Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
bel' SDolJneI6efteuerun9 6eftritfen Jl.)irb, öU fd)ünen tft unb bie-
munbeß6enörben fönnen fid) beim l1tld)eibe bel' rag:, 06 biefe-
mo:außfelJlt 9en bornanben feien, nid)t burd) tnntonnle mor
fnrtften aUf bem, e6tnte be ieber( ifful1gnroefen 6inben (nffen.
mlelmef)r f)afJen fte freI öU 'Pruten, 00 berartige, fantonalred)tfid)
9,eforberte ormantäten für bie rage bel' teuernmd)tfgung be
eInten f 'anton 3 i mer'9iHtni5 aum anbern bon mebeutung feien,.
Jl.)Ie bel.ln aud) m rt 31 bel' Urner merfafiung bie munbe ",
borfd):lfinn, tu03u aud) ba mer60t bel' SDo'P'Pel6efteuerung gef)ört,.
nUßbrudltd) )or6 '9aften finb.
3. ud) bel' inroanb! baa bel' 1YCetunent feine Steuer'pfHd)t
gegenüber er, emeinb nbermatt anerfannt a6e, f)ldt nid)t
Eitanb. /tut .. l.11 . erf! . ;m(abung aur Sefbfteinfd)äi?un 1 f)in f)atte
rnl) Qunbrucf( d) leme Steuer'PfUd)t unter imud barauf 6e
lnltten, baf; fem Eineuerbom 3H 211
ö
ern ft'i. IDenn er nun auf
eltt: balb ?arauf an tf)n erfal1ene erneute ufforoerung bQ ttt
fd)alJungntormular allnfüUte unb einreid)te, fo tf)at er bie offen"
bar nlofj be f)al?, um ben if)m augebrof)ten, fef)r fd)roeren o gen
au. entgef)en. n anbere Iillittel jtanb if)m nei bel' .stüraf bel'
rlft,. bie 19m eingeräumt .roar, laum ou euote. Unter fetd)en
Umfhmben. fann au er .nid).t angenommen Jl.)erhen, bau er burd)
bai3 .unfurren unb mreld)en beß (5d)anungGformurar feinen
grunbfanhcl)en Stanb:punft, ben er nod) fur3 bOrner f ar aUllt
unbrucf e6rad)t 911tte, aufgegeben f)abe, 3 Ulna ( ba er, nad)
femnr unJl.)lberfprod)en ge6fie6enen ngabe, im !Refurfe an :Ien
!Regterung!3rat feine (5troerpffid)t lleuerbing!3 gänaUd) 6eftritten
f)atte.
4 .. l1rägt e fid) fonad) eht ig
,
on nad) Iillitgaoe bel' buttbe5"
red)thd)en. illormen über SDoPlle1befteuerung bel' Eiteuercmjprlld),
be: emembe mtlbermatt 6egrünbet erfd)eine, fo mUß bie ber"
nemt tl.lerDen. SDaß efd)aftneinl.ommen ift in bel' !Rege! in bem
J ?nton 311 l.1erfteuern, in roeId)em bel' efd)äftnin9aber feinen
l f)at, uno nur ba tft eine 'llll!3naf)me 3u3ugeftef)eu, Jl.)0 fid) in
elncm annern .R:anton in ftänbiger )IDeife uno unter befonbmr
Be.ltung eltt Jl.)cfentlid)er ::teil bel' efd)äftnt9ätigfeit aoroicfefL ie
llt:t abnr f)a,t man e )orHegcnb nid)t u t9un. :Denn einmaL
Jl.)trb 'oIe Bettung bel' mauten in 'llnbermatt bom !Retnrrenten
.
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I
11. Doppelbesteuerung. N° 1.17,
felbft .)on 211 ern au beiergt, öU ueld)em 3
roecfe
er iid) aU, r!
bing öeiüueife, jebod) nur bOrüoergenenb, in bermatt nufnn(t,
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f)anbelt e lid) n1d)t um einen auf ble ;Dem:r 6ere "
neten efd)üft 6etrieo, fonbern um bie I)(unfüf)rung emeiS eU,t"
a
efnen
IDerfbertrages. in teuerbonü3U be!S etur:ente tu
I)(nbermatt 1ft 10mlt ntd)t 6egrünbet unb e5 mUß ble mfd)anung
benieI6en aufgef)ooen uerben ( )crgL mtl. (5ammt, iBb. XXII,
(5. 14 ff.). ieran Qnbert ber Umftanb, bQ bel' ffieturrnnt
gemQß rt. 31 ber Urner merfaf1ung ge3 l)ungen. l)urbe, m
stanton illtebednHuttg u ttel mett, nid)t!S. SDenn eme berarttge
formale linD cro l)ungene ID1annal me, bie llerbtng in. Q erer
td)tuttg ge l)ifle red)tUd)e IDtrfungen, f:penle'(( 10Id)e :polt3et1td)
matur, l aben mag, fann bod) bte unbe rent1td) gef:rbe.rten
materiellen moraunlenungen für )ie ntltef)ung etlte fet61tnnbtgen
Steueranl:Prud) be5 J anton Uri ober 'ocr emeinbe ?(nbermatt
ttid)t erlenen. -
SDemnad) 1)at ba munbengertd)t
ertanttt:
SDer efur roirb für begrünbet erU rt unb, unter Sl uf?cbun
g
bel' Sd)funlla1)me be ffiegierungnrate be stanton Urt tlotn
13. uguft 1898, 'oer emetnbe S, nbermatt .ba ed .t e:fanntt,
ben ffieturrenten für ben rroer6 au lemem G5eld)alb:lbetrtnf
mit Steuer 311 belegett.
117. Arret du 9 1wvembre 1898, dans la cause Realini.
Succession ouverte hors du canton et non encore partagee;
impöt Sm' les biens mobiliers. Changement du domicile.
- Le 3 decembre 1892 est mort a La Chaux-de-
Fonds, lieu de son domicile, Louis
obbia, ere de quntre
enfants encore mineurs dout l'un, Lma Bobbla, a epouse, 1e
16 avril de l'annee c;urante, Constant Realini, de Stabio.
Aussitöt apres son mariage, Lina Bobbia ent allee dem eurer
aStabio avec son mari, tandis que les trOls autres enfants
.582 Staatsrechtliche Entscheidungen. f. Abschnitt. Bundesverfassung.!
Bobbia demeurent encore aetuellement a La Cllaux-de-Fonds
ou. Hs sont places sous tuteUe. La totalite des biens formant
les successions paternelle
et materneHe echues aux enfants
Bobbia sont
restes jusqu'ici in divis et sont soumis a La Chaux-
de-Fonds, a l'administration du tuteur. '
,. Le eantons de N euehatel et du Tessin ayant reclame
I Impot sur Ia part de succession patern elle et maternelle
renenant a Lina ReaIini-Bobbia, Ie mari Realini recourt au
TrIbunal fnderal et demande qu'il soit prononce qu'il n'est
tnnu au paIement de l'impot ni dans le canton de Neuchatel
m dans le canton du Tessin, les pretentions de ces deux ean-
tons onsnituant .a on egard un cas de double imposition
contraire a
un prmCIpe de droit federal. 11 declare n'avoir
pa nanti. les, instanees cantonales superieures parce qu'il
etaIt certam d avance que sa demande serait repoussee dans
l'un et l'autre canton et parce qu'il lui est d'aiHeurs
indHte-
rent dans quel canton le Tribunal federalle decIarera tenu
de payer
l'impüt.
2. -Dans sa reponse au recours, le Conseil d'Etat du
canton du Tessin considere la demande du recourant comme
fondee en tant qu'elle a pour but de faire exempter ceIui.ci
du paiement de l'impot dans l'un
ou l'autre canton' mais iI
dncIare ne pouvoir admettre l'opinion des autorites n'euchate-
lOIses, d'apres laquelle l'impot serait du au lieu oU. se trouve
Ia succession, parce qu'il s'agit d'une
Succession ellcore indi-
vis . La succession Bobbia se compose exclusivement de
capltaux. Suivant
Ia jurisprudence du Tribunal federalle seul
critene applicable est des 10rs le domicile du contribuabie.
0: Lma .Bobbi,a ayant pris domicile aStabio dans les pre-
mIers mOlS de I annee et ayant ainsi demeure pendant Ia plus
grande partie de celle-ci dans le canton du Tessin, c'est dans
ce
canto qu'elne doit l'impot pour 1898. Peu importe a cet
egard SOlt le falt que Ia contribuante se trouvait sous tutelIe
dans le canton de Neuchatel avant de se rendre
au Tessin
soit
.Ia circonntauce, nullement etabIie d'ailleurs, que Ia suc
ceSSlOn dont Il s'agit semit encore indivise. Par le fait de
SOll mariage, Lina Bobbia est devenue majeure et c'est a
H. Doppelbesteuerung. N° 117.
Stabio, lieu de son domicile, qu'elle possMe et de la qu'elle
exerce les droits sur Ia portion lui revenant dans la sucees-
sion de ses pere et mere. Le Conseil d'Etat du Tessin de-
mande en consequence que le recours des epoux Realini soit
declare fonde en ce sens que ceux-ci sont tenus de payer
dans le canton dn Tessin les impots cantonaux
et communaux
pour 1898 sur les biens mobiliers
et les revenus provenant
de
Ia succession de Louis Bobbia.
3. -
Le Conseil d'Etat du canton de N euchätel conclut
au contraire a)
principalementä. ce que le recours soit ecarte
en
tant que dirige contre la commune de La Chaux-de-Fonds
et le canton de Neuchätel et qu'il soit declare qn'aussi loug-
temps que la succession est indivise, l'impot est
du au canton
de
Neuchätel; b) subsidiairement, en ce qu'il soit en tout cas
reconnu que le canton de N euehätel a le droit d'imposer la
totalite de la succession Bobbia pour les 4 premiers
mois de
l'annee et,
a supposer qu'il n'y ait pas de biens immobiliers,
les trois quart de cette succession pour tout le reste de
l'annee. Le
Conseil d'Etat de Neucbatel fait valoir ce qui
suit: Il ne s'agit pas d'un impot reclame personnellement a
Lina Bobbia, femme Realini, mais d'un impot collectif reclnme
par un seul bulletin de eontribution sur un ensemble de bIens
encore indivis. Cet ensemble de biens se trouvant ä Neu-
cbatel soumis a l'administration d'un tuteur domicilie a La
Chau -de-Fonds ou demeurent egalement trois des ayants
droit c'est au
anton de Neucbatel que doit appartenir le
droit' de prelever des impots sur les dits biens.
Uu impöt
personnel ne pourra etre reclame qn'apres 1 partage, et
alors le canton de Neuchatel se bornera certalllement, sous
reserve des immeubles,
a reclamer l'impot de ceux des Mri-
tiers qui auront residence et domicile an le. canton. La
pretention de l'Etat
du Tessin de percevOir 11mpot pour toute
l'annee sur la
part successorale de Lina Realini est en tout
cas mal fondee,
ce canton pouvant tout au plus soumettre
cette
derniere a l'impöt POUI' les llUit mois qu'elle a passes
au Tessin. Le
Conseil d'Etat de Neucbatel deman(le egale-
ment que le recours soit declare non recevable par Ie motif
Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
que le recourant a neglige de nantir prealablement les auto-
rites
cantonales superieures, comme il pouvait et devait le
faire d'apres la loi cantonale.
Stat'Ulll1t sur ces faits et considemnt en droit ;
- -Le recourant ne niant pas sa quaIite de contribuable
et la question qu'il souleve consistant uniquement
ä. savoir
lequel des cantons de
Neuchatel et du Tessin a le droit de
lui recIamer l'impöt, il ne s'agit pas en reaIite d'un recours
dans
le sens de rart. 178 OJF., mais d'une contestation de
droit public entre cantons rentrant dans les cas
prevus par
I'art. 175, chif. 2 de la dite loi. Or les prescriptions de l'art.
178 ne sont pas applicables
ä. ces contestations et, en parti-
culier,
iI n'est pas necessaire d'( puiser les instances canto-
nales avant de nantir
le Tribunal federal.
- -D'apres Ia jurisprudence constante du Tribunal
federal, la fortune mobiliere, dont font aussi partie les
creances, est imposable
au domiciIe de l'ayant droit. Meme
Iorsque des biens de cette nature sont places sous I'admi-
nistration d'un tuteur dans
un autre canton, l'impöt est du au
domicile de l'ayant droit
et non au lieu Oll s'exerce l'adminis-
tration tutelaire. (Voy. arret,s du Tribunal federal, vol. IHr
page 613; IX, page 16, consid. 3; XII, page 14; XVII, page
21, consid. 2.) Le Tribunal
federal ade meme reconnu que
les biens mobiliers
echus ä. une personne dans une succession
ouverte hors du canton
et non encore partagee sont soumis
a l'impöt au lieu de domicile de l'ayant droit et non au lieu
de l'ouverture de la succession. (Voy. arret du Tribunal
federal en la cause Blumer, vol. XIV, page 158) consid. 2 et
3). Enfin lorsqu'un contribuable a change de domiciIe pendant
le courant
de I'annee, chacun des cantons interesses a le droit
de le soumettre
ä. l'impöt pour le temps pendant lequel il a
reside
sur le territoire.
- -D'apres les principes qui precMent, iI est hors de
doute que le droit d'imposition pour I'annee entiere
reclame
par le canton de Neuchatel n'est pas justifie. La souverainete
fiscaIe se trouve au contraire partagee, dans le cas particulier,
entre les deux cantons, celui de
Neucbatel ayant le droit de
- Doppelbesteuerung. No 118.
soumettre Ia part de succession de dame Realini ä. l'impnt
jusqu'au 16 avril, tandis que, a partir de cette date, ce drnIt
appartient au canton du. essin t a la commune de StablO,
U la contribuable a reslde depUls 10rs.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
declare fonde en ce sens que le? impöts
lus par le recourant Realini sur Ia part de successlnn eve-
t
a
'
sa femme devront etre payes a l'Etat du Tess1l1 des le
nan
,(. d
16 avril1898 et
a l'Etat de Neucbatel pour Ia pöTIO e cou-
Tant du 1 er janvier au 16 avril 1898.
118.
Urteil :)om 16. 9(o )cmlier 1898 in 'Zad en lJtoHi
gegen Ud.
Ve/'wirkung des Rekurses wegen Bezahlung der Steuer in 1'üheren
. d 'I Erschöpfung des kantonalen Instanzenzuges
Steuerpeno en -.. . ,o'
notwendig'! Besteuer'ung des beweglichen Vermogens bel Domlztl-
wechsel während einer Steuerperiode,
A C'!ngenieur lJtinallio lJtoffi :)on (5eila (SfantJ)n :teffin)
wurbe tm.0 3a'f)re 1896 :)on ber auunterne ung :tinnrro,
ilmoffo ie. in Unterfc )iid)en alß tedi!1tf ablnmtltriltn er
52eitet lieim ?Bau eineß :teHftMß berSfnalllenltra 3e. angeftent. r
'ce:ponicrte in Unterfd)iid)en feine Sntlftc t un ub bort aud)
naß Stimmrcd)t in eibg. ngelegenl)etten auß . .J'm ,Jal)re 1896
blieb er in Untetfd)äd)cn )om 3uni lii be Dftoner, ß ttlurbe
il)m für bie)cß 3al)t ein cIbftta:mH,onßTJ)rmufQl: fur 'oIe 'Ztemr
ugeftellt. er gaobarin fem efilmtetnfommen auf 4000 r, a
unb bC3anHe baß Steuerlietreffniß. 3m 3al)re ,1897 br te er bte
Bett Mm 'URai biß 23. Dftooer roieb:rum tn Un
tcr
ld)ad en 3
u
.
nß il)m neuerbingß ein SelbfttarationßTormu(ar . augelanbt )uurbe,
wdangte er etaliienung beß im Sfanton. Urt 3
u
oe3a . eltben
infommenß auf 1400 1Jr., ba 4000 1Jr. lemen rttlerli fur baß
Infolg-e eines Versehens der Druckerei ist hier der Thathestand
unverkür;t wiedergegehen.