Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
ayant declare son opposition a l'autorite competente pour la
recevoir et celle-ci l' ayant comprise dans son vrai sens, il ne
saurait resulter pour lui
un dommage du fait que cette auto-
rite
aurait transmis Ia dite declaration au creancier d'une ma-
niere fausse ou insuffisante. Une teIle circonstance pourrait
avoir de l'importance, tout
au plus, en matiere de preuve
en obligeant le debiteur a demontrer que Ia consignation de
l'opposition sur le commandement
de payer du creancier ne
correspond pas
a la realite. Or, en l'espece, cette preuve est
faite d'une maniere complete.
Par ces motifs,
Ia Chambre des poursuites et des faillites
prononce:
Le recours est
ecarte.
101. Arret du 7 octobre 1899 dans la cause Montandon.
Poursuite dirigee contre la femme mariee exergant uu commerce.
Art. 47 al. 3 LP. Competences des preposes aux offices et
des autorites de surveillance.
Par acte du 28 juillet 1899, dame Montandon a porte
plainte contre l'office des poursuites de Courtelary parce
que
etant femme mariee non separee de biens, elle avait eM
pounsuivie par un nomme Hummel pour une dette qui ne lui
etait pas propre et que Ia poursuite avait ete dirigee contra
elle seule sans l'assistance du mari. Par arret du 1 er septem-
bre, commuuique le 11 septembre 1899, l'Autorite de surveil-
lance du canton de Berne a declare cette plainte non fondee.
C'est contre cet arret que dame Montandon declare recou-
rir aupres du Tribunal federal par lettre du 25 septembre
pour Ies motifs suivants :
Meme quand i1 s'agit d'une dette contractee par une
femme mariee dans l' exercice d'une profession ou industrie
autorisee en
conformite de l'art. 35 CO, Ia poursuite doit etre
I
j
und Konkurskammer. N' 101.
dirigee non seulement contre la femme, mais aussi, en meme
temps, contre le mari en sa qualite de tuteur legal de sa
femme. C'est ce que Hummel n'a pas fait.
2° D'ailleurs la recourante conteste etre une femme com-
mer ;ante dans le sens de la loi. Les outils et marchandises
lui appartiennent,
mais c'est son mari qui exploite Ia fabrica-
tion des cadrans.
3° Enfin i1 est inexact qu'il s'agisse, au cas particulier, ainsi
que l'admet l'autorite de surveillance cantonale, d'une dette
contractee par la femme dans l'exercice de sa profession et
industrie.
Par ces
motifs, la re courante prie le Tribunal Federal de
casser et annuier Ia poursuite N° 2437 dirigee par Hummel
-contre elle seule.
Statuant su,r ces faits et considemnt en droit :
L'art.47 LP porte ce qui suit:
Si le debiteur a un representant legal, Ia poursuite a lieu
, au domicile de ce dernier et c'est a 1ui que les actes de
11; poursuite sont notifies.
:! Si le representant legal n'est pas encore nomme, la
:1 poursuite a lieu au siege de l'autorite ä. laquelle incombe
, sa nomination ou le soin de veiller provisoirement aux inte-
:. rets du debiteur, et c'est ä. elle que les ades de poursuite
sont notifi.es.
Toutefois lorsqu'il s'agit d'une dette contractee dans
" l'exercice d'une profession ou d'une industrie autorisee en
, conformite des art. 34 et 35 du code des obligations, la
7 poursuite est dirigee contre le debiteur lui-meme au lieu
, on il exerce sa profession ou son industrie. :!
TI resulte du texte -meme du troisieme alinea que cette
( isposition doit etre envisagee comme une exception aux re-
:gles pose es dans les deux premiers alineas. Or comme ces
deux dispositions ne se rapportent pas seulement
au for de la
poursuite, mais aussi au mode de notification des actes de
poursuite,
il faut necessairement en conclure qu'il en est de
nleme pour le troisieme alinea. Par consequent, dans ces cas,
,non seulement Ia poursuite doit etre intentee au domicile du
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debiteur et non pas a celui de son representant, mais les
notifications doivent aussi etre faites au debiteur Iui-meme.
Il n'est donc point exclu que Ia femme marüne soit pour-
suivie seule, sans qu'il fUt necessaire de poursuivre en meme
temps le mari, ou de lui notifier seulement les actes de Ia
poursuite dirigee contre sa femme. . ,
Le premier moyen du recours dOlt des lors etre ecante.
Quant aux denx autres moyens, Ia Ohambre des poursUltes
et des faillites a deja reconnu ä. plusieurs reprises que ce
n'est pas par voie de plaintes que ces questions doivent etre
soulevees mais bien par voie d'opposition contre le comman-
dement de payer puisqu'il appartient, en dernier lieu, aux
tribunaux d'en
connaltre. Les preposes aux offices de pour-
suites et Ies autorites de surveillance ne sauraient se refuser
a introduire une poursuite demandee contre une femme ma-
riee
que s'il est evident qu'il ne s'agit pas d'un cas prevu par-
les art. 34 et 35 00 et 47, al. 3 LP. L'autorite cantonale
ayant
estime que les conditions exigees dans ces dispositions
sont remplies, il est clair qu'on
ne peut pas repnocher an
prepose qu'il ait viole la loi en dirigeant Ia poursUlte contra
Ia femme senle.
Par ces motifs,
la
Ohambre des poursuites, et des faillites
prononce:
Le recours est
ecarte.
102.
ntfneib om 14. Dftooer 1899 in sanen
Snucl)ter.
Anschlusspfändung ; Anzeige, Bestreitungsfrist. Thatsächli.che
Feststellung. Irrtümliche zu;eite Anzeige mit einer Frust;
A u hebung dieser Verfügung von Amts wegen.
I. ,3n einer on bolf Scl)ucl)ter gegen miI udCt' in lfel
eingeletteten etrei6ung erllärte bie efrau be snulbtter ,
nanbem am 28. %eoruar eine fö.nbung ftattgefunben atte, aUt
und Konkurskammer. N° 102.
- rif für eine raucngutßforbet'Ung on 9400 r. ben n
fnluU uf her fiinbungßurfunbe wurbe her nfcl) ui3 borge
merlt unb beigefügt: ,,10 age eftreitungßfrift für Snldhnet'
unb IiiubigCt' (7. IV 99).11 ,3nfoIge bCß nfnruffeß her ljc"
frau wm'be am 10. :prir eine rgiin3ung..svfiinbung orget.tom"
men; auf ber barüoer erricl)teten, oefonbern Urfunbe tft borge
merft /llSeftreitungnfrift für läuOigcr unb Snurbner 10 agt
feit WWteifung" unb ferner /I m:bfcl)rift an liiu6iger, Sd)ulbnet'"
unb ljefrau ben 14. IV. 99." a bom läubtger feine eftrei"
tung einlangte, tlUrben ber rau urIer am 6. smai auf 9fecl)::
nung iljrer m:nf:prane bOm etreibungnamt 150 r. aUßgewiefen
m:m 7. ,3uni 1899 fobann fteUte biefe!6e bei her fantonalen uf
ficl)tnbel)örbe ba efu , eß mönten iljr nod)mafß 150 %r. nUß::
beaaljlt werben. a efu wurbe bem etreibungßamte 3um
crid)t ü6enuiefen, tier baljin lautet: ?Som l1fnluU bel' ljefratt
fei bem Iiiuliiger Snucl)ter am 14. llrH Xenntniß gegeoen.
worben mit aeljntägiger eftreitungßfrift; innerl),l(o berfeIoen fet
feine eftreitung erfolgt. m 8. smai l)a6e Scl)unter xenntnt
bom ,3nl)afte einer requifHorifcl)en fänbung beim lSetreioung
amt ffia(benourg erlja(ten. uf biefer bfnrift fei unricbtigerweife
her nfcl)(uf3 ber l)efrau nonma(ß aur eftreitung borgemcrft.
worben, woraufljtn am 10. Weat bon seite beß Snunter eine'
eftreitung erfolgt feL er %rau urrer fet bann %rift a
ur
. fInge gefent worben, unb bel' ro3efl fci im ange. ß munt
nun ben en m:ußgang aogerundet Werben, 6ebor neue 3uteilungen
an :tYrau urrer erfolgen fönnten. ie fantonale uffintßbel)örbe
l)ob, geftü t auf biefen ericf)t, mit ntfneib om 29. ,Sunt
1899 bie 3weite riftanfenung aur eftreitung ber %rauengutß
anfvrane unb bie %riftanfenung aur xlage ex officio nuf unb
überfieu eß bem lSetreiOullgßamt au entfneiben, ob eß ber rau
%uder oei biefer Sanfage 'eiue weitere bfcl) agß3uteUung mad)en
woUe.
n. egen biefen ntfcl)eiD erl)o6 cl)ucl)ter 9fetUtß oeim un:::
beßgericl)t mit bem lSegcljren, eß fet berfdoe auf3uljeoen unb nUß'
3ufllrecl)en, bau bie bur ba etreioungßamt lSnfeI erfolgte
%riftanfcnung iur eftreitung einer ffieioergutßforberung an ben.
läuOigcr unb bie riftanfenung aur Stierge alt %rnu %urIer, alß
mit Unred)t aufgelj06en, au 9fed)t beftenen. er 9fefurrent macl)t