BGE 12 I 111
BGE 12 I 111Bge15 juin 1869Ouvrir la source →
110 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
weld)e mit ber Uttbeberfaffung in 5lliiberjrud) fteen. Ueber
efd)werben wegen medeilung be in rage fteenben ~rt. 3
ber ,8ürd)er merfaffung ~at aber aUßfd)lieüHd) baß ~unbeßge.
tid)t aU entfd)eiben. agegen muÜ felbil\mftlinblid) bem a1ten bleiben, feinerjeitß übet bie unbeß·
rate bllrbenwenbung be
~tt. 50 bfalj 2 ber eten3 ber lllllitifd)en unbeßbetfaffung, beffen .eanbllbung in
bie stllmeörben flint, AU entfd)eiben.
emnad) t du 19 jlm's 1886, dans la cause Bugnon.
Le t3 Mars 1885, le Tribunal de l'arrondissement de Thonon
a prononce, sur la demande de creanciers domicilies en
France, la faillite des epoux Paselli-Cusin, precedemment
.
domicilies a Evian.
Le mari Paselli est decede a Evian dans le courant de
1884, et, a la fin de decembre de la meme annee, la dame
Paselli-Cusin a traverse le lac, avec son mobilier, pour se
rendre a Lausanne.
Le 15 Janvier 1885, ce mobilier fut saisi en douane a
Oucby par Ami Bugnon, negociant en vins a. Nyon, creancier
des epoux Paselli pour la somme de 1.231. fr. 5ö c.; ]e 25 Fe-
vrier suivant, ]e meme creancier imposa egalement une sai-
sie-arret,
en main du chef de gare de Morges, sur 19ö bal-
les de farine appartenant a la dame Pasefli, et deposees en
dite gare.
Pour parvenir
a ]a remise, a la masse Paselli -Cusin a
Evian, de ces objets, soit cle la valeur de ceux qui avaientIlt baß me section.
Staatsverträge der Schweiz mit dem Ausland.
Traites de la Suisse avec l'etranger.
I. Staatsverträge über civilrechtliche Verhältnisse.
Rapports de droit civil.
Vertrag mit Frankreich vom 15. Juni 1869.
Traite avec la France du 15 Juin 1869.
t3. Amunbeggetid)t
edannt :
eß beß stantllnß ,8ürid) bom
12. (unb 8.) er mefurß wirb alß begrünbet erfHitt unb eß wirb mitin
bie merfügung beß megierunggratuguft 1885 alß mit llben.
Fünfter Abschnitt. -Cinquürt, 3 ber stantllng)erfai
lung un)ereinbar, aufge
112 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. ete vendus dans l'intervalle, l'avocat Paschoud a Lausanne, fonde sur les art. 6, 15 et suivants du traite franco-suisse du 15 Juin 1869, demande, sous date du 26 Mai 1885, au Conseil d'Etat du Canton de Vaud, l'exequatur du jugement du Tribunal de I'Arrondissement de Thonon, du 13 Mars precedent, declarant la faillite des epoux Paselli. Par decisions des 6 Juin et 17 Novembre 1885, et apres que le Tribunal cantonal vaudois se fut declare incompetent en la cause, le Conseil d'Etat declara executoire dans le Can- ton de Vaud le prectit jugement, sous les fl3serves mention nees aux art. 17 de Ja convention entre la Suisse et Ja Franee du 15 Juin 1869, et 519 du Code de proeecture eivile vau- dois. C'est contre cette decision qu'Ami Bugnon recourt au Tribunal fMeral, concluant ace que Ja nuHite en soit pro- noncee. A l'appui de cette conclusion, le recourant fait valoir en resume ce qui suit : 1° Il s'agit dans ['espIke de !'interpretation a donner aux art. 6, 7, 8 et 9 du traite precite, ainsi que des art. 15 et 17 ibidem, relatifs a l'execution des jugements. Ür, l'art. 6 susvise regle uniquement les rapports entre Suisses et Fran- cais, tandis que les epoux PaselJi sont ressortissants italiens. A teneur de l'art. 9 du traite, Ia faillite des dits epoux est soumise aux dispositions des art. 7 et 8, et par consequent les biens meubles sis dans le canton de Vaud ne sauraient fai re retour a Ja masse a Evian. Les tribunaux francais ont juge a reiterees fois qu' en pa- reil cas l'art. 6 ne doit pas elre applique, et il n' existe aucuu motif pour accorder a la France des avantages en ce qui con- eerne l'interpretation du tra.ite de 1869, alors qu'elle les refuse a la Suisse. 2° A teneur de l'art. 17 du traite, le Conseil d'Etat devait refuser l'exequatur du jugement du 13 Mars 1885, puisque la decision du Tribunal de Thonon, dont on demande l'exe- cution contre A. Bugnon, a ete rendue sans que ce dernier ait ele ddment cite et legalement represente ; ce jugement, en I. Staatsverträge über civiJrechtliche Verhältnisse. N° 13. 113 outre, visait specialement le creancier Bugnon, lequel seul dans le Canton de Vaud avait fait des procedes juridiques an- terieurement a la faillite pour se recuperer des valeurs qui lui etaient dues par les epoux Paselli. Dans tous Jes cas, A. Bugnon 81it du etre eite devant le Tribunal de Thonon, afin qu'il puisse faire valoir ses moyens d'opposition; il aurait dd recevoir, en outre, personnellement signification du juge- ment qui lai fait directement grief. 3° A la fin de Decembre 1884, la dame Paselli avait quitte Evian pour se fixer definitivement a Lausanne ehez sa sceur; elle habitait done Lausanne longtemps avant la faillite pro- noneee le 13 Mars 1885; le recourant offre d'apporter la preuve de ces faits. Ür, si l'art. 6 du traite devait etre appli- que, la faillite aurait du etre prononcee dans Je Canlon de Vaud, puisque cet article du traite dit formellement que Ja faillite doit etre prononcee au lieu de la residence en Suisse ou en France, et non au domicile reel des individus. La dame Paselli ayant eonlracte, depuis qu' elle a fixe sa residence a Lausanne, des deltes vis-a-vis de creanciers vaudois, ces derniers, pour le cas OU le recours serait ecarle, seraient de- chus de tout droit de revendication sur la masse en failli te a Thonon, attendu qu'ignorant la faillite et Ja loi franl;aise, ils ne sont pas intervenus dans (e delai legal. Dans sa reponse, la masse Paselli eonclut au rejet du re- cours tout en deelarant que quel qu'en soit le sort, A. Bugnon a ete avise que, sur sa simple demande, il serait releve de la forclusionprononcee contre Jui et admis comme creancier po ur Je montant de ses prelentions. Statuant sur ces {aits et considerant en droit,' 1 0 Il est inconteste que les epoux Paselli-Cusin ne sont ni Suisses, ni Francais, mais Italiens. Conformement au texte precis de rart. 6 de la convention entre la Suisse et la France du 15 juin 1869, cetle disposition n' est pas appIicabJe a l' es- peee, puisqu'elle ne vise que les cas ou la faillite d'un Suisse est prononcee en France, ou celle d'un Franl;ais rest an Suisse. Le meme traile Micte dans son art. 9, une prescription XII -1886 8
: i 114 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. speciale, pour le cas OU la faillite d'un etranger, eLabli en Suisse ou en France et qui aura des creanciers suisses et francais et des biens situes en Suisse ou en France, est de- daree dans l'un des deux pays; cet article dispose qu'une pareille faillite doit etre soumise au prescrit des art. 7 et 8. Ces deux articles ne statuen! point expressement l'univer- salite ou la force attractive de la faillite, soit a l' egard de la totalite da la fortune du debiteur failli, soit en ce qui touche ses biens mobiliers. L'art. 8 regle les consequences du con- cordat, et l'art. 7 disposa que les actions qui viendraient a etre exercees par la massa contra des creanciers ou des tiers, seront portees devant le Tribunal du domicile du de- fendeur, a moins que la contestation ne porte sur un im- meuble ou sur un droit reel et immobilier. 2° Ces dispositions doivent toutefois avoir pour conse- quence necessaire que, dans le cas vise par rart. 9, des fail- liles separees ne sauraient etre ouvertes sur les biens du debiteur etranger, situes en Suisse ou en France, e1 qu'une seule Caillite doit etre prononcee, et cela dans le pays de son domicile. S'il devait en etre autrement, le renvoi aux art. 7 et 8 precites ne s'expliquerait nullement. En effet, lorsque l'art. 7 sta:tue en particulier que les ae...: tions en restitution ou en nullite exercees par la masse contre des creanciers ou des tiers doivent etre portees devant le Tribunal du domicile du dMendeur, le traite part evidem- ment de l'idee qu'i1 n'existe qu'une faillite, puisque la masse d'une faillite ouverte dans un des pays contractants ne pour- ralt ·exercer les actions denommees contre les personnes domiciliees dans l'autre, s'il etait loisible d'ouvrirune faillite dans chacun des deux pays, relativement aux biens qui y sont respectivement sitmls. 3° La circonstance que l'art. 9 du traüe ne renvoie pas aussi a rart. 6 s'explique par la consideration que I'applica- tion generale du principe contenu dans ce dernier article pourrait se heurter ades obstacles, vis-a-vis du pays d'ori- gine du debiteur, en particulier au regard d'une faillite ou- verte dans ce pays. I. Staatsverträge über civilrechtliche Verhältnisse. No 13. 115 Dans l'espece, toutefois, la faillite des epoux Paselli a ete prononeee uniquement en France et point en ltaHe. Il n'est done point douteux que les biens des dits epoux, situes en Suisse, doivent faire retour a la masse a Evian, a la con- dition que les Paselli y aient reellement leur domicile. Or il n'est pas eontestable, sur ce dernier point, qu'ils n'aient ete domicilies a Evian: ]e mari Paselli exploitait un negoce dans cette ville et y est mort; ce n'est que plus tard, peu avant la declaration de faillite, que la dame Paselli s'est rendue aupres de sa srour a Lausanne. Rien, d'ailleurs, dans la convention de 1869 -et en particnlier a son art. 6 -ne vient a l'appui de l'opinion exprimee par le recourant, que la faillile de la dame Paselli ent dn elre ouverte au lieu de sa residence, et non a celui de son domicile. 4° Le moyen consistant a dire que le Conseil d'Etat ent du refuser l'execulion du jugement du Tribunal de Thonon, aux termes de rart. i 7 du traite, comme rendu sans que les parties aient ete dnment ci tees et legalement representees, ou dMaillantes, ne peut elre aecueilli. Cette disposition n'a evidemment traitqu'auxjugements en matiere contentieuse, et non a un prononce qui se borne a declarer l'etat de cessation de paiements d'un commercant et l'ouverture de sa faillite, comme mesure d'execution. 0° Le grief tire par le recourant du fait qu'il se trouverait actuellement, pour cause de forclusion, dans l'impossi- bilite d'intervenir utilement dans la faillite ouverte a Evian, tombe, - eut-il meme de l'importance, -devant la decla- ration expresse de la masse, que le sieur A. Bugnon sera releve de cette forclusion, sur sa simple demande, et admis a faire valoir ses droits a regal de tout autre creancier, quelle que soit d'ailleurs l'issue du present recours. 6° A supposer meme, au surplus, que rart. 9 du traite franco-suisse de 1869 ne doive pas etre interprete dans le sens des considerants qui precedent et que chaque Etat con- tractant soit autorise a ouvrir une faillite separee sur les biens du debiteur elranger situes sur son territoire, il n'en serait pas moins 10isible aux cantons de ne pas user de cette
116 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
facuM et de livrer l'actif situe sur leur territoire a la masse
de la faillite ouverte en France. En effet, la convention de
1869 n'oblige en tout cas pas a ouvrir une faiIlite separee,
et il resulte avec certitude des declarations du ConseIl d'Etat
. que ceUe autorite a, evenLuellement, pris la decisi?n atta-
quee
en se fondant sur la legislation cantonale vaudOlse.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte.
2. Vertrag mit Deutschland. -Traite avec l'Allemagne.
14. UrteiI Uom 29. 3anuar 1886 in @)aif}en @ß.
A. mamen~ ber minberjdrigen &nna @uier »on Ufter gegen atte ber @e
mt'inbratriebrid) @ß au~ @)UrA, stßnigreiif}g
urttemberg, in IDlettmenaIe, beim me1sittgeriif}te ielborf
bie materfd)aftf{age eroben. mad) § 520 be~ 3urd)erifd)en @e·
fee betreffenb 'oie med)tgffege fft nun ber mit einer mater.
fd)afttlage belangte &uldnoer Aur stautionMeijlung für $ro"
Aeufoften, $ro!euentfd)/ibigung unb ben mutQmaüHd)en .sBetrag
ber im euentuelI auflsutegenben materfd)aftMeiftungen uerffid).
tet unb tft im mtd)tfeiftungfalIe ober wenn bie @efar beg
merAuge be;d)einigt ift, .sBe;d)Iag auf beffen @ffeften uub mer"
mi\gen 3u1liUig. @ejlu§t auf bieie @efe§egbejl:immung wurbe uom
meAitfgerid)trdfibium Uon :Ilielgborf bem medreter ber &nna
@uier ein &tteft auf bie 3mmobiIien be &tteftimetrateu @ö
befinltiu bewilIigt. @egeu bieie merfügung refurride @ö§ an
bie mefurgfammer beg Aürd)eri;d)en Dbergerid)te, iubem er be
autete, ber @ntfd)eib be @erid)tgl'rlifibentett tlerftone gegen
§ 1 be @)taatuertrage 3wifd)en ber @)d)weiA unD bem beutfd)en
meid>e uom 27. &l'riI 1876. :Iler mefur wurbe iebod> burd)
.sBefd>lun uom 15.3 uni 1885 abgewiefen, weU fid) webet au bem
angefüdeu @)taatuertrage nod) au~ mej1immungen ber munbe~~
I. Staatsverträge über civilrechtIiche Verhältnisse. N0 14.
117
»erfaffuug ergebe, ban bie befonbern morfd)tiften fan tonaler
@efe§e betteffenb stautiongleiftung bain gefalIen feien. @egeu
Diefen .sBefd)tun legte @ß§ beim staffatiousgetid)te bes Stanton
,8iirid), geftü§t auf § 704 ,8iffer 9 lle~ fantonaleu @efe§e~ be-
treffenb bie med>t~~~ege, mid)tigfeitbefd)werbe wegen merleun9
be~ f{aten ortlaute be~ &d. 1 be~ citiden @;taat~»erttage~ ein.
:Ila~ staffationgetid>t entfd>ieb am 8. @)etember 1885: ie
tönne ba3
auuerllrbentlid)e med>tnid>tigfeitsbefd>werbe finbet nid)t ftatt, unb Awar gejl:ü§t auf
Die @twägung: mad) ber 5teotie beg $ro3eured)temitteI ber mid)tigfeitbefd)werlle nur bann
ergriffen werben, Wenn einer $r03cUlladei ein orbentnd>e3
med>tmittel (mefut, &elIation) nid>t meffege ge"
wdr 3u ®ebote jl:ee.
iefe moraus;eung treffe in concreto nid)t 3u. &rt. 113 ber
munbei.lerfafj'ung unb in Uebereinftimmuug ba mit § 59 be
munbegefe§e über Die Drganijation ber munbe~red>tren für bie "
)erttage~ ftreitig ift, bag med)tsmitte! be~ mefurfe~ au ba~
.sBunbeggerid)t, weld)e~ enbgültig entfd)eibe. me;d)werDefüälIe, in weld>en bie &nwenbung eine @;taatrer
, bemetfte ba~
staffationabe baer bieie 3nftan3 anöurnfen. Uebrigengerid>t be weitern, fiee feiner &uffaffung nad) § 520
be @efe§e betreffenb Die med)tffege mit § 1 be fd>weiöe-
tifif}·beutid>en mieterlaffungi.lertrage nid)t in offenbarem iber"
frud)e.
B. munmer ergriff 3. ür; bered) mud)er in megenberg ma-
men. @ö§ mit mefd)werbefd>rift !)om 22./26. Df"
tober 1885 ben ftaatgred)tlid}en metut an ba munbesgetid>t
unb 3war in erfter .mnte gegen ben @ntid}eib be staffation"
gerid)te uom 9. @)etember, in 3rOeiter Einie gegeu ben me-
fd>luü ber mdurfammet )om 15. 3uni 1885. @t fürt au :
&rt. 1. be~ @)taati.letltage »om 27. &til 1876 beftimme:
l1:Ilie bie &ngeeutfd}en finb in jebem stanton ber @ibgenoffenid>aft in
"meaug auf 'ßetjon unb @igentum auf bem ndmlid}en uüe
"unb auf bie nämlid>e anbelnt
"wie eeife auf3unemen unb AU beörigen ber anbern stantone finb.
'1
@egen @öJ}
fei nun l'inAig unll alIein beualb, weil er &ullinber fel, ge-
män § 520 be med)tsl'egegejee~ ein &rteft bewilligt worben,
Weld>er gegen einen &ngeörigen eine anbern stanton~ nid}t
Accès programmatique
Accès API et MCP avec filtres par type de source, région, tribunal, domaine juridique, article, citation, langue et date.