme de deux ans.
Marie Bettex ayant appele de ce jugement, la Cour d'Appel
du
Canton de Fribourg, par arret du '19 Mars 1877, confirme
Je dispositif de premiere instance.
Sous date du 7 A vril 1877, Marie Bettex adepose au Grelle
du Tribunal cantonal de Fribourg' une declaration de recours
au Tribunal
federal contre l'arret susvise.
Ce recours n'ayant Me transmis que le 12 Septembre 1877
au Greffe du Tribunal federal, l'avoeat Stcecklin, au debut de
sa plaidoirie, declare
excipßI' de ce fait etconclurt: a ce qu'il
plaise au Tribunal
federal ecarter prejudiciellement le dit re-
cours comme tardif.
Statuant sur ces aits et cn1'isüwrant en droil :
Sur l' exception de peremption :
'1
L'article 30 de la loi sur l' organisation judieiaire federale
du 27 Juin 1874, qui fixe le terme dans lequelles recours en
matiere
de contestations de droit ci viI doivent etre portees
devant le Tribunal
federal, statue que pour ces recours il est
accorde un detai peremptoire de 20 jours des la communi-
cation du jugement
wnLre lequel ils sont diriges. 01' le re-
cours
acLuel, interjete le 7 Avril 1877 contre un arret du
Tribunal eanlonal de Fribourg du 19
Mars, I'a Me dans le
delai voulu.
Si l'article 30 precite ajoute que le Tribunal cantonal doit
adresser au
President du Tribunal federal, dans un delai de
14 jours a partir de celui Oll cette declaration est intervenue,
le jugement et les actes des parties,
il ne statue point que
ce
deIai soit peremptoire. On ne saurait done faire dependre
i28
B. Civilrechtspfiege.
de l' observation stricte de cetle disposition accessoire r exer-
cice du droit de recours
lui-meme, lorsque, comme dans
l' espece, il a ete satisfait a la seule formalite indispensable
exigee par la loi et qu'il est constant que la transmission tar-
dive du dossier doit
eLre attribuee a la negligence du Greffe
cantonal.
Cette exception est rejetee.
An fond:
2° La dmpande de la femme Bettex est fondee sur l'article 46,
leUres a, b et cl de la loi federale sur I' etat civil et le mariage,
lequel statue, entre autres, que le divorce
doit etre prononce
a l'instance d'un des epoux pour cause d'adultere, s'il ne s'est
pas
ecoule plus de six mois depuis que l'epoux offense en a eu
eonnaissance, pour cause d'attentat
a la vie, de sevices ou
injures graves,
el pour cause d'abandon malicieux lorsqu'il
dure depuis deux ans
el qu'une sommation judiciaire fixant
un
delai de six mois pour le retour est res tee sans effet.
3° C' est avec raison que le Tribunal cantonal de Fribourg
a estime que la recourante ne peut
seprevaloir d'aucune des
dispositions susvisees. En effet :
a) il ne rElsulte point des
pieces produites ni des
temoignages intervenus en la cause
qu' Auguste Bettex se soit rendu coupable d'adultere;
b) s'il
est
etabliqu'il ait, mu par UD sentiment de jalousie, maltraite
sa femme
par voies de fait, d'une maniere plus ou moins grave,
ces actes ne sauraient,
a eux seuls, justifier la demande de Ja
femme Bettex, en presence de la reconcilialion bien constatee
qui les a suivis
en 187'1 el 1872; c) Marie Bettex ne saurait
alleguer davanlage un abandon malicieux de son mari, at-
tendu que
ce dernier 1'a fait sommer sans succes de reintegrer
le domicile conjugal, et qu'il n'a d'ailleurs jamais eU l'objet
d'une mise en demeure semblable de la
part de Ja recourante.
n n'y a donc pas lieu d'accueillir le recours en tant que
fonde sur les differents chefs vises dans l'article 46 de la loi
federale.
4° Il ressort, en revanche, de toutes les circonstances de la
cause que, -
C0mme l'arret dont est recours l'a expressement
constate, -le lien conjugal qui unit les
epoux Bettex est pro-
H. Oivilstand und Ehe. N° 122.
i29
fondement atteint. Dans cette position, le Tribunal federal doit
examiner
si la nature de ceUe atteinte permet d'esperer la
restauration du dit lien, ou si, au contraire, elle est assez pro-
fonde pour faire evanouir
un pareil espoir, auquel cas il y
.aurait lieu de prononcer le divorce entre les epoux.
Or
on ne peut disconvenir que le genre eL la persistance
-des dissensions qui regnent depuis plusieurs annees entre par-
ties n'aient eu pour consequence de
relil.cher d'une maniere
irremediable le lien du mariage qui les unit. Bien que les
PoUX Bettex aient repris temporairement la vie commune
dans le courant de 1871 et 1872, leur separation de fait du-
rant cinq an ne es consecutives a partir de cette date, sans au-
eune tentative serieuse de reconciliation ulterieure, demontre
Ia rupture irreparable du lien conjugal, surtout si 1'on rap-
proche cette separation des
dis8ensions qui avaient surgi an-
terieurement entre les dits epoux, de l'invincible repulsion
qu' eprouve Marie Bettex
a rejoindre le domicile conjugal, et
si
ron considere que le mari, sans pourvoir en aucune fa!(on
a l'entretien de sa femme, a, le 20 Juillet 4874 encore, re-
dame des autorites competentes la punition de cette derniere,
-qu'il accusait sans aucune preuve de concubinage. '
50 Dans cette situation, c' est a tort que le Tribunal canto-
nal, admettant la possibilite d'une reconciliation entre les
epoux Bettex, n'a prononce, en application de l'article 47 de
la loi precitee, que leur separation de corps pour le terme de
deux ans. II y a lieu de reconnailre, au contraire, l'inutilite
d'une pareille tentative. et de prononcer des lors, en modifi-
eation de
l'arret dont est recours, le divorce entre les dits
epoux,
a teneur du prescrit de ce meme article.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Les liens du mariage qui unissent Cesar-Augustin Bettex,
-du Haut-Vully, domicilie a Fribourg, avec sa femme Marie-
Marguerite-Rosine
B1anc, d' Arruffens, domiciliee a Bulle, sont
rompus
par le divorce.