Staatsrechtliche Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge.
Vierter Abschnitt. -Quatrieme section.
Staatsverträge der Schweiz mit dem Ausland.
Traites
de la Suisse avec l' etranger.
.. I
Staatsverträge über civilrechtliche Verhältnisse.
Traites concernant les rapports de droit civil.
Vertra.g mit Frankreich "om 16. Juni 1869.
Tra.ite a."ec la France du 15 juin 1869.
132. Amnt du 5 octobre 1898; dans la cause Bazinet
contre
de Castex.
Art. 59 const. fM., art. 1 et 2 du traite susindique.
Ordonnance de sequestl'e ; decision ou
arret8 cantonal?
Theodore de Castex, proprietaire a Paris, et Leon Bazinet,
fils aine, a Champagnole (Departement frannais du Jura), ont
coneln le 5 fevrier 1896
un marehe a teneur duquel le deman-
deur de Castex vendait au defendeur Bazinet tous les bois
d'industrie ayant 0,30 em. de diametre et plus, mesure sur
ecorce
a 1 m. de la base, qui se trouvaient sur la propriete
du demandeur a Chincul dessus, commune des Verrieres
(canton
de N eucbatel). Ces bois devaient tre enleves dans
un temps determine. De Castex, de son cöte, se reservait
Staatsvertrag mit Frankreich über Gerichtsstand etc. No 132
d'exploiter les bois non vendus a Bazinet, soit les bois dits
perches:l , dont le demandeur se sert pour fabriqner des
poteaux de
teIegraphe et telephone.
Le vendeur pretend que l'acheteur, soit par le retard
qu'il
amis a enlever les gros bois qu'il exploitait, soit ensuite
du mode de eette exploitation, a cause a la fornt susnommee
un dommage que le demandeur estimait a la somme de
1500 fr. en juin 1898.
Bazinet se refusant
a payer toute indemnite au dema.ndeur,
celui-ci avait fait sequestrer le 28 mars 1898, puis le 1
1" juiu
suivant les bois restant encore au
Chincul, et appal'tenant au
defendeur. Il n'avait pu tre donne suite au premier se-
questre, attendu qu'alors les bois sequestres etaient sous Ia
neige.
Le 14 juin 1898, de
Castex iutroduisit au for du sequestre
une action en reconnaissance de dette contre Baziuet, con-
cluant a ce que ce dernier rot condamne a lui verseI' 1500 fr"!
plus tous frais et accessoires Iegaux.
C'est
contre le predit sequestre que Bazinet a exerce uu
recours de droit public au Tribunal federal. TI conclut a ce
qu'il lui plaise declarer nul et de nul effet le sequestre dont
il s'agit, communique au recourant le 4 juin 1898, et mettre
a la charge de de Castex tous frais et depens. A l'appui de
ce reeours, Bazinet fait valoir en
l'eSUme les considerationb
ci-apres:
De
Castex et Bazinet sont tous deux citoyens fram,iais, do-
micilies en France. Il s'agit d'une demande en dommages-
interets,
soit d'une action mobiliere et personnelle. Or dans
les causes de cette nature le demandeur est tenu de pour-
suivre son action devant le juge nature
du defendeur, soit,
dans
l' espece, en France (art. 1 er de Ia Convention franco-
suisse de 1869, et 59 de Ia constitution federale). Il s'ensuit
que c'est en violation
de ces principes que le President du
tribunal du Val-de-Travers a ordonne le sequestre en question
contre Bazinet.
Dans sa reponse, de Castex conelut au rejet
du recours,
par les
motifs dont suit la substance :
Staatsrechtliche Entscheidunlfen IV. Abschnitt. Staatsverträ!fe.
La seule question que souleve le dit recours est celle de
savoir si le sequestre
du 1 er juin 1898 viole les dispositions
de
Ia constitution federale ou celles du traite franco-suisse
de 1869. L'art. 59 de
Ia constitution federale est manifeste-
ment inapplicabIe a l'espece, puisque ses dispositions pro-
tectrices ne visent que Ie debiteur solvable domicilie en
uisse., L'art. 1 er de Ia Convention franco-suisse n'est pas
Invoqu.e. avec plus de raison par le recourant, puisque cette
dIsposItIon n'est applicable que dans les cas de contestations
nens soit entre Suisses et Frant;ais, soit entre Franc;ais et
SUlsses. Dans cette situatio!l, le cas actuel demeure sous
l'empire du droit commun, et une distraction du for du domi-
cile du feiendeur reste possible. La question de savoir si
cente distraction de for est possible dans Ie cas present, est
umquement une question de
procedure cantonaie. D'ailleurs
Bazinet n'a pas excipe de l'incompetence pretendue des
tri-
bunaux neuch:1telois pour s'opposer a l'action qui Iui fut in-
tentee Ie 14 juin 1898, apres le sequestre ; bien au contraire,
le recourant a comparu deux
fois a M6tiers for de l'action
t
'1 "
e I y a reclame lui-meme, reconventionnellement des dom-
mages-interets a de Cltstex au sujet du meme snquestre a
pro pos duqueI il recourt aujourd'hui devant le Tribunal
enenal: Il s'ensnit que le defendeur a, de fait, accepte Ia
JundlctlOn neuchateloise, qu'il a reconnue competente pour
connaitre
d l'action intentee Ie 14 juin 1898, partant du
sequestre qm en est Ia base.
Slatuant sur ces faits et considirant en d1'Oit :
- -Contrairement a l'assertion de Ia reponse au recours
il est etabli, par une reserve expresse contenue dans la re:
ponse a Ia demande formee devant Ie Tribunal civil du Dis-
triet du Val-de-Travers, que Ie deiendeur a declare que Ie fait
d'avoir
procede devant les tribunaux neuch:1telois, notam-
ment par Ia notification de cette derniere reponse, n'emporte
pas, selon
lui, reconnaissance de Ia competence de ces tribu-
naux. Le deiendeur a soutenu, en effet, qu'il s'agissait en
l'espece d'uue affaire mobiliere et personnelle, pour laquelle
Staatsvertrag mit Frankreich über Gerichtsstand etc. N° 132.
l'action aurait du etre intentee au domicile du defendeur en
France,
et qu'il appartenait des lors au tribunal cantonal
d'examiner d'office, en premier lieu, la question
de compe-
tence conformement a l'art. 11 de Ia Convention franco-suisse
du 15 juin 1869, et de renvoyer, le
cas echeant, les parties
devant les juges competents pour en
connaltre.
2. -Le sieur Bazinet ne mentionne nulle part, dans son
recours,
une decision du tribunal neuch:1telois sur ce point,
et il parait que le recours actuel a ete interjete sans qu'une
teIle decision
rot intervenue; Ie recours, en effet, est dirige,
non point contre un jugement de ce tribunal, mais unique-
ment eontre l'ordonnance de sequestre rendue par le presi-
dent du meme tribunal en date du 28 mars 1898, ou plus
exactement contre l'execution
de cette ordonnance, notiMe
au sieur Bazinet le 4 juin suivant.
Bien qu'on ne s'explique
guere que le recourant n'ait pas
:attendu Ia decision du tribunal sur Ia question de compe-
tence, il n'en est pas moins certain que Bazinet pouvait vala-
blement exercer son recours contre l'ordonnance de sequestre,
.ä condition de l'interjeter, comme cela a eu lieu, dans le
delai de 60 jours prevu a l'art. 178, chiffre 3° de Ia Ioi sur
l'organisation judiciaire
federale. Il y a done lien d'entrer en
matiere sur
Ie recours.
3. -
Au fond le premier grief articuIe par le sieur
Bazinet,
et tire d'une pretendue violation de l'art. 59 de Ia
eonstitution federale, est deuue de tout fondement, attendu
.que cette disposition ne garantit le for du domicile qu'au
debiteur domicilie en
Suisse, et que le recourant ne remplit
pas cette derniere condition;
il resulte en effet des pieces du
dossier que les parties, toutes deux frant;aises d'origine,
avaient I'une
et l'autre leur domicile en France lors de l'ou-
verture du pro ces.
II ne saurait etre davantage question, par le meme motif,
d'une violation, par l'ordonnance de sequestre attaquee, de
l'art.
1 er de la Convention franco-suisse susvisee, lequel n'a
trait qu'aux contestations qui s'eleveront entre Suisses et
Frannais.
692 Staatsrechtlich .. Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge.
Va . ,2 de la me?I
e
?onventnon n'est pas non plus appli-
cable alespece, pUlSqu il ne Vise que les contestations nees
entre Suisses qui seraient tous domicilies en France ou entre
F.ranljais tous domicilies en Suisse. Ür, ainsi qu'il ete dejä.
dlt, aucune de ces conditions ne se trouve reaIisee dans le
cas actuel.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
ecarte.
STRAFRECHTSPLFEGE
AD3flNISTRATION DE LA JUSTlCE PENALE
Urheberrecht an Werken der Literatur
und Kunst.
Droit d'auteur pour oouvres de litterature et d'art.
133. Urteil oe staHation ofe bom
15. enemba 1898 in (5adjen 1Jlenner gegen ntfdj.
BItIndesgesetz betreffend das Urlwberrecht an Werken de1' Litteratul'
und Kunst vom 23, April 1883. Klage wegen unerlaubter Auf-
führung eines dramatischen Werkes; Aktivlegitimation '! Art. 1.
.. Abs. 2, Rechtsnachfolger.
A. leit Urteil bom 31. uguft 1898 tjCtt oie q5ofi3eifammer
be 'P'Pef(ation " unb staifation!linofe oe stanton )Bem ben
2ubUlig %lt'tjner fdjulbig erflärt bel' metjrfadjen ?IDibertjanbfung
gegen oaß )Bunbengefei? betreffenb baß Urneberredjt an )illeden
ber mtteratur unb stunft bOm 23. ril 1883, begangen in
)Bem ben 1., 4. unb 15. Sunt 1898, unb itjn au einer elbbune
bori 30 1Yr., bie fitr ben 1JnU bel' illidjtetnliringlidjfeit in 6 stage
efiingni umgemanbeH Ulerben foUen, fOUlte grnnbfanltdj 3m nt"
fdjiibigung an bie t ;lilnnrtet, 1Yirma . ntfdj in )BerHn, ller"
urtetrt.
B. egen biefe Urtei( nt bel' S)!ngeffagte teCtjtöeitig unb in
ridjtiger 1Jorm beim Jtaffationnt) ofe beß unbengeridjte stann"