ß. Civilrechtspflege.
fonbere in. bel' fmn3?fifdjen ottrin (lmgfeidje über bie .1
er
fdjie
enen ?Unftdjten elss, Tratte theoTique et pratique de dl'oit
'lnte:na:zona prtve I, . 55 u. ff.) bie SJJCeinungen feljr geteilt.
?Uffetn uoerrotegenbe runbe fvredjen bafür ben 8ett unft I-
ft: r. ' ,,'t' lier
Veliutt rnr mangebenb au erWiren. ie ffi:edjtnfüljigfeit be SJJCeno
fdje n lientnnt unt bel' eliurt. em mlirno im SJJCutterteibe fann
felliltanblge ffi:edjtnfuoiefti .1ität nodj nidjt 3ugefdjrieben merben
rft ,blltdj feine lebeubine, eburt entfdj.eibet fidj, bau au i9
etne iperf
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" etn tedjtnfaljtge ?liefen, uberljau:pt iidj eritmietett.
?Uffernmg mtr audj bem Ungeborenen bereit redjWdje 'iJürforge
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unb mtrb berfelbe oet feiner ?Unmartfdjaft auf ri .1atredjte
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bau gefagt merben mag, er werbe, TI foweit e feine
unb mnt bte ffi:edj.te ein: ritten betrifft, aI geboren 6etrad)tetll
( .lengIetdje aarg; burgerCtne efe 6udj: 20). ?Uffe!n 3
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f 61efte, meldjem ffi:edjte mdjt nur )Orraung geftdjert, fonbern mirf
ltdj erroorben merben, wirb er bodj erft burdj feine Ie6enbige eburt.
anadj ,fQm benn bem no cf) nidjt geborenen, erft emvfangenen
Sttnbe el elgene .?Biirg:rtedjt. nidjt 3ugefdjrieben merben; ein
foldje Mrb eqt burdj ble eburt begrüubet. in tUub, bem
? ge60renen für, ben 'iJ,aff feiner lebenbigen eburt banien!ge
.?Burge:redjt redjtfldj 3 ftdjctn, werdje feine ftern rej:pefti .lc, bei
uueljeltner .eourt, fem: .?Rutter aur Beit ber llt:pfängni be
faaen, hegt mdjt )or. S)tetur fpridjt meber bQ ,3ntereffe be Un
genl)rene.n nodj ba öffentftdje ,3ntereife; oeiben entfprid)t e l.liefmel)r
ett efle:, wenn bQ , . tinb ba .?Bürgerredjt feiner (tern, refpef
tt .1e Im Jaffe unel)eftC ler eourt ba jenige feiner SJJCutter teift
menn lno bei einem 3wifdjen mpfüngni unb eburt ftattgefun:
benen urgmedjtnmedjfel bel.' ,)JComent bel' eourt ar für b(t
urgmedjt be ,Jthtbe oeftimmenb etflärt wirb. :l)ie mUß um
f
o
.
meljr, gef:en, ar ba fcf)meiöerifdje ffi:edjt in ürgerred)tnf(tdjen
6ecanntftdj uoerl)aupt ba Sf5rinaip bel' (tinl)eit bel' 'iJamme )l.laljrt.
)a3U tommt . odj, "baa bel' ,Seitpunft bel' eourt beftimmt unD
nat'. geneben rlt," wal)renb berjenige ber m:Pfängniß in unM
gel)ufft 1ft unb l)aufig nidjt genau feftgejtefft werben tann, fo baa,
m:nn bel' s.mo ent bel' . tonöeption maagebenb märe, bei einem .
l.lal)renb bel' f:tttfdjen ,Seit fta:tgefunbeneu .?Biirgerredjtnwedjfel bel'
Hern Q ll:ger,redjt be;:) . ttnbe oft 3 l,leifefljart wäre. SDa )on
bel' l)errQu annmger geoorcne stinb ift alfo Qudj bann, menn
X. Bürgerrechtsstreitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N" 76. 455
t ag unel)eCicf) öU betradjteu lit, ftrger bel' emeinbe m6radj
unb nidjt bel.' emeinbe iberftein.
:l)emnadj ljat ba unbe geddjt
erfannt:
:Die . t Qge tft aogewiefen.
76. Amnt d1t 8 Avril 1893 dans la cause Romont
contl'e Hägglingen.
Le Conseil de la commune de Romont, demanderesse, pre-
sente
la requisition preliminaire ci-apres :
Le representant de la commune de Romont demande a
pouvoir deposer, dans le sens de l'art. 173, N° 1 de la pro-
cedure
civile federale, un extrait des deliberations du tribunal
de Romont, en date du
8 Octobre 1846, portant autorisation
donnee aMme Richner de passer une vente. Il affirme que
l'existence de cette piece ne lui est connue en principe que
depuis l'audition du temoin M. Joseph Pernet; et qu'elle n'a
.ete trouvee que dans le courant de cette semaine.
Le Conseil de la partie adverse ne s'oppose pas a la pro-
duction requise, et ne reclame pas l'assermentation prevue
aux art. 165 et 173 chiffre 1 de la procedure civile federale
precitee.
Les conseils des parties sont entendus dans leurs plaid oie-
ries et repliques.
Vu le dossier de la cause, d'ou resultent les faits suivants:
Jean Savary, bourgeois de Romont, avait une filIe, du
nom d'Alexie, agee actuelIement d'environ 89 ans, et domi-
.ciliee
a Romont, Oll elle est consideree comme la veuve de
Franc;ois Richner, de Hägglingen (Argovie), ne a Romont en
1797 et mort dans cette localite le 16 Octobre 1872.
Sans ressources et incapable de travailler, la prenommee
.est forcee d'avoir recours, pour son entretien, a l'assistance
publique.
Le
27 Janvier 1890, elle a rec;u de la commune, soit (le
l'administration des pauvres d'Hägglingen un secours de
4.55
B. Civilrechtspflege.
30 francs, a la demande de I'autorite communale de Romont.
Des demandes uIterieures
de secours ne furent pas ac-
cueillies par 1a commune d'HäggIingen, laquelle objectait qua
la requerante n'etait pas sa ressortissante.
Par demande du 26 Janvier 1892, la commune de Romont
a ouvert devant le Tribunal
federal, une action a la commune
de HäggIingen, tendant a ce qu'iI p1aise a ce Tribunal pro-
noncer :
1° Qu'Alexie soit Alexis Savary, fille de feu Jeal1 Savary
originaire de Romont, y domiciliee, veuve de Fran ;ois Riehne;
de Hägglingen, n'est pas bourgeoise de Romont,
mais bien
bourgeoise de HäggIingen.
Que 1a eommune de Hägglingen est tenue de rem-
bourRer a 1a commune de Romont les montants alloUlns a titre
de seeours
a 1a veuve de Richner, et s'tHevant au 31 De-
cembre 1891 a 1a somme de 335 francs, ainsi qu'a restituer
les .montants qui seront
eneore verses au meme titre, jusqu'a
drOIt eonnu.
Subsidiairement a 1a eonelusion N° 2, qu'il soit donne
acte a 1a commune de Romont de Son droit de reeours eontre 1a
commune de Hägglingen pour repetition des sommes avancees.
A l'appui de ces conclusions, la demanderesse fait
va10ir,
en substallce, ce qui suit :
TI resu1te du eertifieat d'origine deIivre par la municipalite
de Hägglingen 1e 22 Septembre 1834 ä. Fran ;ois Riehner et
a sa future epouse Alexie Savary, que le predit Biehner
est bourgeois de eette commune.
Le mariage de ces
epoux ne saurait etre revoque en donte.
Une
autorisation dans ce but fut delivree par le syndic de 1a
commune de Romont, 1e 2 Octobre 1B34, et la Chancellerie du
eanton d' Argovie a
per ;u la finance de mariage par 4 francs
2 batz, eomme l'atteste la quittallee
du 7 Septembre 1834.
Au mois d'Avril 1835, Richner et la fille Savary eontrac-
terent mariage dans 111. ehapelle du nouee a Naples; les
temoins etaient le Jieutenant Fivaz et le chirurgien Alexis
Fournier, tous deux au 2
me
regiment suisse. Ces temoius sont
morts depuis
10ngtemps, et l'acte de mariage est aujourd'hui
perdu, mais
1e eure aetuel de Romont, F. CasteIIa, qui a.
x. Bürgerrechtsstt'eitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76. 457
rempli precedemment les fonctions de vicaire de eette paroisse,
affirme positivement que Faete de mariage des
epoux Riehner
a
ete entre ses mains, et qu'il 11. pu eonstater que eet aete
etait muni du seeau et de la sigllature de la nonciature de
Naples,
et avait bien trait au mariage d'un nomme Richner
de Hägg1ingen avec Alexie Savary.
Partout
ou les epoux Richner s'etablirent depuis, a Neu-
cnatel,
a la Chaux-de-Fonds, a Vevey, a Paris et notamment
a Romont ils ont ete reeonnus eomme vivant en legitime
mariage ei dans une situation reguliere. Ce fait est temoigne
non seulement par 1a femme Riehner-Savary, mais encore
par
son neveu Nieolas Dousse, aetuellement a Ronont, el e
depuis l'age d'nn an par les epoux Richner, et qmles a SnIVIS
dans leurs voyages. 11 y a lieu de prendre eneore en eonslde-
ration les
pie ces suivantes :
a) un aete notarie, du 12 Oetobre 1846, dans lequel est
incliquee
eomme eontractante Madame Alexns nee Snvary,
epouse de Monsieur Fran ;ois Riehner de Hägglmgen, agIssant
sous l'assistance de son mari.
b) Un inventaire de biens signe Franc;ois Bichner, le 6
Septembre 1872, dans lequel ee1ui-ci reeonnait que les
objets sousmentionnes sont l'avoir de sa femme.
c) UDe note (lu docteur-medecin Bochud, a Romont, pour
soins
donnes aMme et a IV!. Richner des 1863 a 1872.
d) L'aete de deees de F. Riehner, eontenu dans les regis-
tres de la paroisse de Romont
a page 110, et de la teneur
suivante:
Anno millesimo octingentesimo septuagesimo secundo,
die decima sexta Oetobris, hore sexta vespertina
mortuns
est saeramentis munitus et die decima no na ejusdem menSIS
sepultus est Francisc'lts Richnet' ex Hägglingen, Argoviensis,
conju.x 1lfarire Claudire Alexire natre Sav 'y e R?mont
natus in Romont die vigesima quarta Januarn anm mllleSlllll
septingentesimi nonagesimi septimi, ibidemque degens.
C.-J. Raboud paroehus.
Il ressort de ce qui preeMe, d'une part, que Fran ;ois
Riehner etait bourgeois de la eommune de Hägglingen: et,
d'autre part,
que 1a veuve Riehner a acquis par son manage
:'1
;,'
1:
ß. Civi/rechtspflege.
le droit de cite et de bourgeoisie de son mari. En effet la
preuve du mariage Richner est faite dans le sens des art. 40
du Code argovien et 23 du Code fribourgeois ; Ia possession
d'etat de Ia dame Richner nee Savary est surabondamment
tablie, et ceIle-ci doit etre decIaree bourgeoise de Hägg-
bngen, conformement aux art. 33 du Code argovien de 1826
ou 52 du Code civil du meme canton, en vigueur depuis 1847:
Une presomption decisive de l'existence du mariage resulte
d'ailleurs de
Ia quittance deIivree par Ia Chancellerie d'Ar-
govie, du permis de mariage accorde par Ia commune de
Romont et do l'envoi de 30 francs opere en 1890 pa.r Ia
commune de Hägglingen a sa ressortissante veuve Alexis
Richner, nee Savary, a Romont. Enfin soit Ia pos session d'etat
de
Ia veuve Richner, soit l'existence de son acte de mariarre
o
avec Fran'tois Richner seront etablies surabondamment par
temoins.
Le Tribunal federal est competent pour connaitre egale-
meut de Ia demande d'indemnite formulee par Ia demande-
resse pour se
recuperer des sommes qu'elle a avancees ponr
dame Richner; cette conclusion connexe est accessoire
de
l'action principale et doit suivre le sort de celle-ci ; rien, dans
l'art. 27 de
Ia loi sur l'organisation judiciaire federale, n'ex-
clnt cette manünre de proceder, et le Tribunal federal parait
l'avoir admise dans son
arret en Ia cause Neuchiitel contre
Fribourg, relative
a l'adjudication des frais de l'entretien de
l'enfant Bongni. Il est, en effet, de principe, dans l'intel'et de
l'ordre public, qu'une contestation reposant sur Ies memes
elements de fait et de droit ne puisse reeevoir a Ia fois deuK
proceclures et deux jugements; cette maxime se lie a Ia fois
a fordre des juridictions et a l'interet des partieuliers.
La commune de HäggIingen, defenderesse, a eonteste en
premiere ligne Ia eompetence du Tribunal federal pour sta-
tuer sur Ia conclusion relative a Ia restitution des sommes
allouees par Ia commune de Romont a titre de seeours a
Alexie nee Savary. La commune de Hägglingen reconnait bien
que feu
Fran'tois Richner etait son ressortissant, mais elle
eonteste que les faits avances par Ia demanderesse soient de
nature a faire admettre l'existence d'un mariage regulier entre
X. Bürgerrechtsstreitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76.
les soi-disant ePOTIX Richner; elle estime que ces faits sont,
OU inexacts, ou sans importance en Ia cause; elle conteste
egalement
l'admissibilite des pr.emes. offerte par Ia commune
de Romont, le tout par des eonslderatlOns qUl seront.touehee ,
autant que de besohl, dans les considerants de drOIt du pre-
sent
arret. , " .
La eommune de Hägglingen conclut a ce qu 11 plalse au
Tribunal
federal :
Rejeter les eonclusions de la commune de Romont ten-
dant
a ce que ce Tribunal reeonnaisse que. Alenie Savary , . lle
de feu Jean, de Romont, veuve de Fran'tOls lchner .. de agg
lingen n'est pas bourgeoise de Romont, malS de Hagglmg
en
.
Rejeter egalement la conclusion de la .. delnandel:esse,
tendant a faire condamner la commune de Haggllllg
en
a res-
tituer a Ia commune de Romont les sommes que cette der-
niere a allouees a la veuve Richner a titre de secours, :es
quelles s'eH:went a 335 francs au 31 Decem?re 1891, alUSl
que les sommes qu'elle sera dans le cas de 1m allouer encore
jusqu'au jugement du present
pl'oees. ..,
Rejeter egalement la conclusion Subsldlalre de Ia deman-
deresse, plus haut reproduite.
'1'
Le juge delegue a admis la reeevabmte de Ia preuve pa:-
temoins offerte par la demanderesse, et il a ete rocnde a
l'audition des dits temoins
a Romont, Ie 6 Mars eeoule. Le
contenu ainsi que
Ia valeur de ees te.moignages, seront
apprecins, pour autant qu'il sera necessaire, dans les conSl-
derants de droit ci-apres.
Considerant en droit: ..
En ce qui coneerne Ia question du droit d bourgeOISie
litigieux Ia competence du Tribunal f deral est mcontestable
aux ternes des art. 110 de Ia constntuti?n .fnd.eral et 21
dernier alinea, de Ia loi sur l'organisatIOll Judlclalre federale ,
cette competence n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucune contesta-
tion de
Ia part des parties. A'.
Cette competence doit, en revanche, etre dellle pour c
qui a trait a Ia concIusion de la demande, tendant a Ia restI-
tution, par la comillune de Hägglingen ,a cell de Romont
des montants alloues par eette derniere a AleXIe Hee Savary,
B. Civilrechtspflege.
aux termes de l'art.27 precite
en effet, la competence du
Tribunal de ceans n'est fondee qu'en matiere de contestations
qui surgissent entre communes de differents cantons, touchrtnt
le droit de eile, et cette competence ne saurait, a l'occasion
de l'action actuelle,
etre etendue a la predite reclamation.
Tout
ce qui a trait a l'obl'gation eventuelle de la commune de
HäggIingen de foumir des secours a sa ressortissante est
eminemment de droit pubJic, et il ne saurait
etre entre en
matiere sur
ce point a l' occasion du present recours.
La seule question qui se pose dans l'espece est ceUe de
savoir
si la preuve du mariage que la demanderesse pretend
avoir existe entre FranQois Richner et Alexis, soit Alexie
Savary doit etre consideree comme rapportee a satisfaction
de droit, anquel cas il est indubitable aux termes de l'art. 33
du Code civil d'Argovie de 1826, ainsi que de I'art. 52 de
celui de 1847, que la femme Richner nee Savary a suivi la
condition de son mari,
et est devenue par le mariage bour-
geoise de la commune de Hägglingen; cette derniere,
en
effet, ne conteste point que FranQois Richner, ainsi qu'il conste
d'ailleurs de l'acte d'origine
que cette commune lui a expedie
le 20 Septembre 1834, est son ressortissant. .
La preuve de l'existence du mariage apparait comme
une question de procedure, et c'est, des lors, 1a procedure
civile federale qui doit etre appIiquee, puisque la cause renü'e
dans la competence du Tribunal federal. Les art. 151 et 152
de la dite procedure admettent
Ja preuve complexe, faite par
des indices, laquelle est
appreciee par le juge dans les lim:ites
des presomptions etablies par la loi.
5° 01' les documents, temoignages et indices intervenus en
la cause, et librement apprecies par le juge, constituent, pris
dans leur ensemble, la preuve de l'existence
du mariage conelu
entre feu
FranQois Richner et Alexie Savary.
En effet:
a) L'aete de bourgeoisie deHvre le 20 Septembre 1834 par
la commune de Hägglingen
a F. Richner a ete dresse egale-
ment en faveur de sa future femme Alexie Savary; d'ou il
ressort que l'union de ces epoux apparaissait alors comme
imminente
a l'autOlite de cette commune.
X. Bürgerrcchtsstl'Citigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76. 461
b) Le pennis de mariage, delivre par le syndic de om?nt
1e 2 Octobre 1834, temoigne egalement de la determmatIOn
prise par F. Richner, de s'unir
a Alexie Savary.
c) Un permis analogue a ete donne a Richner par la Chan-
cellerie cl'Etat d' Argovie, en date du 23 Septembre 1834, et la
taxe usuelle de 4 francs 2 batz a ete perQue par elle de ce chef.
Aces documents viennent se joindre, en corroboration des
declaratiollS d'Alexie nee Savary, le fait qu'elle a, a partir du
mariage qu'elle dit avoir contracte en 1835
a la nonciature
de Naples avec F. Richner, constamment vecu avec ce der-
nier, et
que la notoriete publique l'a toujours, ainsi que
Richner lui-meme,
consideree comme legitimement mariee.
En effet, dans la reconnaissance de biens du 6 Septembre
1872,
Fr. Richner designe lui-meme Alexie Savary comme sa
femme; l'acte
notarie du 12 Octobre 1846 mentionne F.
Richner
et Alexie Savary comme maries, et il resulte, soit de
la note du docteur Bochud ponr soins donnes
aux dits epoux,
soit des nombreux temoignages entendus dans la cause, que
l'existence des liens du mariage les unissant n'a jamais,
ni a
Romont ni ailleurs, fait l'objet d'un doute d'aucune part.
La
realite de ce mariage emprunte, en outre, un degre de
vraisemblance voisin de la certitude a la circonstance que
l'acte
(le dsces plus haut reproduit, de F. Richner, dresse
par le defunt cnre Raboud, a ROll1ont, charge, selon la Iegis-
1ation alors en viguellr, des affaires matrimoniales et de 1a
tenue des registres de 1'etat dvil, porte expressement que
F. Riehner, de Hägglingen, Argovie, est le
mari (conjux) de
Marie-Claude-Alexie
nee Savary de Romont.
Tous ces
elements de eonviction se trouvent rel1forces en-
core par le temoignage du eure actuel (le Romont, M. Cantel.la,
qui cleclare positivement avoir eu entre les malns, en Fevner
1884 l'acte de mariage original des epoux RlChner-Savary,
ema;e de la nonciature de Naples, et muni du seeau et de la
siO"nature de cet office. Le eure Castella decrit, en outre,
minutieusement le format et le contenu de cette piece, et
declare que le nom masculin tl'Alexis, donne a l'epouse dans
ce document, l'avait particulierement frappe.
En presence de ce temoignage capital et concluant, lequel
B. Cil"i1rechtspflege.
eoncorde avec toutes Ies circonstances de la cause, et dont
Ia veracite n'a ete suspectee par personne, la preuve du ma ..
riage dont i1 s'agit doit apparaitre comme administree, et ce
fait,
des lors acquis, doit deployer toutes ses consequences
legales en ce qui a trait au droit dp, bourgeoisie de Ia dame
Riehner
nee Savary. TI ya done lieu d'admettre Ia premiere
eonclusion de Ia demande, et de reconnaitre que Ia predite
veuve Richner est bourgeoise de la commune de Hägglingen.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
La premiere eonclusion de Ia demande de Ia commune
de Romont est admise, et Alexie soit Alexis Savary, origi-
naire de Romont, y domiciliee, veuve de
Fralll;ois Riehner de
Hägglingen, canton d'Argovie, est
declaree bourgeoise de cette
commune,
et doit etre reconnue par elle en cette qualite.
TI n'est pas entre en matiere, quant a present, Sur les
autres conclusions de la demande.
XI. Civilstreitigkeiten
zwischen Kantonen einerseits und Privaten
oder Korporationen anderseits.
Di1ierends de droit civil entre des cantons
d'une part et des particuliers ou des corporations
d'autre part.
77. Urteif l)om 20. ,Januar 1893 in '5ad)en
rargau gegen filleltt unb enoffen. )
'ner
i fu be .!fanton:8 argau l)at bie mti3oürgen be.5-
l.lerftoroenen Q)e
ö
irf l.lerwattm3 l)eobor '5d)mib )on ,8uraad) auf
l:fatl eineß )on 2enterm l)interfaffenen .. tuffenbefioiteß )on.
19,819
r. 64 ( :tß. oe ung!.
) Dieses Urteil wird, weil nur teilweise vOn allgemeinerem Interesse.
lllnr auszugs-und bruchstücks weise mitgeteilt.
Xl. Civilslreitigkeiteu zwischen Kantonen und Privaten, de. N° 77. 463
Unter anbern iml.1cnbul1gcn l)ieHen bie mtnoürBen ber mage
bie inttlenbung entgegen, ber taat l)uoe ben d)aben burd)
munge(l)afte u üoung ber .!fontroffe üocr ben eairf )erttluner
felOft jerfd)ulbet. 'niete inroenbung l.1l1rbe )om unbei3gerid)te
).TworTen unb bie .!frage grunbfännd) gutgeT)eif3en (tU fo genben
rünbcn:
3. filla bie inrebc unoeümgt, e l)aoe ber IStuut ben '5d)uben
burd) mangeU)afte eaufiid)ttgung bei3 e3irf )erttlaHer feloft
jerfd)ulbet, fo fit grunbtätlHd) bal.lon aU 3ugel)en, bua oft ber
mtßMrgfd)uft ber efd)aftnl)m für rgUft unb grooe uT)r;
füHigfeit in eaufj"id)tigung be eamten ein3uftel)en l)a1. r
funn rfaf.? eine '5d)ubenß nid)t l.1erlangen, beffen J)eroeifül)rung
er feIbft burd) boloIe ober groo fal)rläffige Untedaifultg bel' burd)
bie Umftänbe bringenb geootenen .!fontroUe erft ennög1id)t l)at
Cfiel)e ntfcf)eibung bei3 unbengerid)te in '5ad)en Itlarguu gegen
l)rfam unb enoffen, IttmHid)e '5umm ung XV, '5. 531 lt. ff.)
'nagcgen gel)t bie lttufiid)ti3 flid)t be efd)äft l)errn bod) nid)t
)0 wett, bu 3 er für moUfommenl)eit feiner jtontro(eimid)tungen
unb Ujrer 5; anbl)aoung einauftel)cn l)ätte. 'nie bona fides be
ürgfd)af jertrage:8 )erlangt nur, buU er bic eauffid)tigung bei3
eumten nid)t in argUjtiger ober grOb f'tl)rUi 3igcr smeife )er;
nacf)r f3ige. . .
4. ragt lief) nun, 00 im )orliegcnben 'iS; lUe eme grob Ta!)r;
(äHige mernurnläffigung ber .!fontroffe 11Itcf)ge uiefen fei, 10 iit biei3
3U .lerneinen. ''nie :tutfad)e, ba 3 bem Q)C3ir )erroulter bie etei;
Hgung un einem inbuftrieffen Unterne!)men llicf)t unterlagt l)urne,
ht )o( )iert feinertei merfcf)u('oen. 'niefe eteiligung lUi"tr gelenhd)
erimlot unb fonnte bul)cr )on 'oer lufiicf)t 6el)örbe r.lum uerooten
roerben. Üortgen rom: ia biefe 5SeteiHgung ben tmt oürgen uli3
nal)en merroanbten beJ Q)e3hf )etwufter offrnoar oerunnt un.'o
muj3ten fie, luenn j"ie barin eine ef,tf,r er6licrten, 'oie ü rgfd)aTt
eben nid)t eingel)en eber fünbigcn. benfo r,1ltl1 ein meqd)ulben
in . )aubl)uoung ber .R:ontrolle nic lt b lrin gefunben lv erben, bai)
bellt e3irf )enl.1after runbeilllöfungngelber birett unb ol)ne Q)e
nacf)rid)tigung ber jfontro(Oel)i. rbe .lon 'ocr i)corboftb ll)n 3
lt
g
e
fanht
murbeu . .,8ttlccrmäUigcr für bie . )mtbl)uoung einer :id)tigen stnl1
troffe wäre ei3 ufferbillg , luenH ben ifenbal)ngefelIlc laften uutge