A. STA . TSRECHTLICHE ENTSCHEIDUNGEN
ARRETS DE DROIT PUBLIC
Erster Abschnitt. -Premiere section.
Bundesverfassung. -Constitution federale.
I. Rechtsverweigerung und Gleichheit
vor dem Gesetze.
Deni de justice et egalite devant la loi.
- Am3t dtt 6 fevrier 1902, dans la caust!, Galster
contre Chappnis.
Jugemant par defaut d'un juge da paix passe en force da chose
jugee; annulation par le tribunal cantonal en sa qualite
d'autorite de surveillance. Deni de justice.
Les freres Frannois et Aurelien Chappuis, a Estavayer-
le-Gibloux (Fribourg) avaient emprunte de Pierre-J oseph
Galster, au dit lieu, une charrue qu'ils ont endommagee.
TIs
ont offert de la reparer et de payer 10 fr. a titre de location.
Galster a refuse
de reprendre la charrue reraree, preten-
dant que les freres Chappuis devaient la garder et lui en
payer le prix par
220 fr. TI leur a, de ce chef, notifie un
commandement de payer, auquel
il fut fait opposition, dont
Galster a demande la mainlevee.
XXVIII, i. -1902
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
Par jugement du 5 decembl'e 1900, la Justice de Paix tie
Farvagny a admis par defaut la conclusion en liberation prise
par
Aurelien Chappuis. Galster a demande le relief, et fait
assigner
A. Chappuis sur 1e 16 janvier 1901.
Le 6 fevrier suivant, les
freres Chappuis ont declare vou-
loir acheter la charme pour le prix de 220 fr., payables dans
un mois.
Ne pouvant payer,les freres Chappuis ont demande terme
au J uge de
Paix. Consulte par ce magistrat, Ga1ster a de-
mande, de son cote, que la piece endommagee fut changee,
et, le
20 mars les freres Chappuis allerent chercher la
charme pour la faire reparer, apres quoi Galster porta
plainte contre lui pour
vol, a la Prefecture de la Sarine.
Franc;ois
Chappuis a comparu 1e 27 mars devant cette
autorite,
et lui presenta ses explications, mais Galster exigea
la comparution d'Aurelien Chappuis.
Le 6 avril, les parties convinrent,
a la Prefecture, que
Franc;ois Chappuis ferait reparer la charrue a ses frais et
payerait les frais de Prefecture.
Le montant de la reparation s'eleve a 32 fr. 40 c.
Galster fit alors assigner Aurelien Chappuis sur 1e 1 er mai
devant la Justice de
Paix de Farvagny, pour suite de cause,
et
il obtint par defaut la mainlevee de l'opposition des freres
Chappuis au commandement de payer. AureIien Chappuis n'a
pas demande, dans le delai legal, le relief de ce prononce
du Juge de
Paix de Fal'vagny.
Les freres Chappuis
recoumrent, en date du 2 juiIlet 1901,
contre ce jugement an tribunal cantonal, en affirmant qUß
Franc;ois Chappuis, l'aine des freres in divis, s'est presente
a l'audience du 1 er mai, qu'il y a declare que la difficulte etait
terminee, et que, partant, l'on ne pouvait statuer par defaut
contre Aurelien.
Par lettre du 19 juilIet, la J ustice de Paix reconnait l'exac-
titude de ces
allegues; elle n'avait pas fait mention, au
pro ces-verbal, de la presence de
l'aine des freres Chappuis
et elle fait observer en outre que les citations de la Prefec-
ture etaient adresse es aux freres Chappuis.
I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 1.
Statuant en date du 1 er octobre sur la plainte des freres
Chappuis, le tribunal a prononce
ce qui suit :
- La plainte des
freres Chappuis contre les procedes de
la Justice de
Paix de Farvagny est reconnue fondee.
- Partant, le jugement contumacial par elle rendu le
er mai 1901 a l'instance de P.-J. Galster est annuIe d'office.
3.
Ce dernier supporte les frais de defense, et chacune
des parties la moitie des frais de justice.
Cet arret se fonde, en substance, sur les motifs suivants :
Le jugement contumacial du
er
mai ne saurait subsister
au regard des faits susrelates.
En effet, du moment ou Gals-
tel' faisait citer a la Prefecture les cleux freres Chappuis, et
ou il y concluait avec eux un arrangement, il n'etait pas en
droit de s'attaquer ensuite
a Aurelien Chappuis seuI, et de
ne pas aclmettre son
frere aine Fran'iois a representer les
indivis devant le juge. La bonne
foi de la Justice de Paix a
ete evidemment surprise dans la circonstance par la partie
Galster,
et son prononce du 1 er mai doit, par suite, etre an-
nule
cl'office par le tribunal cantonal, en vertu de son droit
de haute sUl'veillance sur l'administration de la justice dans
le canton (art.
171 de la 10i organique de 1848).
En temps utile, Galster a recouru au Tribunal federal
contre le dit arret, clont il demande l'annulation comme
constituant un deni de justice a son prejudice.
A. l'appui de cette conclusion, le recourant fait valoir en
resume les considerations ci-apres :
Le jugement par
defaut rendu par le Juge de Paix le
er
mai 1901 est tombe en force, attendu a) Que ce jugement
a
ete signifie ä Aurelien Chappuis, conformement ä l'art. 488
Cpc., par exploit des 10/25 mai 1901, et que celui-ci n'en a
pas demande le relief. L'arret du tribunal cantonal n'a pas
eu
egard acette circonstance, et a meconnu les dispositions
imperatives des art.
560, 561 et 562 Cpc. b) Que A. Chap-
puis n'a pas davantage recouru en cassation de ce jugement
dans les
20 jours depuis sa communicationj le delai a cet
effet expirait en
tOllS cas le 14 juin 1901. Le jugement du
tribunal cantonal implique un deni de justice, puisqu'il em-
A. StaatsreclltJiche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
peche l'exeeution d'un jugement passe en force de chose
jugee:
ce jugement viole aussi manifestement les dispositions
des art.
1, 2 et 3 du decret du 17 novembre 1859, concer-
nant le recours en cassation contre les jugements rendus par
les Juges de Paix; l'art. 3 precite lui imposait l'obligation
d'introduire
son recours, -s'i ne voulait pas demander le
relief, -dans les
20 jours a partir de la communication du
dit jugement.
L'arret attaque foule aux pieds les art. 123 et
129 Cpc., relatifs aux consequences de l'inobservation des
delais. En outre, 1e tribunal cantonal a arbitrairement cree
une nouvelle voie de recours contre les jugements inferieurs ;
en effet la voie de
la plainte, comme recours des jugements
renclus par les Juges et Justices de Paix, n'est admise que
pour les recours sur declinatoire (art. 48 de la loi organique
du 26 mai 1848); encore faut-il deposer la plainte dans les
20 jours des le jugement rendu (art. 112 et 504 Cpc.). Le
jugement
du tribunal cantonal meconnait aussi les art. 6, 8,
et suiv.; 525 et suiv. Cpc. Le tribunal a, sans droit
aucun) entendu le plaignant, le Greffier de la Justice de
Paix
de Farvagny, et juge sans avoir jamais entendu ni cite
P.-J.
Galster ou son mandataire, sans lui avoir meme signale
la plainte deposee par Franliois Chappuis. Or l'art. 2 Cpc.
dit que personne ne doit etre juge sans avoir ete entendu ou
regulierement cite. Le tribunal cantonal admet des faits qui
sont contredits par la procedure,
d'ou il resulte que Galster
n' a jamais actionne quelqu'un d'autre qu' Aurelien Chappuis;
l'indivision entre les
freres Chappuis n'a jamais ete alleguee
devant la Justice de Paix. Le tribunal cantonal en se nan-
tissaut d'office a aussi
viole les art. 3 et 6 Cpc. Enfin
l'art.
171 de la loi organique de 1848 n'a point la portee que
lui a donnee le tribunal cantonal;
ce droit de surveillance
ne concerne que le
cOte administratif (voil' art. 46 et suiv. 168
et 169 de la meme loi). Le tribunal cantonal a interprete
arbitrairement l'art. 171, pour s'arroger une attribution qu'il
n'a pas;
il a toujours jnge le contraire de ce qn'il a fait dans
l'espece,
et il a toujours admis que dans le cas de jugement
par
dMant il n'y avait qu'une voie de recours, savoir le relief
I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 1.
(art. 501 Cpc.) et que les recours devaient etre exerces dans
les formes et les
delais legaux, a peine de decbeance.
Dans sa reponse, le tribunal cantonal conclut au rejet du
recours en invoquant en resume les considerations ci'::lpres :
, .
Le tribunal cantonal a prononce en vertu des attributlons
que lui confere l'art. 46
de Ia loi organique. II n'y a eu dans
l'espece
ni interpretation arbitraire, ni acception de per-
sonnes. DelL,( fois dans le courant de l'annee 1900, le tribu-
nal cantonal a fait usage de son droit de haute surveillance
pour annuler d'office des decisions d'autorites judiciaires
in-
ferieures
sur recours par voie de plainte lorsque ces Mci-
sions violaient les principes primordiaux de la procedure,
qui sont d'ordre public. Le fonctionnaire contre lequel la
plainte
etait dirigee a ete entendu et cela a paru suffisant
au tribunal cantonal.
Si Ie jugement contumacial eut du de-
ployer ses effets, les freres Chappuis auraient ete victimes
d'une injustice evidente,
du moment Oll Galster avait renonce
a leur demander le prix de la charrue pretee, et exigeait
d'eux seulement qu'ils payassent les frais
de reparation de
celle-ci,
ce qui a eu lieu. En violation flagrante de l'engage-
ment pris par lui a la Prerecture', Galster avait repris sa
conclusion en paiement du prix entier de
1a charme.
Slatuant sur ces aits et cousiderant en droit :
- -Il est etabIi par les pie ces du dossier que le Juge de
Paix de Farvagny arendu, dans sa competence, sous date
du
1 er mai 1901 en 1a cause Galster c. Aurelien Chappuis,
, .
un jugement par defaut pronollQant 1a mainlevee de I'OPPOSl-
tion de la partie Chappuis au commandement de payer
n° 10972.
Il est egalement constant que le defendeur Chappuis n'a
forme aucune demande de relief, dans 1e delai legal, contre
le dit
jucrement et l'affirmation du recourant, que ce juge-
ment de'" mainlnvee est des 101's passe en force de chose
jugee n'a point ete contestee par le tribunal cantonal.
Ce tribunal ne fonde point sa competence pour annuler le
jugement en question
sur sa qualite d'instance de recours,
mais
il declare aussi bien dans sa reponse au recours que
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassuno-
.,.
dans I'arret attaque, qu'il a prononce comme autorite de
surveillance des tribunaux inferieurs,
et en vertu des attri-
butions que lui confere
a cet effet Ia loi cantonale du 26 mai
1848 sur l'organisation judiciaire.
2. --La question que souleve l'espece est des 10rs celle
de decider si le fait du tribunal cantona1 d'avoir annu1e en
sa
qnalite d'autorite de surveiIJance, nn jugement rend en
faveur
du recourant, par 1e predit Juge de Paix, et passe en
force. de chose
jugee, constitue un deni de justice. Cette
questron se trouve elle-meme prt3jugee par Ia solution a don-
ner au point de savoir si, conformement
aux reg1es a Ia base
d l'organisation judiciaire fribourgeoise, les attributions du
tnbnnal cantonal comme autorite de surveillance comportent
aUSSI une competence judiciaire, c'est-a-dire si Ie dit tribunal,
en vertu de son pouvoir de surveillance,
etait autorise a
sonmettre a son controle le prononce d'un juge inferieur.
3., -, Cette q?ention doit recevoir une solution negative.
n apres les prlllClpes generaux du droit il faut deia recon-
At I"b . ,
nal re que attn utlOn de surveiller une autorite judiciaire
n'implique point, en favenr
du corps auquel cette surveiI-
ance a ete conferee par la Ioi, le droit d'intervenir dans les
Jugements rendus
par Ia dUe autorite. L'exercice de la sur-
veillance est, en soi, de nature exclusivement administrative
t le tribunal qui s'y trouve soumis n'en demeure pas moin;
llldenendant ans sns jugements. Peu importe, a cet egard,
que 1 autonte lllvestw du droit de surveillance soit a teneur
de
.la .l slation en vigueur, d'ordre administratif, Iegislatif
ou JudlClalre; en particulier un tribunal superieur pour au-
tant qu'iI s'agit uniquement de sa competence d ce chef
'exerce que des fonctions administratives, et non celles d'un
lllstance judiciaire.
II en est aussi de meme en ce qui concerne Ie droit de
sunveillance u. Tribunal cantonal fribourgeois, tel qu'il est
rev e lllllite dans Ia loi precitee de 1848 sur l'organisa-
bon JUnlclalre et par la constitution fribourgeoise. Vart. 64
e Ia dlte constitution dispose que sauf l' independance des
Jugements, le tribunal cantonal surveille les autorites judi-
- Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 1.
ciaires inferieures et leur donne des directions ; la loi de
1848 distingue
aus si d'une manie re nette et precise les attri-
butions du tribunal cantonal, selon qu'elles se caracterisent
comme appartenant
a une instance de jugement, ou comme
etant du ressort administratif. C'est ainsi que l'art. 46 de
cette
loi, lequel figure dans 1e chapitre consacre aux attribu-
tions du dit tribunal, reserve expressement l'autonomie des
prononces des tribllnallx inferieurs, en statuant
que sauf
l' independance des jugements, le tribunal cantonal est charge
de Ia direction des affaires judiciaires, surveille les autorites
judiciaires inferieures
et leur donne des directions. La
meme reserve se retrouve en tete du chapitre V de la meme
loi, a l'art. 168, en ces termes: Sauf l'independance des
jugements, les corps de l'ordre judiciaire sont places sous la
surveillance du Grand Conseil.
Si rart. 171, meme chapitre, stipule que le Tribunal can-
tonal surveille ses membres, ainsi
que les autres corps et
fonctionnaires de l'ordre judiciaire dans l'exercice de lenrs
fonctions,
il est hors de donte que cette disposition ne vi se
qu'une competence
administrative de cette autorite, qu'elle
laisse intacte l'independance des autorites inferieures en ma-
tiere de J"uO'ements et qu'elle n'a nullement pour but, pas
o , .
plus qu'elle ne saurait avoir pour effet de porter une attemte
quelconque aux prescriptions de
Ia procedure relatives aux
attributions des instances judiciaires.
4. -nest des lors incontestable que le tribunal canto-
nal, en annulant, -en application des seuls art. 6 et 171
precites soit en vertu de ses attributions de survelllance, -
une
senfence passee en force de chose jugee, a excede sa
competence
legale; il a, dans son röle d'autorite purement
administrative
exerce les fonctions d'un tribunal de jugement,
en empietant
insi sur le domaine du pouvoir judiciaire. Il
est illcontestable, du reste, qu'i! s'agissait bien d'une. sen-
tence par
defaut, passee en force de chone jugee, pUlsque
les movens de recours entre autres le rehef, prevus par la
procednre, n'avaient p;s 618 utilises par le defendeur dans le
delai legal; le tribunal cantonal lui-meme, dans un arret du
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. f. Abschnitt Bundesverfassung.
29 mai 1900 en Ia cause Marsens c. Broui1let (voir rapport
sur l' Administration de
Ia justice pour l'annee 1900, p. 119
et suiv.), n'a pas hesite ä. reeonnaitre que le delai fixe par
l'art.
489 Cpe. pour demander le relief est peremptoire
(art.
123 ibid.), que passe ce deJai le jugement devenait
executoire,
aux termes de rart. 488 du meme Code; -que
Ia Justice de Paix en cause ne pouvait pas, en accordant
neanmoins le relief, priver
Ia partie demanderesse du bene-
fice de la chose jugee et qu'il y a Ja une question d' ord1'e
p'ltblic.
5. -Le recourant ne pretend pas que 1e procede contre
1equel il s'eleve porte atteinte au principe de la separation
des pouvoirs garanti
par Ia constitution cantonale, et i1 n'y
a pas lieu
des 10rs d'entrer en matiere sur cette question ;
mais le sieur Galster estime, en revanche, que I'empietement
signale implique un deni de justice et une violation de rart. 4
de la constitution
federale, attendu que le cUt recourant se
voit mis
par Ja dans l'impossibilite de faire executer le juge-
ment definitif rendu a son profit. 01' il faut bien reconnaltre
qu'en realite l'arret attaque prive le recourant du Mnefice
que ce jugement en mainlevee consacre a son avantage, et
le place dans la
me me situation que si le prepose aux pour-
suites eut refuse de continuer a proceder, maIgre la produc-
tion d'un jugement executoire
de mainlevee. Dans ces circons-
tances, I'aclmission du recours s'impose.
Par ces motifs,
1e Tribunal federal
prononce:
Le recours est fonde,
et l'arret rendu entre parties par le
Tribunal cantonal, soit la
Cour d'appel du canton de Fri
bonrg, le 1 er octobre 1901, est decIare nul et de TInI effet.
I. Rechtsverweigerllng und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 2.
2. Urteil ))om 27. ßielJruar 1902 in CSad en
'Srennl1.lalb gegen olHio.
Liegt in der Unterlassung rler Begründ/mg eines l'iedensl'ichterlichen
Urteils eonform
456 des zürcherischen Gesetzes über die lIeellts
pflege Dom 19. Dezember 1874 eine Reehtsverweige/'ung '!
A. JJW Uiteit ))om 2. e3ember 1901 9
Ctt
bfr rtebennricf)ter
Mn Bürid V in (5ad)en be eutigen 1J(efurfiten al JWiger
gegen ben f)euttgen l t.e(urrenten a(ß ?Seffagten 'oie ;:trettfrag
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teilnau fertigung, nod) Jei enbltd) eine ?Segrünnung h I.ßro tofnU
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lold)eß ltrteU uiUfürltd f ci unb 'oie 1)(edjt gIeicf)f)ett l;)erl e,. er
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in 0ad)en iro33i unb enojfen, ))om 5. smai 1885;
11 Stugler, l;)om 16. 0entemoer 1893;
.'Brönnimann, l;)om 24. Wcära 1898;
11 2l:6truc, l;)om 14. 0entember 1898.
:Der" Dtrfunent anertennt QunbrücfHd), bQ% ba l;)on U)m ange"